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Olive Cadigan || Blooming flower in the mist

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christmas
are you my santa ? i've been good this year

Messages : 389
Date d'inscription : 15/02/2015
Age : 27
Mon personnage :
Race : Petit "spectre" (booh !) aussi dit sorcière de type Servarum (ce qui sonne un peu comme sérum vous trouvez pas ?)
Groupe sociétal ou indépendant : Ce n'est pas vraiment à l'ordre de ses préoccupations journalières
Date de Naissance : 17/08/2002
Âge actuel : 13 ans et toutes ses dents -ou presque, il lui manque les dents de sagesse pour le moins qu'on puisse dire-
Situation amoureuse : Entretient une relation particulière avec une peluche qui comble un manque flagrant d'affection, ne dites pas que vous n'avez jamais eu de doudou affublé d'un nom ridicule
Emploi dans le monde des humains : Ce serait de l'esclavagisme vous savez, je pourrais en référer aux autorités mais vous en feriez autant avec une fillette qui prend un malin plaisir à vous faire tourner en bourrique
Informations :

Message par Olive Cadigan le Lun 17 Aoû - 23:17

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Olive Cadigan

Prénom : Olive
Nom : Cadigan
Âge : 13 ans déjà, et toutes ses dents -ou presque, il lui manque les dents de sagesse pour le moins qu'on puisse dire-
Sexe : Fille
Date et Lieu de Naissance : 17 août 2002
Race : Petit "spectre" (booh !) aussi dit sorcière de type Servarum (ce qui sonne un peu comme sérum vous trouvez pas ?)
Organisation et rang :Vu l'état de sa chambre, elle ne connait pas encore le terme "organisation"
Groupe indépendant ou sociétal : Ce n'est pas vraiment à l'ordre de ses préoccupations journalières
Travail : Ce serait de l'esclavagisme vous savez, je pourrais en référer aux autorités mais vous en feriez autant avec une fillette qui prend un malin plaisir à vous faire tourner en bourrique
Avatar : Mackenzie Foy
« Colchiques dans les prés, fleurissent. Fleurissent. Colchiques dans les prés, c'est la fin de l'été. »
Miroir, miroir, qui est le plus moche?

Olive est d'une taille non négligeable du haut de ses 13 ans tout juste entamés. Ni trop grande, ni trop petite, elle se fond à la perfection au milieu de ses petits camarades de classe mais il est évident qu'elle n'est pas la plus jeune des enfants au sein de l'institution qui l'a vu grandir. En tant que jeune fille en pleine croissance, elle est mince et en pleine formation corporelle, même si ses attributs féminins sont encore loin devant elle, Olive a encore définitivement tout d'une petite fille, sauf peut-être le caractère. D'ailleurs, il faut manger pour grandir et pour manger… Elle mange, mange, mange.. c'est à n'en pas finir mais on ne peut décemment empêcher une enfant de se nourrir correctement même si elle mangerait bien plus si l'on lui en donnait l'occasion. Elle aime particulièrement les sucreries, aliment qui ne fait définitivement pas parti de son alimentation de tous les jours et qu'elle doit parfois aller chipper en cuisine quand l'envie lui prend. Elle est d'une délicate nomenclature, de petits poignets, de long doigts fins, de petits mollets, des attributs qui lui donnent un air de poupée. Son visage enfantin avec son petit nez retroussé et ses grands yeux rieurs, sa petite bouche en coin couleur cerise se rit de vous. Sa peau est douce, comme celle de tout enfant et son teint de porcelaine, tant qu'on dirait un bouton de rose au milieu d'un champ de lys. Au milieu de ce joli minois, s'ouvrent deux grands yeux noisettes sur un monde étrange et plein de curiosité. Elle a de long cheveux châtains, lisse et léger, qu'elle laisse librement cascader sur ses épaules à défaut d'avoir quelqu'un pour l'aider à les coiffer. Olive sourit souvent, d'un sourire tantôt joueur, tantôt enfantin, parfois curieux mais toujours plein de joie et qui se communique à ses yeux. Elle fait souvent des grimaces pour faire rire les plus jeunes mais aussi sans vraiment s'en rendre compte, par simple automatisme. Sa voix est douce, calme, et son rire résonne comme un carillon, ne manquant de faire sourire ceux qui l'entourent.
Olive est souvent vue avec les même vêtements. Il est rare de lui trouver une nouvelle tenue ou des accessoires qui changent de l'ordinaire. C'est qu'au vu du nombre d'enfants placés à l'institut, il serait difficile d'habiller tout le monde avec des vêtements neufs et ceux-ci sont souvent passé d'une génération à une autre s'ils ne sont pas trop abîmés. Les rares vêtements neufs qu'elle possède, elle les garde pour rencontrer de potentielles familles mais aussi pour assister à la messe le dimanche matin, bien qu'elle préférerait largement dormir un jour comme celui là. Bien sûr, il y a bien d'autres choses qu'elle voudrait et qu'elle n'obtient jamais, mais c'est une autre histoire.

