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Elizabeth K. Anderson | This is my destiny

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Ange
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La fleur qui s’épanouit dans l’adversité
est la plus rare et la plus belle de toutes.
Messages : 79
Date d'inscription : 08/11/2015
Age : 27
Race : Possession fusionnelle – Hua Mulan
Âge actuel : 30 ans
Situation amoureuse : Célibataire et coeur à prendre
Emploi dans le monde des humains : En recherche d'emploi

Message par Elizabeth K. Anderson le Dim 8 Nov - 16:10

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Elizabeth K. Anderson

Prénom : Elizabeth Katleen
Nom : Anderson
Âge : 30 ans
Sexe : Femme
Date et Lieu de Naissance : Inconnus (en l'an 1985 au Tibet)
Race : Possession fusionnelle – Hua Mulan
Organisation et rang : Garde – Archange Uriel (Protection des membres de la Garde et des Surnaturels lorsque nécessaire.)
Groupe indépendant ou sociétal : Aucun
Travail : En recherche d'emploi
Avatar : Jamie Chung
« La fleur qui s’épanouit dans l’adversité est la plus rare et la plus belle de toutes. »
Miroir, miroir, qui est le plus moche?

On compare souvent les femmes aux fleurs, plus particulièrement aux roses, que ce soit pour leur beauté que pour leur caractère. Ce serait présomptueux de comparer Elizabeth a une rose mais sans doute plus juste de la représenter par un parfum. C'est compliqué, pas toujours parfait mais on aime ses formes autant que son contenu qui compte davantage que le contenant.

Commençons par l’emballage puisque c’est la première chose que l’on voit. Les origines asiatiques de notre jeune trentenaire ne font aucun doute. Cheveux raides et yeux bridés, rare sont ceux qui ne la prennent pas directement pour une chinoise. Heureusement, ce qui pourrait se révéler être une insulte pour beaucoup, n’est pas si éloigné de la vérité. Avec l’immensité de son territoire et la diversité d'ethnies qui l’habitent, nombreux sont ou ont des origines chinoises mais la jeune demoiselle est originaire de la région du Tibet. Sa peau est moins “jaune” que hâlée, un bronzage permanent si vous préféré. Ses yeux couleur chocolat ont une forme en amande très allongé et sont rehaussés d’une fine ligne de sourcils d’une couleur légèrement plus claire que celle de ses cheveux châtains qu’elle porte long. Ils sont symétriquement disposés de part et d’autre de l’arrête d’un nez -sans blague- petit et évasé à sa base. Celui-ci surplombe de fines lèvres vermillon joliment ourlées. D’un point de vue d’ensemble, son visage a un peu la forme d’une lune à laquelle on aurait donné un menton et des pommettes mais en plus gracieux, son sourire illuminant le tout et doté du pouvoir de faire chavirer les cœurs.
Elizabeth est loin d’être une tige, mais ce n’est pas non plus un vase et encore moins un dogû. Elle n’est pas très grande mais elle n’est pas non plus petite. On va donc se contenter de dire qu’elle est d’une taille convenable. Elle n’est pas maigre mais elle est loin d’être grosse. Un peu de gras sur le ventre, les fesses, les.. bref, là où toutes les femmes en ont, sauf à la poitrine. Le sport lui permet de garder la ligne et la forme -à moins que ce ne soit ses gênes..- et a développé des muscles -pas de quoi faire valser un homme mais assez pour ouvrir un bocal sans demander d’aide. Ses poumons et son cœur sont en bonne santé d’après les dernières radios… *s’arrête*
Mis à part ça, pour passer vite fait en revue son style vestimentaire, on dira classique. Elle aime être confortablement habillée mais ne sortira pas en survêtement. Elle fait quelques efforts vestimentaires -grandement guidée par sa sœur qui s'y connaît en matière de mode- pour sortir tout en restant sobre alors que chez elle, elle déambulera dans un t-shirt beaucoup trop grand et des mini-shorts. Oui, elle aime être à l’aise même s’il faut parfois faire des compromis et adopter un genre un peu pincé avec un tailleur-jupe. Elle laisse souvent ses cheveux tombés sur ses épaules mais n’a rien contre le fait de les attacher de temps en temps. Droits comme des baguettes, ils ont simplement tendance à s'évader chaque fois qu'elle les capture avec un élastique.

