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The asylum

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The Caterpillar and Alice looked at each other for some time in silence: at least the Caterpillar took the hookah out of its mouth, and adressed her in a languid, sleepy voice.
'who are you?' said the Caterpillar.-byendlesslove
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Mon personnage :
Race : Humaine, possédée par Charles Dodgson a.k.a Lewis Carroll
Date de Naissance : 12/07/1985
Âge actuel : 30 ans
Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Chef comptable dans une université
Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Mer 22 Juin - 14:54

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Isaac & Alice - 6 Décembre 2009
The asylum

Une chute de plusieurs mètres, c’est ce qu’elle vivait à chaque fois qu’elle fermait les yeux depuis quelques années maintenant, elle tombait dans un trou. Les sensations étaient toujours aussi désagréables et elle ne retombait jamais au même endroit. Ces lieux étaient étranges et il arrivait que ces jolis décors se ternissent de manière radicale, ainsi elle appréhendait toujours de faire le moindre pas en avant. La jeune femme tomba dans la mare aux larmes, et prit garde à ne pas emprunter le même chemin que la fois d’avant alors qu'elle avait finit par regagner la terre. les fleurs étaient rouges, imbibées de sang alors que des corps sans tête pendus par les pieds se drainant leur donnait cette couleur caractéristique de la reine; elle ne l'avait pas encore rencontrée mais en voyant de telles horreurs, le plus tard serait le mieux. Complètement trempée elle se retrouva devant une maisonnette fort jolie. Elle frappa à la porte et s’en suivit tout un débat avec un poisson de savoir s’il était utile ou pas de frapper.

Puisque personne ne répondait, elle décida d’ouvrir la porte et des lourds effluves de poivre vinrent à la faire éternuer. La soupe était trop poivrée songea t-elle, l’atmosphère était si poivrée que même l’enfant sur les genoux de la duchesse qui était là éternuait. Il y avait cette servante rajoutant toujours plus de poivre et un chat grimaçant étirant un large sourire. Elle se fit sermonner de la façon dont elle observait le chat qui n’était pas poli, Alice rétorqua qu’elle connaissait des chats qui ne grimaçaient pas ainsi. La jeune femme entreprit de s’assoir près de la cheminée pour se réchauffer et faire sécher ses vêtements.

Soudainement la servante préparant la soupe se mit à jeter par-dessus son épaule tous ce qui lui tombait sous la main. Des louches, des pinces et surtout lames aiguisées vinrent se planter dans le plancher. Alice hurla de faire attention et l’enfant pleura de plus belle. Ne supportant pas ses cris, la duchesse tenta de calmer le bambin en lui chantant une chanson pour le moins étrange et pas très rassurante. Puis remarquant la mine déconfite de la jeune femme elle lui jeta l’enfant dans les bras, lui demandant de faire le nécessaire. Alice le berça doucement, tout en observant ce qu’il se passait autour d’elle, méfiante. Puis elle entendit un petit grognement étrange qui l’obligea à soulever les pans de la couverture recouvrant le visage du petit. C’était un cochon, un petit cochon et il était attaché.
Alice comprit qu’elles allaient le servir à repas et profita de l’inattention de la duchesse et de se servante pour libérer l’animal et referma la porte.

« Où est l’enfant ? »
« Je ne sais pas… »
« Vous l’aviez dans les bras petite sotte !! »
« Non c’était un cochon ! »
« C’était notre repas !! Bonne a rien !! Que vais-je manger avec ma soupe ? »

La duchesse attrapa le poignet d’Alice, brandissant son couteau de cuisine et la força à poser le bras sur la planche à découper. Prise de panique, la jeune femme hurla et réussit à se dégager en devenant toute petite. Elle se mit alors à courir à travers la pièce, poursuivie par l’énorme duchesse qui faisait tout tomber par terre. Les vibrations sur le sol la faisaient trébucher mais elle parvint à sortir de la maison et redevint grande. Elle se mit à courir dans le jardin mais son chemin fut barré au moment où son chat grimaçant apparut soudainement devant elle.

« Poivrez lui le nez !! Coupez-lui la tête !! » Entendait-elle hurler au loin.

Le temps qu’elle demande son chemin au chat, la duchesse l’avait déjà rattrapée et d’un geste brusque entreprit de lui asséner un coup au visage. Et alors elle se réveilla en sursaut. Prise de sueurs froides et secouée de toutes parts, elle se redressa dans son lit. On l’avait détachée, l’infirmière venait pour lui donner ses médicaments qu’elle ingurgita mécaniquement sans poser de questions. Elle se sentait faible, exténuée, comme chaque matin et puis la prise de cachets n’arrangeait pas sa situation. Très vite elle ressentit les effets, des picotements au bout de ses doigts, les gestes ralentis, des hallucinations et un sentiment de stress intense.

Au bout d’une heure environ, en entendant la porte s’ouvrir, Alice alla se recroqueviller dans un coin de sa chambre. Elle tremblait, se sentant toujours aussi persécutée et sous l’effet délirant des médicaments avait cette impression qu’on l’emmenait à la potence. Les infirmiers semblaient plus grands, plus carrés comme les cartes soldats qu’elle voyait en rêve. Ils l’attrapèrent par les bras pour le relever de force, Alice commença à se débattre les suppliant de ne pas lui couper la tête. Elle se tordait dans tous les sens, tentant de leur échapper. Ils la firent avancer difficilement dans le couloir jusqu’au bureau du Docteur Murray et en entrant elle fut surprise de n’y voir personne. Comme d’habitude ils l’installèrent sur la chaise, elle cessa de crier, de supplier et resta tranquille sur sa chaise. Alice tremblait comme une feuille, ne comprenant toujours pas ce qu’il lui arrivait après toutes ces années. Un infirmier resta dans le coin de la pièce dans le cas où elle refasse une crise. Ses gestes étaient ralentis, le docteur Murray disait que c’était pour qu’elle se sente plus reposée mais pour le coup il ne lui avait pas mis suffisamment de dose. Il arrivait qu’elle soit complètement stone et qu’elle ne puisse rien faire que dormir ou attendre. Elle observa l’horloge affichée au mur, ses tics tacs résonnaient dans sa tête en rythme des battements de son cœur, en se focalisant dessus les bruits étaient amplifiés et la faisait cligner des yeux, parcourue de vives secousses par gêne. Elle se boucha les oreilles et comme ça ne marchait pas, elle posa ses coudes sur le bureau et enferma sa tête dans ses bras.

Puis elle entendit la porte s’ouvrir derrière elle, Alice sursauta mais resta prostrée, dans une position défensive.

« J-J’ai pris mes médicaments, j-je les ais tous p-ris, oui j’ai tou-tout pris jusqu’au d-dernier. »

La première chose que demandait le docteur Murray, c’était si elle avait pris ses médicaments. Elle était obligée de le faire avant chaque séance même si elle avait conscience de ne pas être dans son état normal. Lorsqu’elle ne le faisait pas il les lui donnait lui-même, il lui faisait mal, et il lui donnait des médicaments encore plus forts qui souvent la mettaient tellement mal et la plongeaient dans des état psychotiques qu’elle restait la journée à l’isolement et sous contention. Lorsqu’elle leva les yeux, elle se rendit compte que ce n’était pas le docteur Murray mais un homme avec un air menaçant et le visage comme peinturé de rouge. Alice eu un brutal mouvement de recul, soudainement terrifiée par cet étranger qui visiblement n'était pas là pour l'aider. Était-elle encore victime d’hallucinations ? Pendant sept ans elle avait vu la même personne et ce dernier l’aurait certainement prévenue si elle allait voir quelqu’un d’autre. L’infirmer qui était resté là se précipita vers elle pour la maintenir assise sur sa chaise, la menaçant de l’emmener à l’isolement si elle ne se calmait pas et lui expliqua que c’était un stagiaire qui remplaçait le Docteur Murray puisqu’il avait été appelé ailleurs. Angoissée, la respiration saccadée, Alice n’eut d’autre choix que de cesser de gesticuler, néanmoins elle resta enfoncée dans sa chaise, inquiète et observait cet homme d’un air effrayé. L’infirmier annonça qu’il resterait au dehors et que le médecin n’aurait qu’à biper pour l’appeler et le faire entrer dans le cas où elle deviendrait violente.






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Message par Isaac Jameson le Mer 22 Juin - 15:57

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The Asylum

And I also felt that no one in an audience could abuse me worse than the sort of abuse I had had at work as a psychiatric nurse.


Pays de merde avec un boulot de merde dans un endroit de merde avec des gens de merde dans une ambiance de merde bloqués par des directives de merde qui donnent des résultats de merde à cause de problèmes de merdes et de moyens de merde.
Isaac avait cru que ce boulot aurait été sympa. Après tout, il finissait tranquillement son master en Psychanalise clinique, quoi de mieux qu'un boulot dans un hopital psychiatrique ? Être proche des patients, comprendre au quotidiens leurs problèmes et travailler avec eux sur le temps long pour résoudre leurs traumatisme grâce à l'aide du personnel soignant ? Quoi de mieux hein ? TOUT. N'IMPORTE QUOI.