Bien plus qu'une petite fille, Olive est un spectre. Par là, on ne désigne pas ces corps immatériels qui hantent notre monde et qu'on évoque à la Toussaint ou encore moins un élément que l'on aborde durant un cours de physique mais des personnes d'apparence normale qui ont juste le don de voir ce que les autres ne voient pas. Juste, ce n'est pas quelque chose de bien naturel pour le commun des mortels mais c'est ainsi qu'ils sont nés. Sorciers, Lycans, Vampires et plus encore, ils sont capables de les distinguer des simples humains, ce qui peut se révéler perturbant pour une enfant.
Pourtant, Olive n'est pas tellement différente des autres jeunes filles de son âge. Elle est gentille, bien élevée, elle aime s'amuser. En somme, c'est une mignonne petite fille qui a tout pour plaire avec ses charmants sourires. Mais, elle est cependant très légèrement hyperactive. C'est une jeune fille très obstinée et curieuse avec un fort penchant pour l'observation et les questions sans fins, sa franchise en étonne plus d'un et elle ne mâche pas ses mots. Elle est pleine de joie de vivre, souriante, fort sympathique mais ... assez espiègle, ce qui n'est pas un défaut en soi. Une jeune fille très maline -pour ne pas dire intelligente- en résumer et qui vous communique sa bonne humeur avec sa capacité à illuminer votre journée.
Cependant, parfois, l'enfant laisse la place au mode de pensée d'une personne très âgée. Ce n'est pas tant son âge mais plutôt sa courte expérience de la vie qui l'ont fait ainsi. Elle semble tantôt aigrie, tantôt cynique, comme si ce qu'elle avait vécu lui avait ouvert les yeux sur la réalité de ce monde mais elle n'est pas pour autant lassée de la vie, ni négative quand à l'issue de son sort, du moins pas toujours. Ce n'est pas une personne qui baisse les bras, même si elle est encore jeune pour la définir de personne. Sa maturité s'arrête d'ailleurs ici. Si elle aime le calme et la tranquillité, passer son temps à lire un bon livre à la bibliothèque, elle a aussi toujours besoin de s'occuper au risque de vite s'ennuyer, ce qui la mènerait à embêter son entourage pour s'occuper.
Badaboum baby, je pète le feu!

Olive est un spectre, ce qui veut dire par là qu'elle a la capacité de différencier les êtres surnaturels des simples humains. Elle est née comme ça, par le fruit du saint esprit (amen), ou ainsi on peut le dire. Pour être un peu moins précis, c'est une sorcière. Mais ça, elle ne le sait pas. Non pas qu'elle n'a pas remarqué des choses étranges mais plutôt qu'étant orpheline, elle n'a eu personne pour la guider et lui expliquer ce qu'elle voyait. Ainsi, elle ne fait ni partie d'un coven, ni d'une grande famille de sorciers, ni n'a d'avis sur le sujet mais n'est qu'une petite sorcière perdue dans l'immensité du monde, une petite sorcière qui n'a pas conscience d'en être une.
Ses pouvoirs sont apparus pour la première fois alors qu'elle avait un peu moins de dix ans. Elle avait alors fugué de l'institut où elle avait été placée, bien décidée à prendre sa vie en main. C'est une jeune femme bien particulière qui l'intrigua, ou plutôt ce qu'elle vit autour d'elle, ce qu'elle dégageait. Elle fut particulièrement surprise à vrai dire et aujourd'hui encore, elle se demande si elle ne s'imagine pas des choses quand elle voit des choses étranges comme ça. Bien sûr, elle en a déjà parlé avec le psychiatre de l'institut mais maintenant, elle n'ose plus en parler à personne. D'ailleurs, elle est sûre qu'il l'a prise pour une folle, tout comme tous ceux à qui elle a mentionné ces étranges visions. Ce n'est malheureusement pas quelque chose qu'elle maîtrise et encore moins une chose qu'elle a choisi. Parfois, elle souhaite être normale, aussi normale qu'une petite fille qui a des parents.
Notre monde est un lieu bien étrange...

