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What is the price am I supposed to pay ?

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Indépendant
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The Caterpillar and Alice looked at each other for some time in silence: at least the Caterpillar took the hookah out of its mouth, and adressed her in a languid, sleepy voice.
'who are you?' said the Caterpillar.-byendlesslove
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Date d'inscription : 25/03/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : Humaine, possédée par Charles Dodgson a.k.a Lewis Carroll
Date de Naissance : 12/07/1985
Âge actuel : 30 ans
Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Chef comptable dans une université
Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Mer 3 Fév - 12:26

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Oh boy, have you seen my head? I've lost my mind so I forget. Have you seen my heart? It's beating so loud, I'm falling apart. Have you seen my hands? I can't hold on, I don't understand why. Dear boy, have you seen my soul? It's under the ground, I'm out of control. Tell me when I can breathe again, I will arise.
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Les lumières défilent, une à une, artificielles et hypnotisantes. L’intérieur d’une voiture a toujours eu quelque chose de reposant. Que ce soit par le doux grondement du moteur, les senteurs de pins frais ou le confort du siège arrière. Alice ne bougeait pas, le regard prostré sur l’extérieur à suivre ces lumières qui filaient, la tête appuyée sur le haut du siège afin de mieux les contempler. Elle s’était enfermée dans un silence. L’aube n’allait pas tarder à pointer le bout de son nez, Alice avait été réveillée tôt afin d’éviter le maximum de personnes à l’extérieur. Les mains menottées sur ses jambes encore tremblantes, elle n’avait pas réussi à fermer l’œil de la nuit. Epuisée, Alice ignorait le regard d’Aodh sur elle depuis le rétroviseur, elle comprenait tout à fait la nécessité d’être surveillée et le vivait bien mieux que la veille. Il lui avait parlé d’une personne qu’elle allait rencontrer et qui serait en mesure de l’aider. Mais la jeune femme ne se voilait pas la face, cette scène ressemblait étrangement à celle qui avait eue lieue avant qu’on ne l’emmène dans un hôpital psychiatrique.

Tu as besoin d’aide Alice, nous allons t’aider, quelqu’un va t’aider. Elle s’attendait à voir une personne en blouse blanche, mais espérait ne pas être le cobaye de tortures et autres drogues cette fois-ci. La jeune femme ferma les yeux, s’imaginant passer de l’autre côté du miroir pour ne plus jamais revenir dans ce monde qui ne voulait décidément pas d’elle. Qu’avait elle fait de mal pour être forcée à partager son corps avec une âme malsaine alors que tout ce qu’elle voulait c’était vivre comme tout le monde ? Alice se senti basculer dans un sommeil fragile et léger. Elle percevait encore le son de la radio, le bruit du vent sur la carrosserie mais ne se sentait pus la force d’y être complètement attentive.

Au bout d’une dizaine de minutes, le mouvement de la voiture cessa, Alice rouvrit les yeux et vit Aodh sortir de la voiture pour aller lui ouvrir. Il lui retira les menottes et en sortant à l’air libre, elle chercha du regard l’hôpital mais ne le trouva pas. Il s’agissait d’un quartier qu’elle ne connaissait pas malgré la lumière du soleil naissant éclairant les ruelles. Cependant celui-ci n’avait rien de plus habituel. La jeune femme déglutit, presque rassurée de voir qu’elle ne finirait pas isolée une nouvelle fois. Elle fut d’autant plus surprise de voir qu’ils se dirigeaient vers un café tout juste ouvert et où il n’y avait personne. Alice réajusta machinalement sa veste et interrogea Aodh du regard avant qu’ils ne soient dirigés vers une table isolée. Visiblement quelqu’un les attendait déjà, et c’était sans doute cette fameuse personne qui pouvait l’aider.

La jeune femme ne vit pas son visage alors qu’elle prenait place car celui-ci était caché derrière le journal qu’il lisait. Elle fut au moins rassurée de voir qu’il n’y avait pas de gros titre concernant un meurtre commis la veille au soir par une possédée incapable de se contrôler. Alice porta un nouveau regard à Aodh alors qu’elle était gênée par la situation et se demandait ce qu’il allait se passer désormais. Puis le contact d’Aodh baissa le journal afin de les saluer.

