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[Intrigue Halloween] Nightmares are coming

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PNJ
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Message par Dieu le Sam 31 Oct - 23:27

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When the autumn leaves fall from the trees





La nuit tombe sur Dublin, de plus en plus tôt au fur et à mesure que l’automne s’avance pour se transformer en hiver. Les dernières familles rentrent chez elles des paniers de bonbons remplis jusqu’à la gorge. Les enfants courent encore les uns après les autres pour se faire peur avant de regagner le chaud de leur salon, les cris, les sursauts font rires ceux qui s’amusent à surprendre leurs amis et même les inconnus. Les déguisements qu’arborent les Irlandais dans la ville de Dublin ont coloré les rues tout le jour durant.  Les grincheux et autres gens réfractaires à ce genre de festivités ont bien sûr pesté légèrement à l’encontre de ceux qui venaient toquer à leur porte pour leur jeter un sort s’ils n’avaient de bonbons. Beaucoup en cette nuit qui arrivent vont continuer à se faire peur alors que d’autres sont trop las pour ce genre de choses.

Nombreux sont donc ceux qui sont déjà au fond de leur lit et n’arrivent pas à trouver le sommeil. Ils  tournent sur leur couche douillette sans cesse, essayant de choisir la meilleure solution, la meilleure position pour enfin s’endormir. Leurs paupières finissent par être lourdes, elles se ferment doucement en ce doux soir d’Halloween où tous ont pu profiter d’une agréable journée, déguisés ou non. Ceux qui ne dormiront pas cette nuit s’apprêtent à fêter ce jour des peurs jusqu’au bout, troquant leur sommeil pour des soirées dans des lieux édifiants, pour des marathons de films d’horreurs plus haletant les uns que les autres ou même des tentatives de communions avec les esprits. Comme si cette journée leur donnait le droit de venir gêner le repos éternel de ceux qui dorment depuis longtemps.  S’ils savaient seulement ce qui se trouve de l’autre côté du voile, au fin fond de l’abîme ouvert par la Brèche, s’ils savaient que ce devant quoi ils aiment sursauter n’est rien face aux bêtes qu’Il aurait pu lâcher sur eux. Mais il est temps d’innover, de surprendre, puisqu’ils aiment tant ce qui sort de l’ordinaire.

Bientôt les doux rêves de ceux qui dorment déjà deviennent plus menaçants, bien sombres et angoissants. Certains gémissent déjà dans leur sommeil avant de se tordre de douleur. Qu’il est amusant de sentir la peur, la terreur les envahir avant que la souffrance ne prenne le dessus. L’imagination irrésistible de tous ces petits êtres ridicules qui jouent à se faire peur s’est retournée contre eux. Il est temps qu’ils connaissent ce qu’ils recherchent tant, qu’ils comprennent enfin que ce dont ils croient avoir peur n’est rien en face de la peur elle-même et que cette dernière peut les marquer, de la même manière que le ferait un tison brûlant sur la chaire d’un innocent. Alors les petits corps devenus marionnettes s’agitent sous les affres d’un sortilège qui pèsent sur leurs corps, leur conscience comme du plomb. Ils ont mal, ils étouffent, certains mourront peut-être, après-tout, méritent-ils de vivre ?

Ils peuvent se débattre autant qu’ils le souhaitent, ils ne se réveilleront pas tant qu’Il ne l’aura pas décidé et le jeu vient tout juste de commencer, ce qui leur réserve est au-delà de leur folles espérances. Ils cauchemardent chacun de leur côté, mais bientôt ils seront tous réunis dans un lieu où la plus minuscule parcelle d’espérance leur sera devenue inutile, ou l’idée de s’en sortir sera devenue ridicule.
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Message par Jake Mitchell le Dim 1 Nov - 11:17

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Tick, Tock, goes the clock..
Event Halloween

Jake avait passé une bonne journée, déguisé en Beetlejuice et avec un bébé citrouille dans les bras, il s'était laissé tenter par le jeu du porte à porte – il adorait les bonbons, pourquoi se priver de ce que les gens lui donnaient en fondant devant le petit Jamie – et de son côté, en rentrant, il s'était fait un malin plaisir à offrir aux gamins des chocolats fourrés au piment mexicain, soigneusement emballés pour avoir l'air de bonbons ordinaires, histoire de s'amuser un peu.