Olive aime bien les histoires, les contes fantastiques qui parlent de phénomènes étranges et de la magie. Elle aime les histoires de sorcelleries qui finissent bien, les histoires de fées où une citrouille est transformée en carrosse, les histoires fantastiques pour leur récit plutôt que pour les faits. Mais elle n'y croit pas vraiment. Tout le monde sait que les fées et les montres ça n'existe pas, que les sorciers sont des charlatans tout autant que les médiums et que les fantômes sont aussi inexistants que transparents. Bien sûr, comme beaucoup de monde, elle en rêve de ce monde peuplé d'être magique comme on en trouve dans les livres et dans les films. Elle aimerait bien, c'est sûr, mais elle sait bien que les fées, les sorciers, les montres n'existent pas, sinon ses vœux auraient été exhaussés et elle aurait depuis longtemps trouvé une famille aimante à force de prier sa bonne fée et sa bonne étoile. Après, elle ne croit pas non plus en l'existence d'un Dieu. A non believer.
Elle y croit sans y croire. Ce en quoi elle croit, c'est aux contes de fées et aux histoires de magies, rien de bien réel dedans. Enfin, elle y croit parce qu'elle en a envie et non parce qu'ils existent réellement. Au fond d'elle, elle sait bien que ce ne sont que des histoires mais la petite fille qu'elle est veut croire à la fantasy comme tout enfant de son âge, comme on veut croire au Père Noël encore un peu avant que la magie ne s'évanouisse. Mais si d'une certaine façon, elle a envie d'y croire, elle en serait très déçue d'un autre côté. Elle a une forte tendance à embellir le monde du surnaturel d'une façon trop utopique pour que cela colle au monde réel, dans le seul but de s'évader du monde réel tel qu'elle le connaît.
Par ailleurs, étant trop jeune pour avoir été confrontée à un quelconque événement paranormal en dehors de son don, cela ne l'aide pas particulièrement à y croire. Elle a observé quelques faits étranges par elle-même mais chaque fois qu'elle a confié ce qu'elle voyait, elle se faisait traiter de menteuse et la directrice a bien dit qu'il était vilain de mentir tout autant que le psy la qualifie de petite fille possédant une imagination débordante avec une forte tendance à l'excès pour attirer l'attention pour ne pas dire qu'elle hallucine totalement.
Les cicatrices du passé, la sagesse du présent...


Chapitre I – La naissance d'une étoile

Les lumières de la ville donnaient l'impression que celle-ci ne dormait jamais, comme si l'activité battaient son plein à toute heure de la journée, une impression renforcée par les taxis parcourant la ville à la recherche d'un touriste imbibé sortant d'un bar et par les oiseaux de nuit traînant dans les rues par petits groupes, riant et chahutant. La circulation était cependant moins dense qu'en journée et l'air plus frais, quoique encore un peu lourd en cette fin d'été, chose un peu rare pour la capitale irlandaise. La ville avait toujours été animée, de jour comme de nuit, qu'il pleuve ou qu'il vente, en hiver comme en été, faisant défiler divers groupes de personne, divers catégories de gens. Nous sommes en droit de nous interroger sur cette activité apparente, sur ce que cache le côté festif de cette ville. Qu'est-ce qui se trouve dans l'ombre générée par cette lumière ?

De longs cheveux châtains, ternes et filandreux, se déployant en vague ondulées sur ses épaules dénudées, agités par un petit vent chaud faisant voler des mèches éparses. Un corps allongé et mince, trop maigre pour ce qu'il dévoile de profil, perché sur de longues baguettes ployant sous son poids qui l'oblige à se cambrer, beaucoup trop pour que cela soit bon pour son dos, entraînant une démarche lourde et maladroite. Son t-shirt beaucoup trop grand et déformé, son jean trop bas sur les hanches ne manquent pas d'attirer l'attention des fêtards qui se retournent en la croisant, cette figure pâle aux yeux cernés qui progresse avec difficultés. La jeune femme, ou plutôt la jeune fille, se penche en avant, pliée en deux en soufflant laborieusement, serrant les dents pour retenir un gémissement. On peut se demander comment elle peut se pencher comme ça sans tomber en avant, tirée par le poids de son fardeau sous le phénomène de la gravité, mais ce n'est pas dans les préoccupations de tous. Un petit groupe qui venait de la dépasser court en sens inverse pour se porter auprès d'elle, l'aider à s'asseoir sur des marches à sa portée. Malgré toute la discrétion dont elle avait fait preuve, ils devaient détenir un taux de curiosité supérieur à la normale pour se retourner l'observer à la dérobée et être ainsi alarmés. Un jeune homme sort son téléphone pour composer le numéro des urgences, faire venir une ambulance.
Les murs de l'hôpital sont trop blanc, trop unis, on pourrait presque croire qu'il y avait une promotion pour la peinture blanche au magasin de bricolage le jour où ils ont décidé de les peindre. Le bruit des machines comblent le silence qui aurait pu s'installer entre les va et vient des infirmières, marquant le rythme des battements de deux cœurs quand elle ne s'affole pas au moindre mouvement qui lui font perdre le compte. Ce bruit persistant qui empêche de trouver le repos quand il se fait rare entre chaque pic de douleur. La jeune fille s'est tournée sur le côté autant que le lui permettent les branchements qui la relient à cette machine et la perfusion qui tire sur la peau de son avant bras. La main posée sur son ventre, elle écoute le bruit de la machine en fermant les yeux, marquant le rythme de ses doigts comme s'il s'agissait d'une chanson. Régulièrement, une femme en uniforme blanc, comme si l'on avait voulu les fondre dans l'environnement de l'hôpital, passe vérifier la machine, régler l'écoulement de la perfusion. La patiente a surtout l'impression que la pression sur sa vessie se fait de plus en plus forte depuis qu'elle est hydratée par cette poche, comme si ce n'était pas suffisant. Alors la nuit passe, entre les crises de plus en plus proches et les visites de la femme. Le jour se lève dehors mais il faut encore attendre, patienter jusqu'à la dernière minute.
Alors tout s'enchaîne dans un tourbillon hyperactif. Les cris percent le tumulte que cherchent à dominer les ordres répétés, l'effort transpire dans la salle de travail jusqu'à la délivrance, le doute. Un petit cri a été poussé, d'abord faible avant de gagner en puissance, de plus en plus fort alors qu'on l'a arrachée à son monde pour l'éjecter brutalement dans un univers froid, bruyant et lumineux. Olive Cadigan, deux kilogrammes neuf cent soixante, a vu le jour le dix-sept août deux mille deux à sept heures treize dans un hôpital de Dublin. Et le premier sentiment qu'elle aura fait naître en cet instant, c'est le doute.