Alice se sentit soudainement étranglée en découvrant qu’il s’agissait de David. Les yeux ronds, elle plaqua sa main devant sa bouche avant d’enfermer complètement son visage entre ses mains pour les épargner de ce spectacle. Son cœur explosait, elle avait mal, terriblement mal de le voir ici et retenait tant bien que mal ses sanglots en déglutissant. C’était pire que de se retrouver dans un hopital psychiatrique que de devoir décevoir quelqu’un qui tenait à ses yeux. Elle n’osait pas imaginer ce qu’il devait penser d’elle à cet instant, elle avait honte. Lewis avait tout détruit de sa vie fragilement recousue en l’espace de quelques heures et maintenant il lui arrachait David et Olive par la même occasion. David ne la laisserait certainement plus la voir d’ailleurs, puisqu’elle était jugée dangereuse à cause de crimes qu’elle n’avait pas commis. Jamais elle n’avait craqué comme cela, elle qui était toujours restée de glace et de marbre dévoilait de ces facettes de sa personnalité qu’elle n’aurait jamais voulu laisser paraître. Alice demeura prostrée quelques instants, luttant contre la profonde tristesse ressentie. Aodh devait d’abord sans doute relater les faits la concernant, le temps qu’ils discutent entre eux, elle ne voulait pas subir le regard déçu de David.



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Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
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Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Mer 3 Fév - 16:41

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Alice, David & Aodh
“L’adaptabilité s'acquiert par l'expérience du changement.” ▬ Daniel Jouve

Après avoir appelé un médecin qui était venu examiné Alice et la soigner de son mieux, dans le cadre d'une cellule de commissariat, quelques heures s'étaient écoulées avant qu'Aodh n'embarque la jeune femme. Il l'avait menottée, jambes y compris, par simple sécurité ; il n'avait aucune envie que l'esprit la possédant prenne le dessus alors qu'il conduisait. Ou même après. Le caractère de nature imperturbable du lieutenant, bloqué aux émotions les plus intenses, lui était fortement utile en ce moment-même. A quiconque d'autre aurait semblé criminel d’entraver ainsi une si frêle demoiselle, à l'air si innocent quand on la regardait, le regard fragile, prêt à se briser au moindre instant semblait-il. Seul Aodh savait ce qu'elle était vraiment, ou, plutôt, ce qu'elle recelait en elle et qui était terriblement dangereux. Il avait d'ailleurs choisi une heure où même les plus coriaces des policiers s'étaient assoupis dans leurs bureaux pour l'emmener à l'arrière de sa voiture de fonction, tout cela dans le plus grand secret. Ainsi, personne ne put être témoin de sa décision et tenter de la réfuter, le mettant dans l'embarras ; il aurait tout son temps pour trouver une bonne raison expliquant son absence le lendemain, quand il reviendrait à son poste. D'ici là, il lui était urgent de répondre à l'appel de son supérieur dans la Garde, David lui-même.

Durant le trajet, malgré les solides chaînes et bracelets bloquant les mouvements de la jeune femme, Aodh ne pouvait se retenir de jeter régulièrement un regard suspicieux dans le rétroviseur, plantant tel un dard ses yeux dans les siens. Il avait la mine revêche des mauvais jours, la bouche plissée, les yeux brillants d'une étincelle obscure. D'affreuses cernes meurtrissaient ses yeux, trahissant la nuit mouvementée qu'il venait de traverser ; cela dit, il gardait toujours cette énergie fragile qui suintait de chacune de ses pores, et sa conduite fut précise, rapide, sans aucun accroc malgré sa fatigue. L'aurore pointait son nez, diluant ses couleurs d'or rose dans le bleu profond du ciel, gommant les étoiles et la lune, lorsqu'il se gara dans un quartier résidentiel de la ville. Il coupa le contact, sortit, serra son col autour de son coup pour se protéger du vent du nord avant de venir ouvrir à Alice. A ce moment-là seulement, il se permit de la délivrer de ses liens de fer, sans pour autant s'abstenir de lui lâcher une dernière œillade mi-inquiète mi-menaçante. Le flic intima alors à la fille de le suivre sans discuter et ils pénétrèrent rapidement dans la salle chauffée et enfumée d'un simple pub, au coin de la rue.