Revenons en à ce qui compte le plus, son caractère, sa personnalité. Tel cet agencement d'essences différentes soigneusement sélectionnées, elle est d'un compliqué. Mais n'est-ce pas le propre de toutes les femmes ? Elle possède une patience à toute épreuve et solidement campée à l’image d’un arbre dans une forêt, défend ses positions avec calme et constance -beaucoup de calme même, voir trop.. qui sait ce qu’elle pense ?- même si un vent proprement appuyé peut la faire changer d’opinion. On peut avancer sans trop se tromper qu’elle est quelque peu têtue, bornée même, mais qu’avec de la volonté et de la patience, il est tout à fait possible de lui faire entendre raison. Elle met du temps à avouer ses torts mais ce n’est pas chez elle un défaut. C’est juste un trait de caractère qui cherche à tendre vers la qualité en prenant un chemin qui lui est étranger.
On ne peut la qualifier de tête brûlée, elle a les pied sur terre et la tête bien au frais. Cela ne signifie pas qu’elle n’a jamais rien fait d’irréfléchis dans sa vie mais plutôt qu’elle n’est pas encline à laisser ses pulsions prendre le dessus. Est-ce que le temps où elle agissait sur un coup de tête est pour autant révolu ? Seul le temps le dira.
Elizabeth, on ne s’avancera pas trop, n’est ni bête, ni brillante. On dit souvent que ceux qui ont un physique disgracieux en ont dans la tête et proportionnellement l’inverse pour les personnes au physique avantageux, dans ce cas là, ça n’a pas été inventé par une bimbo mais heureusement pour elle, les règles ne s’appliquent pas à la nature. En tout cas vous êtes seul juge. Ses connaissances se limitant à son champ d’expertise, sa culture n’est pas extrêmement étendue mais elle ne va pas chercher à l’étaler inutilement. (La culture c’est comme la confiture. Moins on en a, plus on l’étale.) Si elle ne sait pas quelque chose, soit elle pose la question, soit elle cherche sur le net. Elle est curieuse, toujours prête à apprendre de nouvelles choses et elle aime écouter les gens. Rares sont les fois où elle encourage les gens à se confier à elle ou lui parler mais c’est autant parce qu’on vient la trouver soi-même que parce qu’elle n’aime pas contraindre les gens. Son mot d’ordre pourrait être : fais ce que tu veux, mais fais le bien.
Mains froides, cœur chaud. Elle semble froide et insensible au premier abord, prête à vous tuer d’un regard, n’offrant son sourire qu’à ceux qui le méritent mais ce n’est pas la reine des neiges non plus. Qui la connaît, sait que ce n’est qu’une apparence qui cache une personne sensible, concernée et pleine d'affection. Oui, elle n’est pas du genre à s’extérioriser et montrer ses sentiments tel un livre ouvert mais un lecteur bien averti saura décrypter les menu détails et avec le temps, briser sa carapace. Elle se protège d’un peu de tout. De la méchanceté des hommes, de la cruauté des femmes, des jugements mal placés, de son idéalisme, de sa vulnérabilité mais c'est avant tout une carapace créée par sa profession passée. Elle a fortement tendance à voir du bon dans chacun, à vouloir donner sa chance à tout le monde, ce qui lui a déjà causé du tord et lui en causera encore. Elle a un fort sens de la justice et il peut être surprenant de la voir, elle qui s’étend si peu, défendre quelqu’un qu’elle n’a même jamais vu. Ça lui donne des airs de wondergirl alors qu’elle se contente de faire ce qui est juste en son sens, surtout qu’elle passe beaucoup de temps à culpabiliser et se reprendre mentalement, comme pour s’améliorer. Elle aime les choses bien faites, ce n’est pas être perfectionniste, elle n’aime juste pas faire des erreurs sachant qu’elle en paiera les conséquences. C’est ça, se prendre pour un hérisson.
Ce n'est pas qu'elle n'est pas sociable mais plutôt qu'elle aime rester seule, sans se mélanger aux autres. Elle reste cependant une personne agréable qui, si elle ne respire pas franchement la joie de vivre en la regardant comme ça, à une certaine légèreté qui vient d’on ne sait où. Passionnée comme elle est, elle sait se faire accepter et ne compter pas sur elle pour user de charmes afin de parvenir à ses fins, les femmes sont pour elle les égales des hommes et il faut les prendre telles qu’elles sont, à leur propre valeur. Ne la prenez pas pour une féministe, elle partage simplement des points communs avec sa réincarnation -à moins que ce soit le contraire, bref-, paradoxalement elle rêve du prince charmant, l’image même du chevalier sur son beau destrier mais d’un chevalier prévenant. Oui, vous avez bien compris, c’est un cœur à prendre -avec des gants de velour-. Mais laissez tomber l’idée de la femme au foyer qui cuisine à moins de vouloir vous faire empoisonner. Elle sait préparer certains plats bien précis mais dès qu’elle se lance dans l’improvisation des fonds de placard, même un cochon n’en voudrait pas. Gourmande comme elle est, elle se restreint un maximum -préférant la nourriture saine, bien qu’elle finisse généralement par sortir d’une boite- et compense ses excès par les “nombreux” sports qu’elle pratique -un peu de pilate, pas mal de kendo, de la natation, du tir à l’arc quand elle veut, de la course à pied et une pointe d'aïkido- pas de quoi en faire un plat quoi, juste de quoi se tenir occupé et en forme.
Badaboum baby, je pète le feu!

Tout le monde connaît l’histoire de Mulan, cette jeune fille en âge d’être mariée qui prend la place de son père en se faisant passer pour un homme, gagne une bataille et obtient la reconnaissance de l’Empereur, trouvant par la même occasion l’amour.. tout le monde, oui.. enfin surtout les enfants. Ça fascine, ça fait rêver les petites filles, ça donne une leçon aux garçons, ça ajoute du peps aux princesses, bref.. c’est une histoire qui plaît et pourtant, qui peut se vanter de vraiment la connaître, cette histoire ?
Elizabeth le peut. Mais il n’y a pas de quoi s’en vanter.

Elle aime bien Mulan. Elles deux, c’est une longue histoire. Pour elle, c’est comme si elle avait toujours été là, qu’elle faisait partie d’elle. Ça n’a pas toujours été comme ça, bien sûr. Qui peut se vanter d’avoir réussi une relation du premier coup ? Hein ?! Qui ? Eh bien c’est un peu ça. Au début, c’était comme si elle n’était pas là, à vrai dire l’existence même d’Elizabeth était comme un trou noir. Et puis, il y a eu cette petite lueur, ce palpitement de chaleur et, soudainement, le besoin urgent de tout faire pour s’en débarrasser. Bref, ce n’était pas une partie de plaisir au début et puis finalement, c’était une présence dans ce monde inconnu. Quelque chose de familier au milieu de toutes ces nouveautés. Alors elle a appris à l’aimer et la fusion a enfin pu vraiment commencer.
Maintenant, elles ne font plus qu’un, enfin presque. Elle n’a pas encore accès à tout ses souvenirs mais il faut aussi qu’elle crée ses propres souvenirs de son côté. C’est un mal pour un bien, d’autant plus qu’elle l’a vraiment aidée, depuis le début en fait, même si elle ne s’en souvient pas. Ah.. ces souvenirs.
Vous voulez savoir quelque chose d’intéressant ? Laissez-moi vous conter une histoire.. je sais que vous aimez ça.