Holy McLoughin a toujours été une enfant modèle dont ses parents étaient fiers. De bonnes notes, un caractère facile, sage et obéissante, elle n'avait jamais déçu ni ses parents, ni le prénom qu'ils lui avaient choisi. C'était sans compter sur l'apparition du garçon. De deux ans sont aîné, ils n'ont jamais su son nom et ne l'ont jamais appelé autrement que "ce garçon", ce qui laissait pressentir autant de désapprobation quant à cette relation que cela le laisse entendre. Ce n'était pas tout à fait à tort après tout, vu l'influence qu'il exerça sur le comportement et les notes de la jeune Holy, la belle Holy. C'était bien la première fois qu'un garçon s'intéressait autant à elle et elle s'en sentait valorisée, différente. Avec lui, elle n'était pas que la petite fille sage de ses parents, elle était aussi une fille séduisante aux yeux d'un autre. En tout cas, elle tomba littéralement sous le charme du garçon pour finir par se donner à lui, un geste qui ne fut pas sans conséquence pour elle. Holy y gagna le commencement d'une nouvelle vie et y perdit un garçon, le premier qu'elle eut jamais aimé, le premier qui l'eut jamais regardée. La découverte de cette nouvelle vie qui germait en elle annihila totalement la sérénité de son foyer, détruisant la relation qu'elle entretenait avec ses parents. Elle fut mise à la porte de sa propre maison et placée dans un foyer pour jeune fille à l'existence mouvementée. C'est là qu'elle vécut les mois suivants sa mise à la porte, défendue de passer le seuil de la maison familiale avant de redevenir cette petite fille sage qu'ils connaissaient. Il lui aura fallu quelques mois pour le franchir à nouveau, le passé enterré dans un coin de sa conscience.
Holy donna naissance à une petite fille qu'elle prénomma Olive, Olive Cadigan. Il ne lui vint pas à l'esprit qu'associer les noms ainsi serait source de plaisanterie, elle aimait simplement ce prénom et le nom était celui du garçon, bien qu'il n'ait pas reconnu sa fille pour le peu qu'il savait qu'il en avait une. A vrai dire, il n'avait plus donné signe de lui depuis ce jour fatidique où sa vie à elle avait changé, il aurait aussi bien pu être mort. Dans tous les cas, très peu d'informations figures sur les papiers de la petite fille née un matin d'été, rien de plus que son nom et prénom, son jour et son heure de naissance ainsi que des informations relatives à son héritage. Pour ce qui sont des informations sur ses parents, les cases ont été laissées vides, un vide qui ne saurait jamais être comblé à moins d'un subit changement d'avis des parents. Ce fut d'ailleurs un doute, ce doute qui naquit avec elle, qui mena la mère à laisser un héritage à sa fille en ce nom de famille relié à un fantôme. Un doute qui, en s'installant, manqua de peu de changer le cours de sa vie en lui laissant une mère qui aurait pu se montrer aimante et affectueuse plutôt qu'entre les mains de multiples inconnus. Un doute qui, en s'effaçant, lui laissa deux cases vides et un nom pour seul héritage. Il était né de son cri, de son appel à la vie et était mort dans un cri, celui de l'abandon alors qu'elle gisait sur le dos dans son lit, agitant les membres en quête d'affection. Le doute s'était mué en peur avant de prendre la forme d'une résolution, celle de laisser cette enfant à une meilleure mère.

