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Unity is strength | with Freya

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christmas
are you my santa ? i've been good this year

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Race : Petit "spectre" (booh !) aussi dit sorcière de type Servarum (ce qui sonne un peu comme sérum vous trouvez pas ?)
Groupe sociétal ou indépendant : Ce n'est pas vraiment à l'ordre de ses préoccupations journalières
Date de Naissance : 17/08/2002
Âge actuel : 13 ans et toutes ses dents -ou presque, il lui manque les dents de sagesse pour le moins qu'on puisse dire-
Situation amoureuse : Entretient une relation particulière avec une peluche qui comble un manque flagrant d'affection, ne dites pas que vous n'avez jamais eu de doudou affublé d'un nom ridicule
Emploi dans le monde des humains : Ce serait de l'esclavagisme vous savez, je pourrais en référer aux autorités mais vous en feriez autant avec une fillette qui prend un malin plaisir à vous faire tourner en bourrique
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Message par Olive Cadigan le Mar 23 Fév - 23:46

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Unity is strength
L'école est un passage obligé pour tous les enfants. Qui a décidé que ce serait obligatoire ? Sans doute un adulte qui avait oublié à quel point ça pouvait être difficile, l'école. Sûrement un vieux crouton tout décrépi qui ne sortait plus de son bureau depuis longtemps et qui avait oublié ce que c'était, la vie. Olive ne détestait pas particulièrement l'école, bien au contraire. On y faisait des rencontres, on s'amusait, on apprenait des choses et avec sa curiosité, elle adorait ça. Pour elle, l'école était bien plus qu'un lieu où on restait bêtement assis à écouter un professeur faire sa leçon, c'était un lieu d'évasion qui changeait de l'orphelinat. Les têtes y étaient différentes, ce n'était pas les même enfants, les même adultes, elle se sentait presque normale jusqu'à ce qu'on lui envoie la vérité à la face, comme une insulte.
Elle savait bien qu'elle était orpheline, elle n'était pas stupide au point qu'on ait à le lui rappeler mais certains se croient plus intelligents que d'autres, malheureusement. Son expérience de l'école n'était pas toujours très positive mais tout le monde souffre de discrimination, alors pourquoi épargner les faibles ? Parfois, elle s'interrogeait, à savoir s'ils pensaient par eux-même ou si quelqu'un leur avait soufflé ces pensées. C'est que ça n'avait pas toujours été pareil, est-ce qu'on devenait plus méchant en grandissant ? Il est pourtant bien connu que les enfants savent se montrer cruels.

Depuis la rentrée, elle était dans une nouvelle école. C'était le début d'une toute nouvelle vie pour elle. Elle était passée de la classe des grands à la classe des petits mais elle n'était pas intimidée par ce retournement de situation, ce ne serait pas la dernière fois que ça arriverait de toute manière. L'école était moins grande que celle à laquelle elle avait été habituée mais il n'y avait presque que des nouvelles têtes. Presque. Il y avait bien une ou deux têtes qui lui semblaient familières mais elle n'avait jamais osé aller les voir pour savoir si elle les connaissait de l'orphelinat ou si ce n'était qu'une impression. Ce n'est pas le genre de choses qu'on évoque, ça peut être embarrassant.
Cette école, elle l'avait choisie avec David, son adoptant. Elle l'appelait toujours David, à défaut d'oser l'appeler papa. Ce n'était pas l'envie qui lui manquait mais plutôt le courage. Une part d'elle craignait d'être rejetée malgré le fait que tout se passe bien entre eux. Une petite part d'ombre qui lui soufflait que tout était trop beau pour être vrai, alors elle attendait simplement le bon moment pour eux deux, le moment où cette voix serait si faible qu'elle pourrait crier à la face du monde que David était son papa sans qu'on vienne l'embêter. Dans son cœur, c'était déjà le cas et il lui arrivait de rougir de plaisir en le répétant à voix basse sous sa couette la nuit, avant de s'endormir.
L'école qu'ils avaient choisi n'était pas très loin de là où elle vivait maintenant mais assez loin de l'endroit où elle avait grandit tout ce temps, ce qui faisait qu'il n'y avait actuellement aucun enfant de l'orphelinat. Si elle voulait, elle pouvait aller à l'école à pied, le plus souvent accompagnée de David. Il avait tendance à la couver un peu trop mais elle adorait ça, la plupart du temps. Parfois, il était trop occupé et il lui faisait assez confiance pour rentrer seule sans détour mais elle devait se montrer convaincante la plupart du temps. Elle n'osait franchement pas imaginer le jour où elle aurait un amoureux, ce serait un jour terrible. Heureusement qu'il était encore bien loin. Aujourd'hui, c'était un jour comme un autre mais un jour où il faisait particulièrement beau. Sa professeur de maths était malade et elle avait eu l'autorisation de rentrer plus tôt et une fois n'est pas coutume, il lui avait fallu convaincre David de rentrer à la maison toute seule. Elle n'aimait pas être dépendante de lui et elle aimait encore moins le déranger. Alors la règle avait été simple, monsieur nounours devait être de la partie. Olive l'adorait. Autant que Simili-canard. Il avait beaucoup d'importance à ses yeux mais de là à l'emmener à l'école… C'était cependant une petite fille obéissante et après lui avoir promis de faire très attention et de le garder près d'elle, elle avait glissé son nounours dans son sac.