Il était une fois, dans des temps anciens, une jeune fille. Celle si s’appelait Hua Mulan. Fille d’un officier à la retraite, elle était entraînée aux arts martiaux, comme beaucoup d’autres filles d’officiers dans cette région de la Chine des Wei. Tir à l’arc, équitation, combat à l’épée ou encore kung fu, son domaine d'entraînement était vaste mais surtout stricte et sévère, bien qu'inhabituel dans un royaume tel que celui des Wei du Nord. Mais telle était la vie de Mulan.
Un jour, la guerre éclata. Ce n’était pas la première fois et ce n’était pas la dernière fois. Toute famille devait fournir un homme en âge de combattre cependant le chef de la famille Hua sentait déjà le poids des années sur ses épaules comme autant de fardeaux le rendant incapable de répondre à cet appel. Il n’avait pas non plus de fils en âge d’être présenté pour le représenter. Cela posait un problème quand tout ce qu’il avait à faire était de présenter un homme de la famille, qu’il soit le père ou le fils, cela importait peu. C’est Mulan qui s’enrôla à sa place, se faisant passer pour un homme. N’allez pas croire que son père était d’accord, il n’en savait rien. Peut-être aurait-il dû en informer l’armée mais cela aurait mené à la perte de sa fille et quelles étaient déjà les chances qu’elle survive à cette guerre ? Elle combattit pendant 12 ans. De longues années à combattre les Mongoles au service de l’Empereur. Il n’y avait pas de petits dragons, ni de cheval doté d’une intelligence supérieure pour la protéger des affres des batailles sanglantes. Peu à peu, elle monta en grade, allant jusqu’à atteindre le rang de général en tant que fin stratège. Personne n’avait encore réalisé sa condition de femme en ces douze années.
Une fois la guerre terminée, refusant le nouveau titre qui lui était offert pour la récompenser de son dévouement et de son courage, elle choisit humblement de retourner là où sa famille l’attendait, retrouver son père et son petit frère et reprendre une vie somme toute normale pour une femme.
Ainsi, tout est bien qui fini bien, vous vous dites. Eh bien, c’était sans compter sur l’Empereur. Celui-ci fini par apprendre qu’il avait été trompé et que l’un de ses meilleurs généraux était en réalité une femme. Loin de paraître véritablement atterré par ce fait, il lui offrit de l’épouser mais la jeune femme choisi la mort, se suicidant de son sabre.

Du courage, de la dévotion, de la piété filiale, des traits résumant cette histoire incarnée, non pas par un homme fort et brave, mais bien par une femme dominée par l’amour et qui possédait un fort sens du sacrifice. C’est sans doute ces traits qui la conduisirent à Elizabeth. Bien entendu, la petite fille ne s’appelait pas comme cela à ce moment, pas encore du moins. Et si elle se retrouva si près de sa région d’origine, c’était bien par hasard mais comme on dit : le hasard fait bien les choses. L’âme sentit peut-être la détresse de l’enfant, ou était-ce le désespoir de sa mère en perdition, mais c’est là qu’elle choisit de s’installer et permit à une vie d’être sauvée.

Beaucoup de monde connaît son histoire, surtout depuis qu’elle a été revisitée par Disney. Elle a commencé par un poème avant d’être écrite et réécrite et revue encore jusqu’à ce qu’elle convienne à l’idée qu’on s’en faisait. Ce n’est pas l’histoire la plus populaire mais pour un conte chinois, on peut dire qu’elle a fait le tour du monde. Aujourd’hui, c’est l’histoire d’Elizabeth K. Anderson. La possession de Hua Mulan.
Notre monde est un lieu bien étrange...

Si les possessions existent.. alors les fantômes aussi, les vampires, les sorciers, les loups et le monstre tapis sous le lit aussi ? De quoi donner des insomnies. Arrivé à un certain point, plus rien ne surprend.. il n’y aurait  même rien d’étonnant à rencontrer le père noël et la fée clochette à prendre un café dans un Starbuck. Mais restons sérieux.

Mulan comme Elizabeth a conscience de l’existence des autres races, sans pour autant avoir eu l’occasion de toutes les côtoyer, elle sait qu’elles sont là, dehors. Le premier être surnaturel qu'elle ait jamais eu conscience de rencontrer est tout simplement sa sœur, Amanda. Bien sûr, elle ne l'a pas toujours su mais la découverte de ce genre d'être fut pour elle une surprise. Elle n'avait que neuf ans à l'époque et elle ne savait pas encore ce qu'elle était elle-même mais cette possibilité ouvrit la porte sur un nouveau monde.
Pour ce qui est des autres surnaturels, Elizabeth craint davantage les individus eux-même et les pouvoirs qui leurs sont conférés que leur qualité de surnaturel. Après tout, elle n'est qu'une possession et si elle possède les connaissances, les souvenirs et l'expérience de Mulan, elle n'a rien de magique. Depuis, elle en a bien entendu rencontré d'autres, qu’elle eut conscience de ce à quoi elle avait affaire ou non, et ce avant même d’entrer dans la Garde. Ce ne fut simplement pas une surprise d'apprendre que les vampires et les loups existaient après les sorciers. Elle commence à croire que si une légende en parle, l'être en lui-même existe aussi, qu'il soit mort depuis longtemps ou qu'il y rôde encore pour l'éternité. Quand on a vécu aussi longtemps -ou du moins c’est l’impression qu’on a quand on renferme autant de souvenirs- on peut dire qu’on a vu de tout, sans trouver à s’en vanter. Le Bien, le Mal, ce sont des inventions de Stephen King. On peut s'appeler Lucifer et avoir bon fond. Alors laissons la personnification du Mal aux romans de Lovecraft. Elle n’apprécie pas ce qui est “maléfique” mais ça touche tout le monde sans distinction, elle est bien placée pour savoir que les hommes sont capables d’atrocités. Du coup, elle préfère ne pas porter de jugement sans avoir suffisamment d’éléments. Elle préfère donner sa chance, tout simplement, ce qui lui a apporté pas mal de soucis avec l'autorité d'ailleurs mais passons. Après, ses connaissances en la matière ne sont pas extrêmement étendues. C’est difficile d’être aussi calée que le sujet lui-même.
La Paix et le Chaos ne peuvent exister l’un sans l’autre. Sinon, comment savoir qu’on a affaire à la discorde plutôt qu’à l’harmonie si l’on n’a nul moyens pour se baser. Mais cela ne veut pas dire que l’existence du Cercle ou du Conclave est pour autant justifiée.
Pour faire simple, ses sentiments à l'égard des autres organisations -ou non organisation- sont mêlés et ses relations avec ces dernières ont évolué. Elle n’est pas la première hôte de Mulan à avoir fait partie de la Garde, la personnification du concept de règles et, d’un autre côté, il y a le Cercle et le Conclave. Elle sait qu'ils ont des liens avec le Cercle, fait affaire par le passé et qu'ils continuent à travailler côte à côte en quelques occasions même si elle préférerait qu'ils s'en gardent. Elle n'apprécie pas leurs actions, ou plutôt leur inactivité, ni la façon qu'ils ont de s'approprier certaines choses. Enfin, du second, elle se méfie. Les opportunistes sont les pires, on ne sait jamais ce qu’ils vont faire. Quitte à ne pas se montrer loyal, autant ne pas prendre position. Mais qu’est-ce qui est pire, se méfier d’une organisation dont on se doute qu’elle prendra ce chemin ou être trahie par une alliée ? Car d'un autre côté, sa propre sœur est au Conclave et bien qu'elle connaisse cette dernière et comment elle peut se montrer, elle a envie de croire en elle pour ce qu'elle sait d'elle, d'autant plus que cette dernière a déjà travaillé avec la Garde. Deux sœurs, deux organisations différentes mais cela ne change rien entre elles qui ne partagent simplement pas les même idéaux. Mulan, comme Elizabeth, n'a jamais recherché la connaissance du Cercle ou la gloire du Conclave. Plus terre à terre, elle préfère être en paix avec elle-même tout comme avec les autres. La paix, c'est ce qu'elle a toujours recherché et il n'y a qu'un moyen de la faire respecter, les règles. Elle n'est pas toujours en accord avec la Garde et ses méthodes et c'est bien pour ça qu'elle est aujourd'hui à la place qu'elle occupe, elle sait ce qui est dit sur les organisations mais elle sait surtout où est sa place au milieu de tout cela. Elle est l'archange Uriel et elle est chargée de la protection des membres de la Garde et des Surnaturels.
Les cicatrices du passé, la sagesse du présent...