Chapitre II – L'amour maternel

Olive était née un matin d'été particulièrement frais et avait passé quelque jour à l'hôpital où elle avait vu le jour avant d'être confiée aux services sociaux, conformément aux souhaits de sa mère. Si elle n'avait su faire le bonheur de celle-ci, sans doute en ferait elle celui d'une autre famille en manque d'enfant. Elle fut rapidement placée dans un foyer qui veilla à sa bonne santé ainsi qu'à son bon développement, mais ce ne fut que pour ses deux premières années. La petite fille était un gentil bébé, un ange comme le disait certaines mais ce n'avait pas toujours été le cas. A son arrivée, et malgré toute l'attention dont elle pouvait disposer, elle ne cessait de pleurer. Elle pleurait et pleurait, pleurait encore et toujours, tant et si bien que l'on se demandait combien de temps elle pouvait tenir comme ça, combien de larmes elle disposait pour pleurer autant. Mais à n'en pas douter, c'était déchirant de l'entendre ainsi. Ses pleurs étaient si forts, c'était comme si elle pleurait la perte de sa mère, cette monstrueuse séparation et le manque d'affection qui en découlait, comme si elle avait senti les sentiments qui assaillaient sa mère à l'instant où elle avait décidé de l'abandonner aux mains de l'état.
Pourtant, et c'est sans doute le plus étonnant, ces pleurs cessèrent aussi brusquement qu'ils avaient jaillis. Peut-être avait-t-elle fini par en être épuisée, parvenue à sa limite mais toute mère sait que les nouveaux nés n'ont pas de limite quand il s'agit de pleurer. Ils avaient simplement cessés, comme si le nouveau né avait fini par se résigner. A partir de ce jour, de cet instant précis, ses pleurs se firent rares et ses nuits paisibles. Dans l'ensemble, c'était un bébé éveillé et vif d'esprit, ne lésinant pas sur le sourire. Elle ne semblait pas les compter ni vouloir s'arrêter et elle sourit encore aujourd'hui, d'un joli sourire édenté.
Quand elle fut assez âgée et assez propre, elle fut placée dans une structure gouvernementale pour son adoption. Cela ressemblait fortement à ces animaleries où l'on met des chiots en exposition pour les vendre sauf que dans ce cas-ci, il s'agissait d'enfants. Certes, ils étaient mignons tous autant qu'ils étaient mais la ressemblance avec les chiots s'arrêtaient là, mis à part peut-être le fait qu'ils pouvaient se montrer bruyants et excités. Ce fut une période assez particulière où Olive rencontra des mères.