Sans hésiter, Aodh se dirigea vers une table du fond, avec seulement trois chaises dont l'une était déjà occupée par David. Ce dernier avait encore le visage dissimulé derrière un journal lorsqu'Aodh se manifesta tout en retirant sa veste pour la placer sur le dossier d'une chaise. Enfin, son supérieur se découvrit et le lycan le salua poliment, avant de s'asseoir, forçant dans un même mouvement Alice à en faire de même. Il vit ensuite les traits effarés de celle-ci, comme prise sous le choc, les yeux rivés sur le deuxième homme ; Aodh, ignorant qu'un quelconque lien puisse les unir, s'emballa :

- Qu'as-tu à le regarder comme ça ? siffla-t-il entre ses dents. Tu es en présence d'un Archange, montre un peu de respect !

Conscient que la fatigue qui le tenaillait le rendait fortement irritable, il calma le grondement sourd qui montait de sa gorge et se laissa aller vers l'arrière, le dos affalé contre la chaise, se frottant le visage de ses mains refroidies par la température extérieure. Un faible soupir s'extirpa d'entre ses lèvres. La serveuse arriva à ce moment-là, et Aodh lui demanda un café noir, avec sucre, ignorant sa mine abasourdie face à son ton autoritaire, à la limite de la discourtoisie.



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Race : Possession fusionnelle du célèbre Arthur Pendragon, Seigneur de Camelot et Roi de Bretagne, du moins, à l'aube de son existence.
Date de Naissance : 03/09/1982
Âge actuel : 33 ans, comme le Christ.
Situation amoureuse : Célibataire endurci depuis quelques années, à croire que l'amour courtois ne soit plus réellement d'actualité et l'empêche de concrétiser quoique ce soit. A moins que cela soit lié à une certaine timidité avec la gente féminine pouvant l'intéresser.
Emploi dans le monde des humains : Professeur d'Histoire spécialisé dans l'Antiquité et le Moyen-Âge.
Informations : Il est britannique ↂ Il a été élevé par son grand-père ↂ Il aime lire, il a d'ailleurs une énorme bibliothèque.ↂ Il aime la musique classique et l'opéra ↂ Il ne boit pas d'alcool ↂ Il fait partie de la Garde ↂ Il déteste l'Injustice ↂ

Message par David Gustavson le Lun 23 Mai - 15:53

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Le ciel s’était paré de couleurs dans les tons parme, une aube violette dans laquelle la silhouette de l’enseignant d’Histoire s’était découpée alors qu’il entrait, premier client, dans le salon de thé au bout de l’artère principale d’Irishtown. Il avait discuté quelques temps avec la gérante de l’établissement, avant même que la première serveuse n’arrive pur effectuer sa journée. Tout le monde ici appelait la gérante « Old May », elle était de ces irlandaises de souches qui tenaient encore avec fierté leur boutique. Elle avait de plus la faculté d’attirer la sympathie par ses attentions et ses conseils, tout comme ses prédictions, toujours avisés et justes. David soupçonnait là un quelconque lien avec le Voile et derrière les lunettes en demi-lune de May, il était certain de percevoir un éclat particulier, presque, surnaturel.

Il était donc tôt encore ce matin-là lorsqu’il avait donné rendez-vous à son indicateur, ami de la garde qui œuvrait au sein de la police dans le salon de thé de l’Old May. Ce dernier l’avait contacté, il avait besoin de son aide sur une affaire où un surnaturel possédé avait vu l’âme dont il était l’hôte prendre le contrôle. Cela avait semble-t-il causé des désagréments importants. L’affaire avait néanmoins été étouffée auprès de la presse et passerait bien vite aux archives dans un coin sombre et poussiéreux, preuve en était que dans le journal qu’il tenait en main, il n’était question d’aucun faits-divers sordides à ce propos.