Le monde de l'hopital psychiatrique est une fraude infâme et insipide. On avait tenté de le prévenir, ses professeurs avaient essayé de lui faire passer en douce le message, mais non, MONSIEUR avait décidé de s'entêter, persuadé que le monde était bon et gentil ? Mon cul oui. Des psychiatres abrutis qui jouaient au gavage avec leurs patients pour qu'ils leurs pétent pas le cul, un personnel soignant rendu insensible qui se contentait de rôles qui auraient fait cliché dans une film d'horreur des années 50, et un manque total d'empathie ou de recherche de solution pour les patients.
Les excuses, il les connaissait maintenant, il avait pris le temps d'observer et on lui avait tout rabaché. Manque de moyen, fatigue du personnelle, manque de formation, impossibilité du changement... putains de branleurs oui. Elles étaient loins les années 80 et les tentatives de changement dans le monde psychiatrique. Pas grand chose à dire sur cette merde, à part que le nom de prison conviendrait mieux à cette bouse à quatre mur.

Le seul espèce d'avantage c'est qu'au moins on lui permettrait de bosser un peu à sa manière et de suivre quelques patients histoire de se faire la main. Restait plus qu'à prier qu'il finisse pas aussi con que cet abrutis de Murray, la trace de foutre à visage humain qui s'intitulait pompeusement son maitre de stage. Soufflant un coup, il essaya de se calmer. Derrière la porte à laquelle il faisait face se trouvait un patient. S'il était lui même perturbé et énervé ça n'aiderait pas vraiment à conduire son entretien.
Il ouvrit la porte.

Prostrée sur la chaise en position défensive, la tête planquée dans les bras, plus apeuré qu'un animal traumatisée, se trouvait la patiente. Elle réagit au stimuli sonore de la porte par une réaction de stress et de peur, doublée de paroles qui en disait long sur son maitre de stage. Connard de fils de pute de psychiatre médicamenteux. Merde. Calme. Calme. Une voix maitrisée, pas aggressive, plutôt gentille.

"Content de le savoir. Bonjour..euh.."


Il jeta un coup d'oeil sur le dossier posé devant lui.

"Alice. Enchanté. Je suis ton nouveau docteur, c'est moi qui vais discuter avec toi pendant encore un moment. Tu peux m'appeler Isaac, mais c'est comme tu veux."


Bon. Calme. La petite était prostrée,angoisée, respirait visiblement mal, et le reflexe violent qu'elle avait eut lorsqu'il s'était posé devant elle était loin d'être un signe encourageant. Bon. Soit elle était violente et il était dans la merde, soit elle était juste traumatisée à en crever, et là c'était elle qui était dans la merde.
En tout cas, il pourrait commencer l'entretien sans trop de problèmes. Au moins la réaction à ce stimuli visuel nouveau lui fournissait une piste de commencement pour son analyse.

"Si ça te gêne pas je vais te poser quelques questions, histoire de voir si tout vas bien.
Déjà, est-ce que tu pourrais décrire mon visage s'il te plait ? Ensuite, comment ça ce passe dans ta cellule ? Et finalement est-ce que tu pourras me dire ce qu'il y a de l'autre côté de la porte derrière toi ?"

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Message par Alice S. Hargreaves le Mer 22 Juin - 17:48

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Isaac & Alice - 6 Décembre 2009
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Le docteur se présenta, mais pas comme tous les autres docteurs puisqu’il lui donna son prénom. Cela lui donna un air plus sympathique et son visage devint un peu moins rouge, un peu moins féroce et Alice se mit même à sourire, il était enchanté, personne n’était enchanté de la voir, même ses parents n’étaient pas enchantés puisqu’ils ne venaient pas la voir depuis qu’elle était là. Elle avait l'impression d'être dans un cauchemar, d'avoir un regard en recul et de ne pas être dans son corps, c'était une sensation désagréable. Est-ce que cela voulait dire qu’elle avait été sage que lui soit enchanté ? Alice prit donc l’initiative de s’asseoir correctement pour être polie, posa ses mains sur ses genoux et se tortillait les doigts. Elle tenta de calmer sa respiration et l’écouta attentivement alors qu’il déclara vouloir lui poser quelques questions.

Pourquoi tant de questions ? A quoi servent-elles ? Et si elle mentait allait elle être punie ? Et si elle disait la vérité est ce qu’on allait lui couper la tête ? Alice observa les alentours, ces murs blancs, toujours ces murs blancs qui l’enfermaient, voila de nombreuses semaines voire des mois qu’elle n’avait pas vu l’extérieur. Alice n’avait pas été sage, elle ne méritait pas de sortir alors que tout ce qu’elle voulait c’était voir le dehors et respirer l’air frais de l’hiver. Elle déglutit, toujours aussi tremblante et le front trempé de sueurs froides à en faire pâlir son visage de porcelaine. Ce prénommé Isaac avait une voix grave et bourdonnante dans ses oreilles, elle avait eu du mal à percevoir ses mots et alors qu’elle se répétait les questions dans sa tête pour être certaine de les avoir bien comprises, Alice entreprit de répondre.

« Votre visage est comme tous les autres médecins, il est rouge. » Alice grimaça, n’osant demander s’il s’agissait de sang ou de peinture comme ces fleurs qu’elle avait vues dans cet endroit étrange. Lui aussi devait être sous les ordres de la Reine.

Son regard pivota machinalement sur l’horloge qui continuait de tiquer ses tacs frénétiquement alors que la seconde semblait bloquer. Elle remarqua qu’il était 18 heures alors que normalement il devait être 10 heures, elle l’avait vu tout à l’heure, aurait elle perdu sa tête ?  Alice décida d’ignorer l’heure et observa derrière alors que lui revenait la dernière question au sujet de la porte, elle ignorait ce qu’il se trouvait derrière celle-ci puisque celle-ci était forcément impassable. Mais c’était la dernière question, elle ne devait pas y répondre tout de suite. Alors, elle  se concentra de nouveau sur le docteur qui lui avait posé d’autres questions avant celle-ci. Lesquelles étaient déjà ? Pourquoi son visage était rouge ? Non, il s’agissait plutôt de cellule. Alice se frotta le front glissant ses boucles blondes derrière l’une de ses oreilles, les mains moites. Elle était pourtant persuadée que c’était une chambre et non une cellule, on lui avait dit qu’elle n’était pas en prison, lui aurait on menti ? Était-elle condamnée ? Pour quelle faute ? Elle avait pourtant prit ses médicaments, elle ne les avait pas recrachés. Peut être qu’il y en avait d’autres qu’elle n’avait pas vus et qu’elle avait oublié de prendre ?

« La cellule ? Je ne suis pas en prison,  je n’ai rien fait de mal, j’ai pris tous les médicaments comme l’a demandé le docteur Murray ! » S’affola t-elle

Alice senti les larmes venir lui piquer le nez, humidifiant ses yeux déjà rougis par l’épuisement psychologique. Elle avait fêté son 24ème anniversaire et elle était toujours enfermée, son état ne semblait pas s’améliorer et les médicaments ne faisaient toujours pas d’effet, c’était même pire de jour en jour, le docteur Murray disait même qu’elle pouvait passer toute sa vie ici si elle ne faisait aucun effort. Il ne lui avait pas dit cependant qu’elle était en prison, est ce que c’était pour ça que c’était un autre docteur ? Alice se mordit les lèvres et sanglota soudainement, pleurant toutes les larmes de son corps comme si elle pouvait inonder la pièce. Elle posa ses mains sur son visage, tentant de les retenir alors qu’elles se faisaient lourdes sur ses joues et lui donnaient mal à la tête. Elle s’excusa alors plusieurs fois de ne pas avoir été sage.






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Message par Isaac Jameson le Mer 22 Juin - 20:33

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Il avait fait une erreur de forme. Même si ces espéces de blocs exigus et vides dans lesquels on enfournait les malades étaient des cellules, les nommer comme tel était une absurdité sans nom. Cependant, même s'il s'en voulait d'avoir oublier un détail de ce genre, ce petit cirque avait révélé des choses plus qu'intéressantes.
Visiblement, elle souffrait une schizophrénie de forme paranoïde assez classique, comme pouvait en attester les visions portant sur le visage des médecins ou les remarques portant sur la sagesse et les excuses qui pouvaient passer pour normal en cas de trauma paranoîde répété. De plus cela s'accordait parfaitement avec le reste des rapports d'admissions et des analyses antérieurs, donc sur ce point là pas de problèmes spécifiques à signaler.

