AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

The witch and the werewolf

Partagez
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Lun 9 Nov - 19:06

Revenir en haut

Witch & Werewolf


Ce début d’après midi s’était déjà révélé être mouvementé par un enchainement de procès verbaux au tribunal de Dublin. Amanda était à la présidence à ce moment là jusqu’à la dernière affaire qui mettait en accusation plusieurs crimes commis. Perchée derrière son bureau, on lui fit parvenir les comptes rendus de l’enquête et les photos pour preuve à l’appui alors que l’avocat de la défense présentait les faits. Amanda écouta d’une oreille attentive, tandis qu’elle laissait courir son regard sur les lignes et autres indications qui pourraient mieux la renseigner sur l’affaire. Une femme avait porté plainte contre son mari pour l’avoir frappée et pour avoir ensuite brûlé leur domicile dans lequel est mort brûlé vif leur premier enfant ; Un accident sur ce dernier fait que l’on déplorait tout de même énormément. Amanda leva les yeux sur la femme, dont les rondeurs laissaient entrevoir une seconde grossesse qui ne serait manifestement pas aussi heureuse que ce que désiraient toutes les femmes attendant un enfant. Amanda attendit la fin des faits que l’on évoquait à nouveau avant de se redresser dans son fauteuil alors que l’on appelait l’accusé à la barre. Il salua poliment la juge avant qu’elle ne commence :

« Vous vous droguez ? »
« Non madame. »
« Et bien on ne dirais pas. »
« Plus depuis longtemps madame.. »
« Depuis longtemps c'est-à-dire ? »
« Quatre mois je sais pas… »
« Donc vous consommiez pendant l’incident déjà. »
« Non. »
« Vous avez dit quatre mois, ça s’est passé en juin monsieur… » Fit elle sévèrement.
« Oui. »

Un long débat se fit alors entre les avocats des deux camps, sous le regard concentré d’Amanda qui ne reculait devant aucun détail quitte à reprendre les faits un par un. De quoi énerver l’avocat de l’accusé qu’elle surprit à pousser un long soupir exaspéré. Oh non, elle n’allait certainement pas laisser ce type s’en sortir aussi facilement, surtout qu’elle avait l’intuition qu’il était bien plus impliqué que cela dans cette affaire. Mais son tour allait finir par arriver, d’abord ils devaient débattre des coups portés à sa femme et les dédommagements qu’elle réclamait également pour sa maison mis à sac. Au moment où on lui fit passer les photos du défunt garçon, Amanda haussa à nouveau la voix après avoir entendu un sanglot du père.

« Vous avez une bien étrange manière de pleurer sur votre fils monsieur. »
« Hein ? »
« Je dis que vos larmes de crocodile sont très mal faites. »
« Non… »
« Et l’enfant qui est mort dans l’incendie, vous l’avez enfermé c’est ça? »
« Non je l’ai pas enfermé, il était enfermé tout seul ! »
« Ah il s’est enfermé tout seul c’est nouveau ça ! Ce n’est pas ce que vous avez dit pendant votre interrogatoire. » Fit-elle en secouant la feuille témoignant du contraire
« Non j’ai juste dit je voulais pas qu’il voie mais il sortait… »
« Donc vous l’avez enfermé pour qu’il arrête de sortir. »
« Oui mais… »
« Par conséquent vous saviez qu’il était enfermé quand vous avez allumé l’incendie. »
« Non ! »
« C’est vous qui l’avez enfermé ou non ? »
« Oui je l’ai enfermé parce que je voulais pas qu’il voie il était trop petit ! »
« Vous l’avez déjà dit monsieur ça, toujours de la même manière en plus… » Fit elle en analysant d’un regard son comportement suite à cette annonce.

Un instant de silence se fit, l’accusé ploya le menton tout en serrant les dents, sans doute l’avait il était traitée de tous les noms. Un long silence s’était instauré pendant qu’Amanda décortiquait un peu plus l’enquête avec minutie bien que ce n’était pas son travail directement.

« Et l’incendie vous l’avez allumé où ? » Reprit-elle.
« Dans le couloir. »
« Aaaaah…Couloir qui donne sur la chambre du petit si j’en crois les plans. »

C’est à ce moment là que la femme de l’homme tourna de l’œil et tomba dans les pommes tandis que sa mère s’était levée, outrée pour traiter l’accusé d’assassin. Un immense brouhaha se fit dans l’audience, alors que tous semblaient avoir compris ce que ces précisions impliquaient. Puis ce fut autour du père de la victime de se montrer plus violent alors qu’il se pressa vers l’accusé en lançant une chaise dans sa direction. Amanda leva les yeux, observant la scène avec nonchalance. Elle avait l’habitude de voir cela et à chaque fois elle trouvait cela bien désolant de voir la détresse de ces victimes que l’on devait freiner et provoquer leur frustration.  Amanda fit taper son marteau sur le bois de son bureau pour obtenir le silence tandis que la police se chargeait de calmer la foule pour éviter davantage de débordement. On fit ensuite évacuer la pauvre jeune femme qui avait perdu connaissance.

« Je l’ai pas tué madame ! » Se défendit-il soudainement pris de panique tout en regardant si son beau-père avait bien été maitrisé.
« Vous avez délibérément mis le feu dans le couloir en sachant votre fils enfermé monsieur c’est ce que j’entends là.» Fit-elle d’un ton détaché tout en prenant note des faits en les ajoutant sur la feuille.
« Oui mais je l’ai pas tué ! »
« Mais vous avouez avoir allumé l’incendie alors ? »
« Oui ! »
« Donc pénalement on est plus du tout dans de l’homicide involontaire monsieur Cleary. En plus je remarque que vous avez nié l’avoir allumé à l’interrogatoire alors là il faut m’expliquer…»
« Mais c’était mon enfant je ne peux pas l’avoir tué ! »
« Alors pourquoi le battre ? »
« Je battais pas c’était des claques ! »
« Des claques c’est porter des coups monsieur on ne frappe pas les enfants. En plus on vous avait déjà retiré la garde en 2013.»
« Madame le président je crois que mon client n’est pas dans les meilleures conditions pour recevoir le procès selon ce qu’il nous est demandé au tribunal. » fit soudainement l’avocat.
« Oui bien sûr…Asseyez-vous monsieur Cleary pour vous mettre dans de meilleures conditions comme le demande mon collègue…. Monsieur le procureur que pensez-vous de cette affaire ? » Fit elle en prenant quelques notes.
« C’est scandaleux madame le président il faut rouvrir une enquête plus poussée sur cet enfant et que monsieur soit puni pour ce crime à sa juste hauteur ! »
« Maitre Doyle ?... La tâche va vous être plus complexe maintenant… »Fit elle avec de faux regrets à l’avocat de l’accusé.
« Madame le président, il y a manifestement des informations manquantes et je pense qu’il sera difficile de porter de nouvelles accusations sans les avoir. Mon client dit avoir été particulièrement irrité ce jour là et... »
« Est-ce une raison de taper sa femme parce que l’on est de mauvaise humeur ? »
« Non madame le président.. »
« Donc épargnez moi les symptômes de névroses le tribunal les connait déjà, monsieur se droguait et les tests psychiatriques prouvent qu’il n’y a rien à chercher de ce côté-là. L’audience est donc suspendue nous allons délibérer.»

Après plusieurs dizaines de minutes plus tard, on annonça le retour du tribunal. Il fut d’hors et déjà condamné pour les coups portés à sa femme, l’incendie et les dommages causés. Quand à l’enfant, une nouvelle enquête serait ouverte et un nouveau procès aurait lieu pour déterminer les causes exactes de son décès. Une fin houleuse, sous les pleurs du banc des victimes mais qui au moins pourrait faire en sorte qu’il paye chacun de ses actes. Amanda se retira lorsque l’on annonça la fin de l’audience qui avait déjà duré plusieurs heures. A la fi de chacune d’entre eux, elle avait l’habitude de se retrouver avec ses collègues afin de parler de l’affaire dans l’intimité et de donner leurs opinions personnels. Mais la jeune femme avait évité les regards et s’était empressée vers l’extérieur.

Une fois l’air frais emplissant ses poumons, Amanda en profita pour tirer sur les pans de sa robe de juge pour l’ouvrir complètement. Ces uniformes étaient affreusement laids, c’était un véritable gâchis de devoir cacher ce joli tailleur qu’elle s’était dégoté récemment et qui lui allait tellement mieux à la silhouette. Amanda profita d’être dehors pour allumer sa cigarette, observant la pluie tomber tandis qu’elle était sous un petit préau non accessible au public. Ici ne passaient que les voitures des représentants de l’ordre et de la justice, il était pour elle absolument hors de question d’aller sur le parvis pour se mêler à la foule après ce procès quelque peu mouvementé. Tout cela lui avait d’ailleurs donné une affreuse migraine, parfois elle arrivait à se demander ce qui l’avait réellement attirée dans ce métier. Elle avait appuyé l’une de ses épaules contre le mur, tandis que dans un soupir, elle laissa échapper une nuée de fumée entre ses lèvres rosies par le froid. Une violente migraine s’était emparée d’elle dès la minute où elle avait entendu la voix de l’accusé. Elle se massa les tempes et demeura dans le silence.






© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Lun 9 Nov - 19:08

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Un crime affreux avait été commis - un incendie qui avait causé la mort d'un jeune enfant - et aujourd'hui en était le procès, la condamnation du coupable, qui n'était autre que le père du petit défunt. Aodh avait été désigné pour diriger l'équipe de policiers chargés de surveiller la foule et, bien sûr, l'accusé. Vêtu de son uniforme d'un bleu profond, presque noir, qui lui cintrait parfaitement la taille et rendait carrées ses épaules, il s'était placé à mi-chemin entre l'homme ayant causé cet homicide et la famille de l'épouse, atterrée par le malheur qui lui était tombé injustement dessus. Aujourd'hui, ce fut une femme qui jugea l'affaire, perchée un peu plus haut que le reste de l'assemblée ; elle avait un visage d'une beauté étrange, au regard calculateur, attentif. Aodh se surprit à la lorgner plus que de raison, oubliant sa position et son rôle dans cette salle, s'étant oublié dans la contemplation de cette créature qui lui paraissait bien jeune pour orchestrer tout ce remue-ménage. Pourtant, malgré sa peau sans rides, elle sut manier le déroulement avec une justesse admirable et le lieutenant eut de temps à autres un demi-sourire qui n'était autre que l’acquiescement aux réponses que conférait la femme-juge à l'accusé, stupide bonhomme aux arguments vides.

Le procès fut long, très long, et ennuyant, si ce n'est la victime qui tourna de l’œil et abandonna le monde des conscients. Aodh ne bougea pas d'un pouce, laissant le sale boulot de faire sortir l'épouse en deuil aux autres agents et se contentant de suivre le brancard des yeux. Le seul instant où Aodh put s'activer, même sommairement et pas longtemps, fut lorsque le beau-père, pris d'une rage folle, se leva d'un bond et brandit une chaise au-dessus de sa tête, cherchant de toute évidence à l'exploser sur le crâne de son gendre. Avec la vitesse dont il était surhumainement capable, Aodh avait pivoté sur lui-même et avait attrapé les poignets de l'homme, les tordant et lui faisant lâcher la chaise qu'un autre policier vint attraper, le secondant parfaitement dans cette maîtrise. Aodh, d'une brusque secousse du bras, força le père de la victime à se rasseoir, le fusillant littéralement du regard. Celui-ci ne fit plus de tentative mais Aodh put l'entendre marmonner entre ses dents jusqu'à la fin du jugement, où on annonça que la mort du gamin devrait à nouveau passé en jugement, histoire d'éclaircir toute l'histoire. Quelques coups du maillet et les chaises, en un brouhaha général, raclèrent le sol, et tout le monde sortit de la salle.

Aodh, pour sa part, prit la sortie qu'avait pris la Juge, ayant le droit, vu son poste, de passer par là, ce qui était un sérieux avantage en ce moment même. Depuis l'aube, les picotements d'excitation avaient envahi le lycan, annonciateurs de la pleine lune. Le moindre courant d'air le faisait frissonner, sa peau était d'une sensibilité extrême, ses sens devenaient fous... et la présence d'une belle femme le rendait fou également. Ses instincts les plus primaires devaient être constamment refoulés, au risque de se faire découvrir sous sa vraie nature - même si les humains, majoritairement ignorants, seraient incapables d'imaginer en premier lieu qu'il puisse être un lycan, son attitude serait tout de même suspecte s'il laissait totalement aller ses émotions. Le stoïcisme habituel d'Aodh disparaissait, le rendait irritable et euphorique à la fin, les nerfs à fleur de peau. Il avait envie de mordre, de se battre, de traquer une quelconque proie. En suivant le sillage du lourd parfum érotique de la femme-juge, il n'était pas loin de la chasse, et il eut beaucoup de mal à ne pas se laisser submerger par son désir qui aurait pu s'apercevoir rapidement par une bosse incongrue sous la ceinture.

L'odeur le guida, aussi aisément que des traces de pattes dans une boue fraîche et compacte. Il finit par sortir, dans un lieu certainement inconnu du public et, par ce fait, peu fréquenté. Il la vit allumant une cigarette que tenaient délicatement ses lèvres purpurines. Aodh, feignant d'ignorer de l'avoir suivi, se positionna à quelques pas d'elle, plus en avant, histoire de lui laisser tout le loisir d'observer son profil et sa carrure de dos. Il sortit une cigarette également, fit cliqueter son zippo et inspira la première bouffée, qui lui fit un bien fou après autant de temps enfermé à écouter les rengaines d'un pauvre connard, incapable d'assumer sa pulsion meurtrière. Qu'importe ce qu'ils faisaient, les humains n'étaient au final que des lâches. Ce n'était, en tout cas, que le simple avis d'Aodh, qui méprisait chaque être n'ayant pas la force physique ou mentale de le braver. Après avoir tiré quelques fois sur sa clope, il jeta un regard en biais à la jeune femme qui avait un air contrarié, lui semblait-il.

- Épuisant, n'est-ce pas ? lui dit-il de sa voix la plus suave, d'un air dégagé. Vous faites ce métier depuis longtemps ?




© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Lun 9 Nov - 22:20

Revenir en haut

Witch & Werewolf


Tandis qu’une pluie diluvienne recouvrait la ville d’un brouillard sombre, on ne pouvait réellement deviner quelle heure il était. Un regard en biais sur sa montre incrustée de swarovski avait suffit à lui indiquer quatre heures trente de l’après-midi. Sa journée au tribunal s’était donc terminé sur ce procès là. Elle en fut d’ailleurs heureuse, n’envisageant pas avoir les nerfs assez solides pour entendre les faux mea culpa de ces gens qui n’avaient de cesse que de mentir ou de se moquer de la justice pour échapper aux plus grosses peine. En tant que juge, elle avait eu le temps d’observer bien des cas spéciaux qui souvent lui faisaient perdre foi en l’humanité. Qu’on ne vienne donc pas lui reprocher d’avoir autant de froideur dans l’attitude quand elle sait que même la personne la plus proche peut vous détruire complètement. Se retrouver seule après ce genre d’histoire lui était totalement nécessaire pour ne pas noircir son âme plus qu’elle ne l’était. Amanda avait de devoirs, des obligations, elle se devait de garder la tête sur les épaules quoi qu’il en coute. Au fil des années cela avait fini par lui convenir, ces petites choses qu’elle faisait quotidiennement lui permettait de rester la même au tribunal sans que sa vie privée en pâtisse.