La porte s’ouvrit en faisant tinter la breloque qui servait de sonnette et Aodh, suivit par la jeune personne qui justifiait son entrevue avec l’Archange, vint prendre place à la table où les attendait David. Le bruissement des vêtements et le craquement de la chaise fit se baisser le journal que tenait l’enseignant. Le Lycan le salua et David en fit de même tandis qu’il repliait son journal doucement. Un examen rapide de l’officier lui permit de percevoir rapidement l’état de fatigue dans lequel se trouvait son confrère de la Garde. Quelques jours de congés ne seraient pas de refus pour Aodh qui arborait une mine éreintée, des cernes immenses ourlaient ses yeux et dans ces derniers brûlaient une lueur bien sombre. Au moins avait-il encore assez d’énergie et de force pour se contenir
Quelle ne fût cependant pas sa stupeur lorsqu’il remarqua que la demoiselle aux côtés d’Aodh et qui nécessitait son aide n’était autre qu’Alice. Sa Alice, enfin du moins celle d’Olive, si elle avait dû appartenir à quelqu’un de manière infantile. Elle était d’ailleurs tout autant troublée de le voir ici et Aodh ne tarda pas à la rabrouer, le sortant également de sa contemplation muette, en s’exclamant qu’elle ne pouvait le regarder ainsi, puisqu’il était un Archange. Il n’était pas certain qu’elle ait pu y lire quoique ce soit sur son visage lors de ce bref instant où leurs regards s’étaient accrochés, ses iris bleues semblaient insondables, et la jeune femme se déroba à lui en baissant la tête lorsqu’Aodh lui fit remarquer qu’elle n’avait pas à demeurer abasourdie devant un Archange. Le lycan se calma bien vite en s’affalant un peu plus sur le dossier de sa chaise.

La serveuse arrivant, Aodh lui aboya sa commande, ce qui laissa la demoiselle légèrement déconfite. Il poursuivit juste après lui, plus calmement, avec un sourire emplis d’excuse.
« Vous ajouterez un thé au jasmin et un crumble au pomme pour mademoiselle et un Earl Grey pour moi-même, merci. »
Lorsque la serveuse tourna les talons, la stupeur de la première commande envolée, David posa de nouveau son regard sur Alice. Elle avait toujours la tête baissée et devait se poser mille questions, il hésitait encore à se présenter sous son intitulé exact, sans doute valait-il mieux qu’il sache à quelle possession il avait affaire. Il était au moins certain d’une chose, elle n’était pas Arthurienne et le Roi, tout comme lui, était soulagé. Des possessions maléfiques de leur « mythe » n’étaient pas celles qu’ils souhaitaient revoir aux détours d’un café. Revenant à l’objet de leur entrevue, il laissa sa voix grave quitter sa gorge et dit :

« Bien. Avant que j’ai le droit à un résumé de votre folle soirée ou que je me contente des informations que je possède, sais-tu Alice ce que tu es ? Les mots « cinglée », « bizarre », sont inappropriés en guise de réponse…. car en réalité nous possédons presque la même particularité. »

Il avait préféré la mettre au courant dès le début de cette longue conversation qu’ils allaient avoir. Ainsi, il n’y avait nul besoin pour elle de se cacher, dissimuler derrière un masque ce qu’elle était et comment elle le ressentait, il pourrait ainsi aisément savoir ce qu’elle savait déjà à propos des surnaturels et peut-être même des Organisations. En espérant que Danner ou un autre corbeau n’ait déjà croisé son chemin, il était alors bien difficile après leur passage de redorer le blason de son organisation, quel qu’elles soient, tant ils les décriaient.

Une fois qu’Alice aurait compris qu’ils étaient du même côté du voile et qu’elle n’avait pas à craindre un quelconque jugement de sa part, ils pourraient avancer et trouver des solutions. L’Archange ignorait encore l’ampleur totale des dégâts et des soucis causés par la prise de pouvoir de l’âme dont Alice était l’hôte, mais il espérait pouvoir trouver un terrain d’entente, l’aider à passer de cette possession maléfique à une possession bénéfique. Il savait en effet d’où ils allaient partir et il espérait que toutes les révélations qui allaient s’en suivre ne cause pas trop de tourments à Alice. Il ne désirait pas qu’elle s’éloigne de lui et surtout d’Olive de par la découverte, la compréhension de sa particularité et de l’existence de la forte présence des surnaturels, des Organisations, dont il faisait partie.

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Message par Alice S. Hargreaves le Lun 23 Mai - 22:40

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Combien de malheurs, combien de choses à supporter encore ? Combien de personnes devait-elle perdre pour payer sa dette d’être encore en vie, d’abriter un monstre au fond d’elle ? Alice sentait son cœur se briser peu à peu, il se fissurait telle la porcelaine pour finalement sombrer dans le fond de ses entrailles. Voir David ici comme s’il s’agissait de son jugement dernier était la pire des choses qui auraient pu lui arriver présentement alors qu’elle était au pied du mur. Elle avait tout perdu, tout. La voix d’Aodh l’arracha de sa torpeur tandis que ce dernier lui demandait de faire preuve de respect devant un archange, mais qui était elle pour le savoir ? La jeune femme réprimé un sanglot posant son coude sur la table pour s’essuyer le front alors que la migraine lui martelait la tête.