La mémoire est quelque chose d'étrange. Si l'on ferme les yeux et que l'on part en quête de notre tout premier souvenir en ce monde, on est bien loin d'être capable de remonter au jour où l'on a pris notre première bouffée d'oxygène. Ce jour où l'air est brusquement entré dans nos poumons, les gonflant comme s'il eut s'agit d'un ballon de baudruche et nous permettant de pousser notre premier vagissement. Si notre mère garde ce souvenir en mémoire, cet événement est enfoui quelque part en nous, très profondément. Remontera-t-il un jour à la surface de notre esprit ou comme un fossile, faudra-t-il fouiller plus profondément pour atteindre ne serait-ce que sa surface ? Nous sommes en droit de nous interroger sur nos capacités cérébrales. Mais là n'est pas la question. Revenons en à ce tout premier souvenir que nous cherchions plus tôt. Si vous remontez assez loin, avec le temps et la patience nécessaire à cette investigation, et que vous mettez le doigt sur un souvenir quelconque de votre prime enfance, à quelques années près, pourriez-vous affirmer avec certitude de l'authenticité de ce souvenir ?
On peut déclarer avec assurance que le tout premier souvenir d’Elizabeth remonte à bien longtemps. C'est assez vague dit comme ça car "bien longtemps" diffère selon les gens et l'usage qu'ils en font mais pour elle, on ne peut rien obtenir de plus précis quand à la datation de ce souvenir. C'était une époque lointaine, obscure et inconnue. Pas la préhistoire puisse que ça remonte à une vingtaine d’années seulement. Une époque qui lui appartient entièrement puisqu’elle l'a vécu, il s'agit bien évidemment de sa prime enfance. Son premier souvenir ne concerne pas sa mère qui chanterait une chanson tout en la berçant tendrement dans ses bras jusqu'à ce que le sommeil l'emporte, il ne s'agit pas non plus de son père qui la ferait sauter sur ses genoux en imitant le cheval, il se trouve bien loin de son premier jour d'école ou même de son premier chagrin. Pour dire vrai, il est difficile de recadrer clairement ce dont il s'agit en réalité. Il est un peu féerique, à tel point qu’on peut s’interroger sur son authenticité mais le mieux reste de vous le décrire. Vous pourrez ainsi en juger vous-même.
Il prend place dans les montagnes -lesquelles, je n'en sais rien, une montagne est une montagne et je serais bien du genre à confondre les Alpes avec l'Himalaya, question de perspective- pas des montagnes verdoyantes mais plutôt rocailleuses, comme la plupart des chaînes de haute altitude, et leur sommet est enneigé. De la neige, il y en a partout et si ce n’était le dégradé gris et l’immensité du ciel bleu, on pourrait se croire dans une pièce blanche. Il n’y a pas de son -non pas que le souvenir est fournit sans bande son mais plutôt ces bruits étouffés comme avec la neige. Ensuite, et c'est là que les choses commencent à être tordues, elle est allongée sur le sol et des milliers de papillons volent et virevoltent au dessus d’elle tandis que des oiseaux piaillent quelque part dans les montagnes, le son de leur cri se répercutant sur les flans et se faisant écho à eux-même. Elle ne bouge pas, se contente de rester allongée à même le sol, à trembler de tous ses membres sans oser trop bouger. Elle regarde les papillons danser devant ses yeux alors qu’elle est étendue sur le dos et au bout d'un moment, qui paraît être une éternité tant on souhaite ce mouvement, elle tourne doucement la tête vers le côté. Doucement, comme si elle voulait faire durer ce moment ou comme si, au contraire, elle le redoutait tellement qu’elle le repousse au dernier instant. On remarque alors qu’elle est au milieu d'un champ de coquelicot qui s'étend de plus en plus à mesure que le temps passe. Chaque fois qu'un papillon se pose, il se transforme en coquelicot et ainsi, peu à peu le nombre de papillon diminue pour laisser la place à un immense champ de coquelicot tout autour d’elle. Les oiseaux se sont tus. Il n'y a plus un bruit, un sentiment bien différent du silence. Son cœur bat à tout rompre, seul son à ses oreilles. Elle respire vite, frôlant l’hyperventilation mais ne bouge toujours pas. Tout à coup un corbeau survole le champ en croassant et c'est le noir complet, la fin de son souvenir.
C’est comme si des détails de plus en plus étranges se rajoutent chaque fois, comme s'il n'était pas suffisamment invraisemblable et qu'il fallait le rendre encore plus singulier. Peut-être que la prochaine fois, une salamandre sortira d'un trou dans la montagne et lui demandera de monter sur son dos pour voler jusque dans un pays lointain parce que c'est ce qui est arrivé somme toute. Elle se trouve aujourd'hui à des milliers de kilomètres de son lieu de naissance. Ça arrive à tout le monde, habiter dans la maison qui nous a vu naître c’est bon pour nos grands-parents et encore. Elle n’a pas choisi d’en bouger, voilà la nuance, ses parents non plus sans doute.
N'est-elle pas extraordinaire, notre mémoire ? Comment peut-elle transformer un souvenir tout ce qu'il y a de plus normal en histoire digne d'un conte ? Pour notre part, on l’appellera : Programme de protection de la Belle au bois dormant. Pour ceux qui ne connaissent pas, après avoir été maudite par la sorcière, elle a été élevée en tout anonymat par ses marraines les bonnes fées et a ainsi vécu une enfance heureuse avant de découvrir les affres de l'âge adulte. Ce souvenir potentiellement onirique est finalement offert à l'interprétation de tout un chacun et seul ceux qui y sont liés détiennent la signification cachée derrière ces images. A la manière des rêves qui ont une signification cachée, ce souvenir possède sûrement la clé de son passé. Ce n'est d'ailleurs pas le seul souvenir étrange qui lui reste. Des bribes éparses hantent son subconscient et remontent de temps en temps comme pour venir la hanter, lui rappeler des choses qu’elle aurait essayé d'oublier. Pour autant qu’elle ait essayé de s'en souvenir, ces verrous doivent avoir une raison d'être et il y a de quoi avoir quelques scrupules à s'en débarrasser.