C’est à ce moment là qu’arriva un homme, visiblement là aussi pour fumer. Amanda ne l’avait pas regardé mais l’avait senti à son parfum masculin aux notes chaleureuses et charismatiques. Il lui avait alors suffit d’une demi-seconde lorsqu’elle le salua d’un signe de tête pour voir qu’il s’agissait d’un représentant de l’ordre qui avait également assisté au procès. Il lui adressa quelques mots, se relatant d’ailleurs à ce dernier et lui arracha malgré elle un petit sourire en coin. Cela se voyait tant que ça ? Amanda s’était soudainement ressaisie suite à cette remarque, se redressant légèrement sur le mur sur lequel elle s’appuyait et laissa fuir de nouveau son regard dans la cour. Et alors, il engagea la conversation, s’intéressant d’hors et déjà à elle de manière tout à fait commune. Si elle n’avait pas l’habitude de côtoyer des hommes et leurs ruses elle se dirait qu’il avait l’air tout à fait sympathique. Mais Amanda savait reconnaitre cette manière de dévisager puisqu’elle le faisait elle-même souvent. Peut être l’avait elle intrigué ? Il faut dire que la plupart des juges ont déjà essuyé de bonnes années d’expérience avant de diriger un tribunal.

Alors la juge reporta à nouveau toute son attention sur lui. Elle l’avait déjà remarqué dans le tribunal, un bel homme aux yeux clairs dont la carrure laissait deviner l’expérience dans son métier elle aurait presque pu deviner les contours de sa musculature et de plus près cela était bien plus plaisant. Il avait su maitriser le père de la victime sans mal lorsqu’il y avait eu ce remue ménage et forcément ce n’était pas passé au travers de ses yeux. Ainsi, elle pouvait aisément comprendre que ses décorations témoignant sa place de lieutenant étaient justifiées, rien qu’à regarder ses mains il devait avoir une sacrée poigne. De quoi éveiller l’intérêt d’Amanda et ses besoins séducteurs, mais elle ne souhaitait pas se laisser trop impressionner par sa belle gueule et du coup, elle se demandait toutefois si sous ces muscles il était un tant soit peu malin. Pourtant, elle se contenta d’observer ses prunelles dont elle ne pouvait soupçonner l’éclat par le manque de lumière mais dont elle devinait un certain fond intéressant à étudier. Ce n’est pas en un seul regard que l’on comprend l’histoire d’une personne néanmoins le regard est une première fenêtre ouverte sur l’âme et le sien l’aimantait complètement – chose rare soit dit en passant. Amanda laissa échapper un nouveau nuage de fumée de nicotine tout en percevant les pourtours de l’aura de cet homme qui aurait vite fait de trop éveiller sa curiosité si elle ne se maitrisait pas. Et alors, elle accepta de lui montrer un tant soit peu d’intérêt en répondant à sa question de manière tout à fait cordiale ;

« Je suis juge depuis environ cinq ans. »

La jeune femme ramena les pans de sa robe de juge devant elle alors qu’un frisson l’avait soudainement parcourue.

« Je ne vous retourne pas la question, pour être lieutenant il faut avoir fait ses preuves. Et au vu de votre âge j’imagine que vous êtes quelqu’un qui a su impressionner ses supérieurs assez rapidement... J'ai tort?»

Sous ses faux airs de compliments, Amanda était d’humeur assez joueuse. Elle exécrait les conversations trop banales et sa tendance à analyser les gens rendaient souvent les choses…originales. Il pouvait très bien la trouver étrange tout comme cela pouvait l’amuser, dans le cas contraire, le sourire en coin qu’elle lui lança justifia sa bonne volonté. Tirant une nouvelle fois sur sa cigarette, la jeune femme lui trouva donc un autre sujet de conversation.

« Beaucoup me disent trop sévère avec les accusés. Qu’en pensez-vous lieutenant ? Envers qui sommes nous réellement sévères, le coupable ou la victime ? »

Elle repensait à la détresse de cet homme ayant envie de faire justice lui-même en lançant cette chaise sur le meurtrier de son petit fils. Puisqu’il était celui qui l’avait stoppé, il était le mieux placé pour lui répondre…Amanda reconnaissait avoir été sèche sur ses mots mais selon elle, c’était tout ce qu’il méritait. La jeune femme pivota légèrement, appuyant son dos contre le mur pour se montrer plus accessible. Etait-ce un test qu’elle lui faisait ? allez savoir…





© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Lun 9 Nov - 23:16

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Adorable. Malgré le fait qu'il l'ait clairement prise en plein flagrant délit de "surcharge morale", la jeune femme tenta de se reconstruire une façade présentable avant de lui parler avec une chaleur dans la voix qu'Aodh ne put ignorer. Il lui sourit, comme il le faisait rarement, et tandis qu'elle lui parlait posément, son corps se mit en mouvement de façon instinctive ; elle se décala, lui fit face, ouverte à la discussion, et il y répondit en venant à elle, cessant dès lors de lui tourner le dos. Le loup en lui n'avait qu'une envie : bondir sur elle, enfoncer ses crocs dans la chair laiteuse de sa gorge, battre la cadence de son cœur enragé avec ses hanches, et ce dans la chute de ses reins. Une légère palpitation sous ses paupières, une sueur qui n'avait rien à voir avec la fraîcheur de l'extérieur vint garnir son front, un spasme nerveux lui agita les doigts qui tenaient sa clope. Il dut faire un effort sur lui-même pour se concentrer sur ses paroles. A l'énoncé de sa propre valeur en tant que lieutenant, il se contenta de hausser les épaules en un air faussement modeste qui, au contraire, trahissait sa vanité naturelle, mais il n'ouvrit pas la bouche avant qu'elle ne lui pose clairement une question - il l'aurait écoutée longuement, non pas les mots, juste le doux son de sa voix aux notes d'été.

- Trop sévère ? fit-il finalement, secoué par un léger rire narquois. Vous êtes juge tandis je suis policier. Nos rôles respectifs nous ont été attribués pour de bonnes raisons, j'imagine. Croyez-moi, aucun criminel ne souhaiterait que je le condamne.

Aodh ne mentait pas, en cet instant. S'il avait du imposer sa propre sentence, cet homme croupirait en prison jusqu'à la fin de sa misérable existence, à défaut de pouvoir l'envoyer au piloris, comme au bon vieux temps. Le lycan n'avait aucune pitié, encore moins pour les meurtriers d'enfants. Ayant l'esprit familial et étant lui-même souvent responsable des jeunes loups naissant au sein de sa Famille, il tenait en grande importance la jeunesse, l'éclosion d'une nouvelle génération, et avait de ce fait une sainte horreur des personnes capables de mettre un terme à la vie d'êtres aussi innocents. Si cela ne tenait qu'à lui, il retrouverait ce salaud et lui arrachait la trachée d'un coup de mâchoire bien placée, éparpillerait ses entrailles au sol et le laisserait se noyer dans son sang et sa bile après une lente agonie. Lui-même aimait la violence, le goût ferrugineux de la sève humaine sur sa langue, mais pas venant d'enfants. Jamais. Lui demander alors si son jugement était sévère, en comparaison à ce que lui aurait bien fait de ce père indigne, avait quelque chose de risible. Il ne s'empêcha d'ailleurs pas de rire, se rapprochant un peu plus de la jeune femme. Il lui tendit une main aux doigts parcourus de petits sigles tatoués, une poigne de fer, ferme et tendre à la fois.

- Je me nomme Aodh Ó Murchadah. A qui ai-je l'honneur, Madame la Juge ?

Ses yeux d'un bleu abyssal se plantèrent dans l'ébène de l'autre regard, s'y accrochant telle une ancre à son navire. Si le néant ressemblait à ça, il acceptait de s'y perdre.




© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Mar 10 Nov - 9:17

Revenir en haut

Witch & Werewolf


En s’était montré plus accessible qu’elle ne l’était, le lieutenant avait bien vite fait de se tourner vers elle afin de lui répondre. Un air amusé sur le visage illuminait ses traits de manière tout à fait agréable aux yeux lorsqu’il lui répondit. Elle fut satisfaite de sa réponse mais assez intriguée sur ce qu’il entendait par « aucun criminel ne souhaiterait qu’il le condamne » Serait ce l’aveu d’une personne plus sadique qu’il ne paraissait l’être ou d’un vaillant justicier souhaitant éradiquer la vermine de ce monde ? Amanda finirait tôt ou tard par le découvrir, mais au moins, il avait du répondant et ça c’était un fait qui l’encourageait à rester encore un peu avec lui plutôt que de l’envoyer sur les roses sans demander son reste. D’ailleurs le courant passant plutôt bien entre eux, il s’était encore rapproché, lui laissant l’occasion de détailler les moindres traits de son visage tandis qu’il se présentait. Aodh Ó Murchadah, lieutenant de police et accessoirement bel homme. Amanda avait bien vite fait d’imprimer son nom au cas où après cette discussion elle ait envie de le revoir et tenter de lui mettre le grappin dessus ; ne sait on jamais s’il éveillait d’autres envies chez elle qu’un simple flirt d’adolescente. Elles se faisaient discrètes ces envies pour le moment, pas insensible à ses charmes sans pour autant se faire de scénario. Amanda est une joueuse, elle aime se faire désirer et avait tout de même une certaine réputation à tenir au vu de son métier d’influence et par souci pour le conclave. Etre visage n’est pas mince affaire, il lui faut constamment agir en gardant en tête qu’elle représente leurs valeurs et pour plus de crédibilité auprès du peuple, elle se devait d’être sans tâches.

Ceci dit, elle n’hésita pas un seul instant pour se présenter à son tour ;

« Amanda Anderson, enchantée. » Fit-elle en lui serrant la main convenablement.

Elle se demandait si derrière ce regard lunaire cachait une personne aux compétences surnaturelles ainsi qu’elle l’était. Un sorcier ? Vampire ? Thérian ? Lycan ? Possédé ou simple humain ? Cette question qu’elle se posait toujours dès les premières conversations avec un nouveau visage lui brûlait les lèvres mais elle s’était retenue de la lui poser car elle préférait éviter de dévoiler ses talents trop vite à son tour au risque que cela lui porte préjudice au cas où il soit mal intentionné. Que de méfiance Amanda, tu deviens aigrie. La juge ne se privait pas d’analyser le moindre de ses faits et gestes tout comme elle se laissait aller à des pensées plus agréables alors qu’elle contemplait son charisme qui lui arracha un regard plus charmeur malgré elle lorsqu’elle relâcha la poigne de sa main.

« Je ne vous avais jamais vu dans ce tribunal monsieur Ó Murchadah, n’aimez vous pas la compagnie des magistrats ? Je comprendrais, il faut dire que ces tenues ont le don de foutre le cafard…» Fit-elle d’un demi-sourire.

Tout comme leurs teints blafards et leurs mines usées qu’elle avait arboré un peu plus tôt avant qu’il ne vienne l’aborder et qu’elle se montre sous un autre jour. Cette question était tout à fait innocente, il faut dire qu’elle avait tendance à savoir le nombre de personnes exactes et leurs noms trainant dans les parages lorsqu’elle dirigeait un procès par sécurité ou par simple réflexe de commérage. Ou bien il était possible qu’il se soit fait suffisamment discret pour échapper à son radar et c’était fort dommage car il lui semblait tout à fait sympathique à première vue. Amanda tira une dernière fois sur sa cigarette avant de l’écraser dans le cendrier disposé à cet effet tout près de là où elle se tenait. La pause pour elle était terminée, il lui fallait aller chercher ses affaires dans son bureau avant de pouvoir rentrer chez elle et continuer la soirée de manière plus agréable que l’avait été la journée, en espérant que cette pluie cesse bien évidemment. Mais elle avait décidé de rester un peu, pour pouvoir discuter avec cet homme.





© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Mar 10 Nov - 13:34

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Aodh sourit et hocha de la tête en entendant son nom. Amanda... Elle le portait à merveille. Un nom doux, aux sonorités appuyées, l'exotisme du "a" final, tout cela collait parfaitement à l'apparence soignée de la femme à ses côtés. Il ne se cacha pas pour la dévisager, d'un air négligemment angélique, tout l'inverse de ce qui miroitait sous son crâne. A défaut de la dévorer littéralement, il la bouffait des yeux, allant jusqu'à inspecter le bord de ses lèvres où son rouge à lèvre avait légèrement dérapé lors de sa mise en place. Un petit défaut qui, en cet instant, avait tout son charme. Aodh eut un mal de chien à écarter son regard de ces lèvres généreuses et à ne pas s'attarder davantage sur la silhouette qu'il ne pouvait que deviner sous cette affreuse robe d'un noir d'encre. Que n'aurait-il pas donné pour la lui ôter à l'instant, ainsi que ce petit tailleur audacieux dont les pans se laissaient quelque peu entrevoir...

A nouveau, elle lui posa une question, ce qui plaisait énormément à Aodh. A moins d'être une excellente comédienne, elle s'intéressait à lui, quoique cela ne concerne pour le moment qu'à leurs emplois respectifs. Il prit un malin plaisir à laisser un peu de temps passer avant de daigner répondre ; ne pas se montrer empressé, ce qui pourrait trahir son impatience d'un point de vue charnel, chose qu'il ne souhaitait pas. Il ne devait pas se conduire en adolescent bavant devant une belle femme mais en homme sûr de lui, avec la patience du félin. Si elle voulait de lui, c'était déjà le cas en ce moment-même. Si c'était tout le contraire... Il le saurait bien assez tôt. De fait, lorsque Amanda écrasa sa cigarette et l'abandonna dans un cendrier sur pied, aux abords de la porte de sortie, mais qu'elle ne l'abandonna pas, lui, il ne put s'empêcher qu'il avait bel et bien réussi son coup. Plusieurs secondes étaient passées, ayant fait perduré un silence lourd de sous-entendus entre eux deux, avant qu'Aodh n'ouvre la bouche.

- Les procès m'ennuient, en effet, je ne peux rien vous cacher. Mais ce n'est pas là la seule raison. Je suis un homme... plutôt occupé.

On pouvait simplement imaginer à quel point être lieutenant vous laissait peu de temps libre et d'autres opportunités que celles imposées à un homme de cette fonction, au quotidien. Mais, bien sûr, Aodh laissait entendre subtilement que ses activités étaient bien plus vastes que cela. Amanda ne pourrait pas les deviner, peut-être ne penserait-elle pas plus loin que son emploi évident en vue de son uniforme bleu... Qu'importe. Il lui sourit à nouveau, les silences étant plus aptes à exprimer ses idées réelles que de vaines paroles. Il éteignit à son tour sa cigarette, soufflant l'ultime bouffée dans un profond soupir. Il rajusta le col de sa chemise de flic, eut un frisson du au froid.

- Je ne sais pas ce qui en est de votre tenue de juge, mais mon propre uniforme n'est pas très adapté à ce temps déplorable, dit-il en s'avançant déjà vers la porte. Il l'ouvrit, la laissa passer devant lui et, une fois à l'intérieur, ajouta soudainement : J'ai fini mon service. Je suppose que vous aussi. Un café, ou un bon thé, ça vous dit ? J'insiste.




© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Mar 10 Nov - 23:11

Revenir en haut

Witch & Werewolf



Lorsqu’il eut à son tour fini de consumer sa cigarette, il lui arracha un sourire sur sa réponse, certes leurs uniformes n’étaient vraiment pas faits pour supporter ce froid. Ainsi ils seraient bien mieux une fois rentrés. Amanda accueilli alors sa galanterie par un signe de tête avant de passer devant lui et attendit qu’il la rejoigne pour emboîter le pas. Une fois l’air réchauffé de l’intérieur, la juge fut interpellée par la voix du lieutenant qui lui proposa de poursuivre leur conversation ailleurs qu’ici puisqu’ils avaient tous deux terminé leur journée. Une demande innocente ? Oh elle espérait que non ! Quoi qu’il en soit elle s’était retenu de lui lancer ce regard joueur que de rares privilégiés avaient droit d’en voir la couleur et avait accueilli la demande comme si une connaissance lui demandait ; c'est-à-dire tout à fait agréablement quand d’autres femmes auraient pu se voir offusquées face à l’insistance. Elle n’en fit rien, marchant à ses côtés. Néanmoins elle ne se priva pas de l’observer en biais l’air qu’il affichait à ce moment là et étira un fin sourire, se demandant ce qui pouvait bien lui passer par la tête à ce moment là. Hélas Amanda est une femme occupée également ; un visage au conclave se doit de se montrer souvent dans les bons endroits au bon moment. Et justement ce soir là elle avait été invitée par un hôte assez spécial et potentiellement qui pourrait bientôt rejoindre leurs rangs si ce n’était pas déjà fait. Pourtant elle n’aurait pas dit non à une tasse de café pour la réchauffer un peu, si elle n’avait pas besoin de se préparer et se montrer à sa juste réputation de femme toujours parfaitement apprêtée qui ne laissait rien au hasard.