Même sa réaction face au docteur Murray était, en soit, parfaitement normal. Les médecins avaient pris le rôle de tortionnaires dans sa psyché, rôle encore décuplé par la visualisation inhabituelle de visions et autres phénomènes dont elle faisait l'expérience. Le fait qu'elle dise que son visage était rouge et non pas lui semblait rouge ou lui apparaissait rouge sembler également montrer la confusion entre la réalité et les visions, ce qui consolidait encore une fois le diagnostique et semblait être une des piste d'amélioration les plus privilégiée.
Cependant, même si tout était parfaitement normal... quelque chose clochait. Peut-être était-il simplement paranoïaque lui-même mais il sentait que quelque chose d'étrange était à l'oeuvre... Comment expliquer ça méthodiquement pour ne pas avoir l'ai con....
De un, elle n'avait pas répondu à sa question sur la porte derrière elle. En cas de complexe paranoïaque standard elle n'aurait pas passé ça si facilement. Après tout, une porte situé derrière elle avec un infirmier, symbole de violence et de restriction aurait dû déclencher chez elle une réaction.
Deuxièmement son complexe de persécution était ciblé non pas sur des éléments particuliers à des hallucinations auditives et sonores, mais bien dsur deux éléments réels particuliers : le docteur murray et les médicaments. Ces deux éléments étaient exogènes et ne pouvait donc avoir mener à son internement... Donc soit il y avait eu un déplacement de perception vers le docteur, soit le comportement de celui-ci avait été loin d'être exemplaire.
Dernièrement... il détestait le docteur Murray et ses méthodes de psychiatre à la manque. Ils étaient seuls tous les deux et il pouvait donc poser les questions qu'il voulait. Au pire, il n'aurait qu'à falsifier son rapport, aucun problèmes là dessus. Pour l'instant, le problème principal était que sa patience pleurait et approchait manifestement la crise d'angoisse.

"Ne t'inquiète pas Alice. Je suis sûr que tu as été très sage. Je sais bien que le problème ne vient pas de toi et que tu fais tout ce que tu peux. Si je suis là, c'est pour qu'on travaille ensemble pour que tu puisses sortir le plus vite possible, d'accord ?"


Bon. Sortir était un bien grand mot, vu la probabilité plus que faible qu'elle sorte d'ici. Les hopitaux psychiatriques étaient généralement plus sécurisés encore que les prisons fédérales. Mais pour travailler positivement ensemble, la fixation d'un but était essentiel, et sortir d'ici semblait tout indiqué pour la jeune demoiselle.

"Tout ce que je te demande, c'est d'essayer de te concentrer. Prends le temps que tu veux pour répondre à mes questions, plus tu es calme et plus je serais content, d'accord ?"


Il savait quelle question il voulait poser, mais la poser maintenant ne serait pas la plus indiquée. D'abord il devait continuer à tâter le terrain et voir tout ce qu'il en ressortait.

"Est-ce que tu peux me décrire ta routine ici ? Comment ça se passe, ce que tu fais de tes journées, tout ça ?"


La question était à la fois personnelle, se rapprochant des centres d'intérêts du patient et à la fois rassurante, vu qu'elle s'accrochait à des éléments tangibles et maîtrisés... ça ne pouvait pas mal se passer, à moins de preuves d'abus.... Au cas où.
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Message par Alice S. Hargreaves le Mer 22 Juin - 21:25

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Isaac & Alice - 6 Décembre 2009
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Sa tête tournait, le monde tanguait, elle avait l’impression d’être ivre et n’arrivait pas à calculer la portée de ses gestes. Il lui avait fallut se concentrer encore pour faire le tri dans ce qu’elle entendait et ce qu’elle disait sans le moindre contrôle. Il parlait trop fort, ça tapait dans sa tête comme des coups de marteau et ses mots à elle également étaient ralentis, comme si on lui avait anesthésié la bouche. Ses larmes n’en finissaient plus, et lorsqu’il lui assura qu’elle avait été sage, elle tenta de se calmer. Son regard se porta sur son uniforme immaculé trempé par les larmes. Elle regrettait d’avoir tant pleuré. La jeune femme leva ne nouveau le nez vers le docteur qui essayait de la rassurer en disant qu’il était là pour l’aider. Elle n’avait pas entendu de choses positives depuis longtemps la concernant alors elle fut légèrement troublée. Alice demeura silencieuse, attentive autant qu’elle le pouvait à ses dires. Il lui donna des directives pour la suite, elle devait rester concentrée et calme, elle allait alors tout faire pour rester tranquille. Le Docteur Murray n’était pas aussi patient, il la stressait, l’enfonçait quand elle ne parvenait pas à répondre et sombrait dans des crises de bégaiement qui l’empêchaient finalement d’aligner deux mots. La jeune femme déglutit, lissant machinalement sa longue tunique de patiente et se répéta une nouvelle fois ses nouvelles questions pour essayer de répondre correctement.

« Je…. »

Les mots restèrent bloqués dans sa gorge un instant. Que faisait-elle ? On ne lui avait jamais posé cette question, après tout ça n’intéressait pas le Docteur Murray de savoir si elle avait des activités quand elle n’était pas mise en contention pour la moindre petite faute.  Alice elle-même n’avait pas vraiment l’occasion de réfléchir à ce qu’elle faisait, à force elle se laissait vivre, en proie à ses impulsions lorsqu’elle était affaiblie par la fatigue et les hallucinations.

« Je faisais des problèmes. Il y a….les livres a la bibliothèque avec des calculs.»

Il s’avérait qu’Alice était une forte tête en maths et les livres qu’elle prenait étaient d’un très haut niveau. Elle avait d’ailleurs impressionné certains infirmiers qui avaient été surpris de voir qu’elle était enfermée alors qu’elle était parfaitement capable de réfléchir et de se concentrer sur quelque chose sans la moindre crise et que contrairement aux autres elle ne réclamait jamais la télévision en restant bêtement devant. Cela avait été un de ses premiers échappatoires, les éducateurs l’avaient encouragée à continuer et puis elle avait dû changer sa routine de soin sur ordre du Docteur Murray et elle n’avait plus été capable de se concentrer sans faire de crise ni voir les chiffres danser sur sa feuille quand elle ne finissait pas par écrire sur la table. Une fois elle s’était énervée, elle avait planté son crayon dans la main de l’une des infirmières en ayant cru voir sa mère à la place en totale hallucination. Elle avait alors été enfermée une dizaine de jours sans droit de sortie et sous contention. Voilà bien longtemps qu’elle n’avait pas été capable de finir l’un de ces problèmes et encore lorsqu’on lui autorisait l’accès à la bibliothèque et pourtant elle avait eu envie de l’évoquer parce qu’à ce moment là tout commençait à aller mieux et que ça lui manquait de pouvoir faire quelque chose de concret en réfléchissant.

« Et je reste…. dans ma chambre, je peux pas sortir parce que… je suis malade. »

Alice était classée avec un bon degré de dangerosité qui faisait qu’elle n’avait pas de droit de porte ouverte ni même pour aller se dégourdir les jambes. Au moindre geste brusque on l’attachait, du coup sa routine ne se résumait pas à grand-chose à part rester de longues heures allongée sur son lit, avaler des médicaments et aller voir le Docteur Murray.  Elle dormait beaucoup, ou restait tétanisée en regardant le plafond alors que des formes se dessinaient sous ses yeux après ses prises de médicaments ou quand le Docteur Murray pour lui en donner personnellement. Cela pouvait arriver à toute heure, une fois en pleine nuit il avait fait irruption dans sa chambre, avec une seringue lui avait injecté un produit pour qu’elle ne fasse plus de cauchemars et s’en était suivit une violente crise d’hystérie. Alice observa la pendule, il était bientôt l'heure de prendre son traitement, les effets commençaient à s'estomper et elle avait peur de redevenir folle si elle n'avait pas ses cachets comme lui avait dit le Docteur.






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Message par Isaac Jameson le Mer 22 Juin - 21:51

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Bon. Elle semblait se calmer à peu près. Bien. Les abrutis à cheise blanche et à cravate pompeuses qui s'affairaient gentiment avec une morgue impossible dans les bureaux de cet établissement semblait avoir très légèrement oublié qu'être gentil avec les patients étaient la base de tout traitement. Merde, a ce niveau là c'était quand même bizarre. Être psychiatre demande un certain niveau de connerie mais là on était quand même vachement haut sur l'échelle de notation des trous du cul.

"Des problèmes ? C'est très bien ça. J'étais pas très bon en math moi-même, je suis toujours impressioné de voir des gens qui le sont"


Il lui sourit doucement, laissant un temps sans parole pour qu'elle puisse prendre ses marques. Les problèmes étaient inoffensifs et fonctionnaient souvent très bien comme passe-temps pour les patients, vu que les cadres de références purement mathématiques n'étaient en général pas atteints par ce genre de névroses. Le cognitif pure peut toujours aider, et au pire ça les occupe. Cependant, elle avait parlé au passé, et c'est bien ça qui le gênait. Soit elle n'y arrivait plus, soit on l'en empêchait.... Hum. Autant arrêter la paranoïa. Bien que l'ambiance ici soit très militaire au niveau de l'ordre, peu probable qu'on soit mesquin au point de l'empêcher de faire des choses aussi innocentes. Probable qu'un nouveau traumatisme ait déclenché un blocage quelconque, malheureusement....
Le fait qu'elle reste dans sa chambre, ça c'était plus normal. Le fait qu'elle sache qu'elle soit malade était le vrai point positif à dégager de cette partie de la conversation. Si elle connaissait les problèmes dû à son état, cela lui permettait de mettre en place une thérapie bien plus facilement que s'il devait lutter contre une certitude de normalité.
Son attention dut détourné par le regard brusque d'Alice sur la pendule. Regardant dans ses dossiers, il vit que c'était presque l'heure de son traitement. Hum.......