Il fait froid, terriblement froid. Le vent qui souffle soulève la neige qui s'abat sur les visages comme autant de petites lames tentant de passer outre les maigres protections pour s’incruster dans la peau. On ne voit que les yeux, et encore, on ne fait que les deviner derrière un voile de tissus. L’important n’est pas de voir mais de ne pas perdre la vue. Le groupe avance à petit pas dans l’immensité enneigée que le soleil rend aveuglant. Mais on ne peut pas prendre le risque de faire ce chemin la nuit, même s’il peut être difficile de croire qu’ils sont moins en danger la journée. Ils sont moins d’une dizaine mais le plus surprenant c’est cette petit forme qui s’avance au milieu d’eux, celle d’un enfant. On ne sait pas trop quel âge lui donner à le voir comme ça à peiner dans la neige, levant les pieds le plus haut possible tout en essayant de marcher dans les pas des plus grands. Un adulte le relève chaque fois qu’il tombe le nez par terre. C’est un chemin où déjà beaucoup de gens sont morts.
Un pas. Deux pas. Il lève le pied bien haut et battant des bras dans le vide, il tombe sur le dos, sa chute amortie par la neige épaisse. C’est ce qui l’aura sauvé. Des tirs s’élèvent brusquement, fauchant la ligne formée par les fuyards comme on abattrait des gens alignés devant un mur. Les corps tombent les uns après les autres, n’ayant nul part où se cacher. L’homme armé d’un fusil n’avait eu qu’à les cueillir comme d’autres avant eux et bien d’autres après eux, c’était le chemin le plus court pour traverser la frontière. Il attendit quelques minutes, fixant les taches noires pour voir si l’une d’elle bougeait avant de se lever et de s’en aller. Même si quelqu’un n’était pas mort sur le coup, le froid aurait raison de son immobilité. Pourtant, un petit cœur paniqué battait dans une poitrine, respirant à toute allure sans oser bouger. On le lui avait dit. Si quelque chose arrive, fait le mort. Alors elle fit le mort. Oui, elle. Allongée sur le dos, elle regardait le ciel, n’osant pas bouger la tête. Elle avait du mal à respirer au travers de l’étoffe devant sa bouche mais il aurait fait bien plus froid si elle l’avait enlevée. Elle avait si froid qu’elle ne tremblait même plus, c’est à peine si elle sentait ses membres. Finalement, au prix d’un terrible effort de volonté, elle tourna la tête avant de fermer les yeux. Son regard avait croisé celui de son père qui la fixait sans bouger, son visage a moitié enfoncé dans la neige. Elle se mit à gémir, les larmes lui montant aux yeux, une plainte franchit la barrière de ses lèvres et pleurant, elle se redressa sur ses pieds, chancelante. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux et pourtant. La première image fut celle de la neige jusque là immaculée, constellée de tâches rosâtre. La seconde celle des corps comme autant de bûches jetées sur le sol. Elle recula d’un pas, son cerveau refusant l’information, puis d’un autre et encore un. Quelque chose attrapa sa cheville et elle hurla. C’était une main, juste une main. Un râle lui parvint. Quelques mots seulement. “Vas t’en”. Elle n’avait que 5 ans mais elle se mit à courir, courir, courir sans s’arrêter sauf pour se relever après chaque chute, courant presque au ralenti dans cette neige qui gênait sa progression. Elle ne connaissait pas le chemin, elle savait juste que quand on a fini de monter une montagne, on descend de l’autre côté, elle n’avait rien d’autre que ses vêtements et un petit sac trop lourd pour elle.
L’ultime fois où elle trébucha fut la bonne. Elle roula sur plusieurs mètres avant de s’immobiliser. Il n’y avait plus la neige pour la protéger de la dureté du sol et ses vêtements étaient déchirés. Une douleur sourde pulsait dans son bras gauche quand ses autres blessures se faisaient cuisantes. Épuisée, elle ne pouvait plus bouger. Elle avait faim, elle avait froid, elle avait mal, sa vie n’avait jamais été facile mais elle n’avait jamais été aussi difficile. Tout ce qu’elle désirait, était s’abandonner totalement. Dormir pour se réveiller le lendemain quand le soleil serait haut dans le ciel et que tout serait revenu dans l’ordre. Elle ferma les yeux et celui de son père apparut subitement. Pas son visage souriant, ni son visage soucieux, ni même son visage contrarié, mais celui vide, inexpressif et mort, froid comme la neige. Alors elle pleura encore le peu de larmes qui lui restait, sanglotant en appelant ses parents.