Ce fut une grossière erreur. La méchanceté des enfants n'est plus une légende, elle est bien réelle et un petit aperçu du nounours tout moche qu'elle trimbalait avec elle déclencha une huée. Olive se moquait bien de ce que l'on pouvait penser d'elle. La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe, si vous voyez le genre et elle arrivait généralement à passer outre des moqueries qu'elle pouvait subir depuis sa plus tendre enfance. Mais aujourd'hui, ils étaient allés trop loin. Ce n'était rien de critiquer son ours en peluche mais c'était autre chose qu'un garçon faisant une tête de plus qu'elle, attrape l'animal et le brandisse loin au dessus de sa tête.
La petite fille gonfla les joues, l'enjoignant de le lui rendre en se retenant de lui assener un coup de pied dans le tibia. Elle criait, de sa voix stridente en agitant les bras pour essayer de l'atteindre, en vain, alors qu'il le lançait à son ami qui se tenait derrière elle. Comme un cochon entre les deux, elle fit quelque aller-retour avant d'abandonner, restant au milieu en fixant le vilain garnement, le pointant d'un doigt plein de menace.

« Rend moi mon nounours ! Ou tu vas voir ce que tu vas voir ! »

Ce n'était pas des menaces en l'air, elle était capable de lui montrer de quel bois elle se chauffait mais que dirait David si elle se battait à l'école ? Est-ce qu'il ne la renverrait pas à l'orphelinat ? Tiraillée, elle vit un visage familier arriver derrière le plus grand qui tenait la peluche dans son dos en se moquant d'elle. Avec un petit sourire, elle fit un petit signe à son amie Freya qui, elle le savait, serait capable de l'aider.
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Message par Freya Vincent le Mer 24 Fév - 18:11

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Freya était encore relativement nouvelle dans la ville de Dublin. Si l'on devait résumer à quel point elle était habituée à cette ville, on pourrait le résumer par un seul point : quand elle devait sortir seule, elle gardait encore un exemplaire du plan de ce coin d'Irlande à portée de main. Heureusement, elle venait toujours accompagnée à l'école, avec son frère qui lui conseillait toujours de ne pas faire de bêtise, ce à quoi la plus jeune répondait par un sourire qui ne trompait personne. Après des années enfermées avec des fous, tout pouvait être prétexte à se lâcher justement, en particulier dans cette jungle que formait une telle communauté d'enfants. La première fois que Freya était arrivée ici et avait constatée comme les gamins étaient infernaux, elle s'était même surprise à chercher les blouses blanches avec leur attirail de calmant. Ils n'étaient jamais venus... pourtant il y avait de quoi faire ici, en particulier avec les gros balourds qui se prenaient pour les rois des bac à sable. En tant que « nouvelle » bien entendu, la demoiselle se retrouvait mise à l'écart, comme si elle avait la peste, et ne s'en plaignait aucunement. Au contraire, quand on se retrouve dans son coin comme ça, on se retrouve avec plusieurs options : pouvoir dessiner en paix, étudier la faune locale et trouver leurs points faibles et surtout... n'être abordée – ou n'aborder par choix – que les personnes qui en valent réellement la peine, comme la 'petite' Olive par exemple, deux ans plus jeune que Freya, mais qui dépassait haut la main quelques babouins qui fréquentaient la même institution qu'eux au lieu de se trouver derrière les grilles d'un zoo.