Quand une mère-fille donne naissance à un enfant dont elle ne peut certainement pas s'occuper selon l'avis de nombreuses personnes bien plus responsables, on lui promet à grand renfort d'exemples tous plus positifs les uns que les autres, que l'enfant trouvera un foyer où il sera aimé et adopté. Avec cette image toute neuve et toute brillante de l'avenir du bébé, la mère le confie alors en toute confiance à une assistante maternelle, l'imaginant déjà dans les bras d'une mère qui n'a pas pu avoir d'enfant et qui l'aimera comme le sien. C'est un peu l'image que renvoie un brochure en papier brillant sentant l'encre fraîche et le papier neuf, une image qui réfléchis le soleil et nous aveugle par sa propreté factice. Ceux qui sont plus à même de vous en parler son sans-doute ces enfants qui ont ainsi passé toute leur vie en foyer sans jamais trouver personne pour les aimer comme ils auraient dû l'être, personne pour les accueillir comme membre à part entière de leur famille.
Olive avait un peu plus de trois ans quand elle fut placée pour la première fois dans une famille qui souhaitait l'adopter. Ses petites boucles châtains encadrant un visage rond aux bonnes joues bien rouge et aux grands yeux bleus innocents avaient eu raison de cette petite famille sans enfant qui ne souhaitait qu'une chose, offrir tout son amour à un enfant qui n'en avait pas. La fillette avait été l'incarnation même de leur rêve avec ses grand sourires et sa curiosité enfantine, et ils l'aimaient vraiment, comme des parents, l'imaginant déjà comme faisant partie de leur famille. Ce fut sans doute la meilleure expérience familiale que pu avoir la petite fille et ce fut surtout la première d'une petite série avant qu'elle ne trouve simplement la bonne famille. Elle fut accueillit au sein de leur petit foyer un peu avant la période des fêtes de noël comme on adopte un chiot pour l'offrir à ses enfants, à ceci près qu'ils ne pouvaient en avoir eux-même. Une petite chambre décorée de rose et de paillette avait été aménagée à son intention, la petite chambre parfaite pour une princesse et la petite Olive passa des heures dans cette pièce à jouer à prendre le thé avec sa future nouvelle maman, à se faire compter des histoires par son futur papa. Tout était vraiment parfait et aucune ombre ne venait assombrir le tableau familial qui se composait alors. Mais, car il y a un mais, l'on pose toujours une question à l'approche des fêtes et cette petite question fut alors posée à la petite Olive qui répondit le plus honnêtement. Pour noël, elle voulait revoir sa maman. Elle ne parlait pas là de la charmante femme qui jouait avec elle tous les jours mais belle et bien de cette jeune femme qui lui avait donné le jour un matin d'été avant de l'abandonner. L'effet fut immédiat et le coup porté au cœur du petit couple brutal et douloureux, ils réfléchirent un moment avant de prendre la décision qu'ils n'accueilleraient pas la petite fille dans leur foyer, lui donner l'occasion de revoir sa maman et qu'elle vienne la chercher.
Après cet incident, elle passa une année entière sans être placée avant qu'une nouvelle famille ne s'intéresse à elle. Des enfants, ils en avaient, beaucoup. Deux filles et trois garçons, la fillette ne venait là que compléter un schéma familial pré-établis sans vraiment les intéresser pour ce qu'elle était. Mais peut-être s'y serait-elle plu si ce n'était pour ce vilain petit garçon qui ne cessait de l'importuner et qui finit par aller trop loin. Cela faisait plus d'un mois qu'elle vivait dans cette famille qui menait ses enfants comme on mène une colonie. Tout était orchestré, chronométré et rien n'était laissé au hasard, pas même le nombre de câlin par enfant, pas même l'heure pour aller faire pipi avant d'aller au lit. Mais ce manque d'attention n'était pas si déplaisant et ce mode de vie pas tellement différent de ce qu'elle connaissait en foyer. Il y avait cependant ce petit garçon, un peu plus âgé qu'elle, qui prenait un malin plaisir à lui tirer les cheveux, à le couper avec des ciseaux, à la pincer et lui donner des coups de pied sous la table, sans qu'elle ne pipe mot. Il serait logique que son manque de réaction ait fini par l'agacer et qu'il ait voulu tenter quelque chose de plus fort pour la faire réagir mais son choix qui se porta sur la strangulation le mena chez le médecin et la petite fille retourna une nouvelle fois en foyer d'accueil pour être suivie de plus près par un psy. Un après-midi où ils jouaient tous dehors, elle se tenait accroupie sur le sol à dessiner des formes dans la terre avec un bout de bois en chantonnant dans sa tête. Elle ne le vit pas arriver mais sentit ses genoux s'enfoncer dans son dos avant que son bras de se mette en travers de sa gorge et qu'il s'exerce sur elle à une prise de catch vue à la télévision. Il serra et serra encore tandis qu'elle agrippait son bras avec ses mains, le labourant avec ses ongles trop courts pour lui faire vraiment mal. L'air commençait à lui manquer, des fourmis envahissaient ses mains et ses pieds, la tête lui tournait et elle finit par abandonner toute résistance pour attraper son bout de bois et frapper derrière elle dans un dernier sursaut d'énergie avant de tourner de l'œil par asphyxie. Le bout de bois fit mouche du premier coup, atterrissant dans l'œil de son agresseur qui lâcha prise en se mettant à hurler, appelant sa mère en se tenant l'œil. L'on peut facilement deviner qu'un trait de caractère violent apparut sur son dossier alors qu'elle n'était pourtant pas celle qui devait être à blâmer, au moins n'aurait elle plus à subir les assauts répétés de ce petit dégénéré.

Chapitre III – Une apparition, une drôle d'impression

Plusieurs autres familles tentèrent leur chance et autant de familles échouèrent là où tant d'autres avaient échoués. La petite fille avait finis par décider que l'on n'avait plus à choisir pour elle mais que c'était à son tour de choisir car après tout, il s'agissait d'elle. Il y avait maintenant un moment qu'elle avait compris que ni sa mère, ni son père ne viendrait la chercher, pour le peu qu'ils se souvenaient d'elle, et elle s'était donc mis en tête que c'était à elle de se mettre en quête d'une famille qui voudrait bien d'elle. Âgée alors d'un peu moins de dix ans, elle fit son sac et, déjouant la vigilance des surveillants du foyer avec un petit coup de pouce du destin, elle parvint à s'échapper. Ce n'était pas une prison mais il était évident qu'une petite fille de son âge n'avait rien à faire dans la rue toute seule, surtout au milieu de la nuit. Elle avait choisi d'attendre que tout le monde se soit couché pour sortir du dortoir à pas feutrés, connaissant sur le bout des doigts les rondes des adultes qui veillaient sur eux. Mais son plan s'arrêtait là, un peu de nourriture, quelques vêtements, ses économies et une couverture dans un sac à dos, elle passa la nuit dans un lieu lui étant étranger, dans le noir à frissonner dans sa petite couverture de fortune, la seule assez petite pour rentrer dans son sac.
Ce fut pendant cette fugue qu'elle fit la rencontre d'une jeune femme qui avait attiré son regard tant par sa beauté que par ses cheveux blonds comme les blés, quelque chose qu'elle n'avait jamais vu. Elle ressemblait à une princesse de conte de fée, de celles qui ont droit à un "et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants", des enfants comme elle. Elle passa un bon moment avec elle avant de réaliser que la vie n'était pas ainsi non plus et de prendre la résolution de rentrer au foyer sur les bons conseils de sa nouvelle amie. Olive n'était pas vraiment seule après tout, elle avait des amis au foyer, des frères et des sœurs même s'ils n'étaient pas liés par le sang. Elle avait des amis qui comptaient sur elle et à qui elle devait manquer un peu et puis, maintenant, elle en avait une en dehors. Elle était son amie et en quelque sorte sa marraine la bonne fée sous ses dehors de princesse et elle resta très proche d'elle même si elle ne pouvait pas la voir quand elle voulait, surtout après s'être enfuie ainsi. Sa petite escapade fut sévèrement punie mais la punition en elle-même ne dura pas bien longtemps, surtout que son assistante maternelle connaissait bien la petite Olive, il était compréhensible qu'elle ait voulu essayer de son côté.