Dans un autre espace et un autre temps, une âme quittait un corps. Le cœur avait commencé par battre laborieusement avant de simplement s’arrêter, le dernier souffle franchissant ses lèvres. Une lueur apparaissait au loin, elle se fit un chemin jusqu’à elle et l’obscurité l’envahit alors que l’âme se logeait au fond de son hôte. Il faisait froid, terriblement froid, mais en même temps, il y avait une petite touche de chaleur, comme la lueur d’une bougie. *Il ne faut pas qu’elle s’éteigne* songea-t-elle, et elle l’enveloppa de ses bras pour la protéger. Symboliquement parlant. Elle la força à ouvrir les yeux, la poussa dans ses retranchements. Il n’était pas question de mourir ici, il y avait tant de chose à accomplir, elle qui était si jeune. La petite fille se redressa. Elle n’était pas si loin de la vallée, un feu s’élevait au loin. Elle avait beaucoup marché pour son âge, poussée par la terreur qui l’avait accompagnée. Cette petite fille était courageuse, elle était forte, il n’y avait pas de raison pour qu’elle ne s’en sorte pas. Une fois debout, son bras pendant d’une drôle de manière contre son flan, elle fit un nouveau pas. D’abord chancelant, puis un autre qui lui permit de retrouver son équilibre, encore un autre qui l’amena plus près, et un autre.. Elle ne parvint cependant pas jusqu’au bout, s’abandonnant à l’obscurité dès que ses yeux rencontrèrent un être humain.
Ce fut la panique, des cris s'élevant accompagnés par ceux des chèvres troublées par l'agitation, deux adultes se mirent à courir vers l'enfant, de petits curieux sur leurs pas tandis qu'on la ramenait vers une cahute d'un modeste village isolé. De l'eau, un peu de nourriture, des soins et beaucoup de repos, c'était tout ce dont elle avait besoin et une fois capable de voyager, elle fut emmenée à la ville la plus proche, où elle fut confiée à un petit établissement de soins. Plusieurs mois étaient passés depuis qu'elle avait rencontré ceux qui l’avaient sauvée, lui accordant le peu de ressources dont ils disposaient mais ils ne pouvaient prendre le risque de la garder avec eux. Ses blessures s’étaient refermées et son bras s’était ressoudé, seul son esprit gardait encore les traces de ce qui lui était arrivé. Elle avait l'air un peu folle à regarder le vide sans rien dire et elle l'était un peu pour dire vrai. Parfois elle se mettait à crier, à hurler, à ruer sans qu’on parvienne à la calmer. Souvent, elle parlait seule. Mais elle n'était pas en sécurité, on connaissait les hommes armés par ici mais aussi ce qu'ils faisaient, ils ne pouvaient prendre de risque en essayant de la cacher. Alors ils finirent par l’amener dans un orphelinat de la grande ville la plus proche, même si c’était un trajet onéreux. Peut-être que là-bas, ils auraient de quoi nourrir cette bouche touchée par la folie. On croyait au démon mais elle avait bon fond.
Malgré son petit brin de folie, son regard marqué par le drame avait fini par toucher le cœur d'un couple de "bon samaritain" qui l'avait prise en pitié. Et c'était un peu avec un "bon débarras" que l'orphelinat la laissait à leur bon soin, empochant l'argent de son adoption. Les Anderson, Jack et Margaret, était un couple d'américains tout ce qu'il y a de moins normal. Elizabeth ne comprit jamais trop comment ils faisaient et d'où ils tiraient leurs ressources mais ils restaient rarement au même endroit très longtemps et leur fille adoptive non plus, par la même occasion. Originaire de New York, où ils avaient laissé leur unique fille répondant au nom d'Amanda, ils vivaient aussi un peu partout dans le monde, partout où leur aide était requise, apportant leur soutien aux personnes défavorisées alors qu'à ses yeux, Amanda était celle qui en avait le plus besoin. La petite fille de 6 ans qu’ils venaient d'adopter et qu'ils crurent timide et effarouchée, se révéla plutôt.. différente de ce qu’ils s’étaient imaginés mais il était clair qu’elle avait surtout besoin d’affection. Ils firent l'effort de rester une année à New York où elle fut suivie par un professionnel et un pédiatre. Ce fut un énorme changement pour la fillette qui n'avait connu que la précarité et le danger mais elle s’adapta peu à peu à son nouvel environnement et finit même par montrer une grande amélioration, principalement grâce à la présence de sa nouvelle sœur qui était là pour elle. Elle apprenait vite et bien mais quoi que trop sérieuse parfois, le rire qui finit par naître entre ses lèvres, était communicatif.
Bientôt, elle suivit le couple d'américain friqué voyageant à travers le monde. Ils étaient loin de se douter que si elle se réveillait la nuit en criant dans un charabia incompréhensible, c’était davantage parce qu’elle avait fait un rêve terrifiant que parce qu’elle revivait son passé. Elle ne jouait pas toute seule parce qu’elle ne savait pas se faire d’amis mais parce qu’elle préférait rester avec sa seule amie. Elle ne se souvenait pas de son passé, de l’avant tout ça. Tout ce qui se trouvait dans son esprit était trop vieux pour être ses souvenirs. Elle ne s’en était pas rendue compte toute seule, au début elle vivait au jour le jour, ne se plongeant dans ses souvenirs que pour faire plaisir au docteur. Elle lui parlait souvent de son rêve, le seul qui soit vraiment à elle mais chaque fois qu’elle évoquait les autres, il faisait une drôle de tête. C’est pas comme si elle lui parlait chinois. Alors elle finit par se taire. Le temps passa et elle n’eut plus besoin de consulter aussi souvent. Elle ne mit pas longtemps à parler l’anglais correctement, ainsi que d'autres langues moins utiles pour le peu de temps qu'elle passait dans chaque pays.. français, espagnol, indien mais aussi le chinois et autres dialectes qu'elle avait dû apprendre sur le tas. Elle savait lire, écrire et compter et puis beaucoup d’autres choses qui lui étaient inutiles. Mais ça elle le gardait pour elle. Il lui fallut du temps et beaucoup de cours particuliers pour rattraper le niveau des enfants de son âge mais elle finit par y arriver grâce à ses précepteurs. L’effort, la persévérance, elle connaissait bien. Elle finit par aller à l'école comme tout le monde et apprit à se faire de vrais amis, sans pouvoir les garder très longtemps près d'elle alors que ses parents d'adoption l'emmenaient dans un énième voyage à travers le monde. Elle fit des rencontres, elle se fit des amis mais ne parvint jamais à créer de liens aussi fort que celui qui était né entre Amanda et elle. Elle se fit peu d'amis mais assez pour ne pas paraître étrange. C’était une compagnie et puis, ses rares camarades étaient sympa. Pas tous, mais la plupart. Sa vie prit un cours normal, aussi normal qu’elle pouvait l’être avec son train de vie. Entre l'Asie et l'Afrique en passant par l'Amérique du Sud, la petite fille devenue grande n'aurait jamais cru voir autant de pays de sa vie et au final, n'avait qu'un souhait, rester à un endroit pour ne plus en bouger, un souhait qui n'avait été exhaussé que pour sa sœur d'adoption. Mais elle n'était pas jalouse, pas trop. Amanda était tout pour elle et sans elle, elle n'aurais sans doute pas pu arriver jusque là, tenir le coup comme ça. C'était d'ailleurs la seule personne qui la croyait à propos de ses visions, la seule personne à qui elle avait eu le cran d'en parler sans craindre d'être prise pour une folle.