La serveuse vint commander, Alice faisait un effort monumental pour ne pas céder sous l’immense tristesse qu’elle avait. Alors les mots de David résonnèrent dans son esprit alors qu’il commandait à la serveuse exactement ce qu’elle aimait. Ils avaient passé suffisamment de temps ensemble pour savoir quel était son parfum de thé favori, sa pâtisserie favorite et le fait qu’il s’en souvienne ne faisait qu’enfoncer le couteau dans la plaie. Comment pouvait-elle décevoir un homme tel que lui ? La jeune femme inspira doucement, toujours murée dans un mutisme qu’elle ne connaissait que trop bien. Alice déglutit, priant pour devenir toute petite et trouver une porte assez petite pour qu’on ne l’aperçoive pas disparaitre. A ce moment là, c’était tout ce dont elle avait envie : disparaitre, ne jamais avoir existé, s’effacer de leurs esprits.

Elle se déroba du regard de David une nouvelle fois, baissant la tête en observant son avant bras blessé entouré d’un bandage de fortune en attendant de vrais soins, luttant contre les larmes. Mais il éleva de nouveau la voix, l’obligeant par respect et politesse à relever ses yeux bleutés alors qu’il s’adressait à elle. Il lui demanda si elle savait ce qu’elle était. Les images de l’hôpital psychiatrique lui revenaient à mesure que les mots caractéristiques prononcés par David résonnaient dans sa tête. Ces salles froides, ces murs blancs, toujours blancs et cette odeur âcre de médicaments. La vision floue, les sifflements dans les tympans, l’impression d’être en train d’errer entre la vie et la mort lorsqu’il piquait son bras de ses substances folles afin qu’on la croit davantage détraquée. Et cette voix, cette voix qui n’avait de cesse de lui dire qu’elle était la seule fautive, qu’elle n’avait d’autre choix que de le laisser faire pour arranger les choses.

Elle revint à elle, soudainement, tandis que ce que disait David prenait une toute autre tournure : lui aussi, lui aussi avait ce qu’elle avait.

« Quoi ? » Fit-elle la voix tremblante.

Elle avait bien entendu, lui aussi était possédé, mais pourquoi ne souffrait il pas comme elle ? Pourquoi refusait-il de parler de « cinglé » ou « bizarre » ? L’avait il bien vue ? Prostrée, entourée d’une aura noire, enfermée dans un cauchemar qui ne semblait pas finir. Elle ne savait pas si elle devait se réjouir de savoir David dans le même cas qu’elle, quoi qu’il en soit les choses devinrent moins noires tout d’un coup. Alice observait David, questionnant son regard à la recherche d’un indice qui lui dirait qu’elle n’était pas en train de le perdre comme elle avait perdu le reste. Danner lui avait dit qu’elle était une possession, elle avait encaissé le coup mais ne pouvait s e faire à l’idée qu’un être malfaisant lui faisait faire des choses qu’elle ne voulait pas.

La serveuse vint leur apporter leur commande, elle resta pétrifiée devant ce joli crumble et les douces senteurs fleuries de son thé. De quoi panser son cœur alors qu’elle se souvenait que David les avait commandés pour elle. Lorsque la serveuse s’en alla alors qu’elle avait coupé leur conversation, Alice se ressaisit même si l’envie de craque n’avait jamais été aussi grande qu’à ce moment là. Elle glissa ses doigts fins dans ses boucles blondes afin de les loger derrière son oreille et lança un regard à Aodh qui lui savait déjà tout, elle déglutit et se lança à nouveau en reportant son attention sur David.

« Je suis possédée. On me l’a dit il y a environ une semaine, mais je le suis depuis bien plus longtemps que cela mais j’ignore qui il est…. » Commença t-elle en étirant un sourire nerveux.

Danner avait évoqué le fait qu’il puisse être Lewis Carroll mais ne voulait pas avancer d’hypothèses tant qu’elle n’était pas certaine. Mais puisqu’Aodh avait parlé avec cette possession, il pourrait sans doute confirmer ou détromper cela. La jeune femme s’adressa alors à Aodh, souhaitant révéler ces quelques faits familiaux qui pourraient les mettre sur une piste.