Une idée venait de lui germer dans l'esprit. C'était totalement contraire aux ordres, mais bon, au pire il risquait quoi ? De se faire tabasser par une nana un peu schizo, des remontrances de son supérieur et au pire l'annulation de sa convention de stage. Bah, s'ils en arrivait là il avait suffisament de propositions pour retrouver de quoi valider son Master. La vérité l'intéressait bien plus que d'éventuels problèmes de relation publiques.
Lorsque l'infirmier rentra dans la pièce, il lui fit signe de s'approcher de lui. Lui murmurant à l'oreille, il lui demanda de lui donner directement le traitement de mademoiselle Hargreaves, qu'il souhaitait inclure la prise de médicament dans sa thérapie comme forme d'acquisition de milestones. Lorsqu'il eut l'arsenal chimique concerné, il les posa sur la table sous sa main.

"Est-ce que ça te gênes si on parle un peu du docteur Murray ? Si tu pouvais me dire comment ça ce passe avec ton traitement, j'aimerais beaucoup."


Il avait jeté un coups d’œil à ce qu'il avait dans la main. Et là, il commençait sérieusement à être en rogne.

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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Mer 22 Juin - 23:05

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Isaac & Alice - 6 Décembre 2009
The asylum

Alice déglutit, ne sachant pas si elle avait le droit de parler du Docteur, s’il allait lui répéter ce qu’elle aurait à lui dire. Elle n’y connaissait rien en psychiatrie, après tout elle était là depuis ses 17 ans et ne savait pas où se trouvaient certaines limites. Elle vit les cachets sur le bureau d’Isaac et se demandait pourquoi il ne les lui donnait pas, elle en avait besoin, son corps les réclamait en ayant développé une addiction sévère à son insu. Elle se sentit soudainement mal à l’idée qu’il puisse arriver quelque chose si elle ne les prenait pas alors qu’elle sentait ses mains toujours aussi moites. L’heure précise était importante dans son esprit dans la mesure où le Dicteur lui avait toujours dit qu’elle n’avait pas le droit à une minute de retard. Le retard est interdit où elle devient folle.

« Le traitement…. m’empêche d’être… malade. » Répondit-elle mécaniquement toujours ayant des difficultés à s'exprimer de manière fluide.

Ce n’était pas une chose qu’il devait ignorer mais elle n’était pas sure de savoir où il voulait en venir en lui demandant cela. Toutefois en se sentant moins atteinte par les effets de ses derniers, en ayant l’esprit plus clair, sa langue se délia et alors elle eu le réflexe de parler avec sa propre opinion au lieu de répéter machinalement ce qu’on lui répétait à propos des traitements. On ne lui avait jamais demandé son avis, elle se contentait de les avaler un par un sans poser de questions

« Je trouve…qu’il… est parfois trop…fort. Parfois... j'oublie qui je suis»

Alice se mordit les lèvres, regrettant d’avoir dit cela et se corrigea soudainement, de peur qu’on ne la corrige par la suite.

« Mais c’est au niveau de ma maladie…. a dit le docteur alors c’est normal » ajouta t-elle soudainement angoissée en baissant de nouveau le regard sur ces pilules de plusieurs couleurs

Elle n’avait pas le droit d’exprimer son opinion sur le traitement, elle n’avait pas le droit de dire ce que le docteur lui faisait. Ni les injections, ni les coups qu’il lui donnait sous le coup de la colère ni ces fois là où ses mains s’étaient faites trop baladeuses. Ses questions étaient étranges, il n’avait pas pu lire son dossier ? Elle n’était pas compétente pour parler de l’efficacité où non de son traitement, après tout le Docteur Murray avait de nombreux patients et certains étaient sortis de l’hôpital, guéris ; il avait très bonne réputation. Mais pour le coup elle ne pouvait pas s’empêcher de trouver cela étrange

« Je dois le prendre le matin…le midi….le soir…Mais je ne me sens jamais pareille alors que j’ai les mêmes traitements tous les jours, est ce normal ? »

Encore une fois les mots sortaient tout seuls, elle était impolie et beaucoup trop curieuse, elle n’avait pas le droit d’être curieuse et de remettre an cause l’autorité médicale et ce qui était censé la faire guérir.  Cela était raison à lui prescrire un isolement dans la mesure ou elle n’acceptait pas ou qu’elle remettait en cause ce qui était bien pour elle, a partir du moment où elle résistait elle était en tort et toute question était interdite. Elle avait pourtant remarqué qu’un jour et l’autre les effets n’étaient pas les mêmes et que du coup elle avait l’impression de jouer à la roulette russe. Certains la rendraient stone, d’autres lui donnaient de violentes hallucinations et d’autres la rendaient agressive.  La jeune femme se recroquevilla alors soudainement sur elle-même, s’excusant à plusieurs reprises d’avoir posé la question. Elle ne craignait que ce nouveau docteur n’aille le répéter au docteur Murray où les conséquences seraient terribles pour elle. Elle ne voulait pas être enfermée 10 jours de plus, elle voulait aller dehors, elle voulait réussir à être sage et se promener dehors.

« Il est l’heure du traitement…alors je dis n’importe quoi. S’il vous plait…ne lui dites pas…»





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Message par Isaac Jameson le Mer 22 Juin - 23:32

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And I also felt that no one in an audience could abuse me worse than the sort of abuse I had had at work as a psychiatric nurse.


"Désolé, je suis nouveau ici donc je préfères apprendre à te connaitre. C'et ma faute. Ne t'inquiète pas, je ne dirais rien au docteur Murray."


Il fit une petite pause.

"Par contre, l'infirmier a oublié de me rapporter une partie de ton traitement. Ne t'inquiète pas, c'est ma faute, le docteur Murray ne te poseras aucun problèmes."


Isaac appela l'infirmier et lui expliqua qu'il allait devoir s'absenter trois minutes et lui demanda de surveiller la patiente en son absence. Très vite, il sortit de la salle et commença à s'avancer dans les couloirs.
Merde. C'était totalement illégal mais il devait essayé. Autant le docteur Murray pouvait être un praticien assez impliqué dans une pédagogie de l'obligation qu'Isaac réprouvait, autant il pouvait être un des pire fils de pute que le monde est jamais porté. Et vu les discussions qu'ils avaient eu ensemble, Isaac penchait pour un mélange des deux, ce qui était probablement le pire.
Non ce n'était pas normal qu'elle se sente jamais pareil. Un traitement est fait pour simplifier la vie du patient, pas essayer de l'achever. Le fait qu'il soit fort, certes, mais généralement il a de la constance dans le défonçage opiacé. Et l'attitude du docteur envers sa patiente était bien trop proche d'un film d'horreur des années 50 au point où ça en devenait dérangeant. American orror story était sensé être loin de la vérité, pas tout proche.

Il ouvrit la salle qu'il cherchait. Heureusement elle était vide. Regardant la dizaine de gélules diverses qu'il avait dans la main, il se dirigea vers un tiroir en particulier. Le faisant dérouler sur toutes sa longueur, il commença à fouiller. Un petite rouge ronde, une gélule bleu, deux cachets verts....
Très vite il trouva tout ce dont il avait besoin. Au pire, pas grave, c'était assez proche pour que ça passe. Espérant que personne ne l'ai vu il retourna vite fait vers la salle d'entretien. Merde. Il avait reconnu certaines des pilules qu'il avait dans les mains. Deux étaient des neuroleptiques courants et un était une forme plus violente du traitement. Rien de bien triste. Trois autres, par contre, n'avaient rien à faire là. C'était des traitement utilisés dans les traitements de l'hyperactivité, de certains comportements autistiques et le dernier était un antidouleur puissant utilisé comme drogue dur dans certains groupes sociaux qu'il avait eu la chance d'étudier. Les quatres derniers il ne les connaissait même pas, et c'était pas bon signe.

"Désolé de m'être absentée. Tien, il est temps que tu prennes ton traitement."


Il lui tendit, avec le sourire, la poignée de gélule. Elle avait une obsession construite sur son traitement, autant ne pas la troubler ou la sevrer brutalement. Par contre, pas questions de lui filer ces merdes. Au pire, elle lui défoncerait la gueule. Au mieux, ils pourraient discuter un peu plus en avant de ses problèmes et des pratiques en place dans cet hopital.

"Ca va mieux ?"