D'ailleurs, si elle connaissait une partie de l’histoire de sa colocataire, tout se mélangeait dans sa tête. Ses souvenirs à elle, d’autres plus anciens ainsi que d’autres plus récents, elle avait parfois du mal à faire le tri mais au moins, ça lui faisait de la culture. Elle se souviendra toujours du jour où elle put mettre un nom sur cette histoire. Le premier choc passé, elle commença à faire des recherches. Elle avait alors un peu plus d'une dizaine d'année et elle savait qu’elle était devenue, d’une manière ou d’une autre, l’hôte d’une héroïne d’un film des studios Disney mais elle ne savait pas quoi faire avec ça, d’autant plus que ce film s’était révélé être la pire supercherie de l’année. Une jeune femme qui part à la guerre avec un dragon et un cheval. Elle savait ce qu’il s’était passé, elle l’avait vécu mais en dehors de ces détails, l’histoire était en quelque sorte la même pour ce qu’elle en savait. Elle ne se sentait pas folle, contrairement à ce qu’auraient pu témoigner ses médecins, elle n’était pas schizophrène.

Les nombreux déplacements dans sa vie mouvementée, le fait qu'elle n'ait jamais séjourné à un même endroit plus de quelques mois d'affilés l'ont autant empêchée de se lier d'amitié et de créer des liens sociaux que de devenir la cible d'une organisation ou d'une autre. A vrai dire, si elle a conscience d'être "habitée" par un illustre personnage de l'histoire, cela ne va pas plus loin et même s'il lui est déjà venu à l'esprit qu'elle puisse ne pas être la seule, elle n'a jamais cherché à voir beaucoup plus loin. Elle avait fait des recherches sur Mulan et il est vrai qu'elle avait également tapé une recherche sur la possession en surfant sur google, la menant à une histoire d'exorcisme tout droit sorti d'un film d'horreur, mais jamais elle n'a cherché à rencontrer une autre personne comme elle. Le fait que sa sœur soit une sorcière, ses nombreux voyages, ses connaissances d'autres civilisations et d'autres langues, ainsi que d'autres croyances, ne l'ont pourtant jamais vraiment amenée à envisager la possibilité de ce petit plus, renforcé par son caractère pragmatique. Elle n'était sans doute simplement pas prête à accepter ce qui se trouvait de l'autre côté du miroir.

Elle n'avait pas vu sa famille depuis longtemps et leur retrouvaille furent émouvantes même si elles avaient toujours gardé contact d'une manière ou d'une autre, quelque soit les missions sur lesquelles Elizabeth était affecté. Ses parents ne comprenaient pas le choix de leur fille adoptive d'entrer dans l'armée mais elle avait cette volonté de défendre la veuve et l'orphelin, peut-être quelque chose de profondément ancré par son passé. Elle était elle-même surprise d'avoir tenu aussi longtemps en vivant à travers le monde, elle qui avait toujours souhaité avoir une vie posée. Mais après neuf années passées au service de l'armée, à voir ce que cela représentait, elle avait décidé de raccrocher son uniforme pour retrouver une vie plus normale. Elle était entrée dans l'armée, avait rejoint les nations unis avec des idéaux et ils avaient été déçus  par l'image qu'elle s'en était faite. C'est donc un nouveau départ qu'elle prenait là. Peu de temps après son entrée dans l'armée, alors que déjà elle faisait preuve de qualités remarquables en tant que soldat, une personne se présenta à elle, la prenant par surprise. C'est comme s'il savait tout d'elle quand elle ne connaissait rien de cet individu. Cette rencontre mit sa capacité d'adaptation à rude épreuve mais elle fit preuve d'une grande patience et d'une grande persévérance. Ainsi, si la découverte de ce nouveau monde des organisations la surprit passablement, bien qu'une partie d'elle ne soit pas surprise le moins d'une monde qu'on vienne la trouver ainsi, l'entraînement qui suivit lui sembla aussi familier que si elle avait fait cela toute sa vie. Les entraînements militaires lui semblèrent d'ailleurs être du pipi de chat en comparaison. Elle eut quelques difficultés au début mais son esprit pratique et tactique allié à son expérience, tant en art martial qu'en combat, sans parler de sa capacité de survie, l'aidèrent à avancer et à surmonter les obstacles rapidement. Elle se sentait chez elle, dans son environnement, comme si elle trouvait là une corde de résonance au plus profond d'elle-même. Elle était entourée et ne se sentait pas seule, un sentiment indescriptible l'animait.
Voilà maintenant près de onze années qu'elle est dans la Garde, commençant son entraînement peu après avoir été contactée, c'était comme si elle ne l'avait jamais quittée. Si la discrétion et la tactique semblait innée chez elle, ce n’était pas le cas pour tout mais pas une fois, elle ne flancha. Elle était inflexible, calme, froide comme la neige. Elle représentait bien l'archange Uriel sous lequel on l’avait placée à son arrivée. Au terme de son entraînement, elle choisit de devenir sentinelle, un choix qui fut appuyé par son mentor au vu des qualités qu'elle montrait dans une telle position. Ils formaient une équipe quelque peu éparpillée au vu de leur profession mais extrêmement soudée de par leur condition, comme des frères au sein de l'armée. Ils partageaient des choses bien plus profonde encore que les simples soldats et furent amené à mener des combats hors de leur portée.
Après son arrivée à Dublin, connu comme étant le centre surnaturel en raison de la brèche s'y trouvant, elle y rejoignit l'organisation sur les lieux pour y trouver sa place. Sa vie avait été passablement chamboulée par tous les changements qui s'y étaient produits mais elle y trouva rapidement une place, comme si elle avait toujours été là. Il y a maintenant environ deux ans que l'archange précédant est décédé et qu'elle s'y est substituée, reprenant son rôle de protecteur, un rôle qui ne semble jamais les quitter, elle comme sa colocataire.