Bref... aujourd'hui, Freya devait commencer la journée avec un passionnant cours d'histoire – il faut ici noter toute l'ironie dans le ton employé – qui allait sans doute se terminer par quelques gribouillis sur le coin d'une feuille, quand son calme se trouvait dérangé par une voix aigue qu'elle connaissait bien, et qui n'était apparemment pas ravie. La tête relevée, la rousse reconnaissait sans peine Olive, qui venait apparemment de se faire voler son ours en peluche par des types aussi grands que bêtes, et qui riaient comme des espèces de gorets trop heureux de retrouver leur flaque de boue préférée. Laissant ses affaires de dessins sur la marche qu'elle occupait sagement jusque-là, Freya s'était donc levée pendant que Gogolito 1 et 2 faisaient mumuse, adressant un petit signe à Olive pour lui signifier qu'elle allait trouver un moyen de récupérer l'animal en peluche. Peut-être dans le sac de Débiloïde, qui tenait le doudou en question? De toute manière, ils étaient tous tellement occupés à se pavaner pour avoir pris le jouet d'une autre élève qu'ils ne la virent même pas farfouiller dans le sac à dos, jusqu'à afficher un sourire triomphant en trouvant un sachet contenant un sandwich aux bords bien coupés, en forme de... lapin ? Sérieusement ? Et il se permettait de jouer les durs ? Oh... ohohoh... et avec pile ce qu'il lui fallait pour que le type lui rende sagement le nounours. Pour sa peine, Freya croquait dans le petit en-cas sans en éprouver la moindre gêne, avant de se poster aux côtés de son amie, tout sourire, tandis que Débiloïde perdait quelques couleurs en voyant ce qu'elle tenait, et surtout le petit mot qu'elle tenait à la main.

« C'est pas joli-joli de s'attaquer aux plus petits que soi... » déclarait Freya, comme une évidence. « Bon, je suis de bonne humeur... alors je compte jusqu'à trois pour reprendre la peluche, autrement... »
« Sinon quoi ? » crachait celui qui avait pris l'objet en premier.

Loin de vouloir répondre, Freya levait son pouce. Un. Rien. L'index. Deux. Toujours rien, apparemment, la fierté pouvait vraiment pousser la crétinerie à son paroxysme, même jusqu'à être ridicule sous peu devant toute l'école. Majeur. Trois. Bon... elle n'avait pas réellement le choix, de toute manière, pour être honnête, elle l'aurait fait quand même, même en récupérant l'ourson. La gorge soigneusement raclée pour trouver sa meilleure voix, Freya tendait la feuille qu'elle tenait devant elle, comme sur le point de déclamer un texte de tragédie Grecque.

« Gregory, je t'ai préparé ta collation comme tu les aimes, en forme de ton monsieur Lapinou. Passe une bonne journée mon lapin en guimauve. Ta maman qui t'aime. » wow... il venait de devenir blanc comme un drap fraîchement lavé... il était tellement mortifié d'ailleurs que le nounours en tombait de ses mains, laissant la possibilité à l'adolescente de le ramasser, et esquisser un sourire en embrassant la joue de l'autre élève, non sans ponctuer le geste d'une petite pique : « Merci mon petit lapinou en guimauve. » avant qu'elle ne retourne vers Olive, à qui elle rendait l'objet en souriant chaleureusement cette fois : « Tiens... je crois qu'il a eu son compte d'horreur pour la journée, il va bien se cacher dans ton sac maintenant. »
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Message par Olive Cadigan le Jeu 25 Fév - 15:55