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Message par Alice S. Hargreaves le Jeu 23 Juin - 17:50

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Isaac & Alice - 6 Décembre 2009
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Le voir partir fut source d’angoisse pour la jeune femme qui n’avait toujours pas pris ses médicaments. Elle était en retard, très en retard, la grande aiguille avançait avec menace et l’infirmier derrière elle lui paraissait menaçant. Allait-il se passer quelque chose ? Allait-il la corriger si elle ne prenait pas vite ses médicaments ? Alice se tourna vers lui, assurant à l’infirmer qu’elle allait bientôt prendre ses médicaments et qu’il était inutile de s’énerver. Mais il ne s’énervait pas, il avait beau montrer de l’impatience, tant qu’elle ne lui tapait pas sur le système il démontrait une attitude très détachée et désintéressée. Alice se sentit parcourue de tremblements, du stress, de l’angoisse, elle sentit une nouvelle fois les pulsations de son cœur s’emballer alors qu’elle n’était pas certaine de comprendre ce qu’il se passait. A trop la prendre pour une idiote, à trop lui promettre des choses sans jamais les faire, elle avait compris qu’elle n’était que de la chair à canon et que l’on se foutait pas mal de son avis ou de ce qu’elle ressentait. Le personnel travaillait, ni plus ni moins et le soir ils pouvaient rentrer chez eux, auprès de leurs familles et de gens qui les aimaient. Pour Alice ce n’était pas le cas, c’était du bétail, elle se faisait manipuler comme une poupée de chiffon et avait bien compris qu’elle ne pouvait pas avoir totale confiance aux médecins. Pourquoi celui-ci serait différent ? Alice craignait qu’il ne soit allé chercher le Docteur Murray et qu’il lui fasse un rapport de tout ce qu’elle avait dit.
Mais au bout de quelques minutes, elle entendit la porte de derrière s’ouvrir. Alice sursauta une nouvelle fois, toujours dans une attitude défensive, et vit qu’il n’y avait pas le Docteur Murray. Isaac était revenu seul, avec le traitement qui était au complet. Il avait dit la vérité, Alice étira un fin sourire comme reconnaissante de ne pas l’avoir prise pour une idiote et s’empressa de les avaler avec le verre d’eau qu’avait ramené l’infirmer, rassurée de ne pas être en retard. Ceci fait elle serait tranquille au moins jusqu’au soir, espérant que ces cachets ne seraient pas trop agressifs et ne lui infligeraient pas de douleurs. Le docteur lui demanda alors comment elle se sentait, si d’habitude les cachets avaient tendance à agir assez vite, pour le moment elle ne ressentait rien de très dérangeant, bien au contraire, le stress semblait diminuer.

« Oui ça va mieux… » Répondit elle enfin

Alice inspira profondément, en oublia même l’infirmier qui était momentanément resté et en voyant qu’il n’y avait pas plus de gestes violents, reprit la porte et monta la garde derrière celle-ci en cas de problème. Mais il n’y aurait pas de problème, car elle ne se sentait pas en danger et que les médicaments ne semblaient pas lui être nocifs. Pas d’hallucinations, pas de bourdonnement, pas de vertige, juste une sensation d’apaisement qui se faisait petit à petit. L’heure tournait normalement, ses tics tacs avaient cessés de se faire désagréables dans son esprit et elle avait l’impression qu’elle pouvait tenir une conversation pour le moins décente. Disons que la sensation d’avoir un yaourt à la place du cerveau ne se faisait pas ressentir, elle parvenait à réfléchir de manière claire et parfaitement lucide. Etrange…Le Docteur Murray n’avait peut être pas jugé nécessaire de lui administrer une dose de cheval, est ce que cela voulait dire qu’elle était bientôt guérie ? Quoi qu’il en soit se retrouver devant cet homme n’était plus enclin à la terroriser, et elle découvrait petit à petit ses traits alors que les couleurs criardes s’étaient progressivement estompées.

« Savez-vous si je vais bientôt sortir ? »

Alice pointa du doigt la fenêtre avec un épais rideau cachant la lumière du jour. Elle ne parlait pas de sortie de soins, contrairement à ce que beaucoup réclamaient. Elle, tout ce qu’elle souhaitait, c’était respirer de l’air frais. Après 10 jours de contention ainsi qu’il était écrit sur son rapport, elle espérait qu’on puisse lui apporter quelque chose de positif.

« Je suis restée à l’isolement pendant longtemps, je me demandais s’il était possible que j’aille marcher dehors ? »






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Message par Isaac Jameson le Jeu 23 Juin - 18:23

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Elle semblait plus calme, beaucoup plus composée et largement moins terrifiée. Le fait de prendre son traitement avait dû participer à bien la calmer, enlevant cette obsession de son esprit du moins pour l'instant. Il prit un temps pour l'observer. La chute qu'elle faisait niveau médicamenteux était assez violente, mais son organisme devait s'accrocher à certains effets et combler le manque à l'aide des placebos qu'il lui avait donné. Si tout continuait dans ce style là, il savait parfaitement où le ménerait son enquête. Par contre, pour en être sûr, il allait devoir continuer son petit jeu de questions réponses.
Il regarda son dossier, cherchant à répondre le plus précisément possible à la question de sa patiente. Pour le coup, la procédure était classique.

"Je ne peux malheureusement pas te dire ça aussi facilement. Tu n'es pas en prison, on ne te garde pas pour une date fixe. Par contre, si tu commences à aller mieux, c'est déjà un bon signe. Quand à marcher dehors, je suis pas vraiment autorisé à faire ça, mais on peut s'arranger si tout ce passe bien. Est-ce que ça te gêne que je te repose des questions maintenant que tu as pris ton traitement ? J'aimerais en tester les effets."


De même, tout cela n'était qu'une procédure standard. Personne ne pourrait l'attaquer pour avoir poser un questionnaire différentiel post-médicamenteux pour vérifier les changements d'état de sa patiente. Le surveillant possible qui pourrait regarder cet interview ne verrait donc rien que de très normal, sans se douter des suspicions de Isaac par rapport à l'organisation de cet asile.

"Déjà, est-ce que tu te souviens de mon prénom ?"


Il posa la question avec son sourire amical habituel. Il devait la mettre dans une ambiance sereine afin de ne pas tout détruire maintenant. Vu l'état d'angoisse avancée dans lequel elle s'était trouvé avant la prise de ses médicaments, cela faussait possiblement le diagnostique, mais après tout cet état d'anxiété était probablement en lien avec le traitement...

"Ensuite, de quelle couleur est mon visage ?"


Cette question était normale dans le processus, après tout il avait posé la même juste avant la prise des médicaments, mais prenait tout son sens uniquement en sachant que les médicaments qu'Isaac avait filé étaient des faux. Après tout, sur un rapport marquant que les médicaments avaient marchés, une chute des effets hallucinatoires était normale. Si ce qu'il soupçonnait était vrai et que la jeune fille avait été droguée, son supérieur pourrait simplement mettre ça sur un biais de confirmation. Et si la chute ne se produisait pas, il saurait qu'au moins son établissement n'était pas remplis des pires fils de putes de l'existence.

"Finalement, peux-tu me dire ce qu'il y a de l'autre côté de la porte derrière toi."

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Message par Alice S. Hargreaves le Jeu 23 Juin - 19:04

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Isaac & Alice - 6 Décembre 2009
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Alice se sentait bien mieux, elle avait toujours quelques spasmes à cause du manque de certaines substances dont elle était devenue accro de manière involontaire mais parvenait à garder son esprit clair. Son élocution était bien moins saccadée, elle avait toujours cet air craintif mais n’était plus prise de délires psychotiques. C’était reposant quelque part, le Docteur Murray avait peut être fini par trouver ce qui lui convenait mieux en matière de médicaments. Dans tous les cas elle était parfaitement à sa place lorsqu’il lui déclara qu’elle pourrait peut être bientôt marcher si tout se passait bien. Recevoir une réponse pour le moins positif lui mettait du baume au cœur, elle continuait de se battre contre sa maladie et le jour où elle allait sortir, elle allait montrer à ses parents qu’ils s’étaient trompés sur toute la ligne. Alors bien entendu, lorsqu’il demanda à lui poser d’autres questions, Alice approuva, bien sûr s’il pouvait faire un travail correct elle aurait plus de chance de sortir dehors. Elle acquiesça d’un mouvement de tête, se tortillant les doigts.

« C’est Isaac…mais je ne sais plus si vous m’avez dit votre nom de famille. »

Alice se frotta le front, essayant de se rappeler mais ne s’en souvenait pas, ayant peur que sa maladie lui efface des souvenirs. Elle avait envie de lui dire qu’elle était épuisée et qu’elle ne pouvait pas se souvenir de tout mais lorsqu’elle disait ça au Docteur Murray il lui coupait le dialogue en rétorquant qu’elle n’était pas médecin et qu’elle ne pouvait pas s’autodagnostiquer. Puis, vint la seconde question à laquelle elle répondit tout à fait normalement en ayant la vague impression que sa précédente réponse ne l’avait pas été.