Aujourd'hui, sa fusion avec Mulan se poursuit et est déjà bien avancée, peut-être le vide laissé par l’absence de souvenir de sa vie antérieure permet-il à davantage d’autres souvenirs de trouver leur place. Elle en est cependant à se poser dans la vie, à prendre ses marques dans cette nouvelle ville où elle a rejoint sa sœur, venant emménager dans sa maison à Dublin, car maintenant qu'elle n'a pas à parcourir le monde dans des missions, elle peut enfin vivre posément. Il y a maintenant quelques années qu'elle est installée avec Amanda et après avoir enchaîné une année sabbatique pour profiter de sa retraite bien méritée ainsi que quelques petits emplois temporaires dans diverses branches en se cherchant, elle est aujourd'hui en quête d'un travail fixe. Elle n'avait pas vu sa famille depuis longtemps et leur retrouvaille furent émouvantes même si elles avaient toujours gardé contact d'une manière ou d'une autre, quelque soit les missions sur lesquelles Elizabeth était affecté. Ce fut donc comme si elles ne s'étaient jamais vraiment quitté.
Les infos des Illuminatis sur moi...

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Message par Invité le Dim 8 Nov - 16:43

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Re-bienvenue alors ^^
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Message par Elizabeth K. Anderson le Dim 8 Nov - 16:49

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Merci !
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Message par Amanda J. Anderson le Dim 8 Nov - 16:50

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ouaaais ma soeur !
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Message par Elizabeth K. Anderson le Dim 8 Nov - 16:54

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Informations : Originaire du pays de Galles, Eden a coupé les ponts avec sa famille après une adolescence houleuse. Elle s'était installée à Londres avant que l'arrivée du Marchand de Sable ne vienne perturber sa vie. Elle est à présent une ancienne membre du Conclave en fuite et tente de se tenir aussi éloignée que possible des organisations.

Message par Eden Fehrenbach le Dim 8 Nov - 19:29

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Re-bienvenue Madame! On s'occupe de ta petite fiche et on revient vers toi
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Message par Elizabeth K. Anderson le Dim 8 Nov - 19:31

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Merci Eden hug
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Message par Nora Weise le Lun 9 Nov - 10:27

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Message par Darren Brent le Lun 9 Nov - 11:10

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Rebienvenue, mademoiselle Toi je t'aime
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Message par Elizabeth K. Anderson le Lun 9 Nov - 11:49

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Merci à vous deux hug
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Groupe sociétal ou indépendant : Aucune.
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Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Étudiante en Philosophie, dernière année de master
Informations : Prue vient d'intégrer la Garde et est encore en plein entraînement, cherchant ses marques.
Elle ne vient pas d'Irlande.

Message par Prue A. Jones le Lun 9 Nov - 20:54

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Bravo Lizzie!



Tu es validé! Mais avant qu'on ne te laisse aller gambader dans les rues de Dublin et te faire déchiqueter, lis encore ces quelques lignes qui t'aideront à trouver quoi faire.

Les trucs obligatoires


Maintenant que tu es validé, on te rappelle qu'on te demande de te connecter au moins une fois par mois et de poster au minimum une fois tous les deux mois dans la section RP. Bien sûr, on préférerait que tu en fasses un peu plus, mais au moins tu connais le stricte minimum. ;)
Si tu as le moindre problème pour pouvoir remplir ce minimum, par exemple à cause de soucis de connexion, d'ordinateur ou pour tout autre raison de départ, n'hésite pas à nous prévenir dans les absences pour qu'on soit au courant et qu'on ne supprime pas ton compte.

Les deux autres choses obligatoires à faire, surtout si dans quelques temps tu veux te créer un autre compte, c'est de créer ton carnet de relations pour recenser tous les liens de ton personnage, ainsi que de créer ta chronologie des RP dans ta fiche de voyage.
Une fois ceci fait, tu as rempli toutes tes obligations, et on peut passer à la partie plus fun!

Les autres trucs cools


Bon maintenant que tu as créé ton personnage et que tu lui as créé des liens, peut-être que tu as une idée de personnage qui serait directement lié au tien? Alors dans ce cas tu peux créer un scénarii pour qu'un futur membre puisse le prendre. Et si tu ne veux pas créer tout un personnage rien que pour ce lien, tu peux aussi le proposer à la foire aux liens pour donner plus de libertés au nouveau membre pour créer son personnage.

Ce n'est pas obligatoire, mais tu peux également ouvrir ta voûte pour y recenser tous les objets que tu pourrais acquérir tout au long de tes périples. De même, si tu ne sais pas trop quoi RP, n'hésite pas à jeter un œil aux missions ou si tu ne sais pas avec qui RP à te lancer dans un RP mystère.
Pense également à créer un téléphone avec une boîte mail, pour que ton personnage puisse recevoir des messages d'autres personnages. C'est utile pour commencer un RP. De plus, si tu as envie de créer une vie sur Internet à ton personnage, comme via un facebook, twitter ou autre réseau social, n'hésite pas à faire un tour du côté des sites.

Si maintenant tu as une idée de lieux à créer ou de groupe sociétal ou indépendant à ajouter à notre univers, n'hésite pas à poster dans la demande de création de lieu & groupe. Cela permettra à l'univers de TGG de s'agrandir et s'étoffer avec ton aide! Et si tu as la moindre demande ou question ou suggestion à nous faire part, n'hésite pas à aller dans les zones liées plus tôt!

Enfin, si tu as envie de te détendre en dehors du RP avec nous, n'hésite pas à aller dans le flood ou les jeux. Et si pour te détendre il te faut un peu plus de RP, ou alors que tu veux mettre en scène ton personnage dans d'autres circonstances, n'hésite pas à faire un tour aux Lignes Croisées.

Et voilà, on a fait le tour! Cela fait probablement dix lignes que tu as décroché: mais on ne t'en veux pas! Joue bien et amuse-toi bien parmi nous!
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