« Mon arrière grand-mère s’appelle Alice liddell, enfant elle a été la muse d’un écrivain qui s’appelle Charles Dodgson appelé plus communément lewis Carroll et qui a écrit l’histoire d’Alice au Pays des Merveilles. On m’a évoqué le fait qu’il puisse être cet homme, je sais qu’il y a eu des conflits entre ce monsieur et ma famille mais je n’au jusque là jamais eu de confirmation. Vous êtes, je crois, le premier a avoir pu lui parler… »

Alce soulignait alors le fait qu’il serait seul juge de dire si oui ou non il s’agissait de ce Lewis Carroll. Mais cela ne l’aidait sans doute pas assez, elle se devait de puiser dans sa mémoire afin de faire la meilleure description possible de sa personnalité.

« Il était bègue, un homme assez original qui avait cette habitude d’utiliser des mots-valises, et grand amateur d’énigmes. On l’a dit aussi particulièrement dérangeant, on le soupçonnait d’avoir un peu perdu l’esprit à force d’écrire des histoires sens dessus dessous. »


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Message par Aodh Ò Murchadah le Sam 28 Mai - 16:59

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Avec son naturel inné pour faire figure d'autorité, David prit les commandes de la conversation, et se mit à discuter directement avec Alice sans qu'Aodh ne s'en offusqua le moins du monde. Il n'était pas à proprement ignoré, puisque que, de toute manière, il n'avait plus une grande utilité. Il était presque heureux que sa fonction, qui était d'amener saine et sauve la possédée dangereuse dans le pub, à l'heure du rendez-vous préfixé, s'arrête enfin ; il pouvait, dès à présent, se permettre une légère somnolence, voire, s'il le voulait, dormir carrément en se calant dans un fauteuil épousant le recoin de la salle. Sauf que sa nature animale était bien trop forte pour qu'il puisse ne pas prêter une oreille discrète à la conversation et c'est ce qu'il fit, quoique son regard se faisait vague, moins vif.

Ce fut ainsi qu'il put deviner qu'Alice et David se connaissaient. Comment, dans quelles circonstances, et quel était le degré de leur intimité, il n'en savait absolument rien, mais le ton familier qu'Alice eut lui indiquait clairement qu'elle l'avait déjà rencontré ne fut-ce qu'une fois auparavant. Ce détail intrigua Aodh, mais il n'était pas du tout en mesure d'en savoir plus. De plus, l'épuisement prenait le dessus sur sa curiosité, la tuant dans l’œuf, et il poussa un soupir d'aise lorsque son café fumant arriva avec le reste des boissons chaudes. Alors qu'Alice continuait à décrire ce qu'elle savait, avec moult précisions à l'Archange, le lycan en profita pour s'excuser doucement envers la jeune femme à qui il pria, poliment cette fois-ci, un fondant au chocolat. Il avait besoin de sucre pour rester éveillé, surtout qu'il sentait que, finalement, allait se dérouler des informations très intéressants à propos d'Alice. La serveuse lui offrit un sourire timide et partit s'occuper de sa pâtisserie. Aodh commença à boire son café, doucement, se brûlant quelque peu les lèvres. Il claque de la langue, savourant l'arôme tonifié de sa boisson bienvenue, puis, alors qu'un blanc dans la conversation lui laissa le loisir d'en placer une, il n'hésita pas et lâcha :

- Y a-t-il un moyen, une... technique qui pourrait forcer l'âme à se révéler de force ? Ce serait peut-être plus simple de lui parler directement. Enfin...

Il se sentit un peu idiot par sa témérité car, au final, ce sujet restait très flou à ses yeux. Il touilla dans sa tasse, lécha distraitement sa cuillère et ajouta, plus hésitant :

- Je confirme en tout cas ce que dit Alice. Il bègue, et s'exprime parfois avec des mots composés et inexistants. Et, détail non négligeable, il a une force surhumaine, au point qu'il m'a donné du fil à retordre.

Il retroussa avec discrétion sa manche, montrant la marque violacée de doigts à son poignet, faite lors de sa bagarre contre lui. Aodh remit le pan de tissu par-dessus juste à temps quand la serveuse arriva avec son moelleux au chocolat, qu'il attaqua avec voracité sans se soucier des convenances, allant jusqu'à se lécher les doigts.





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