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Unity is strength
Âgée de deux ans de plus qu'elle, Freya aurait pu être la sœur d'Olive. Dès leur rencontre, elle avait senti qu'elle s'entendrait bien et Olive avait le feeling pour ce genre de choses. Cela n'avait rien à voir avec ce qu'elle avait vu en elle, ou plutôt autour d'elle, c'était simplement un sentiment qui l'avait empli quand elles s'étaient adressé la parole, son instinct. Olive avait un don. Pas seulement un don magique pour voir au-delà du voile, comme David le lui avait expliqué mais un don inné pour tout ce qui touchait aux gens. Son petit don de « voyance » était tout autre chose.
Ce fut une dure révélation mais elle en avait été soulagée, ne savait-elle pas au fond d'elle, qu'elle n'était pas folle comme on avait pu le prétendre à son encontre ? Malgré tout ce qu'elle se répétait, il y avait toujours eu une part d'elle qui doutait de sa santé mentale, une part qui croyait plus les adultes en qui elle avait confiance, une part qui ne pouvait que croire qu'elle était folle, au final. On avait dit qu'elle avait des hallucinations. On l'avait traité de menteuse. On avait dit qu'elle possédait trop d'imagination. Mais personne n'avait cherché à comprendre qui elle était, ni n'avait cherché à ménager ses sentiments. On pensait à son bien mais pas à ce qu'elle ressentait au fond. Elle avait peur, elle se sentait seule, elle était perdue et elle ne comprenait pas. Malgré tout cela, elle faisait preuve d'une force incommensurable pour continuer à avancer et sourire, sans céder à la folie qui l'habitait.
Et la folie, Freya connaissait ça bien. La première fois qu'elle l'avait vu, elle avait bien remarqué qu'elle était différente. Pas différente dans le genre de lunatique, plus dans le sens de différemment David. Mais en même temps, ce n'était absolument pas la même chose. Elle ne comprenait pas tout, c'était assez compliqué, mais elle avait vite compris que Freya faisait parti de ces gens là, comme elle, comme Alice, comme son papa. Elle qui jusque là, avait vécu bien seule dans son orphelinat, elle s'était soudainement retrouvée entourée de personnes dans la même situation qu'elle, des personnes proches d'elle, des personnes comme elle. C'était différent, c'était étrange et à la fois surprenant mais pas désagréable. Jamais Olive n'avait rêvé que sa vie prenne un tour comme celui-là mais en même temps, elle n'aurait jamais pu rêver mieux. Une part d'elle avait espéré que David avait les réponses à ses questions quand elle avait vu du coin de l’œil, ce qui était en fait sa possession, elle n'avait jamais été plus heureuse que depuis qu'elle vivait avec lui, totalement épanouie.
Mais, car il y a toujours un mais, tout nouveau monde recèle des parts d'ombre et celui qu'elle avait alors découvert ne faisait pas exception. Le monde est dangereux, il l'a toujours été mais tout en cherchant à la préserver, Olive savait bien que David lui cachait des choses. C'était un peu un papa poule et elle se demandait s'il aurait été pareil s'ils avaient été normaux, elle se demandait aussi s'il s'était douté qu'elle était comme elle était et si c'est pour ça, qu'il l'avait choisi. C'était une question un peu délicate, un peu comme savoir qui de l’œuf ou de la poule est arrivé le premier, il s'agissait de savoir qui avait adopté qui et dans quel but. Heureusement, l'affection qu'elle éprouvait pour lui valait bien tous les doutes du monde. Il avait changé sa vie.
Sans lui, elle n'aurait jamais rencontré Freya et jamais, elle ne se serait sentie aussi entourée. C'était sa première meilleure amie de son âge. Alice était bien son amie, mais elle aurait pu être sa maman alors ce n'était pas tout à fait pareil et Olive s'était fait de nombreux amis au fil des années mais elle ne s'était jamais sentie aussi proche qu'elle l'était de Freya. Elles ne possédaient pas vraiment le même caractère, la plus jeune étant plus extravertie, plus ouverte que son amie, mais parfois les contraires s'attirent et dans leur cas, quelque chose de bien plus fort les unissait, une compréhension mutuelle. Elles vivaient la même chose, les même tourments et une personne qui n'aurait pas vécu cela comme ça, n'aurait jamais pu comprendre ce qu'elle ressentait vraiment, ce qui se cachait derrière ses sourires francs. Freya, elle, si. Et si Alice l'avait sauvée durant sa fugue, lui avait permis de retrouver le droit chemin dans une vie où elle avait perdu espoir, Freya lui avait donné un nouveau souffle.