« Il est blanc, enfin…normal, il faut dire que la saison n’est pas appropriée pour avoir un bronzage. »

Alice sourit, ayant une soudaine envie de faire un peu d’humour. Le fait était qu’en ayant les idées plus claires elle se sentait plus encline à faire ce genre de remarques qui lui arracha un fin sourire au coin des lèvres qu’elle s’empressa de cacher en se trouvant tout à fait ridicule. Vint alors la troisième question concernant ce qu’il y avait derrière la porte. Alice jeta donc un regard en arrière, hésitant, observant la porte avec le cœur qui battait plus ou moins vite. Elle vérifiait qu’on ne l’écoutait pas, que l’infirmer n’était pas là, qu’il ne pourrait rien répéter si par malheur sa langue fourchait et qu’elle disait du mal du Docteur Murray. Elle ne devait pas dire de mal de lui, il ne lui voulait que du bien, il était là pour la guérir et il l’aiderait à sortir. Il lui avait promis qu’il ne ferait jamais rien méchamment et que tout ce qu’il faisait c’était juste pour l’aider. Alice observa l’ombre à travers le plexiglas teinté sur lequel était inscrit « Docteur Murray » puisqu’ils se trouvaient dans son bureau. Alice se retourna, reposant son attention sur son docteur et répondit enfin à la question

« Il y a l’infirmier qui monte la garde. »

D’ailleurs elle espérait que le rendez-vous allait durer suffisamment longtemps afin qu’elle puisse profiter de ce moment de répit. Ce docteur avait vraiment l’air sympathique jusque là et elle espérait ne pas être trop naïve en parlant ainsi jusqu’à avoir osé demander quand est ce qu’elle pourrait enfin respirer à l’air frais et ne plus avoir ces odeurs médicamenteuses et de produit désinfectant qui embaumaient l’air.
Alice trouvait toujours les questions qu’on lui posait étranges, elle avait bien remarqué qu’il les avait posées deux fois mais à force, elle avait fini par s’y habituer et répondait avec le plus d’honnêteté possible, espérant que ses réponses étaient satisfaisantes et allaient sa faveur.






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Message par Isaac Jameson le Jeu 23 Juin - 22:12

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"Ne t'inquiètes pas, je ne te l'avais pas dis. Donc pour l'instant, tout va bien."


Merde. Chier. Pute. Salope. Connerie. Foutre. Les insultes les plus conventionnelles ne convenaient réellement pas à la situation présente, mais étonnament celle-ci lui avait fait oublier les jurons les plus imagés de son répertoire. C'était le début de son stage. Sa première réelle patiente, qu'on lui avait laissé choisir au hasard parmi le foutu trombinoscope de ce foutu asile de merde. La première thérapie de sa carrière, et quel en était le résultat ?
Une pauvre courge qui se retrouvait vachement moins tarée lorsqu'on lui filait pas ses médocs.
Ce qui voulait dire, entre ça et les différents tests, qu'elle n'était probablement pas tarée.

Merde bis et merde ter. A partir de ce point là, la psychanalyser ne servirait à rien. Il ne lui fallait pas un thérapeute, il lui fallait un avocat. Au moins cela avait le mérite d'expliquer pas mal de choses sur le début assez étrange de son stage. Notamment l'expression bizarre sur la gueule du Docteur Murray lorsqu'il était tombé par hasard sur elle pour son premier entretien, où les discussions subséquentes à ce malheureux hasard.
A vrai dire, Isaac n'avait pas la moindre idée de pourquoi elle était là. Il comptait bien le découvrir, mais ce n'était pas sûr ce point là que turbinait son cerveau en ce moment, la manière de trouver était assez simple. La véritable question était de savoir comment la sortir de là.

La kidnapper ? Hors de question, merde, il était étudiant, pas super héros. La seule chose qu'il récolterait serait une peine de prison de plusieurs années et un discrédit de la profession. Rapporter ça aux autorités compétentes ? Encore plus ridicule. "Bonjour, je sais que mon supérieur dis le contraire, mais moi le petit stagiaire je dis que la madame emprisonnée depuis 6 ans elle est pas folle." Eclat de rire de la foule, petite tape dans le dos, et bien sûr on l'écarte du dossier pour son propre bien.
Il allait devoir ruser. Jouer sans forcément avoir la complicité de la demoiselle. Il avait pu interrompre son coma opiacé pendant un temps, peu probable qu'il puisse continuer longtemps. Non, la meilleur chose à faire c'était de profiter du temps qu'il avait là pour agir

Le docteur Murray était en réunion de chef de service, cela lui laissait encore une heure avant qu'il ne vienne surveiller sa patiente. Ce qui voulait dire qu'il avait le champ libre pour s'occuper d'elle encore un moment.

"Bien ! Au final tu me semble aller bien mieux. Allez, je suis sûr que personne ne nous en voudra si on va se dégourdir les jambes un moment. Tu m'accompagnes ?"


Il ne savait pas si elle allait avoir besoin d'un fauteuil ou de béquille pour marcher. Au pire, il pouvait s'en faire apporter par un infirmier si elle se révélait vraiment trop faible pour marcher.
Heureusement, le parc n'était pas trop loin de l'endroit où il faisait passer son entretien. Et même si, institution oblige, il ne comportait aucun relief ou endroit capable de se cacher, ils y étaient quand même bien plus à l'abris que dans une salle d'examen possiblement surveiller. De plus l'heure n'était pas aux sortis, ils avaient donc une certaine intimité dans ce parc qui leur permettait de discuter tranquillement.

"Dis moi Alice, est-ce que tu sais pourquoi tu es ici ? Je veux dire, qui c'est qui t'as conseillé de venir te soigner ici ?"

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Message par Alice S. Hargreaves le Ven 24 Juin - 7:45

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Une fois à l’extérieur alors que le soleil avait fini par faire quelques percées, sa peau pâle recevait ses rayons, la faisant frissonner. Elle passa sa main sur son front pour éviter d’être éblouie tandis qu’un sourire heureux se dessinait sur ses lèvres. L’air frais, enfin, depuis son arrivée ici elle n’avait eu droit qu’à quelques sorties seulement, les trois premières années ayant été complètement enfermée. Elle avait l’impression de sentir une certaine amélioration, pour la première fois depuis longtemps elle avait cette sensation d’aller bien. Elle pouvait marcher, les quelques spasmes ne l’empêchaient pas de se déplacer et ce fut donc avec un certain plaisir qu’elle avança dehors en compagnie du Docteur. Alice se baissa, touchant l’herbe gelée par la température, le contact naturel est ce qui lui avait manqué le plus, elle n’avait jamais imaginé à quel point la verdure était importante dans une vie. Elle se releva et porta ses mains vers son nez, humant cette douce odeur d’herbe et de fleurs qui s’était imprégnée sur ses mains.

Elle releva les yeux vers Isaac qui lui posait de nouvelles questions, alors elle se demandait si cela était toujours dans le cadre de la thérapie ou à titre plus personnel du fait qu’ils ne soient plus dans le bureau. Alice trouvait également étrange qu’il lui posait cette question alors que c’était sans doute écrit dans son dossier mais remis cela sur le fait qu’il testait peut être sa mémoire ou qu’il voulait avoir sa version des faits. C’était un souvenir douloureux pour la jeune femme dont l’âme se fissura dans une mine décousue. Elle détourna un moment son regard, se concentrant pour ne pas pleurer alors que les faits lui revenaient en mémoire. Il était de ces choses qu’elle ne parvenait pas à oublier et dont elle ne voulait pas parler. Néanmoins il l’avait fait sortir, il avait été gentil avec elle, alors elle lui devait bien cela. Se pinçant les lèvres, tournant sept fois sa langue dans sa bouche, elle inspira profondément et commença :

« Mes parents m’ont emmenée là, ils disaient que j’étais folle. »

Elle se souvenait avoir eu des moments d’absence et où elle avait été particulièrement violente sans raison apparente si ce n’est qu’elle avait ressenti une affreuse frustration. Le fait de ne pas aller à l’école ? Le fait de ne pas avoir d’amis ? Le fait d’avoir constamment une pression sur les épaules ? Elle l’ignorait, mais dans ces moments là elle avait été très en colère contre eux et depuis sa première crise, ils s’étaient montrés complètement intolérants et avaient commencé à la battre. Ils n’étaient jamais venus la voir, elle n’avait pas eu d’appel ni pour noël, ni pour son anniversaire et lorsqu’elle voulait appeler, on lui disait que ce n’était pas possible. Depuis ses 17 ans, elle n’avait plus aucun contact.

« J’allais pas à l’école, ma mère faisait les cours à la maison, et je ne pouvais pas on plus aller jouer dehors. Ils voulaient que je sois la meilleure, je devais les honorer. Et un jour j’ai craqué, je suis devenue méchante et depuis ce moment là c’en était fini pour moi, ils se sont reportés sur mon frère et ils m’ont laissée. Je crois que j’étais devenu un fardeau, tout était raison à me traiter de folle. Et du coup je comprends mieux pourquoi je n’ai pas de nouvelles.»