« Malheureusement je n’ai pas le temps maintenant… » Fit elle dans un sourire désolé.

Mais rien qu'à imaginer de ce qui l’attendait ce soir, elle aurait même eu envie de changer d’avis soudainement. C’est alors qu’elle eut une idée qui le surprendrait sans doute, quitte à discuter ou a aller dans une soirée de la haute société, pourquoi ne pas fusionner les deux idées ?

« A moins que vous m’accompagnez à la soirée à laquelle je suis invitée ce soir ? »

La jeune femme profita d’être à l’intérieur pour retirer sa robe de juge pour la donner à cette personne venant vers elle qui s’occuperait de la remettre en place là où elle n’aurait pas le temps de prendre la poussière jusqu’au lendemain. Puis Amanda reporta son attention sur le lieutenant en époussetant machinalement son tailleur afin de lui expliquer en plus amples détails ce qui concernait cette fameuse soirée à laquelle elle souhaitait le convier par la même occasion.

«  C’est une soirée cocktail d’un PDG qui a fait fusionner sa boite avec une entreprise américaine, si vous voyez le genre. »

Pour la plupart des gens qui y seraient présent n’auraient que l’argent comme sujet de conversation. Pas que cela ne l’intéresse pas, mais Amanda se lasse bien vite de ces cages dorées basées sur l’apparence et le degré d’automatisme de leur dernière Mercedes. Un peu plus d’intellect était souvent ce qui manquait à ces gens qui n’avaient qu’à claquer des doigts pour obtenir même leur papier toilette sur un plateau d’or. Ainsi la compagnie de ce policier lui rendrait sans doute l’événement moins ennuyeux qu’il n’y paraissait puisqu’ils auraient tout loisir de faire plus ample connaissance. Il fallait avouer qu’il était plutôt pas mal en uniforme, elle avait donc envie de voir quel genre d’aura il dégageait en smoking. Amanda s’arrêta de marcher lorsqu’elle fut arrivée à l’entrée de son cabinet, la main sur la poignée, elle se tourna vers lui afin de terminer sur ces quelques mots sympathiques à son égard.

« Les commérages des gens riches m’ennuient souvent mais à deux on sera moins embêtés…» Fit-elle avec un air complice.

Il y avait surtout un buffet et du bon champagne, c’était certes moins courant qu’un café ou du thé mais l’idée lui convenait totalement à ses yeux. Amanda était d’humeur chaleureuse, sans doute c’est ce qu’il lui inspirait ce veinard. Elle fouilla dans une des poches de sa veste pour sortir l’une de ses cartes de visite qu’elle lui confia entre les mains en frôlant volontairement ses doigts. Sur celle-ci était inscrite son numéro personnel ainsi que son adresse de résidence.

« Si ça vous tente, passez me chercher à cette adresse vers 8 heures ce soir, sur votre 31 bien sûr. »

Sur ces mots, elle lui adressa un énième sourire avant de couper le contact visuel en refermant la porte de son bureau derrière elle.

Quelques heures plus tard, alors qu’elle était rentrée chez elle depuis un bout de temps, on la retrouvait en train de s’apprêter. Amanda n’avait rien écarté ; une fois que sa douche rafraîchissante avait écarté l’odeur boisée du tribunal pour laisser un délicat parfum vanillé, elle  s’était remaquillée. Pas besoin de trop en faire, car elle faisait parti de ces chanceuses ayant de grain de peau parfait et qui ne nécessitait pas de plusieurs couches de maquillage. Alors cette étape était rapide une fois qu’elle eu redessiné l’ovale de ses yeux d’un trait noir et d’un rouge intransférable sur les lèvres. En ce qui concernait sa tenue en revanche, on ne pouvait pas dire que la méthode de préparer ses affaires en avance lui avait fait gagner du temps puisqu’elle avait changé au moins quatre fois ses accords. Finalement, une robe simple aux couleurs parme signée Chanel lui permettrait de se démarquer de ces femmes aux éternelles petites robes noires. Elle avait laissé ses cheveux simplement boucler après leur avoir donné plus de texture et s’était finalement parée de ses bijoux tout aussi coûteux que le reste.

19 heures, Amanda se couvrit d’un long pardessus noir et féminin afin de se protéger du froid avant de sortir de chez elle. Elle allait savoir alors si ce lieutenant était venu ou pas. Tandis qu’elle descendait les marches, ses talons claquant trahissaient son arrivée jusque sur le parking de sa demeure qui était pour le coup resté accessible.







© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Mer 11 Nov - 0:28

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Les choses se déroulèrent très vite ensuite, un peu comme dans la vapeur opaque d'un épais nuage... Tout d'abord, la déception étreignit Aodh, et il s'efforça d'en rien montrer, lorsque la belle lui déclara qu'elle n'était pas libre. Elle ne le laissa heureusement pas sur sa faim bien longtemps, semblant réfléchir avant de lâcher :

- A moins que vous ne veniez à la soirée à laquelle je suis invitée ce soir ?

La juge se débarrassa ensuite de sa robe large, noire et raide, la délaissant aux bons soins d'un homme qui en était la charge, et qui ne prit même pas la peine de saluer le lieutenant. En d'autres circonstances, cela aurait pu offusquer Aodh mais la vue de la Juge dépouillée de sa tenue réglementaire en tant que magistrat le rendit muet et inapte à remarquer quoique ce soit d'autre. Il savait, au fond de lui, tout au fond, que son désir ardent tel un feu de forêt dans ses entrailles n'était, de prime abord, que nourri par son excitation due à la lune montante. Celle-ci n'avait beau ne pas encore être apparue dans le ciel, puisque le jour n'avait pas totalement laissé place à la nuit, il la sentait aussi aisément qu'il sentait le parfum enivrant de la femme auprès de lui. A son âge, bien sûr, il savait se contrôler, mais pas annihiler entièrement les sensations euphoriques et déchirantes qui l'assaillaient seconde après seconde. Aodh se rendit compte que son souffle s'était coupé, il aspira une bouffée d'air et eut un sourire nerveux. Amanda continua cependant de parler, sans trop lui permettre d'en placer une ; tant mieux, le lieutenant n'aurait su que dire.

Elle lui décrivit le genre de soirée à laquelle elle le conviait. Aodh voyait déjà le genre de pingouins et d'hypocrites plein aux as auxquels il avait affaire, les lieux clinquant de dorures et du champagne juste bon à soûler des marmots. Il devrait se conduire en homme délicat, à l'image des verres de cristal dans lesquels il devrait tremper précautionneusement les lèvres pour s'abreuver de cet alcool pétillant et trop sucré. Il eut un rictus de rejet et savait qu'il aurait refusé net si la demande ne venait pas de cette femme-là et si la lune ne l'incitait pas, de toute son énergie, à adopter une attitude des plus primaires. Son simple besoin de sexe. Il bouillonnait littéralement en présence d'Amanda et il se maudit tandis qu'il répondit, prenant la carte que lui tendait la juge :

- J'en serais ravi.

Elle lui sourit simplement, ce qui cella sa décision de ne pas la contrarier ni la décevoir. Il ira la chercher, à l'heure et à l'adresse qu'elle lui avait indiqué, sans une minute de retard. Elle avait émis l'importance de se vêtir correctement et Aodh jura ; il n'avait aucune tenue en tête qui pouvait convenir à une telle soirée, si c'était bel et bien ce qu'il s'imaginait. Si elle était aussi pompeuse qu'Amanda l'avait suggéré, il se devait d'aller faire les boutiques sans plus tarder. En sortant de l'établissement, affrontant le crachin qui continuait de se déverser sur le territoire dublinois, il pesta. Son col rabattu autour de son cou, il se rua jusqu'à sa voiture, la portière s'ouvrit à la volée et il s'engouffra derrière le volant, refermant derrière en claquant violemment. Lui et ses pulsions de mâle ! Il espérait sincèrement, et avec une crudité qui aurait choqué n'importe qui, que ce soir, elle lui ferait la totale. Il n'avait aucune envie de foutre un seul orteil dans un tel endroit si ce n'était pour pouvoir s'offrir cette déesse sur un lit aux draps de soie. Il leva les yeux au ciel, visa la lune encore invisible, et clama haut et fort qu'elle devait bien se moquer de lui en ce moment. Aodh tourna ensuite la clef de contact, le moteur vrombit et sa Volkswagen s'élança sur la route en direction du centre-ville.

Il était encore assez tôt pour parcourir quelques magasins, se trouver un costard correct avant de rentrer chez lui, se faire beau et aller chercher Amanda chez elle. Aodh ne prit cependant pas son temps et alla de boutique en boutique, tel un ouragan, clamant sans gêne son impatience ou son insatisfaction face à une tenue au nez des vendeurs, provoquant un raz-de-marée de dépression et de panique parmi les boutiquiers de luxe. Il finit par jeter son dévolu sur une chemise d'un noir intense, d'un veste cintrée d'un noir seulement d'un ton plus clair, le pantalon assorti, avec des chaussures on ne peut plus classiques d'un cuir noir immaculé. Le lieutenant rentra ensuite chez lui, faisant rugir son moteur, n'ayant devant lui plus qu'une heure pour son préparer et une autre ensuite pour ne pas rater son rendez-vous avec sa belle aux yeux en amandes.

A son appartement, il se déshabilla totalement et sauta dans sa douche, se lavant dans les moindres recoins. Une fois sorti de la vapeur d'eau qui enveloppait toute la pièce, il alla se voir dans le miroir - après avoir essuyer la buée qui la recouvrait. Il se demanda s'il fallait qu'il se rase ou si cette barbe de deux ou trois jours lui plaisait. Dans le doute, il se rasa, prenant soin de ne se faire aucune coupure, ce qui avait la fâcheuse tendance de tout foutre en l'air sur un visage qui se voulait impeccable. Aodh s'attela à divers petits soins de visage, se sécha les cheveux, se rasa les côtés pour égaliser tout ça et se mit une pointe de gel sur les cheveux restés d'une certaine longueur au sommet de son crâne, leur imposant une direction vers l'arrière. Toujours nu comme un ver encore moite de la chaude humidité, il alla au salon où l'attendait ses vêtements. Il enfila un slip, des chaussettes, le pantalon, la chemise, qu'il laissa légèrement entrouverte de deux boutons. Pas question de foutre un noeud-papillon ou une cravate, il avait l'impression d'être un chien en laisse avec ça ! Aodh alla ensuite s'inspecter dans un miroir où il pouvait se voir au complet et apprécia grandement ce que le reflet lui rendit.

Un coup d'oeil à sa montre lui indiqua qu'il avait tout juste le temps de descendre et de sauter dans sa bagnole, ce qu'il fit après s'être mis une goutte de Kenzo derrière chaque oreille. Une fois dans sa voiture, il ne lui fallut que trois-quart d'heure pour arriver à destination. Il attendit alors sur son siège, à l'abri de la pluie qui ne cessait de s'abattre sur la tête des pauvres irlandais de l'est, guettant le moindre mouvement au niveau de la porte d'entrée. Quelle belle maison, pensa-t-il. Elle ne devait pas s'emmerder, avec tout l'argent qu'elle devait accumuler avec un tel job. Plongé dans de telles pensées, il vit avec un instant de retard qu'elle était apparue dans l'embrasure de l'entrée, fronçant le nez à la vue de cette pluie qui persistait. Aodh sortit aussitôt, un parapluie aussitôt ouvert au-dessus de lui, et avança à sa rencontre. Elle se rapprocha, s'abritant à son tour, et il lui offrit son bras jusqu'à la voiture. Galant, il lui ouvrit la porte, elle rentra sur le siège passager et Aodh retrouva sa place au volant. Une fois sa portière fermée, il tourna la tête dans sa direction, souriant, et demanda :

- Vous avez l'adresse de cette fête ?




© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Mer 11 Nov - 16:25

Revenir en haut

Witch & Werewolf



Aodh était finalement venu, ce qui l’avait agréablement surprise. Elle le fut d’autant plus lorsqu’elle le vit venir près d’elle avec un parapluie afin qu’elle ne prenne pas l’eau. Amanda le remercia d’un large sourire et pu se retrouver dans la voiture toujours aussi impeccable. Lorsqu’il rentra à son tour dans sa voiture, il lui demanda donc l’adresse de la réception. Amanada dénoua la ceinture de son manteau avant de l’ouvrir pour accéder à la poche intérieur dans lequel elle avait glissé son invitation, dévoilant par la même occasion sous les yeux du lieutenant ses longues jambes fuselées tandis que sa robe déjà bien assez courte remontait à mi chemin sur ses cuisses. Que les choses soient claires, aucun geste chez Amanda n’est innocent ou fait au hasard, sa vie est orchestrée et réfléchie dans les moindres moments. Si d’hors et déjà elle avait remarqué l’intérêt qu’il lui portait sans doute plus pour sa plastique que pour son intelligence, Amanda avait eu envie d’en jouer sans en avoir l’air. Elle ignorait ce qu’elle gagnerait à faire cela si ce n’était qu’avoir un homme dans son lit, l’avenir le lui dirait, en attendant elle n’était pas non plus là pour se poser tout un tas de questions. Ainsi après lui avoir indiquée l’adresse notée en lettres dorées sur l’invitation nominative, elle le laissa donc les y conduire. Les lumières défilantes sur la route éclairaient de manière régulière son visage tandis qu’elle laissa son regard courir au travers de la fenêtre. Elle n’aimait pas Dublin sous la pluie et espérait qu’elle cesse bien assez vite au risque de voir des femmes en talon glisser sur le marbre de la demeure de leur hôte du soir.

Le trajet ne fut pas bien long, tout juste le temps d’entamer une de leurs conversations cordiales jusqu’à ce qu’ils furent à destination. Là un voiturier s’occupa d’aller garer la voiture d’Aodh dans le parking privé du propriétaire et ils entrèrent à l’abri. Le hall déjà était immense, lumineux et parsemé de quelques gens venant eux aussi d’arriver. On les débarrassa de leurs affaires, Amanda se révéla sous la lumière, et malgré la météo toujours aussi parfaite grâce au gentleman qu’il avait été de l’abriter sous son parapluie. La jeune femme épousseta sa robe épousant parfaitement ses courbures avant d’observer la tenue de son compagnon. Très chic, il ne la décevait pas et le costume lui allait à merveille.

« Vous êtes très élégant Aodh. »  Fit-elle avec un petit sourire

Elle se permit de lui prendre le bras, puisqu’il était son accompagnateur et ils furent aussitôt dirigés dans le salon aménagé pour recevoir la réception. Aussitôt quelques personnes vinrent à leur rencontre pour les accueillir dont le PDG qui leur souhaita de passer une agréable soirée après qu’Amanda l’ait félicité et remercié pour l’invitation. Des politesses auxquelles ils ne pouvaient échapper, elle présenta Aodh tout naturellement comme étant un proche alors qu’ils ne se connaissaient que depuis quelques heures seulement. Toujours le bras lié à celui d’Aodh, la juge décida qu’ils étaient suffisamment restés sur le seuil et ils s’enfoncèrent un peu plus dans la salle. Amanda resta toutefois à distance de ces gens tandis qu’elle tenait le bras d’Aodh elle le relâcha et attrapa au passage deux coupes de cocktail et en offrit une à son compagnon tout en balayant la salle du regard. Elle les connaissait pour la plupart tous plus ou moins. Si elle ne les connaissait pas personnellement elle avait déjà eu à leur sujet bon nombres d’échos provenant tout autant d’affaires judiciaires que de rumeurs les concernant. D’ici ils peignaient un tableau de haute gamme, même leurs rires semblaient maitrisés au décibel près. Un monde visiblement corrompu et trop parfait pour être totalement naturel. Amanda avait l’habitude d’évoluer dans ce genre d’environnement mais ne comptait pas se mêler trop à eux ce soir là. Car elle était en compagnie bien plus intéressante à ce moment précis.