Et c'est Freya la sauveuse qu'elle vit arriver, alors qu'elle s'époumonait pour essayer de récupérer l'ours en peluche que lui avait offert David, un ours qu'il tenait à ce qu'elle ait avec elle quand il ne pouvait être près d'elle pour la protéger. Au début, cela lui avait paru étrange et elle avait presque levé les yeux au ciel. Emmener un ours en peluche avec elle, ça allait lui créer des histoires et elle ne s'était pas trompée. Mais David comptait beaucoup à ses yeux et elle ne voulait pas le décevoir. Puis d'une certaine façon, cet ours tout moche était adorable et elle l'aimait beaucoup en ce qu'il lui rappelait un peu David. Tous les deux avaient beaucoup vécu, assez souffert mais possédaient un plus grâce à ça. Elle n'aimait pas voir Monsieur Nounours entre les mains sales des deux garçons, le risque qu'il prenait à tomber par terre chaque fois qu'on le lançait. Elle avait les yeux qui piquaient douloureusement mais elle se refusait de pleurer. Elle n'avait pas pleuré depuis longtemps alors ce n'était pas pour aujourd'hui. Heureusement, son amie vint à sa rescousse, lui signifiant qu'elle allait le lui récupérer, son ours. Alors Olive se sentait certes comme un bébé qui pleurniche pour récupérer sa peluche sans rien faire pour le faire elle-même, mais elle se sentait freinée par des sentiments contradictoires.
Toujours comme le cochon au milieu, elle détourna son attention de son nounours pour observer Freya qui fouillait dans le sac du plus grand des deux sans qu'il ne la voit faire. Elle en ressortit un en-cas et une feuille, qu'elle lut rapidement, un sourire s'étirant sur son visage. Cela ne lui disait rien qui vaille et Olive avait presque pitié de ce qui risquait d'arriver à Gregory mais après ce qu'il lui avait fait, il le méritait bien. Son amie arriva à sa hauteur, menaçant à son tour le grand bêta qui n'en menait pas large. Il faisait le gros dur mais visiblement, c'était pour cacher son petit côté fillette qu'il incarnait à la maison. Olive aurait presque été jalouse d'un petit mot écrit avec tant d'amour, surtout quelques mois plus tôt. Mais là, elle se retenait surtout de rire, ce qui aurait pu aggraver son cas. Elle attrapa l'ours en peluche que lui tendait Freya, l'époussetant après qu'il ait rencontré le sol et sauta au cou de son amie pour lui faire un câlin.

« Merci. J'avais peur qu'il soit abîmé. »

Elle avait un peu honte quand même, de s'être fait aider pour si peu mais après avoir serré l'ours très fort contre elle en pensant à David, elle le rangea bien vite dans son sac à dos et le garda contre elle. Elle espérait qu'ils ne serraient pas assez stupide pour revenir vers elle et la forcer à se montrer méchante avec eux, plus de l'appréhension qu'une réelle peur à leur égard mais elle savait combien ils pouvaient se montrer méchant.
Regardant son amie, elle lui sourit franchement en se portant à sa hauteur, marchant vers les marches où elle était assise plus tôt.

« Tu dessines encore ? »
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Message par Freya Vincent le Dim 29 Mai - 13:58

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Freya esquissait une sourire victorieux face à la déconvenue éclatante de leur imbécile de camarade ; Mais ce plaisir sadique se muait en franche camaraderie en enlaçant la petite Olive. N’ayant pas de petite sœur – juste un idiot de jumeau qui la couvait trop – l’anglaise se sentait utile et surtout, éprouvait un réel bien être à venir en aide à cette amie, la première et la seule à réellement la comprendre. Bien entendu, sa nouvelle famille la comprenait aussi, mais ce n’était pas pareil. Souvent, elle pensait que ses bienfaiteurs l’aidaient par pitié, alors que concernant Olive, c’était un réel sentiment de confiance, quelque chose que l’on ne jouait pas dans la gigantesque pièce de théâtre qu’était le monde.

« S’ils l’avaient âbimés, ils aurait été forcé de le recoudre eux-même, et de recommencer jusqu’à ce que ce soit parfait. » affirmait la plus âgée des deux, ne plaisantant qu’à moité dans son affirmation. Disons qu’une Freya énervée, c’est légèrement entêté… demandez aux personnes ayant le bonheur de vivre en sa compagnie… ou aux esprits qu’elles voyaient, et qui n’étaient parfois pas étrangers au fait qu’elle apprenne quelque chose qu’elle n’était pas supposé savoir. Oui bon… user ainsi de sa particularité était mal… mais bon… autant lui trouver un avantage autre que celui de passer pour une folle.

Enfin, autant laisser les imbéciles patauger dans leur mélasse, et au lieu de s’y intéresser plus encore, les deux enfants se rendaient aux marches où se trouvait la rousse quelques instants plus tôt, avant de se prendre pour une mini-justicière des cours de récréation, et d’esquisser un sourire franc en entendant l’interrogation de sa cadette. Elle le connaissait très bien, ou juste observatrice vu que ses affaires traînaient encore, intouchée depuis son départ précipité.