Alice avait fini par comprendre et avait abandonné l’idée de reprendre contact avec eux pour leur demander de venir la voir ou de la faire sortir. C’était difficile pour elle de se dire qu’on avait préféré l’enfermer plutôt que d’essayer de l’aider. Le Docteur Murray disait qu’ils ne lui parlaient plus parce qu’elle était trop folle et qu’elle les effrayait. Ce qu’elle dévoilait là au docteur Isaac, elle ne l’avait jamais dit à personne







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Message par Isaac Jameson le Ven 24 Juin - 15:32

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Ses doutes avaient tendance à se confimer, au point où il devenait raisonnable d'agir. Pour l'instant, il ne la croyait pas entièrement.. après tout, c'était la patiente d'un hopital psychiatrique sous médicament particulièrements bourrin, prendre l'intégralité de ce qu'elle disait pour argent comptant aurait été une erreur monumentale. Cependant ce genre d'histoire était loin d'être complétement incroyable, le cas avait des précédents. Surtout que le dossier ne mentionnait pas sa famille, mais uniquement des crises de démence passagères et de démences violentes.

...... Il était temps d'arrêter les monologues internes et se mettre à agir. S'il voulait faire quelque chose, c'était maintenant où jamais. Le docteur murray était loin, ils n'avaient pas de témoins, et elle était pour l'instant loin de son nuage de médicament. Ca allait demander une mise en place assez précise et il n'allait pas pouvoir tout lui dire, mais cela n'empêcherait pas d'agir tant qu'il faisait tout bien.

"Il va falloir qu'on rentre bientôt. Ca te gêne si on s'assois quelques minutes avant de rentrer ?"


Joignant le geste à la parole il se laissa tomber sur un banc en pierre, le modèle classique qui parsemait les allées du parc. Il attendit quelques secondes que la fille -Alice - le rejoigne. Prenant un air sérieux et concentré, il accrocha son regard pendant un moment, essayant de rajouter le poids de se gestuelle à celui de ses paroles.

"Ce que je vais te dire là est très important. Ne le répète à personne. On m'a demandé de te le donner, mais de faire ça discrétement. Si jamais tu en parle, même au docteur Murray, ça fera de gros ennuis, d'accord ?"


Isaac passa la main dans la poche de son jean, farfouillant légèrement pour réussir à attraper l'objet qu'il voulait. Il avait oublié de s'en servir au début du rendez-vous, à cause du stress et tout ça, mais maintenant ça pourrait avoir une utilité. Il sortit le petit bloc noir à peine fin comme une clé USB et le posa dans les mains d'Alice, refermant celles-ci autours de l'objet et les repoussant vers elles.

"Tu vas garder ça. Chaque fois que le docteur Murray ou un autre infirmier commence à te parler, tu appuis sur le gros bouton rouge, là. Discrétement, hein, s'il le voit ils seront pas content. Et dés que la personne est partie, tu appuies à nouveau sur le bouton."


Les informations qu'il lui donnait étaient claires simple et suffisament sécurisé pour qu'elle ne fasse pas d'erreures bêtes. Normalement la peur que lui inspirait le docteur murray et la future influence de son traitement allait suffire à la faire obéir sans se poser de questions, même si c'était une méthode parfaitement détestable. D'un autre côté, le détestable ne vaudrait pas grand chose si ses soupçons se confirmaient.
Se levant, un grand sourire de nouveau aux lèvres, Isaac tendit la main à Alice.

"Allez, on va rentrer. Et pas un mot de notre balade aux autres, d'accord ?"

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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Dim 3 Juil - 14:18

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Isaac & Alice - 6 Décembre 2009
The asylum

Alice écouta les directives d’Isaac avec beaucoup d’attention, recueillant le petit objet entre ses mains en se demandant de quoi il s’agissait. Tout ce qu’elle aurait à faire c’est d’appuyer sur le bouton et de faire en sorte que le Docteur Murray ne le découvre pas. Alice se mordit les lèvres, espérant que les médicaments ne la mettent pas dans un état de faiblesse tel qu’elle ne serait aps maitre de ses paroles et ses gestes. La jeune femme acquiesça néanmoins, se promettant de tout mettre en œuvre pour ne pas échouer à sa mission. Ce serait difficile, mais elle avait la nette impression que cela en valait le coup, de faire un dernier effort quitte à prendre des risques monumentaux.

Alice prit la main d’Isaac qui l’aida à se relever et lui promit également de ne rien dire aux autres ni sur la balade ni sur ce qu’il lui avait demandé de faire. Et tous les deux se quittèrent, Alice retourna dans sa chambre, enfermée à double tour à attendre que le temps passe.
Quelques jours plus tard on retrouvait Alice dans un état de stress avancé. Elle avait compris à quoi servait le petit objet et l’avait alors même utilisé pour décrire ce qu’elle ressentait lors de ses rechutes après des prises de médicaments. Cet objet était lé clef de sa sortie, elle l’avait gardée cachée contre elle, où qu’elle aille, quoi qu’elle fasse. Il y était alors enregistré cinq jours d’horreur, une fragment de ce qu’elle vivait depuis ses dix-sept and alors qu’elle avait enfin pris conscience que rien n’était normal ici. On pouvait alors entendre le Docteur Murray parler, lui faire des menaces et du chantage avec e fond sonore les pleurs d’Alice qui promettait comme toujours d’être docile et de ne pas répéter aux autres. On entendait également dans ces moments où elle était totalement inconsciente, que le docteur lui parlait, se moquait d’elle et la considérait comme sa « poule aux œufs d’or » puisque plus elle restait là plus elle lui rapportait gros. Il n’avait cependant pas mentionné ses parents, c’était comme si ils n’existaient pas. On pouvait également avoir les dires des quelques infirmiers qui parfois la frappaient quand elle obéissait pas, sous le coup de l’énervement. Traités comme des moins que rien, elle en avait aussi profité pour enregistrer ce qu’ils disaient aux autres malades.

Alors au bout de ces cinq jours, elle fut de nouveau envoyée en consultation avec Isaac qui faisait le remplacement du Docteur Murray. De nouveau emmenée de force jusqu’au bureau, en croyant qu’elle allait le voir, elle fut rassurée de s’apercevoir que ce n’était pas lui mais bien Isaac. Assise de force sur la chaise, le visage d’Alice était marqué par la douleur, par la fatigue. Ses joues et ses yeux étaient rougis par les larmes, elle tremblait. Une fois les deux infirmiers sortis, hoquetant encore sous le coup de la peur, Alice sorti l’objet contenant les bandes son d’un véritable cauchemar et le fit glisser jusqu’à lui. Elle avait réussi, elle avait tout fait pour réussir et espérait que cela serait suffisant.

« Sauvez-moi, s’il vous plait. » Fit elle au bord du gouffre.








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Message par Isaac Jameson le Lun 4 Juil - 0:55

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And I also felt that no one in an audience could abuse me worse than the sort of abuse I had had at work as a psychiatric nurse.


Le jour fatidique, celui du second entretien. Le docteur murray lui laissait encore une fois cette responsabilité, probablement persuadé que tout cela ne servait à rien et qu'il perdait son temps à discuter avec des patients de toute façon trop fou pour comprendre ce qu'il faisait.
Le grand avantage c'est que pendant ces cinq jour il avait pu se renseigner sur l'installation. Notamment, il savait maintenant qu'il n'y avait pas de caméras ni de vitrage sans tient dans la salle d'entretien. Tant qu'ils ne faisaient pas trop de bruit, il était tout à fait incapable de savoir de quoi ils discutaient.

Alice rentra, poussée par l'infirmier toujours aussi violent, avec un air toujours aussi terrifiée. Assez vite, elle lui passa son dictaphone. Apparement, elle avait réussi à enregistrer ce qu'il fallait, car elle y rajouta quelques mots, à moitiés mangés par ses larmes. Ils avaient maintenant une demi-heure pour procéder.
Le visage grave, les lèvres fermés, Isaac ouvrit sa sacoche et posa sur la table son ordinateur portable. Il n'y avait pas la wi-fi ici, mais il avait son propre réseau 4G qui, heureusement, avait une bonne vitesse pour upload les documents. Brancheant son dictaphone, il put voir que la damoiselle avait fait diligement son travail. Cinq jours d'enregistrement découpés en de multiples bande d'approximativement 10 minutes. Son casque sur les oreilles, Isaac en écouta quelques unes au hasard.

..... C'était bien ce qu'il pensait. Soyons positifs, quelqu'un dans l'affaire n'allait pas être déçu. Un de ses potes de lycée bossait maintenant dans les médias et faisait son stage de master dans les locaux de RTE News. Pour le coup, si avec un scoop comme ça il décrochait pas un boulot... il allait lui devoir une bière, et même un peu plus. Le pauvre stage du pauvre Isaac allait voler en éclat alors que la carrière de cet enfoiré allait décollé... Ah, l'amitié.
Un bip sur skype pour le prévenir, un upload sur méga, et en dix minutes l'affaire était plié. Il avait pas toute les bandes, bien sûr, mais assez pour courir dans le bureau de son rédac chef et lui présenter le scoop. Restait vingt minutes.