« Ils sont tous propres sur eux-mêmes mais ne vous fiez pas aux apparences. »

Amanda se pencha légèrement vers lui afin de parler à voix basse tout en désignant discrètement d’un geste de la tête un vieil homme entouré de quelques dames avec un peu plus loin un couple qui semblait discuter à son propos.

« Regardez cet homme avec la cravate rouge, il a envoyé sa femme espionner dans l’entreprise de son concurrent direct ; résultat elle l’a quitté et s’est mariée avec l’homme qu’elle était sensé surveiller. »

Une histoire qui avait fortement fait jazzer puisqu’il y avait eu une plainte de portée et cet homme là avait du payer des frais de dédommagement. Une sacrée claque pour son entreprise. Puis, Amanda désigna un autre exemple, ne femme d’une soixantaine d’années, courant après la jeunesse au vu de la couche de fond de teint masquant ses taches brunes dues à un trop plein d’UV emmagasiné sous la peau. Son rouge à lèvres fuchsia criard filait dans ses ridules à mesure qu’elle s’abreuvait en champagne.

« La dame en bleu au fond avec son verre de champagne a détourné les fonds publics pour s’offrir une nouvelle paire de seins. Et on ne peut pas dire que ce soit une réussite. » Fit elle en riant, les lèvres au bord de son verre avant de boire un peu.

Amanda avait repris un peu plus de recul après ces petites anecdotes tandis qu’elle observait d’un air intéressé certains regards interrogateur que l’on se posait sur elle et ce nouveau visage en sa compagnie. Une farandole d’hypocrites envieux et médisants, voilà ce qu’ils étaient pour la plupart.

« Avez-vous des secrets Aodh ? » Fit-elle en mangeant la framboise piquée d’un morceau de bois qui trempait dan son verre.








© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Mer 11 Nov - 23:08

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

La petite séquence qui se déroula dans la voiture n'échappa pas à Aodh. Il feignit d'ignorer jusqu'à ce petit pan de tissu fin qui glissa odieusement plus haut que les genoux de la belle dame assise à ses côtés, mais en son for intérieur, ses pensées furent chamboulées. Pourquoi attendre la fin de cette soirée qui promettait d'être... alléchante au possible ? Pourquoi ne pas répondre à cette invitation muette et tendre la main vers elle, l'enlacer par une main audacieuse au creux de ses reins, l'approcher tant que leurs bouches se colleraient et que l'étreinte, aussi intense que furtive, ne soit l'accomplissement de... Aodh se força à reprendre ses esprits. Quelle femme ! En plus d'être belle, elle jouait de ses charmes comme un magicien le ferait avec des cartes. Le lieutenant se secoua mentalement, acquiesça à la vue de la carte qu'elle lui montra, inscrit l'adresse dans le GPS et la voiture démarra au quart de tour, fonçant dans la nuit et les rues chiques de Dublin. Au-dessus de leurs têtes, malgré les nuages sombres qui laissaient tomber une pluie incessante, il devinait la lune, rieuse, s'amuser de ses émotions. Le trajet fut plus court qu'il ne pensa, peut-être parce que leur conversation, quoique légère en apparence, l'émoustillait et emplissait totalement son esprit, l'envoyant dans une autre dimension.

Ce fut sans surprise qu'il découvrit le luxueux domicile auquel elle avait été convié, et lui aussi, par extension. Il se forgea un air impassible malgré son admiration, alors que leurs pas les menèrent dans un hall grandiose, un luxe de cristal cliquetant au plafond et envoyant une myriade d'éclats lumineux, tout en argent, sur les murs sans taches, d'une perfection indiscutable, et les éléments du décor d'un goût des plus soignés. Aodh essaya de ne pas imaginer la somme qui avait dû être déboursée pour que le propriétaire des lieux puissent s'entourer de tels bibelots, tableaux et autres décorations coûteuses. Il se débarrassa de sa veste, n'ayant plus que sa chemise sur les épaules, d'un noir rivalisant avec l'obscurité nocturne, imité par Amanda, leurs habits confiés à un domestique. La femme-juge lui fit alors un compliment, d'apparence anodine. Aodh s'assouplit la nuque, roula des épaules, riant doucement car ce n'était là qu'une marque d'humour, imitant les pauvres types se pavanant.

- Vous n'êtes pas mal dans votre genre non plus, madame, fit-il, taquin.

Souriante, elle lui prit alors le bras, et son contact répandit une chaleur dans toute son anatomie, principalement à un endroit intime, et il dut encore faire un fameux effort pour ne rien laisser percevoir de son trouble. Un instant de répit, qui lui permit de penser à autre chose qu'à la magnifique créature collée à lui, fut les présentations avec le maître des lieux, le fameux PDG dont elle lui avait parlé brièvement, et Aodh se désigna avec la plus grande courtoisie, n'ayant aucun mal à se fondre dans ce genre de milieu même si, en général, il en avait horreur. A la mention de sa profession, le PDG sembla dérouté mais feignit d'être agréablement impressionné, avant de les laisser vaquer à d'autres occupations, ce qu'Aodh préféré grandement. Amanda l'emmena alors avec douceur dans la salle de réception, où un tas d'autres personnes s'étaient déjà installées dans des divans éparpillés ici et là, avec organisation, de façon à former plusieurs petits salons dans la seule et même grande pièce, des coins d'intimité en quelque sorte. A moins qu'ils ne soient debout, près de l'âtre de l'unique cheminée où un feu grésillait, ou aux côtés d'un buffet impressionnant tant les plats étaient variés. En tout cas, tous sans exception avaient une flûte de champagne ou un verre de vin en main, et buvaient au rythme de leur conversation. Sa compagne attrapa d'ailleurs deux coupes remplis d'une boisson qu'à la seule odeur Aodh trouva trop sucrée. Il se força à boire, par simple politesse, mais se promit d'essayer de se trouver quelque chose de plus convenable et adapté à ses goûts pour la deuxième tournée.

Sur le ton de la confidence, Amanda lui intima de se méfier des apparences. Le lieutenant lui sourit, prit un air qui voulait dire "pour qui me prenez-vous ?" et répondit, susurrant également :

- Vous oubliez ma profession, Amanda. Ce genre de personnes sont, en général, les pires crapules qu'on puisse rencontrer. Croyez-moi, j'en ai bouclé des gars de ce genre, et cela ne m'étonnerait même pas que je finisse par tomber ici même sur le frère, le cousin ou l'enfant d'un de ceux que j'ai envoyé en cellule pour des années...

Il écarta son visage du sien, son haleine au goût d'alcool aux fruits lui mettant le cœur en émoi. C'est à peine s'il fit attention aux commérages qu'elle entama ensuite, se contentant de hocher un peu la tête à chacune de ses phrases et de regarder, d'un air absent, ce qu'elle lui désignait discrètement. La lune montait dans le ciel, il le savait, intensifiant en lui divers sensations, du plus infime frisson perpétuel à des élans d'énergie succédant à des sortes d'angoisses irrationnelles. Aodh avait un mal fou à garder le contrôle et à rester stoïque ; dans sa poitrine rugissait un véritable ouragan, la bête en lui grondait, griffait l'intérieur de son thorax, suppliant de la laisser sortir et éclater au grand jour, qu'importe les conséquences. Aodh eut, à plusieurs reprises, un léger spasme nerveux, presque imperceptible, qui fit gicler le cocktail sur sa main tenant le verre. Il craignit plusieurs fois qu'on ne le remarque ou qu'il brise carrément la coupe sur la moquette impeccable, mais aucun incident de cette nature n'arriva. Aodh se savait soumis à d'éventuelles crises de paranoïa dans une telle situation et il s'apprêtait à proposer à Amanda de s'éloigner de la foule, de se trouver un coin plus tranquille, qu'il puisse se détendre autant qu'il le put dans des circonstances aussi délicates, toutefois, la belle reprit la parole. Le lycan la trouva bien bavarde, ce soir, mais ce n'était pas malvenu dans son état ; lui-même avait bien du mal à garder la tête sur les épaules et à avoir des pensées assez ordonnées pour diriger une discussion, même simpliste.

- Tout le monde a des secrets, lui répondit-il, finissant son verre d'une grande goulée, alors que celui d'Amanda venait tout juste d'être entamé.

Il posa le cristal sur un plateau que portait un majordome en passant à ses côtés et l'interpella poliment.

- Excusez-moi. Qu'avez-vous à proposer, en alcool ?

- Nous avons plusieurs bouteilles... Que désireriez-vous, monsieur ?

- Du porto, vous avez ça ?

- Je vais voir ce que je peux faire, fit poliment le domestique avant de s'en aller dans un pivotement des talons raide et parfait.

Aodh le regarda s'éloigner, ses yeux voguèrent de visage en visage sans qu'il ne s'attarde avant de reporter son entière attention sur Amanda. Ses yeux croisèrent les siens ; son cœur manqua un battement. Ses lèvres s'étirèrent, son regard se voila de mystère et sa voix avait la chaleur d'une pluie tropicale.

- Et vous ? Des secrets ?



© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Jeu 12 Nov - 14:31

Revenir en haut

Witch & Werewolf



Au dehors le vacarme de la pluie semblait avoir cessé, on n’entendait plus les grosses gouttes de pluie s’écraser sur les fenêtres. Ce que beaucoup avaient remarqués puisque ceux qui fumaient s’empressèrent d’aller à l’extérieur lorsque les domestiques ouvrirent les portes fenêtres de la terrasse. Le froid s’engouffra dans la pièce, faisant frissonner la sorcière et la déconcentra un laps de temps de leur conversation. Mais Aodh avait raison, leurs métiers respectifs leur permettaient de savoir qu’il n’est pas intelligent de se fier à la première apparence que l’on montrait. Aussi peut être était-ce pour cela qu’elle s’évertuait à discuter, elle le trouvait intéressant et avait envie d’en apprendre plus sur lui. Quoi qu’il en soit, ce soir là, toute son attention était sur Aodh et dans les moindres détails, quitte à oublier son devoir de visage où elle ne faisait qu’acte de présence désormais. Et lorsqu’elle lui demanda s’il avait des secrets, elle acquiesça simplement à sa réponse, bien sur qu’était une vie sans secrets ?

Par caprice elle avait envie de creuser  et décortiquer plus dans ses pensées et sur les secrets de cet homme, et puisqu’ils passaient la soirée ensemble elle aurait tout le temps de le faire. Ainsi elle souhaitait construire de solides fondations pour que leur lien ne soit pas qu’une rencontre éphémère qui à ses yeux ne serait que pur gâchis. Pour le moment elle se laissait simplement porter en sa compagnie, bercée par les notes boisées de son parfum dont elle pouvait deviner la marque et les notes typiquement masculines. Elle fut étonnée de voir avec quelle rapidité il avait terminé son verre tout en demandant quelque chose d’autre au domestique Pendant ce temps elle sirotait toujours sa coupe de champagne et alors qu’elle arrivait à certaines hypothèses. Le contact visuel reprit, toujours aux premiers abords, quelque chose de mystérieux et de sauvage demeurait dans ses prunelles. Il avait une manière de la regarder qui l’hypnotisait totalement depuis ces premiers instants où ils avaient fait connaissance. Il lui retourna alors la question sans que cela l’étonne, aimerait il savoir aussi ce qui la rendait unique ?

« Bien sûr !» Répondit-elle sans hésitation.

Des secrets ? Sa vie entière était faite sur des secrets et quelques indices en étaient parfois visibles. Et le premier concernait ce talisman qu’elle portait à son cou qui lui permettait d’user de ses pouvoirs habilement caché dans le col de sa robe.  Mais ce récit dévoilant ses aspects surnaturels allaient demeurer un certain temps scellés dans le silence. Si le concernant il ne saurait pas tout de suite ce dont elle était capable, certaines idées dans son esprit virent à prendre de nouvelles formes tandis qu’elle commençait à se douter de la sienne en ayant regroupé divers indices. Le domestique revint alors avec un verre de porto, coupant court à la conversation alors qu’il offrit à Aodh en lui présentant le cépage réputé. Une fois que celui-ci eu détourné les talons, le fil de la conversation pouvait reprendre. Mais Amanda laissa volontairement un court instant de silence pendant lequel elle but encore un peu de champagne. Elle avait envie de jouer un peu, de donner un coup d’accélérateur à leur discussion qui ne tarderait pas à devenir monotone si elle ne se montrait pas plus audacieuse - Ce serait fort dommage.

« J’ai fait quelques séjours dans une réserve amérindienne pour apprendre de leur culture. Mon animal totem est le loup ce qui fait de moi une personne instinctive et intuitive… »

Cela n’avait rien d’anodin, ces choses là intéressaient rarement son entourage mais lui permettait d’introduire plus amples révélations. Mais elle se montra bien plus attentive aux réactions engendrées face à cette annonce tandis que ses yeux à elle brillaient d’une nouvelle lueur.

« Ironique n’est ce pas ? J’ai déjà eu affaire à des lycans en phase de pleine lune, mais je vous avoue que la plupart d’entre eux n’ont pas été aussi galants que vous.»

Sur ces mots qu’elle ne pesait pas, Amanda termina son verre mais le gardait entre ses mains. Elle s’intéressait beaucoup aux autres formes de surnaturels et avait pu réunir un certain nombre de symptômes concernant les lycans en cette nuit si propice pour eux à des besoins primitifs relatant de leur côté loup, aussi être visage dans une organisation lui imposait d’être un minimum alarmée à ce qu’il se passait autour d’elle tout comme elle avait deviné la nature de bien du monde dans la salle sans que ces derniers passent aux aveux. Elle s’était donc laissé penser que son intérêt pour elle et le cycle lunaire et l’image qu’il lui renvoyait n’était pas que pur hasard, il n’y a aucune preuve, juste de l’intuition qu’elle préférait voir comme un fait plutôt que de lui poser la question ; L’assurance et le culot sont qualité et défaut qui lui avaient souvent réussi tout comme avoir un contrôle voodoo la rendait plus sensible à certaines états physiques de ses interlocuteurs dans la mesure ou elle doit d'abord s'approprier leur corps pour leur infliger la douleur. Autant le dire clairement qu’elle percevait la tension qui l’animait et l’adrénaline déferlant dans son corps.

Amanda n’en était ni effrayée ni réticente à l’idée de le côtoyer avec ce nouvel aspect sur sa personne. Bien au contraire, le sourire qu’elle afficha en disait bien long sur son état d’esprit tandis qu’elle l’invita à la suivre jusque sur un divan assez à l’écart  avant qu’ils ne prennent racine et pour qu'ils puissent continuer leur conversation en toute intimité.






© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Jeu 12 Nov - 23:36

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Coïncidence ou non ? Qu'Amanda émette quelques paroles au sujet du seul animal sensible d'attirer l'intérêt d'Aodh avait quelque chose de suspicieux. Le lieutenant feignit de ne pas s'en faire plus que s'il n'avait été qu'un humain des plus normaux, mais, sous son crâne, un tas de questions déferlèrent. Son porto apporté, qu'il huma en bon connaisseur et dont il apprécia l'arôme déjà ainsi, il but, gardant un silence calculé. Il ne savait pas trop que penser sur ce que venait de lui dire sa compagne de soirée et se dit que le plus sage serait de répondre avec le ton dégagé de quelqu'un qui tient une conversation banale.

- Intéressant, fit-il, laconique.