La petite fille ne désespérait pas et comptait bien trouver la famille qui lui conviendrait. Un nouveau couple fit son apparition, il aurait pu être le même que le premier mais tout en se ressemblant, ils étaient différents. Ils avaient déjà adoptés des enfants qui étaient maintenant déjà grand et malgré leur âge quelque peu avancé, ils souhaitaient offrir un toit à un dernier enfant. Leur choix se porta bien sûr sur la petite Olive qui avait à peine plus de 10 ans, toujours aussi souriante et quelques dents en moins, son sourire n'en était pas moins charmant. Elle-même, elle les aimait bien, même s'ils étaient un peu vieux, et ils avaient tout pour devenir sa nouvelle famille, elle-même semblait les avoir adoptés. Oui, une bonne entente régnait entre eux et elle avait enfin trouver sa place au sein d'une famille bien comme il faut allant à l'église tous les dimanche. Ce détail déplaisait un peu à la fillette qui était d'avis qu'il valait mieux rester dormir un dimanche matin mais le déjeuner qui suivait sans parler de l'après-midi thé et jeux l'aidaient à trouver la motivation pour se lever si tôt un matin sans école. Olive trouvait enfin véritablement son bonheur et toujours aussi souriante, elle découvrait un nouvel environnement, plus sein et mieux centré sur elle et ses besoins. Pourtant, quelque chose avait changé en elle ou plutôt, quelque chose s'était révélé à elle cette dernière année. Il aurait été difficile de dire exactement quand cela avait commencé, beaucoup dirons que la petite fille possédait une folle imagination mais la première fois qu'elle s'était fait cette réflexion avait eu lieu lors de sa fugue. Rien de bien grave pourtant mais son insistance à vouloir parler de choses qu'elle apercevait du coin de l'œil, de quelque chose de flou qui dérangeait son champ de vision finit par agacer sa nouvelle famille qui ne croyait pas à ces choses là. A moins que ce ne soit ce qu'ils voyaient que comme des mensonges répétés qui les avaient dérangés, après tout, ils étaient très pieux et le mensonge est punis. A leur grand regret et encore plus à celui de la fillette, ils finirent par mettre fin à l'expérience et à la remettre entre les mains de son foyer qui ne semblait plus vouloir la laisser s'en aller.
Olive en fut extrêmement blessé et son envie de voir sa mère, celle qui lui avait donné naissance, refit surface à nouveau mais quelque soit l'insistance avec laquelle elle demandait à en apprendre plus sur cette femme, l'oreille qui l'écoutait semblait peu incline à exhausser son vœu sans pour autant lui avouer qu'ils n'en savaient rien eux-même. Son sourire commençait à se faner sur les bords et elle était moins encline à sourire alors que la dure réalité commençait à lui apparaître clairement. C'était cependant sans compter sur une ultime rencontre.

Comme sortie de la fumée, une personne avait porté son attention sur elle. C'était devenu une habitude que d'être observée par une fenêtre alors qu'elle jouait dans la cour avec les autres enfants mais cela lui rappelait atrocement les animaux qu'elle avait vu au zoo l'une des rares fois où elle avait eu la chance d'y aller, mis à part que cette fois, l'animal en cage c'était elle. Prise d'une saute d'humeur, elle leva la tête vers la fenêtre qui la surplombait et tira la langue à la personne indiscrète qui l'observait avant de se figer. Il y avait quelque chose de bizarre avec cette personne, quelque chose de flou, cette même chose indescriptible qu'elle avait déjà décrite plusieurs fois avant qu'on ne la traite de menteuse. Elle pencha la tête et fronça les sourcils comme pour se concentrer sur ce qu'elle voyait mais l'impression disparut aussi vite qu'elle était apparut, alors haussant les épaules elle tourna sur elle-même pour lui tourner le dos et retourner jouer à la marelle avec ses camarades.
Les infos des Illuminatis sur moi...