« J’avoue que c’est ce que je fais le plus. Est-ce tu veux jeter un œil ? Je penses que ça peut te plaire, si tu aimes Alice au pays des Merveilles. »

Après tout, il y avait les contours de l’héroïne du texte, et ceux d’un certain chat, qui brillait par sa folie. Comme toujours, les détails viendraient plus tard, car c’est généralement à ce stade que le projet passait de ‘correct’ à ‘catastrophe’.

« Je te le donnerais si tu veux. Enfin… s’il n’est pas trop laid bien entendu. » autrement, elle allait – encore – brûler un dessin supplémentaire. « Au fait, dis-moi c’est nouveau cette idée d’emmener un ours à l’école ? C’est mignon. Mais c’est pas très discret ici… enfin, je m’en moque moi, mais si ça t’attire des ennuis, je vais demander à ton papa de me payer comme garde du corps hein. »

Bien entendu, ce n’était qu’une plaisanterie qu’elle accompagnait d’un décoiffage en règle de son amie, s’autorisant un rire franc à l’idée qu’elle venait de se mettre en tête.
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Message par Olive Cadigan le Dim 5 Juin - 20:19

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Freya avait le don pour régler les conflits et Olive l'enviait un peu mais elle ne voulait pas finir avec un zéro de conduite. Si elle était particulièrement sociable et se faisait facilement des amis, elle se faisait tout aussi facilement des ennemis et elle espérait que cette déconvenue ne lui tomberait pas dessus. Ce n'était pas qu'elle craignait un quelconque retour de bâton puisqu'elle savait qu'elle pouvait compter sur son amie en cas de problème mais elle n'avait pas confiance en elle-même. En arrivant dans cette école, elle s'était promis d'être une petite fille modèle pour que son papa soit fier d'elle.
David était très important à ses yeux et l'image qu'elle renvoyait comptait beaucoup. Ses faits et gestes l'impliquaient forcément et elle ne souhaitait en aucun cas être un fardeau pour l'homme. Il n'y était pour rien, la fillette s'était monté la tête toute seule mais c'était principalement à cause des histoires qui traînaient sur ça à l'Institut où elle avait grandi. Des enfants avaient été ramené pour moins que ça et elle avait elle-même été ramenée après une déconvenue avec un enfant de sa famille d'accueil qui avait manqué de lui coûter la vie. Aujourd'hui, elle faisait tout pour que tout soit parfait, même si cela lui coûtait un peu d'une certaine façon.

Suivant son aînée jusqu'aux marches où ses affaires éparpillées avaient été laissées à l'abandon, elle trottinait derrière elle comme un petit chiot. Freya était sa meilleure amie en ces lieux, un passage qui lui avait fait le plus grand bien moralement. Même si elle avait toujours été entourée d'enfants de tout âge, un grand vide avait demeuré en elle jusqu'à quelques mois auparavant alors que sa vie prenait un tour nouveau. Une nouvelle famille, une nouvelle école, une nouvelle amie, les étapes étaient venues progressivement mais cela restait beaucoup pour elle en si peu de temps. Et pourtant, elle se sentait nettement mieux maintenant qu'elle avait une amie à qui parler, une amie qui pouvait comprendre ce qu'elle ressentait au jour le jour en tant que personne différente. Elle ne savait pas trop quoi penser d'elle-même, à savoir si elle était un monstre ou si elle était simplement différente, dans le bon sens du terme mais avoir une camarade l'empêchait de se considérer comme un monstre de foire. Elle n'avait pas parlé à Freya de tout ce qu'elle voyait, elle lui avait bien dit que son aura était singulière ou encore que David avait parfois quatre yeux mais elle n'aimait pas s'étendre sur ses proches, c'était comme les trahir. Cependant, elle ne se gênait pas de mentionner quelques phénomènes étranges dans la cour de récré. Même si Freya ne voyait pas ce qu'elle voyait, elle se sentait soulagée de ne pas passer pour une folle à ses côtés. Folles, elles l'étaient toutes deux et c'était bien plus amusant de pouvoir le partager. Pourtant, sans ce point commun, elles ne se seraient peut-être jamais parlées, qui sait.
Les deux fillettes étaient particulièrement différentes mais elles s'entendaient comme larron en foire. Ce qu'Olive aimait le plus à son sujet, c'était son esprit créatif. Elle adorait la regarder dessiner et elle aurait adoré dessiner aussi bien mais la plupart du temps, ses propres dessins se limitaient à quelques gribouillis dans un coin de son cahier, qu'elle effaçait aussi vite qu'elle l'avait dessiné. Elle n'aimait pas ce qu'ils donnaient, représentant souvent ce qu'elle avait sous les yeux.
Se posant sur les marches à côté d'elle pour regarder ce qu'elle était en train de dessiner, elle hocha rapidement la tête pour agréer à sa première question. Elle adorait Alice au Pays des Merveilles, ce monde complètement fou, elle pensait toujours à son amie Alice quand sans trop savoir pourquoi. Sans doute parce qu'elles étaient toutes les deux blondes et délicates. Elle préférait cependant son Alice. Peut-être qu'un jour, elle deviendrait sa maman.