Ils attendirent un moment. Isaac faisait signe à Alice de garder le silence et son calme. Mieux valait la jouer discrétement et éviter d'attirer leur attention. Il avait testé, normalement l'infirmier posté devant ne l'entendrait pas tant qu'il ne criraient pas. A partir de là, mieux valait se concentrer. Au bout de dix minutes d'attente, son portable sonna. Un sms de tom. Le gros lot, antenne nationale et sujet d'urgence d'ici 3 heures. Jackpot.
Restait dix minutes.

Isaac se leva. Il marcha vers la porte derrière lui, qui menait vers l'espace réservé au personnel.

"Je ne peux pas t'aider à t'échapper. Tu es une patiente de l'hôpital assez gracieux pour me donner un stage et m'embaucher, ça contrevient à toutes les règles de travail et je serais possiblement radié de la profession pour ça."


Il ouvrit la porte, et se tourna vers le mur du côté.

"De même je ne peux pas te dire que ma voiture est garée, ouverte, à l'entrée des aides soignants... Et que pour l'atteindre, tu prends à droite, à gauche au bout du couloir et qu'après la sorti est tout droit."


Continuant à regarder fixement le mur, il la sentit bouger derrière lui.

"Personne dans les couloirs. T'as des fringues sur la banquette arrière. Cours."


Il regarda sa montre. Il restait cinq minutes. Patiemment, il attendit, jusqu'à ce que trois minutes se soient écoulés. Elle devait avoir atteint sa voiture, et vu qu'il n'avait rien entendu elle n'était tombé sur personne. Il se mit à courir.
Sortant du batîment, il atteint sa voiture, ouvrit la portière conducteur et sauta dans le siège. D'un coup sec il tourna la clé et démarra en trombe, faisant chauffer le moteur de sa vieille toyota. Il jeta un coup d'oeil à sa montre. Pile à l'heure. Jetant un coup d'oeil à Alice, il lui indiqua négligement.

"Je t'emmène chez moi. Tu pourras crécher là quelques jours. On regardera la télé, ça devrait te plaire."

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Message par Alice S. Hargreaves le Lun 18 Juil - 16:45

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Isaac & Alice - 6 Décembre 2009
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Le visage d’Alice soudainement inquiet se décomposa face aux révélations d’Isaac alors qu’il lui proposait la clef pour sortir d’ici. Il allait l’aider à s’échapper, là où personne ne pourrait lui nuire et loin de son médecin psychiatre aussi fou qu’un lièvre de Mars. Alice se leva, hésitante, effrayée à l’idée de tenter ce qu’elle avait pourtant rêvé de faire. Tremblante, elle s’approcha de la porte et y glissa son minois pour regarder à l’extérieur en entendant les dernières directives d’Isaac. Courir, elle devait courir et c’est exactement ce qu’elle fit. Les médicaments ingérés la veille l’empêchaient toujours d’avoir pleine puissance de ses jambes restées quelque peu engourdies. Mais elle avait cette impression que sa vie en dépendait, alors elle ne resta pas à réfléchir sur sa condition physique et donna tout ce qu’elle avait pour sortir. Une fois dehors, elle continua sa course dans l’immense cour jusqu’à atteindre le portail séparant le parking de l’hôpital. Ce dernier n’étant jamais accessible aux patients et n’étant pas sous surveillance, elle eu juste à ouvrir le loquet, et la simplicité même de ce geste l’étonna, elle qui avait toujours vu des portes blindées mieux verrouillées sans doute que les portes de prison. Elle n’eut pas le temps de se faire à l’idée qu’elle venait de s’échapper de l’hôpital, le simple fait de voir des voitures la perturba un moment avant de trouver celle qui était à Isaac.

Alice entra par une des portières arrière pour se cacher sur la banquette arrière. Le silence qui était à était incroyable, elle redécouvrait l’odeur si particulière d’une voiture tandis que par la fenêtre elle voyait les arbres doucement bouger quand le vent s’engouffrait dans ses branches. Elle était libre, elle était dehors, elle aurait pu exploser de joie et pourtant elle était toujours dans cette constante angoisse. Elle avait ce sentiment de persécution constante, le docteur Murray s’était tellement introduit dans son esprit qu’elle le croyait omniscient et que ce n’était qu’une question de seconde avant qu’il ne vienne la chercher. Alice enfila les vêtements que Isaac avait laissé pour elle et resta prostrée dans la voiture, recroquevillée, les mains sur les oreilles en attendant un signe.
Alors Isaac revint, il démarra aussitôt et Alice resta cachée sur la banquette arrière. Il déclara qu’il allait l’emmener chez lui, sans doute le temps de dénoncer les pratiques qu’avait eu le docteur Murray sur elle. Alice resta muette tout le long du trajet, crispée, elle regrettait presque son geste tant la peur la prenait au ventre. Une fois arrivée, Alice ne trouva pas le courage de descendre de la voiture. Elle sursauta en entendant la portière conducteur se refermer.

« Je ne peux pas faire ça. Il va me retrouver. Il sait que je suis partie, il va venir me chercher. Il va me tuer. »

Ses yeux se remplirent d’humidité, elle tremblait tant la panique la prenait, suffocante et sombrant dans une crise d’angoisse incontrôlable.

« Il est pas loin j’en suis sure, il sait où je suis, il va venir et me punir »








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Message par Isaac Jameson le Lun 18 Juil - 23:35

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The Asylum

And I also felt that no one in an audience could abuse me worse than the sort of abuse I had had at work as a psychiatric nurse.



“Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer. J’ai prévenu des gens, tu va pouvoir sortir.”



Des paroles vraies, mais sans aucun impact sur l’état de sa patiente qui faisait, selon toute vraisemblance, une crise d’angoisse paranoïaque plutôt violente. Là, il lui aurait fallu des médocs pour la calmer… ou un bon coups sur la tête, et le pauvre Isaac ne pouvait réellement s’y résoudre. Surtout que s’il se faisait arrêter par les keufs, mieux valait une nana en crise d’angoisse qu’une nana assommée. Mieux valait passer pour un facilitateur de trip sous acide que pour un violeur assermenté.
Le problème principal qui se posait au pauvre Isaac en ce moment n’était d’ailleurs pas celui de sa passagère, même s’il était effectivement bien important. Non, le véritable problème était que le monde extérieur ne semblait pas vouloir se mettre au niveau de ses sensations intérieurs. Et soyons honnêtes, il est difficile de ne pas faire d’odieux excès de vitesses et de se concentrer pour ne pas griller de feux rouges ou de priorités à droites quand on a le coeur qui bat la chamade, les jauges d’adrénalines qui crèvent le plafond et la tête tellement fixée sur l’objectif qu’on est incapable de penser au reste.

Heureusement, ils ne mirent pas longtemps à arriver. Isaac n’habitait pas si loin que ça. Un petit appart avec une mezzanine pour le lit et une petite cuisine, rien de bien folichon mais suffisant pour pouvoir loger à deux un moment (sous réserve de déplier son canapée) et surtout armé d’une télé pour pouvoir suivre les événements. Le nouveau problème pour le jeune homme était que pour atteindre cet appartement, encore fallait-il que la demoiselle veuille bien faire un pas dehors. Il pouvait la convaincre, peut-être, mais il n’avait pas réellement le temps de chercher quoi dire… Essayant vaguement, il se lança dans une tirade sans mensonge mais également dépourvue d’inspiration.

“Là, il ne sait pas où tu es. Et quand il découvrir que tu es parti, tout ce qu’il saura c’est que tu t’es barré loin. Il sera arrêté avant même qu’il ait la moindre idée de là où tu es partie… mais en attendant faut te planquer.”


Il n’avait pas pris de calmant, et les seringues hypodermiques pour chevaux ne lui plaisait guère, ses options étaient donc limitées. Plongeant dans la voiture, il souleva tant bien que mal Alice, la prenant “en princesse” dans ses bras, espérant qu’elle ne se débattrais pas trop… ou du moins ne l’éborgnerait pas. Au moins la rue était-elle déserte, il avait pu se garer juste devant chez lui. Ouvrant la porte principale d’un coup d’épaule, il rentra dans le hall et grimpa vite l’escalier. S elle se débattait trop, il la jetterait en sac à patate. Au pire, les voisins parleraient, ça leur ferait une belle jambe. Il la laissa finalement tomber une fois rentré chez lui, la jetant sur la surface molle du canapé, soufflant un grand coups sous l’effort.


“Bienvenue chez moi. Prends tes aises. Faudra qu’on jette un coup d’oeil à la télé, je pense que les infos sur ton cher docteur vont commencer.”

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