Si vous avez vu passer une personne un peu (beaucoup) chelou. 1 mètre 69 pour 49 kg (chut ! ewe) qui ne marche pas droit, l'air débraillé, niaise devant les bébés/canards/chiens, regarde souvent le ciel (ça aide pas à marcher droit) comme s'il allait pleuvoir/lui tomber sur la tête.. Surtout, n'essayez pas d'entrer en contact/caresser/toucher..
Si vous avez vu passer cet étrange spécimen, merci d'appeler la SPA.. ou l'HP (non, ce ne sont pas les initiales de Harry Potter)
Merci
Garde
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Messages : 484
Date d'inscription : 13/02/2015
Age : 23
Mon personnage : Prue Abigail Jones
Race : Possession fusionnelle de John Smith, un médium
Groupe sociétal ou indépendant : Aucune.
Date de Naissance : 30/10/1992
Âge actuel : 22 ans
Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Étudiante en Philosophie, dernière année de master
Informations : Prue vient d'intégrer la Garde et est encore en plein entraînement, cherchant ses marques.
Elle ne vient pas d'Irlande.

Message par Prue A. Jones le Lun 5 Oct - 6:26

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Bravo Olive!



Tu es validé! Mais du premier coup en plus! Mais avant qu'on ne te laisse aller gambader dans les rues de Dublin et te faire déchiqueter, lis encore ces quelques lignes qui t'aideront à trouver quoi faire.

Les trucs obligatoires


Maintenant que tu es validé, on te rappelle qu'on te demande de te connecter au moins une fois par mois et de poster au minimum une fois tous les deux mois dans la section RP. Bien sûr, on préférerait que tu en fasses un peu plus, mais au moins tu connais le stricte minimum. ;)
Si tu as le moindre problème pour pouvoir remplir ce minimum, par exemple à cause de soucis de connexion, d'ordinateur ou pour tout autre raison de départ, n'hésite pas à nous prévenir dans les absences pour qu'on soit au courant et qu'on ne supprime pas ton compte.

Les deux autres choses obligatoires à faire, surtout si dans quelques temps tu veux te créer un autre compte, c'est de créer ton carnet de relations pour recenser tous les liens de ton personnage, ainsi que de créer ta chronologie des RP dans ta fiche de voyage.
Une fois ceci fait, tu as rempli toutes tes obligations, et on peut passer à la partie plus fun! ange

Les autres trucs cools


Bon maintenant que tu as créé ton personnage et que tu lui as créé des liens, peut-être que tu as une idée de personnage qui serait directement lié au tien? Alors dans ce cas tu peux créer un scénarii pour qu'un futur membre puisse le prendre. Et si tu ne veux pas créer tout un personnage rien que pour ce lien, tu peux aussi le proposer à la foire aux liens pour donner plus de libertés au nouveau membre pour créer son personnage.

Ce n'est pas obligatoire, mais tu peux également ouvrir ta voûte pour y recenser tous les objets que tu pourrais acquérir tout au long de tes périples. De même, si tu ne sais pas trop quoi RP, n'hésite pas à jeter un œil aux missions ou si tu ne sais pas avec qui RP à te lancer dans un RP mystère.
Pense également à créer un téléphone avec une boîte mail, pour que ton personnage puisse recevoir des messages d'autres personnages. C'est utile pour commencer un RP. De plus, si tu as envie de créer une vie sur Internet à ton personnage, comme via un facebook, twitter ou autre réseau social, n'hésite pas à faire un tour du côté des sites

Si maintenant tu as une idée de lieux à créer ou de groupe sociétal ou indépendant à ajouter à notre univers, n'hésite pas à
poster dans la demande de création de lieu & groupe. Cela permettra à l'univers de TGG de s'agrandir et s'étoffer avec ton aide! Et si tu as la moindre demande ou question ou suggestion à nous faire part, n'hésite pas à aller dans les zones liées plus tôt!

Enfin, si tu as envie de te détendre en dehors du RP avec nous, n'hésite pas à aller dans le flood ou les jeux. Et si pour te détendre il te faut un peu plus de RP, ou alors que tu veux mettre en scène ton personnage dans d'autres circonstances, n'hésite pas à faire un tour aux Lignes Croisées.

Et voilà, on a fait le tour! Cela fait probablement dix lignes que tu as décroché: mais on ne t'en veux pas! Joue bien et amuse-toi bien parmi nous! Toi je t'aime

La date/heure actuelle est Sam 18 Nov - 22:33