Il but une autre gorgée, doucement, son regard allant se perdre sur la foule qui se mouvait doucement, sur ces visages qui lui étaient étrangers mais parmi lesquels il s'attendait à chaque instant de trouver l'un ou l'autre qu'il aurait pu foutre en taule, auparavant, ou avoir essayé du moins. C'était une chose à prévoir, malheureusement. Il se doutait que cela ne rendrait pas la soirée des plus agréables mais qu'y pouvait-il ? De toute façon, à moins d'éclater un scandale, une telle rencontre fortuite, la situation ne pouvait pas être si dramatique. Certainement que, par gêne, honte ou culpabilité, quelqu'un le reconnaissant comme ayant été son geôlier, si l'on peut dire les choses ainsi, ne se manifesterait pas publiquement. Il éviterait plutôt son regard. Aodh voyait d'ici la scène que cela ferait... dans le meilleur des cas.

Revenant à Amanda, Aodh vit qu'elle s'était remise à parler. Sa concentration, dans le brouhaha général et la musique qui sortait d'un piano au coin de la grande pièce, avait un mal fou à se fixer sur un point précis et il ne put l'entendre totalement, un seul mot lui ayant éclaté aux oreilles. Ce fut avec un certain soulagement qu'Aodh se laissa guider jusqu'à des canapés, à moitié désertés. Ils s'installèrent confortablement, leur verre en main, et Aodh, la mine sombre tout à coup, lança un regard scrutateur à la femme-juge. Il n'avait pas eu la lubie, non, elle avait bel et bien dit le mot "lycan". Un léger doute persistait, à cause du bruit, il pouvait s'être trompé... Il but longuement, sortit alors une cigarette de sa boîte métallique et la flamme de son zippo vint rapidement lécher le bout blanc. Il tira dessus, fit tourner le porto dans son verre, but, silencieux comme une pierre tombale, feignant de s'intéresser au pianiste qui écrasait les touches sans aucune grâce. Un coup d'oeil à Amanda lui indiqua qu'elle commençait à se demander pourquoi il restait muet et il crut même déceler un certain agacement. Sans crier gare, il se décida à parler, sa voix trahissant alors totalement son émotion :

- Je vois qu'en ce qui concerne mes propres secrets, je suis assez malhabile à les dissimuler.

Son ton avait perdu un tant soit peu de sa chaleur. Le fait qu'elle puisse deviner sa nature aussi aisément le poussait à la méfiance à son égard. Certes, il la trouvait toujours terriblement attirante et son être tout entier mourait d'envie de s'unir à elle ne fut-ce qu'un bref instant. Toutefois, son esprit se dissociait légèrement de ses pulsions primaires et se mettait à réfléchir plus sérieusement sur ce qu'elle était, qui elle était. Une de ces humaines curieuses et, de ce fait, gênantes ? Il n'était jamais bon qu'un humain en sache trop sur le monde du surnaturel... Aodh n'avait aucune envie d'avoir affaire à une femme aussi belle qu'il devrait, peut-être, éliminer, si elle s'avérait gênante pour le monde dans l'ombre. Il dilapida son verre en quelques gorgées, loin d'être encore soûl, et héla un domestique pour lui soumettre son désir d'être resservi par le même alcool. On lui promit de faire vite, il hocha la tête d'un mouvement sec. Son visage pivota vers Amanda, souriant doucement, plus aussi charmeur qu'auparavant, enfin... différemment, disons.

- Quels sont les détails qui m'ont trahi ?



© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Ven 13 Nov - 9:06

Revenir en haut

Witch & Werewolf



La soirée battait son plein, les rires de l’hôte de la soirée s’élevaient et résonnaient dans la vaste salle. Autour de lui, des dizaines d’invités, ennemis, amis, tous semblaient se mélanger désormais qu’il était sûr d’augmenter sa fortune. Une bande d’hypocrites corrompus, un spectacle qui la faisait bien rire en tant que visage mais aussi personnellement. Il serait sans doute très bien à sa nouvelle place après qu’une ombre soit passée le voir, elle avait hâte d’en voir la fin de l’histoire. Mais pour l’heure, c’était avec Aodh qu’elle passait sa soirée. Et s’ils avaient pris pour habitude de se dévorer du regard, Amanda avait entreprit d’ajouter un peu plus de profondeur à la conversation en lui émettant ses hypothèses le concernant. Au départ il n’avait pas semblé siller, mais il éparpilla ensuite son attention.

Alors elle les avait menés dans un coin plus intime, où ils auraient loisir de discuter sans avoir besoin de murmurer leurs paroles tout en pouvant garder un œil sur l’assemblée. Une fois installés sur le divan, Amanda observa d’abord Aodh qui semblait pensif. Un court instant de silence s’était installé et la juge en profita aussi pour balayer la salle du regard. Avait elle touché un point sensible ou n’avait il pas comprit ce qu’elle venait de dire ? La juge demeura silencieuse et se laissa aller contre le dossier du divan tout en croisant les jambes. Le charme qu’il lui avait adressé jusque là semblait s’être estompé, il était distrait et avait mis un moment à lui répondre, ce qui l’agaça un peu. Au départ elle y avait vu un signe qu’elle s’était trompée sur son compte mais avait préféré attendre qu’il s’exprime avant d’entreprendre de rattraper cela. Ainsi lorsqu’il éleva la voix, rien ne lui fit plus plaisir de savoir que ce qu’elle avait soupçonné était confirmé. C’était souvent gênant pour un surnaturel de voir sa nature révélée au grand jour. On ne peut pas dire que lycans, vampires, sorcières et possédés avaient de bonnes réputations dans les légendes humaines. Ainsi elle le vit moins détendu, et le comprenait parfaitement puisqu’à sa place elle aurait sans doute agi de la même manière. Amanda trouvait souvent un certain plaisir à troubler ses interlocuteurs, les mettre au pied du mur et leur faire prendre conscience qu’elle avait bien plus de ressources que ce qu’elle pouvait parfois laisser apparaitre quitte à s’attirer la méfiance. Ce n’était qu’un jeu pour elle, un jeu qu’elle aimait gagner. Lorsqu’il lui demanda ensuite ce qui l’avait trahi et mené à cette conclusion, la jeune femme  leva alors les yeux vers lui.

« Je vous sens sous tension, aujourd'hui c'est la pleine lune et tout comme j’aime à croire qu’aucune rencontre ne se fait par hasard.»

Ainsi en venant jusqu’à elle, il avait attendu quelque chose de sa part. En lui ouvrant la conversation, elle faisait de même. A ajouter à cela, la jeune femme lui dévoila alors la manière qu’elle avait eu de penser jusque là.

« Je n’en avais pas la certitude, mais vous venez de me le confirmer. » Fit-elle taquine.

Faire croire que l’on sait quelque chose poussait ses interlocuteurs la majorité du temps à passer aux aveux ; dans l’autre cas elle se plantait en beauté. Ce sont quelques petits stratagèmes forts utiles lorsque l’on exerce une profession comme la leur. Amanda imita Aodh et sorti une cigarette qu’elle alluma une fois celle-ci placée sur ses lèvres.

« Détendez-vous Aodh, je ne suis pas votre ennemie. Autrement je ne tiendrais pas la position que j’ai actuellement car notre société n’aime pas avoir n’importe qui n’importe où. » Fit elle avec un large sourire.

Si le lieutenant semblait quelque peu perturbé, Amanda quand à elle n’avait en rien changé son attitude envers lui. Elle avait usé d’un argument indéniable, il était bien assez intelligent pour savoir de quoi elle parlait. Mais en ce qui concernait les organisations, la conversation serait verrouillée. Aodh fut rapidement resservi, le domestique avait même rapporté un verre pour Amanda qu’elle remercia d’un mouvement de tête. Puis elle leva son verre à son attention, afin qu’ils trinquent et que le reste de leur rencontre demeure aussi chaleureuse qu’elle l’avait été.

« Pour un secret révélé je vous en offrirais un, bientôt. »

Qu’il ne s’en fasse pas pour cela, la nuit n’était pas terminée et il avait encore tout loisir d’en apprendre plus à son propos.








© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Ven 13 Nov - 13:16

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

- C'était donc ça...

Ça semblait si évident, vu comme ça. Aodh eut un rire jaune, très bref, un éclat sans émotion, et il but longuement. C'était très déroutant d'avoir été percé à jour ainsi, par cette femme si attirante. L'attraction qu'elle jouait sur lui se mêla à sa méfiance, néanmoins, il se força à la croire lorsqu'elle lui assura de ne pas s'inquiéter. Il lui offrit une œillade pleine de sous-entendus, lui communiquant silencieusement qu'il était quelque peu impressionné. Sa cigarette allant de ses lèvres à l'accoudoir sur lequel reposait son bras fut pendant un long moment le seul mouvement qu'il fit, aussi inerte qu'une statut pour le reste. Son regard continuait de se perdre dans l'activité les entourant. Il y avait tant à voir et il observa qu'Amanda en faisait de même. Il aurait aimé être dans sa tête et savoir toutes ses pensées les plus intimes, en un tel moment. Le lycan poussa un soupir, s'imposant un calme intérieur qui ne risquait jamais de venir réellement. En plus de son état dû à la montée lunaire, la situation actuelle le rendait terriblement nerveux. Aodh écrasa sa cigarette, en ralluma aussitôt une autre, tapotant de l'autre main le cuir couleur crème du fauteuil sur lequel ils se trouvaient.

- Bientôt ? fit-il en réponse à sa dernière phrase. Et pourquoi pas maintenant ?

Son regard se fit à la fois sévère, autoritaire et enjôleur. Il se redressa à moitié, ayant été avachi jusqu'ici, tel un calife dans ses couffins de soie, et s'avança en avant pour se rapprocher d'Amanda sans aucune pudeur. Son bras vint reposer sur le dossier, se mettant à moitié derrière la tête de la juge, et il ne restait dès lors que quelques pouces de distance entre leurs deux visages.

- Pour savoir ce que je suis avec une telle facilité, avec si peu d'indices, vous ne devez pas être n'importe qui, susurra-t-il doucement. Si vous connaissez bien ma race, vous devez savoir que nous ne sommes pas connus pour notre patience ni notre tolérance. En tout cas, ce n'est pas mon cas. J'apprécierai grandement que vous ne me laissiez pas dans l'ignorance plus longtemps.

Il but, se racla la gorge d'un air suffisant et se rapprocha davantage, autant que cela se peut sans en venir à l'embrasser. Son regard alla s'attarder sur les visages alentours mais tout dans sa voix et son corps montrait bel et bien que son attention toute entière se portait sur une seule et même personne : Amanda.

- Dévoilez-vous. Je doute pouvoir supporter d'être le seul à découvert.

Cette ultime phrase sonnait comme le point final de la conversation, comme une espèce d'ultimatum. Aodh, en effet, était prêt à partir si elle ne décidait pas de lui révéler ce qu'elle était et qui elle était. Elle pouvait être, à ses yeux, la tentation charnelle la plus pure et intense réincarnée, sa fierté était bien plus forte. Si elle voulait jouer aux petits secrets et perdurer dans l'impression très désagréable d'être la seule à contrôler ce qui se passait en ce moment, le lieutenant n'arriverait pas à le supporter. Et ne ferait aucun effort dans ce sens. Un spasme dans sa main, un peu de cendre sur sa chemise qu'il balaya d'un revers des doigts avec négligence. Parle, femme, pensait-il avec une fébrilité perceptible, tout son self-control sans dessus-dessous.



© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Sam 14 Nov - 0:37

Revenir en haut

Witch & Werewolf



Les ondes de tension lui traversaient la peau comme des picotements désagréables. Amanda ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même et en ayant adouci les contours de ses révélation amenées comme un pavé dans la marre, il semblait finalement comprendre qu’elle ne serait pas une menace pour lui dans la mesure où si elle avait réellement voulu faire quelque chose, ce serait déjà fait depuis longtemps. Amanda trempa ses lèvres dans son nouveau verre en état pas étonnée de savoir qu’il souhaitait découvrir ses secrets plus vite que ce qu’elle ne l’avait envisagé. Maintenant ? Quel impatient ! Cette demanda lui arracha un petit sourire avant qu’elle ne boive quelques gorgées de cet alcool plus costaud.

La juge demeura immobile, dégustant son verre tout en remarquant qu’il avait fini par se rapprocher d’elle de manière bien moins innocente que ce qu’il lui avait déjà montré. La conversation allait prendre un tout autre tournant, plus intéressant que ces éternelles politesses. Elle savait déjà les caractéristiques qu’il lui présentait sur les lycans, lui-même était le plus bel exemple qui lui soit donné d’avoir. Maintenant il ne souhaitait pas être le seul d’entre les deux mis sur la touche et ayant été découvert, Amanda devait assumer sa part de curiosité qu’elle avait également attisé chez lui.

La sorcière tourna le visage, face à celui du lycan, un large sourire joueur sur les lèvres tandis que leurs regards étaient aimantés. Elle hésitait, cherchait de quoi la convaincre au fond de ses yeux alors qu’à la base lui révéler sa nature n’était pas dans ses plans. Un instant de silence s’installa alors, se laissant à la contemplation des moindres expressions de son visage, admirant l’attente, l’impatiente et le besoin qu’il avait de savoir aussi de quoi elle était faite. Elle ne pourrait pas lui mentir en avouant être simple humaine, pas après ce qu’elle venait de faire. Il ne se doutait alors certainement pas que l’empathie n’était qu’une facette de ses capacités et serait sans doute fort étonné de découvrir de quoi elle était capable.

« D’accord. » Fit-elle finalement.

Elle allait même mieux faire, elle allait lui montrer directement pour lui sous entendre sa nature de sorcière. Pour cela être une poupée vodou vivante, elle avait bien des manières de le démontrer. Ainsi elle ne coupa pas le lien visuel qui s’était fait entre eux, même si son visage à quelques centimètres du sien avait cette façon d’accélérer son rythme cardiaque. Amanda se concentra sur lui et se pinça progressivement le dos de la main. Très vite les picotements allaient se faire ressentir chez lui, elle avait alors tout loisir d’admirer la décomposition de son visage en s’apercevant qu’elle se pinçait elle mais que toute la douleur lui était reportée. Lorsqu’il l’eut compris, elle cessa immédiatement et alors l’on pouvait voir sur sa main pas ma moindre trace de rougeur tandis que celle d’Aodh était légèrement rougie.

La jeune femme étira un large sourire et prit un peu plus de recul pour glisser machinalement sa main dans ses cheveux et remettre ses boucles en place tandis qu’elle vérifiait que personne ne les avait vus tout en tirant de nouveau sur sa cigarette.

« Je suppose que vous me croirez si je dis que je n’ai jamais été victime d’agressions physiques ? »Fit-elle en plaisantant.

Pour sûr, même s’il y avait eu des tentatives, jamais personne n’avait pu aller jusqu’à lui faire réellement de mal grâce à ce don inestimable qu’elle possédait. Elle en usait souvent, même dans la vie courante quand une femme essayait de lui arracher cette dernière veste en rayon ou même pour faire ses bonnes actions lorsqu’elle voyait deux personnes en train de se battre ou face à un vol à l’arrachée. Et sa partie préférée c’était le moment d’absence de ses cibles qui se demandaient ce qu’il pouvait bien se passer, mettant parfois la faute sur Dieu qui tentait de les punir.

Ses talents avaient d’autres aspects, ainsi elle appréciait être une sorcière pour les autres opportunités que cela lui donne comme certains sortilèges et les potions. Ayant été membre de covens de différentes cultures, elle avait accès à bien des portes de la sorcellerie qui faisait d’elle une sorcière puissante et talentueuse. Elle avait tout fait pour arriver à cela, son ambition avait toujours tout dépassé, assoiffée de pouvoir et de magie.









© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Jeu 19 Nov - 10:51

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Le lieutenant avait gardé une tension dans tout son corps, qu'il ne pouvait ignorer ni effacer par simple volonté, et ses yeux étaient braqués sur Amanda tels deux canons de revolvers désireux de lui étaler sa cervelle au sol. Son sourire ainsi affiché, en demi-lune n'était qu'un moyen d'enrober d'un peu de miel son air d'impatience extrême mêlée d'énervement ; sans ces lèvres doucement étirées, il aurait pu effrayer quiconque aurait croisé son regard... A croire que le noir tapi au fond de ses iris auraient pu engloutir dans leur néant les personnes présentes dans la salle. A peu de choses près, en oubliant la facette métaphorique, on en était pas loin. Une étincelle triomphante vint illuminer cette obscurité de l'âme lorsque la femme donna son accord, gardant encore, tout du moins, l'aura mystérieuse qu'elle avait su mettre en place depuis le début de leur rencontre.