« Oui ! J'adore Alice au Pays des Merveilles. Vivement le deuxième film ! Je vais demander à Alice de venir le voir avec moi, tu pourras venir toi aussi ! »

Chassant sa dernière idée en rougissant, elle tenta de se recoiffer tant bien que mal, espérant que Freya n'avait pas pris ces couleurs pour de l'embarras vis à vis de son nounours. Elle soupira bruyamment en secouant la tête.

« C'est David qui tenait à ce que je l'emmène avec moi, parce que je rentre toute seule ce soir. C'est parce que Monsieur Nounours garde un œil sur moi ! Enfin d'après lui. Sinon je l'aurais pas emmené, tu penses bien. »

Levant les yeux au ciel, elle la regarda comme si elle avait perdu la tête à son tour. Elle n'était pas bête au point d'offrir des munitions à ses bourreaux mais elle préférait largement être la risée de l'école que de décevoir son papa.

« Tu veux venir avec moi après l'école ? Y'a des tartines beurre chocolat pour le goûter ! »

Ce n'était pas encore l'heure de manger qu'elle avait déjà faim à cette perspective.
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Message par Freya Vincent le Jeu 9 Juin - 15:56

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Freya se trouvait soulagée en entendant que son amie aimait bien aussi cet univers totalement décalé. Peut-être était-ce à cause de leur nature pas aussi ordinaire, mais elles aimaient toute deux les choses en décalage, là où certains restaient plus que cartésiens, surtout envers ce qui sortait un temps soit peu de l’ordinaire. Eux, l’extraordinaire leur paraissait normal, ce n’était pas étrange de voir des esprits, de voir les incarnations d’autres personnes… de pouvoir croiser quelqu’un maîtrisant un élément… peut-être même qu’un lapin blanc avec un gilet ne les choquerait pas… enfin, si quand même, mais la pensée loufoque de Freya se coupait en entendant son amie l’inviter à venir au cinéma avec elle.



« Au cinéma ? Vraiment ? Je suis jamais allé au cinéma, j’ai seulement regardé des DVDs chez ma famille. »


En fait, elle imaginait les cinémas comme de grands palais avec des fauteuils confortables, où les images se mettaient à défiler en les englobant dans un nouveau monde, qui est coupait totalement des voisins. D’ailleurs, il faudrait qu’elle regarde aussi le premier film, elle n’avait vu que du Disney pour l’instant…. Et avait entendu beaucoup de bien du premier opus d’un certain Burton.


Ainsi donc, David était l’instigateur de cette demande d’emporter un nounours à l’école ? Ça ne l’étonnait qu’à moitié en réalité. David, c’était le papa ours que tout le monde rêvait d’avoir, et en plus, il était gentil avec tout le monde, tant qu’on ne faisait pas de grosses bêtises en tout cas.


« Tu aurais dû lui dire que dans ce cas, je pouvais faire la route avec toi. Ça m’embête pas moi, de t’accompagner… surtout que mon frère n’arrête pas de m’embêter quand je rentre. Il est gentil, mais il peut être tellement bête quand il s’y met... » soufflait Freya, clairement amusée en disant cela. Elle était très proche de son aîné en réalité, mais adorait le taquiner, ce qu’il lui rendait bien, et sans le moindre remords. « Oh le goûter oui ! T’as pas besoin de me le dire deux fois, tu sais que j’adore manger en plus ! »


En admettant cela, Freya rougissait en se disant que oui, elle était tout de même une sacrée goulue dès qu’il était question de nourriture. Peut-être pour rattraper tout ce temps chez les fous, à manger des trucs absolument immondes… ?
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