Au début, Aodh ne comprenait pas du tout ce qu'elle faisait. Qu'avait-elle à se pincer la main, sans rien expliquer ? Quel sens y avait-il derrière ça ? Il ne fallut cependant pas bien longtemps pour qu'une sensation vienne sur sa propre main, sur la gauche également, et que quelques secondes lui suffisent pour réaliser ce qui se passait. Ses yeux s'agrandirent tandis qu'ils fixaient les rougeurs typiques, levant sa main et faisant bouger lentement ses doigts. Étrange phénomène ! Passé l'étonnement, son sourire revint sur sa bouche, il baissa sa main qu'il se mit à frotter nonchalamment. Aodh poussa un léger rire, secouant la tête sur les côtés.

- Je vois... Original. Vous êtes donc une sorte de sorcière, murmura-t-il pour ne pas attirer l'attention sur eux. Ça ne m'étonne plus que vous ayez pu deviner ma nature véritable aussi aisément. Les femmes comme vous ont de multiples dons... Innés mais aussi acquis. Vous aimez apprendre, tout savoir, être efficaces et pleines de ressources. Des femmes de pouvoir.

Ce n'était pas là une question mais bien une affirmation. Cette découverte l'émoustillait. Ce n'était pas une midinette qui se cachait derrière son maquillage et son parfum, qui s'habillait aussi bien parce qu'au fond d'elle, elle était terriblement creuse, comme bon nombre de femmes aux apparats avenants et luxueux. Son apparence était exactement ce qu'elle était, ces artifices n'étaient pas pensés vainement. Si Aodh l'avait déjà deviné, il en était maintenant certain et ce qu'il savait d'elle, à présent, lui plaisait beaucoup. Il n'avait jamais eu d'aventures avec une femme autre qu'une simple humaine ou une de sa propre race. Si cela l'intéressait, voire l'excitait, il se demandait sous quel jour pouvait se profiler une telle relation. Méfiance, se dit-il. Une femme pleine de puissance pouvait être un challenge, ce qu'il adorait d'avance, mais aussi être à double tranchant. Il s'écarta lentement d'elle, but d'une traite la fin de son verre et claqua des doigts à l'adresse d'un domestique qui vint à lui, pas sans lever légèrement les yeux au ciel comme excédé d'être interpellé ainsi comme un chien. Aodh passa sa commande d'un air distrait, le renvoyant aussitôt et reposa son attention sur Amanda.

- Êtes-vous quelqu'un d'important, parmi... vos pairs ? demanda-t-il.

Aodh osa avancer sa main, passant ses doigts le long de ceux d'Amanda, posés sur sa cuisse.

- Vous n'avez pas l'air de n'être qu'une marionnette ou une femme vivant sa vie avec simplicité. Vous avez de l'assurance et êtes avide de puissance et de contrôle sur autrui, votre attitude vous trahit. Que faites-vous dans l'ombre ?

Il se mit à jouer avec l'une des bagues de la Juge, un bijou qui avait du coûter une fortune à en juger la pierre étincelante qui décorait l'anneau d'or blanc, feignant d'y porter tout son intérêt ; en vérité, il désirait entrer en contact avec sa peau, même si ce n'était que leurs doigts aux terminaisons nerveuses si sensibles. Le loup en lui hurla, son cœur augmenta sa cadence, mais son visage resta le plus impassible possible, un sourire flottant innocemment sur sa bouche qui n'avait qu'une envie : mordre dans cette chair à la pâleur lunaire, offerte.  



© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Jeu 19 Nov - 16:53

Revenir en haut

Witch & Werewolf


Les sourires intrigués d’Aodh et son regard brillant semblaient être revenus, laissant derrière cette soudaine méfiance qu’il avait eu à son égard au risque de couper court à leur petite entrevue. Ainsi elle lui laissa le temps d’assimiler et de comprendre de quel ordre était sa nature et ses quelques talents cachés. Une sorcière donc, il avait vu juste et elle confirma d’un petit hochement de tête lorsqu’il lui fit enfin la remarque. Une sorcière voodoo, un objet de sorcellerie sur lequel on peut infliger des douleurs sur une tierce personne sans apposer de geste directement. User de sa propre peau pour faire mal aux autres était un véritable don des dieux selon elle, qui lui permettait encore une fois d’avoir un certain contrôle sur l’environnement qui l’entoure et ce qui faisait d’elle une personne avec autant d’assurance. Plus tard elle lui expliquerait peut être les fonctionnements de ses capacités, ses atouts mais pas ses limites, qu’elle s’était toujours réserver de ne pas dévoiler. Lorsqu’on lui demandait, elle se contentait alors d’hausser les épaules, témoignant qu’elle n’avait à vrai dire pas tenté de tester ses limites. Amanda partait aussi du principe qu’elle était en constante évolution, juste le fait de venir vivre au sein d’une brèche magique et elle avait vu ses capacités tripler d’efficacité en partant de New York pour rejoindre Dublin.

Si leur relation venait à s’approfondir, il découvrirait bien d’autres secrets liés à son statut de sorcière. Pour cela, Amanda ne pouvait pas se permettre d’approcher n’importe qui. Aodh était de ces cas particuliers, un vrai caprice qu’elle se serait volontiers servit sur un plateau s’il n’y avait pas eu de choses en jeu, rien que de l’observer, elle éprouvait de plus en plus une véritable attraction pour lui. Avec les propos qu’il tenait, de plus, il ne faisait qu’accroitre son intérêt à son égard. Allons mesdemoiselles, qui se refuserait un tel homme?
La phase de découverte était finie, il avait réussi à la cerner en quelques secondes seulement et visait juste dans chacun des adjectifs qu’il lui qualifiait. C’était troublant pour elle d’être dévoilée ainsi aussi facilement, elle dont le masque ne se fissurait jamais. Il était plaisant aussi de perdre un peu ce contrôle, dans des impressions de vive adrénaline du potentiel danger qu’il pourrait représenter pour elle si par malheur il était mal intentionné. Amanda se laissait découvrir avec ce même air amusé, ainsi que l’on ouvrait une à une les pétales d’une rose. Un court instant de silence s’installa entre eux alors qu’Aodh se commandait un nouveau verre alors qu’elle continuait de boire le sien.

Elle se demandait ce qu’il pensait de cette situation, si ces aveux là le feraient prendre la fuite ou si au contraire il prendrait le risque de poser sa main sur ses épines. La réponse se fit bientôt connaitre, passant d’un sujet sur un autre en relation avec cette société secrète en sous-entendant autre chose alors qu’il la soupçonnait d’avoir un rang plus élevé qu’en apparence parmi « ses pairs ». Pour quelqu’un de bien renseigné là-dessus, sans doute avait il également sa part de mystère. Amanda éloigna son verre du bord de ses lèvres, s’attendant à ce qu’il développe ses propos.

C’est le contact de sa main sur la sienne qui l’électrisa, surprise mais de manière agréable. Alors elle le laissa faire car elle appréciait cette audace de sa part, cela ajoutait un peu plus de tensions dans les échanges de regards et parce qu’elle avait décidé d’entrer dans son jeu. Elle étira un fin sourire, tandis que la conversation prenait un nouveau tournant encore alors qu’il lui continuait de la décrypter et de lui faire part de ses hypothèses la concernant. Un homme intelligent, avec un bon sens de l’analyse, c’était deux qualités qui lui servaient sans doute énormément dans son travail et elle ne pouvait que s’avouer vaincue après avoir été mise en relation avec de telles hypothèses. Ses manières d’agir venaient se retourner contre elle de manière admirable, ainsi voir dans le regard d’Aodh un adversaire potentiel dans ce genre de manigances était tout à fait intéressant et divertissant. Il aurait sans doute ce je-ne-sais-quoi qui ferait la différence avec les autres hommes qu’elle avait pu côtoyer. L’emprise qu’il exerçait sur sa main semblait presque naturelle tout comme elle voyait là un besoin de surenchérir. Alors elle déplaça leurs mains et entreprit de poser la sienne sur la cuisse du lieutenant de manière tout aussi naturelle qu’il était venu faire le premier contact. Sauf qu’elle s’était montrée bien plus aventureuse que lui.

« N’allez pas trop vite mon cher, nous ne sommes pas assez proches pour que je vous dévoile tout. » Fit-elle en toute innocence.

Une réplique bourrée de nombreux sous-entendus, Amanda aimait manier les mots pour leur donner plus de profondeur et troubler ses interlocuteurs. Terminant sa cigarette, la jeune femme détourna le regard le temps de l’écraser dans le cendrier avant de se redresser et retira sa main de la cuisse d’Aodh après que ses doigts fins y aient exercé une pression. Elle observa un court un instant d’un regard plus sérieux et les quelques invités profitant de la soirée de manière bien plus ennuyeuse qu’elle à cet instant là. Mais leur présence la gênait encore, tout comme elle savait que certaines oreilles se faisaient souvent indiscrètes. Il était absolument hors de question que toute sa vie soit déballée dans un lieu plein de personnes intéressées et avides de rumeurs.

« Et si nous allions prendre l’air un peu ? Il y a un immense jardin passé ces portes. »

Allons donc observer la pleine Lune.








© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Jeu 19 Nov - 19:37

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Joueuse, hein ? pensa Aodh tandis qu'une main baladeuse aux ongles parfaitement manucurés vint se perdre sur sa cuisse, un endroit si près du vif du sujet. Aodh dut se mordre l'intérieur de la joue pour éviter à son membre de s'ériger fièrement en réponse à cette invitation muette. Il eut un rire quelque peu nerveux et son regard se fit fuyant, par le besoin urgent de s'intéresser - ou en tout cas de feindre de s'intéresser - à autre chose. Elle-même semblait vouloir connaître chaque visage de la foule se mouvant avec une lenteur désespérante, mais la mine qu'elle eut traduisait plutôt un certain embarras. A bien y penser, Aodh aussi ne se sentait pas totalement à son aise, ici. A croire qu'ils étaient connectés car la femme s'écarta doucement de lui et dit d'un ton péremptoire son désir de sortir de l'endroit, de prendre l'air. Aodh pensa à la lune, à sa blancheur immaculée, à sa lumière évanescente et à l'éclat enchanteur qu'elle donnerait à la peau de sa compagne... et acquiesça avec enthousiasme.

Ils se levèrent en un seul mouvement et, cote à cote, liés dès lors que leur secrets respectifs furent révélés à l'autre, ils se dirigèrent d'un pas pressé vers la grande terrasse. Une luminosité plus tamisée, venant de l'intérieur et passant par les hautes et étroites fenêtres de la salle de réception, les accueillit, et avec eux leur envie de tranquillité, de paroles secrètes et autres messes basses intimes. Le dallage de marbre était glissant, Aodh eut l'attention délicate d'en prévenir Amanda qui risquerait bien de se tordre une cheville ainsi posée en équilibre sur ses hauts talons. D'un mouvement du menton, il lui indiqua l'un des deux escaliers qui partaient de part et d'autres de la terrasse, lui suggérant ainsi de s'enfoncer un peu plus dans l'obscurité qui envahissait un grand jardin. De rares réverbères aux lumières jaunies éclairaient l'espace vert et on pouvait y deviner quelques bancs. Amanda accepta de bonne grâce et le lycan offrit son bras à la sorcière ; ils dévalèrent les marches avec précaution avant de s'engager sur un sentier de dalles en pierres.

La pluie avait cessé, fort heureusement, ne laissant derrière elle qu'une atmosphère fraîche lourde d'humidité. L'odorat d'Aodh s'éveilla avec force ; il sentait l'humus, les parfums des fleurs s'emmêlant avec celui d'Amanda qui volait jusqu'à lui grâce à la bise du crépuscule, l'odeur de la terre meuble aux riches arômes. Tout cela lui donna le tournis. Son regard alla ensuite vers le ciel où éclatait la pleine lune, sa lumière vive dévorant toute la voûte étoilée qu'on pouvait voir par-ci par-là à travers les trouées que les nuages gris, filamenteux, formaient. Il inspira profondément, eut un terrible frisson, et expira avec un tremblement dans son souffle. Cette fois, il ne chercha pas à le cacher, n'ayant comme témoin qu'une femme sachant tout déjà de sa nature.

- J'aimerais tant chanter pour elle, là, maintenant, fit-il avec une émotion dans sa voix.

Dans le bleu de ses yeux se reflétait la lune elle-même. Il avait un mal fou à détacher son regard d'elle et il souriait, totalement captivé.

- Elle est magnifique, ce soir. Dommage qu'elle se fasse timide, avec tous ces nuages.

N'ayant pas une seconde reculer son bras entrecroisé avec celui d'Amanda, il intensifia son emprise sur elle et, brusquement, il rebaissa les yeux sur elle. Ses traits impassibles, forgés dans l'indifférence qui était de mise lors de ce genre de soirées mondaines, perdirent toute forme d'humanité. Son sourire mielleux fit place à un sourire carnassier, passionnel. Il approcha son corps au plus près d'Amanda, pencha la tête et vint avec une délicatesse contrastant avec ses émotions déposer un baiser chaste sous l'oreille de la femme. Il ne s'écarta qu'ensuite, avec une lenteur calculée, son nez frôlant celui de la juge.



© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Jeu 19 Nov - 23:08

Revenir en haut

Witch & Werewolf


Aodh s’était montré assez enthousiaste à l’idée de sortir, sans que cela ne l’étonne maintenant qu’elle avait confirmation de sa race. Alors, ils se levèrent ensemble, Amanda réclama son manteau pour le pas attraper froid et l’enfila sans le fermer. De toute façon elle ne comptait pas s’éterniser à l’extérieur, elle souhaitait profiter d’un moment d’intimité avec Aodh le temps de discuter un peu plus et de voir où ces gestes  joueurs trouveraient limite. C’est avec une certaine curiosité donc, qu’elle le suivit à l’extérieur et lui prit volontiers le bras pour éviter de glisser. Pendue à son bras, la jeune femme découvrait en même temps que lui ces jardins plongés dans une semi-obscurité. Le sentier en dalles faisait une promenade dans l’ensemble du jardin faisant plusieurs mètres carrés et où différents aménagements avaient été fais. Le propriétaire était amateur de jardins à la française, ordonné et propre, pas une seule mauvaise herbe de dépassait, pas un seul buisson mal taillé. Et même en cette période où les arbres se dénudent, l’endroit ne perdait pas de son charme, de jour comme de nuit. Observant les alentours dans l’environnement dans lequel ils évoluaient ensemble, elle remarque qu’ils étaient les seuls à s’être aventurés alors que la majorité avaient préféré rester en terrasse. Ce n’était pas une mauvaise chose, au moins ils pouvaient discuter librement. Aodh semblait également avoir perçu la même chose, tandis qu’il se laissa contempler l’astre lunaire voilé de quelques nuages. Mais même au travers de ses couvertures cotonneuses, elle resplendissait, reine de minuit.  Elle l’écouta s’exprimer dans sa fascination, alors qu’elle était source de ses humeurs à chaque même moment de son cycle, lui procurant ces sensations de force et de pouvoir dont elle ne pouvait en imaginer les contours.

Amanda se demandait à quoi il ressemblait en Loup-garou, ce qu’il ressentait à ce moment là et si un jour elle aurait la chance de l’observer dans sa forme totale. Elle avait tout de même droit à un avant gout, de sa manière de la dévorer du regard et de part quelques faits de comportement. Amanda l’observa d’un air faussement interrogateur lorsqu’il entreprit de s’approcher dangereusement d’elle.

Elle eu ainsi tout le loisir d’observer ce regard de loup affamé sur elle,  alors qu’il alla s’enfouir dans son cou pour y déposer un douc baiser en contraste avec ce qu’elle avait pu lire dans ses prunelles lunaires. Le geste qu’il lui offrit alors fut tout aussi bien accueilli que tout geste qu’il avait eu à son égard depuis leur rencontre, il y avait cette tension encore de deux aimants que l’on empêchait de se retrouver, obligeant son rythme cardiaque à s’accélérer sous l’effervescence alors qu’elle avait posé l’une de ses main sur son bras, y exerçant une certaine pression comme le suppliant de ne pas s’arrêter. Aodh se redressa quand même après un baiser d’une pureté étonnante tout en ayant cette sensualité. Leurs visages retrouvaient cette proximité qu’ils avaient déjà eu l’occasion de tester quelques minutes plus tôt sauf que cette fois-ci il n’y avait personne pour les déranger.

Levant les yeux vers lui alors que cette passion lui avait été transmise, Amanda attrapa la mâchoire d’Aodh pour le forcer à se rapprocher encore et osa déposer ses lèvres sur les siennes. Un baiser audacieux et profond comme deux âmes sœurs enfin réunies d’un premier pas vers cette fin de frustration qui les rongeait tous deux. La chaleur de leur échange l’emporta à des kilomètres de là, en oubliant presque qu’ils étaient dans ce jardin tant toute son attention lui était dévouée. Amanda se retenait encore, malgré l’ivresse dans laquelle elle venait de se plonger et elle rompit le contact avec un mal fou, sans avoir lâché son emprise sur la mâchoire du lycan et leva simplement les yeux vers lui, le souffle saccadé et troublée par la puissance de ses ressentis. A la seconde où elle l’avait vu, elle l’avait voulu, maintenant qu’ils avaient dépassé les limites du cordial et bien courtois, qu’allait il se passer ?
Etirant un petit sourire, Amanda avait bien sûr sa petite idée, toute flamme allumée doit consumer. Ses yeux brillaient, dévoilant des facettes de sa personnalité que très peu de privilégiés avaient droit d’entrevoir lorsqu’elle voulait bien abaisser son masque. Elle avait eu assez de jeu pour la soirée, place aux choses sérieuses.









© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Sam 21 Nov - 11:08

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Elle l'embrassa. Avec une fougue qui ravit Aodh, le mettant dans tous ses émois. Il accueillit les lèvres de la femme sur les siennes, la laissa docilement mener la danse durant cet instant aussi intense que court, et une sorte de plainte légère s'échappa de sa bouche lorsqu'elle s'écarta de lui. Leurs yeux se croisèrent, se noyant mutuellement l'un dans l'autre, le lycan croyant perdre la raison. Le monde tout entier tournait autour de lui et cet idiot ne pouvait que sourire. Son regard passa sur chaque détail de ce visage ainsi offert à lui, à peine plus bas que le sien ; la main aux ongles tels des griffes vernis ne lâchait pas son menton, elle y laisserait certainement des marques. Invité à plus d'audace, sans qu'il ne réfléchisse à l'avance à ce qu'il allait faire, Aodh murmura :

- Ne nous arrêtons pas en ce bon chemin...

A peine le dernier mot fut-il prononcé qu'il avança son visage vers celui d'Amanda et, avec une bestialité mêlée d'une tendresse dévorante, il recommença à l'embrasser par petits coups, jouant des lèvres et de sa langue pour aller picorer l'humidité sur celles de sa belle, ses joues, les côtés de son nez et s'aventura jusque dans le cou, endroit sensible, découvrant les frissons de la femme qui faisaient écho aux siens. Une de ses mains puissantes alla caresser la nuque tordue en arrière, l'autre alla s'installer autour de ses reins, venant se cramponner à la hanche telle une serre avide. Son propre bassin s'avança et vint coller son entre-jambes à celui de la dame ; ainsi enlacés, ils s'embrassèrent encore longuement, jusqu'à manquer de souffle tous les deux.

Là, Aodh s'écarta brusquement, le regard fou. Il se détacha d'elle, chancelant, et il émit un cri moins humain qu'animal. Une sorte de râle rauque, de ceux que les loups font après avoir abattu une proie longuement traquée, à la fois épuisé et victorieux. L'éclat de la lune explosa dans ses pupilles dilatées tandis qu'il les posait passionnément sur Amanda. Ses traits se crispèrent, trahissant la lutte intérieure qu'il menait à l'instant, tout son corps tremblant comme sous une décharge électrique d'une grande puissance. Un monstre aux crocs et griffés acérées lui labouraient les entrailles, littéralement, hurlait, tordaient ses boyaux, le mettant dans un atroce supplice où seul céder pouvait le soulager. Le lycan, sous l'émotion indescriptible, se sentait défaillir, perdre le contrôle. Il fit un pas en arrière, s'éloigna davantage de l'objet de sa tentation et de ses troubles. Sa main aux doigts arqués vint frotter son front, il avait les paupières plissées sous l'effort qu'il devait faire pour ne pas laisser la bête prendre le dessus ; sa respiration était rapide, irrégulière, avec les intonations propres au loup-garou qu'il était. Une ombre d'or furtive passa dans ses iris, le début d'une transformation s'annonçait et Aodh devait tout faire pour ne pas se changer totalement en monstre. Malgré son âge et son expérience, il n'était pas à l'abri d'une métamorphose involontaire lors de telles situations, alors que la lune, au-dessus de sa tête, l'incitait à faire éclater toute sa nature, toute sa pleine puissance, que son appel résonnait sous le crâne du lieutenant, assourdissant, et qu'une femme des plus séduisantes lui faisait tant battre le cœur, augmentant sa pression sanguine.

Il eut un rire nerveux, empreint d'une certaine folie, et parla avec difficulté. Sa voix n'avait plus aucune douceur et on aurait pu croire que de la roche enrouait ses cordes vocales.

- Ici et maintenant... Ce serait dangereux... fit-il, mi-figue mi-raisin.



© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Dim 22 Nov - 13:23

Revenir en haut

Witch & Werewolf


Lorsque les limites furent franchies, c’est sans retenue que leurs regards s’entremêlaient de façon très peu habituelle pour deux personnes se connaissant à peine. Il y avait chez eux, une certaine forme de connexion, l’un comme l’autre l’ayant visiblement ressentie, il n’y avait pas eu besoin de plus. Et c’est dans ce genre de moment que l’expression « j’ai l’impression de le connaitre depuis toujours » aurait pu y voir son plus bel exemple. De parfaits inconnus et pourtant la danse qu’ils entamaient ne semblait pas leur être étrangère. Chaque pas, chaque geste était réalisée avec une certaine symbiose tandis qu’il n’y avait plus le moindre centimètre pour les séparer dans leurs entreprises. Leurs lèvres tout juste s’étant rencontrées, venaient de se quitter ;  il ne fallut pas plus d’instant de silence pour qu’Aodh réclame son envie de continuer sur cette voie alors qu’elle avait eu l’initiative merveilleusement folle de l’embrasser. Alors le second échangé comme une première approche de ce qui allait suivre, plus langoureuse, plus intense dans leurs manières de s’agripper l’un à l’autre comme par crainte que ce moment ne soit qu’un rêve. C’est un déferlement sous jacents de frissons, remontant l’échine de la jeune femme qui se laissa volontiers offrir à ses baisers qui se firent d’avantage brûlants lorsqu’il descendit le long de son cou. Entre ses souffles plaintifs, Amanda glissa ses doigts fins dans les cheveux du lycan après avoir l’avoir entouré de ses bras, se délectant de cette proximité sous la chaleur de leurs deux corps.

Sans que la sorcière ne puisse le voir arriver, il s’éloigna d’elle, soudainement pris de spasmes secouant son corps alors que la Lune se faisait bien plus jalouse et possessive que l’était Amanda à l’égard d’Aodh. Le loup en lui tentait de se manifester, de prendre le dessus et Aodh dû prendre du recul pour maitriser l’animal. Amanda l’observa lutter contre sa nature d’un regard intéressé, fasciné. Elle n’éprouvait nul peur ni crainte. Sa nature de sorcière voodoo lui avait permis d’acquérir une certaine assurance vis-à-vis de ce qu’il pouvait potentiellement lui arriver. Loup garou ou pas si elle se plante un couteau dans la gorge, il aura forcément de sacrés dégâts. A ajouter à cela qu’en pratiquante voodoo elle s’était fait tatouer une amulette de protection qui ainsi lui donnait toutes les raisons du monde de ne pas fuir en courant face au danger pourtant évident ; Amanda croyait en sa magie, elle lui avait toujours révélée être efficace. Elle admirait alors en meilleure spectatrice sa capacité à se maitriser, étirant un petit sourire en coin tandis qu’elle lui laissait le temps de faire la part des choses dans cet immense conflit qui devait sans doute sévir en lui. C’était réellement impressionnant, jamais elle n’avait été témoin d’une telle scène et dans le fond aurait sans doute voulu qu’il achève sa transformation pour qu’elle puisse regarder la bête dans les yeux. Elle pu cependant entrevoir celle tapie au fond de son regard, dans le son de sa voix, tandis qu’il lui fit sous entendre que la situation pouvait se révéler délicate s’ils continuaient ici. La jeune femme étira davantage son sourire et lui répondit alors ;

« Allons chez moi alors. »

Il aurait tout loisir d’être à l’aise chez elle, elle ne doutait pas de ses capacités à maitriser ou à l’aider à maitriser cette part animale de lui-même, du moins pour éviter qu’il ne se fasse trop imposant ce soir là alors que la nuit leur allait être totalement consacrée. Ainsi elle entama le pas sur le chemin inverse, l’invitant à la suivre jusqu’à l’intérieur où elle prit tout de même le temps de saluer leur hôte, prétendant avoir beaucoup de boulot le lendemain alors qu’il demanda à ce qu’on leur rendre tous les effets personnels et que le voiturier s’occupe de ramener la voiture d’Aodh. Une fois reconduits à l’extérieur, Amanda avait tout juste pris le temps de saluer les personnalités important à saluer que la voiture du lycan était déjà là.

Amanda s’installa à la place passager, laissant aux bons soins d’Aodh de les conduire jusque chez elle où le souci de Lune ne se poseraient pas et où ils pourraient librement profiter l’un de l’autre. Lizzie n’était pas là cette semaine, ils avaient alors sa villa pour eux seuls. Avant qu’il ne démarre, Amanda posa sa main sur la joue du lycan, accrochant son regard pour s’enquérir de son état.

« Ça va ? »





© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Mer 25 Nov - 18:06

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Alors qu'Amanda prenait clairement les choses en mains - que Dieu l'en remercie, car Aodh lui-même avait tellement les sens en ébulition qu'il lui serait bien difficile d'accomplir la moindre chose pourtant aisée - le lycan put se reprendre, lentement mais sûrement. Ils attendirent la voiture, ce qui ne prit pas bien longtemps, et la juge lui laissa le soin de conduire lui-même. Le lycan exprima son doute par rapport à sa capacité à prendre le volant sans faire de fausse manoeuvre, ce qui pourrait être dangereux, mais elle avait déjà été prendre place sur le siège passager, ignorant ou n'ayant pas entendu sa remarque. L e lieutenant pensa qu'elle l'avait bel et bien entendu, au petit sourire qu'elle avait en lui tournant le dos, et Aodh ne put que sourire également. Apparemment, elle lui faisait assez confiance, peut-être même plus que ce qu'il s'octroyait à lui-même. N'insistant pas une seconde de plus, il alla s'asseoir à son tour et mit la clef au contact. Le moteur gronda, en écho au torrent qu'il ressentait en son coeur à l'instant, et la voiture s'élança dans l'avenue, les emmenant vers un avenir proche qui promettait d'être mouvementé.

Tandis qu'il conduisait, silencieux comme une tombe, plongé dans ses pensées et aussi dans son désir de garder une certaine distance avec Amanda pour préservir son calme, celle-ci fit glisser avec tendresse sa main sur la joue rasée de frais de l'homme. Aodh, sans quitter des yeux la route encore trempée de la pluie, répondit de façon laconique qu'il allait bien, ce qui n'était pas un mensonge. Pour le moment, ça allait réellement bien. Son organe, au fond de sa poitrine, avait reprit un rythme plus normal, il ne tremblait plus, tant sa concentration était toute figée sur sa conduite. Il ne pouvait cependant ignorer ce qui pourrait se passer ensuite, dans cette même soirée. Bien évidemment que la jeune femme l'inviterait chez elle, titillant ses instincts primaires de sexe, provoquant chez lui le plus intense des désirs. Mais il restait toujours le risque qu'il se transforme et, en-dehors de ses relations avec d'autres lycanes comme cela était déjà arrivé, il ne désirait pas s'accoupler sous cette forme avec elle... Ce serait juste trop étrange. Elle était peut-être bien une sorcière, elle n'en restait pas moins humaine et coincée sous son apparence bipède et imberbe. L'idée même qu'un coït à moitié zoophile puisse être justement ce qu'elle cherche le fit rire sous cape ; Amanda l'apostropha d'un regard intrigué, qu'il ignora, ne pouvant décemment pas lui dire la vérité sur sa réelle pensée.

Il continua de conduire, se contentant de répondre poliment à la femme à ses côtés si celle-ci lui demandait quelque chose, ou restant enfoncé dans un mutisme des plus glacials. Pour éviter une situation trop cocasse ce soir, il n'avait pas tellement le choix. Il devra refuser tout bonnement l'invitation de la juge à monter chez elle et à se laisser aller entre ses bras, enveloppé de son parfum si enivrant. Si y songer le mettait déjà dans un tel état, il ne fallait pas imaginer ce qui se passerait une fois que cela serait chose faite... Aodh avait eu plusieurs relations auparavant, aussi nombreuses qu'éphémères. Avec des lycanes, avec de simples humaines et même avec des thérianes - en général, des chiennes, des renardes ou des louves, car les odeurs canines s'attiraient mutuellement. Il ne se souvenait pas avoir eu affaire à une sorcière, en tout cas pas de l'ordre d'Amanda ni avec une telle assurance qui supposait une grande importance dans sa société. En tout cas, excepté avec des femmes ayant une autre forme similaire à la sienne, il avait toujours du faire preuve d'une extrême prudence et d'un certain recul vis-à-vis de certaines, ce qui avait souvent mené à une rupture sans somation puisqu'il ne montrait jamais aucune envie de s'établir réellement, de se ranger, comme on dit. Avec Amanda, il n'avait aucune idée de la tournure que sa relation avec elle prendrait ; elle paraissait légère, impulsive, tout comme lui, ne se posant ni question et n'ayant pas vraiment de souci à se faire. Mais qu'était-elle, dans l'intimité de sa demeure, que devenait-elle quand le quotidien et son lot de routine s'installaient ? Mystère. Un mystère qu'Aodh avait tout autant envie de découvrir que de le fuir.

Arrivés à sa villa, Aodh alla garer la voiture dans le parking personnel au domicile, et ils sortirent ensemble. Dans la tête du lycan tournaient toutes les excuses possibles et imaginables à offrir à la femme, essayant de trouver la moins impolie et celle qui ne la rebuterait pas pour ce qui était de se revoir. Certes, elle savait sa nature, ainsi que les risques qui y étaient liés, mais elle n'en restait pas moins une femme, avec son éventuelle susceptibilité ou ce côté rancunier qu'elles ont en général. Surtout à l'égard d'un homme se refusant à elles. Une fois sur le pas de la porte, Aodh ayant gravi les quelques marches de pierre avec lenteur, leurs regards se croisèrent à nouveau. Elle souriait, encore et toujours, et le lycan oublia pendant un moment le monde dans lequel il se trouvait. Elle l'invita. Aodh se tut, contemplant son visage, le reflet de la lune illuminant avec magnificence ses iris. Ses lèvres s'étirèrent aussi, doucement, et il poussa un soupir de résignation, une résignation que seul lui pouvait comprendre, puis haussa les épaules en répondant :

- Un verre de vin me ferait plaisir.



© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Mer 25 Nov - 18:58

Revenir en haut

Witch & Werewolf


Le temps du trajet fut silencieux, Amanda s’était laissé contempler les voilures nuageux de la nuit au travers de sa fenêtre. Il avait répondu à sa question d’un vif sourire, amplement suffisant pour qu’elle le laisse ensuite tranquille. S’il se laissait transformer leur petite aventure serait sans doute foutue, elle était contente de voir qu’il désirait l’éviter. Alors Aodh les ramena chez elle, se souvenant parfaitement du chemin. Le laisser conduire le forçait à demeurer concentré, ce qui allait sans doute l’aider à calmer ses pulsions lunaires le temps qu’ils rentrent.

« Bien sûr ! » Répondit-elle à sa demande.

La jeune femme éclaira l’intérieur de sa vaste maison une fois tous deux ayant pénétré à l’intérieur de celle-ci. Aodh avait accepté son invitation tout en évoquant l'envie de vin sans en avoir l'air. L’entrée donnait déjà sur la pièce à vivre dont le mobilier et les appareils électriques ne faisaient que confirmer son statut social. D’hors et déjà fille d’un couple riche, le reste n’avait pas été difficile à faire. Une maison pour une seule personne a priori pouvait paraitre excessif, aussi souvent on la pensait mariée. Mais ce n’était pour elle qu’un moyen d’avoir un certain espace vital, dans lequel elle avait pu finir par accueillir sa sœur lorsqu’elle revenait de ses missions. Autrement il n’y avait qu’elle et un petit lapin blanc qui s’était sans doute caché dans la maisonnette de sa cage. Amanda entra alors, débarrassa Aodh de sa veste et retira la sienne. La sorcière lui sourit, le voyant visiblement encore déchiré par ses humeurs lunaires. Mais il maitrisait bien la situation, elle ne le connaissait pas mais elle savait par pure logique qu’il ne serait pas devenu lieutenant s’il n’était pas un minimum capable de maitriser la bête dans ses entrailles un jour peut être qu’elle le verrait sous sa véritable forme, alors elle se contenterait de l’observer discrètement, dévorer ses proies et hurler à la lune. En attendant elle souhaitait profiter de cet homme dont les sourires charmeurs avaient vite fait de la convaincre. L’assurance dont faisait preuve Amanda face çà un homme possiblement dangereux pour elle l’aurait sans doute étonné et pourtant s’il voyait de quoi elle était capable il se dirait que c’était tout à fait justifié.



Amanda l’invita à s’installer à son aise dans le salon pendant qu’elle allait dans l’autre direction, dans sa cuisine. Tout aussi bien aménagée que le reste, le marbre brillait comme s’il était flambant neuf. Elle avait bien évidemment une réserve de vin, des plus fins aux plus traditionnels de provenances différentes mais surtout de France. Elle opta pour un vin rouge aux notes raffinées, parfaite pour une simple dégustation et s’empara de deux verres à pieds avant de rejoindre Aodh dans le salon.
Elle déposa les verres sur la table basse après s’être elle-même installée. L’endroit avait ce côté moderne tout en étant chaleureux, l’intérieur ressemblait aux maisons typiques américaines à vrai dire. Un portrait de famille était affiché, des photos des remises de diplômes des deux filles de la famille vêtues de leurs robes d’étudiantes. Un piano à queue dans le coin de la maison avec quelques partitions semées au hasard. Il y avait aussi cette immense bibliothèque recelant autant de livres culturels que d’histoire, de philosophie mais aussi un bon nombre sur les croyances tribales et sur l’histoire des sorcières. Du procès de Salem au simple grimoire fantaisiste qui avait don souvent d’inspirer les vraies sorcières, on voyait clairement l’étendue la culture de la juge. Il y avait aussi quelques étrangetés voodoo qui pour la plupart de ses visiteurs n’étaient que des souvenirs de vacances alors qu’ils avaient de réels pouvoirs.

Elle se demandait si Aodh avait été regarder tout ça, par simple curiosité ou par une habitude de lieutenant de police. C’est souvent dans les salons que l’on pouvait décrypter la personnalité du propriétaire des lieux. Amanda n’avait rien à cacher, elle était bien trop propre sur elle pour avoir le moindre démon. Avec délicatesse, elle entreprit de remplir leurs deux verres et tendit le sien à Aodh avec un petit sourire alors qu’elle observait le visage de son invité. Il semblait avoir retrouvé quelques couleurs, le vin l’aiderait sans doute à se sentir plus à l’aise. Elle avait aimé ce début de soirée, ce serait dommage que tout prenne un tournant différent alors qu’ils étaient en si bon chemin. Amanda porta le bord du crystal à ses lèvres, buvant un peu de son verre avant de le reposer sur la table et reporta son attention sur Aodh.

« Tu as hésité à entrer n’est ce pas ? N’essaye pas de te poser des questions à mon sujet, je ne vais pas te demander en mariage. » Fit elle avec un sourire taquin.

Ainsi elle souhaitait clarifier les choses. Souvent elle effrayait les hommes ne souhaitant pas s'engager mais simplement profiter d'un peu de la chaleur d'une femme. Elle pouvait comprendre cela, et espérait qu'aucun tabou s'installerait entre eux; vivre au jour le jour, voilà tout ce en quoi elle croyait.






© TITANIA
Spécialiste
avatar


© TAZER.
 
Messages : 124
Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Jeu 26 Nov - 19:22

Revenir en haut
Witch & Werewolf
Amanda & Aodh
“Rien ne nous trompe autant que notre jugement.” ▬ Léonard de Vinci

Il pénétra à la suite d'Amanda dans sa demeure, dont la richesse de la décoration le laissa tout d'abord pantois. C'était grand, luxueux... mais incroyablement vide de vie. C'était aussi propre et impeccable que la propriétaire des lieux, ce qui n'étonnait pas Aodh, à bien y penser. Son domicile était à son image, parfaitement cadré et orchestré dans le moindre détail, avec des touches de féminité et de la sobriété à peine mouchetée d'audace décorative. Les couleurs restaient dans le même camaïeu, harmonieuses, du hall jusqu'au salon et même dans la cuisine, de style américaine, qui éclatait de propreté. Avait-elle une femme de ménage ? Cela ne serait vraiment pas étonnant. Avec ses ongles manucurés et ses manières de reine, il avait du mal à imaginer Amanda à genoux, les mains dans un seau plein de déthol, ou en train de trier les chaussettes pour les pendre dans la buanderie. Comme dit précédemment, elle avait les manières élégantes, grandioses et discrètes à la fois, d'une reine, et plus le temps passait, plus Aodh se surprit à penser qu'elle en était réellement une... Si la lune pouvait être jalouse, elle le serait, indubitablement.

Ils marchèrent, après que la femme ait accordé du mérite à la demande d'Aodh, jusqu'au salon où le lieutenant put rapidement s'installer confortablement, dans des canapés d'un moelleux indéfinissable. Elle l'abandonna ensuite, dans un pivotement de talons qui laissa échapper une volute de son parfum jusqu'au nez sensible d'Aodh, qui se sentit vibrer. Amanda disparut et un bruit de porte d'armoire lui indiqua qu'elle cherchait certainement une bonne bouteille pour eux deux. Un court moment passa. Court, certes, mais assez long pour qu'Aodh se sente somnolent, ainsi avachi dans les coussins, et il avait les yeux mi-clos et la respiration profonde quand sa belle revint vers lui, tenant dans une main la fameuse bouteille de rouge et dans l'autre deux verres d'une taille respectable, indiquant clairement qu'elle ne pensait pas à une simple dégustation entre bons amis. Voulait-elle l'enivrer ? Comme si cela n'avait pas déjà été fait, par sa simple présence, pensa-t-il, un sourire suave sur sa bouche, qui soulignait son regard rivé sur Amanda, sur ses moindres faits et gestes. Elle s'assit, remplit les verres posées sur la table basse et lui en tendit un que le lieutenant prit avec la même délicatesse dont la juge faisait preuve. Les paroles qu'elle prononça le fit rire et il noya son éclat de rire dans une première gorgée.

- Pourquoi ne puis-je me poser des questions ? Il est bien normal que je tente de savoir ce que tu me caches. Car c'est bien ce que tu fais, depuis le début de cette soirée, ma jolie. Tu dissimules un tas de choses aux autres, et à moi bien évidemment...

Toujours le verre en main, il avança son buste vers elle, un coude sur le dossier du canapé et fit totalement face à son hôte. Elle le regardait, toujours avec cette étincelle dans le regard, ce petit brin de malice et de supériorité qu'il avait déjà compris aimer. Aodh pencha la tête sur le côté, faisant tourner le verre entre ses doigts, s'approcha et déposa un baiser chaste sur les lèvres au goût sucré et acide de la femme.

- En même temps, comment t'en vouloir ? continua-t-il sur un ton détaché. Oui, tu as su pour ma nature d'homme-loup et ma profession, je connais la tienne et tu m'as révélé un aperçu de ce dont tu es capable. Voilà tout ce que nous savons l'un de l'autre. Pour ce qui est du reste... Il poussa un léger soupir suffisant. Nous sommes ignorants. Toi comme moi. Je n'en sais pas plus sur ce que tu es, ce que tu fais, et le but qui donne une raison à ta vie. Tu ne sais pas ce que je fais de mes journées, les valeurs que je défends, ni même qui je sers, à moins que je n'ai que des sous-fifres. Qui sait ?

Il but, avec une lenteur calculée. Depuis son arrivée en cet endroit, il regardait beaucoup moins Amanda, une chose totalement voulue et consciente de sa part. Sans crier gare, il se leva du fauteuil, s'extirpant avec un certain soulagement de ce confort qui menaçait de l'engloutir dans le sommeil d'une seconde à l'autre, surtout après quelques verres de plus. Il se mit à déambuler dans la pièce, vaste, où il y avait tant de choses à voir et à inspecter. Peut-être était-ce une déformation professionnelle, en tout cas, il fit le tour, s'arrêtant à chaque objet, les soulevant, les faisant tourner dans sa main libre - l'autre tenant toujours le verre - et en les approchant de son visage pour mieux les voir de près. Aodh n'était pas dupe ; il savait et sentait, parfois, fourmiller un regain de magie dans certaines de ces statuettes, bijoux, et autres bidules aux allures faussement innocentes.

- Intéressant... murmura-t-il, prenant alors dans le creux de sa paume une statuette de loup à tête humaine. A quoi cela fait-il référence, ma chère Amanda ? lui demanda-t-il en revenant doucement vers le fauteuil, gardant près de lui l'objet de son intérêt, dont il pouvait très difficilement retirer son regard ; d'ailleurs, il n'essayait même pas, comme captivé par chaque grain formé par la pierre sableuse sous ses doigts.




© Gasmask
Visage
avatar


Darling, Darling, staying up til morning
⊹ lumos maxima

Messages : 118
Date d'inscription : 07/11/2015
Age : 26
Mon personnage :
Race : sorcière Telluram / poupée voodoo
Groupe sociétal ou indépendant : Conclave
Date de Naissance : 13/01/1983
Âge actuel : 33 ans
Situation amoureuse : en couple
Emploi dans le monde des humains : Juge

Message par Amanda J. Anderson le Jeu 26 Nov - 20:36

Revenir en haut

Witch & Werewolf



C’était étrange d’entendre à quel point il souhaitait savoir ce qu’elle faisait. Il aurait été idiot de sa part prétendre être simple juge quand l’on voit ses capacités. Autant qu’elle ne pouvait le cacher à un homme avec autant d’intuition et de lucidité qu’Aodh, cela pouvait poser problème s’il s’immisçait trop dans sa vie après cela. Amanda se mit simplement à sourire, un air taquin et cachotier sur le visage, presque enfantin. Un visage qu’on ne lui connaissait pas, mais il n’avait pas idée du nombre de choses qu’elle lui avait déjà dévoilé de sa personne et qui demeurait sous secret pour les reste du monde. Juste le fait d’entrer chez elle, de le laisser vagabonder dans le salon à la recherche d’indices était de ces choses qu’elle n’aimait pas faire. Elle ne ramenait pas d’amis ici, ses conquêtes se contentaient de sa chambre et de ses draps aux couleurs de vin.

Etant lieutenant de police, c’était sans doute une déformation professionnelle d’avoir un dossier complet sur les personnes qu’il fréquentait. Il ne lui laisserait probablement pas l’occasion de laisser planer un peu de mystère autour d’elle. Et si elle souhaitait que leur relation ne se base pas que sur une histoire d’un soir elle se devait de faire ce sacrifice. Ses supérieurs ne seraient sans doute pas d’accord, elle ne l’avait dit qu’à sa sœur après tout. Mais plus elle l’observait plus l’envie de se laisser aller dans son jeu la tourmentait. Aodh s’était levé, la laissant réfléchir à ces dires et le souvenir du chaste baiser qu’il lui avait offert alors qu’elle s’était murée dans un silence calculé. Amanda l’analysait sous le moindre profil, ses gestes, sa façon d’observer chaque objet et d’évoluer dans la pièce avec cette nonchalance qui lui plaisait. Jusqu’à ce qu’il s’intéresse à une petite statuette qu’elle avait ramené des Etats Unis. Il revint vers elle, cherchant peut être quelque sorcellerie là dedans.

« C’est un souvenir, un ami d’une réserve amérindienne qui me l’a fait »

Un ami qu’elle avait longtemps considéré comme son frère spirituel et qui l’avait éveillée à de nombreux rituels qu’elle continuait encore aujourd’hui. Il trouverait ici bien des objets se référant aux loups, puisque cet animal s’était avéré être son guide. Des souvenirs lointains et qui pourtant lui restaient proches, indispensables et précieux. Il lui avait offert cet objet avant qu’elle ne parte pour la Louisiane et depuis ce temps là elle ne l’avait plus jamais revu. Il y eu alors ce moment de nostalgie, qu’elle noya dans son verre d’une gorgée de vin avant de s’enfoncer un peu plus dans le canapé.

« Bien je vais répondre à tes question, ou du moins ta question… »

Amanda prit un court instant, hésitant encore à se lancer. Quoi qu’il advienne suite  ces révélations, elle aurait de quoi se protéger au cas où il provienne d’une organisation ennemie à la sienne. Amanda glissa machinalement ses doigts sur cette chaine ornant son cou dont le pendentif était dissimulé sous ses vêtements. Un réflexe qui lui permettait de se sentir un peu plus en sécurité puisqu’il était à l’origine de ses pouvoirs. Elle lui fit signe de s’approcher, ne désirant pas révéler ces choses tout haut plus par superstition qu’autre chose. Elle avait cette impression de se rendre vulnérable si elle abaissait cette dernière carte, mais il avait bien joué, il l’avait rendue accro à lui en un rien de temps.
Lorsqu’il revint vers elle, la sorcière accrocha son regard à celui du lycan, étirant un sourire taquin dissimulant ses craintes avec habileté.

« J’ai effectivement un rôle important, mais je suis aussi certaine que tu as déjà deviné bien plus que cela puisque tu es quelqu'un d'habile. Tu attends juste de m’entendre le dire de vive voix. J’ignore ce que tu veux en faire, mais au moindre problème il ne me sera pas difficile de faire le lien avec toi. A ce moment là je préfère te prévenir que je ne suis pas une ennemie des plus sympathiques.»

A son tour elle déposa un baiser sur ses lèvres dans un signe de coopération avant de continuer;

« Je suis membre du conclave, un visage. C’est ce qui m’a permis d’exercer la fonction de juge plus rapidement que d’habitude dans ce genre de carrière. »

Il était inutile de préciser qu'elle travaillait étroitement avec la garde, Amanda commençait aussi à se douter de la position d'Aodh dans la société. Elle était simplement curieuse de voir ce qu'il aurait à lui annoncer après cela.






© TITANIA
Contenu sponsorisé

Message par Contenu sponsorisé

Revenir en haut

La date/heure actuelle est Mar 17 Oct - 11:21