Enfin, le soir venu, Jake était allé dormir alors que son fils faisait déjà de beaux rêves depuis quelques heures. Cette journée avait été épuisante l'air de rien, devoir être aimable et tout... ce n'était pas son truc et sa tête frôlait à peine l'oreiller qu'il sombrait dans le sommeil pour se retrouver dans un décor familier, son domicile. Devant lui, un Jamie un chouillat plus grand qui se tenait à un pied de table pour se hisser sur ses jambes, s'aidant de cela pour esquisser quelques pas maladroits. Il le nierait en bloc à tout le monde, mais Jake se sentait sur le point d'avoir des réactions normales, comme sortir la caméra et aller réveiller tous ses voisins pour leur montrer. Pour en rajouter en choses 'mon fils est le plus mignon du monde, vous pouvez pas test', Jamie babillait en toute innocence, s’avançant vers les bras de son père, mais se stoppant à quelques enjambées de lui, relevant un regard dans sa direction, le genre capable de faire reculer l'irlandais rapidement si un adulte lui adressait le même.

« Pourquoi tu m'as tué papa ? »

Il ne remarquait pas l'improbabilité de la situation, jamais Jamie n'aurait si bien parlé, il ne faisait encore que des 'bababa' normalement, non, son visage était pour l'instant focalisé sur une chose, cet enfant – bambin – qui avançait dans sa direction, le regard vide et laissant dans son sillage une traînée carmin. Cette vision le paralysait plus qu'il ne voulait l'admettre et pourtant détacher son regard était pratiquement impossible. Pratiquement... ses jambes finirent par reprendre le contrôle du reste de son corps, le menant dans la chambre d'enfant qu'il fermait à la volée, tentant de remettre ses idées en place. Il devait avoir avalé un truc qui le faisait délirer.

« Chuuuuut... il ne faut pas faire de bruit, tu vas réveiller le bébé... »


Le sang de Jake se glaçait dans ses veines. Comment était-il entré dans la pièce ? Comment pouvait-il y avoir deux Jamie' ? Un endormi et l'autre, terrifiant, penché au dessus du berceau ? C'était à ne rien comprendre...

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Message par Invité le Dim 1 Nov - 16:18

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Thorvald Haraldssonft. Johan HeggOrganisation: Indépendant - SyndicatRace: Possession bénéfique de Thor Voir sa présentation

Ex-militaire suédois tourné mercenaire ayant plus de la quarantaine, Thorvald est possédé par le dieu Thor, qui refuse pourtant de lui dire où se trouve son fameux marteau. Il suit une philosophie: les Forts protègent les Faibles.
Actuellement, Thorvald a décidé de tenter ses chances ailleurs qu'à Dublin et se trouve en Europe de l'Est.



Boisson oh douce boisson. Que n'ai-je retenu de mes jeunes années, où l'alcool coulant à flot me faisait délirer et faire toute sortes de choses insensées. Beaucoup de choses en fait. Ce soir, c'était Samain ce soir aussi j'avais respecté les vieilles traditions visant à aider les morts à se rendre en paix jusque dans l'au delà et me souhaiter une nouvelle année celtique paisible. J'avais donc effectué mes prières et allumé une bougie au niveau de la fenêtre pour indiquer à mes proches décédés qu'il s'agissait bien de moi et qu'il pouvait s'en aller en paix. Etrange coutume, mais je m'efforce de les maintenir en vie.

J'avais bu ensuite. Beaucoup. Bière et hydromel pour fêter ainsi la nouvelle année celte qui commençait. Et en Irlande, il y en a quelques uns encore qui célèbrent ces anciennes traditions. Aussi nous avons festoyé une bonne partie de la nuit et lorsque je suis rentré chez moi, je me suis rapidement effondré sur mon lit.

Mon sommeil fut empli d'images de batailles et d'autres exploits guerriers qui me venait sans doute de la mémoire ou des pensées du Dieu nordique présent dans ma tête. Mais ce qui était au départ une vision héroïque et épique fut rapidement assombrie par quelque chose. Je n'étais plus au milieu de la Valhöll à festoyer avec les Einerhjars. Je me trouvais sur un champ de bataille, empli de cadavres de guerriers d'Asgaard quand je le vis apparaître. Jörmungandr, le Serpent de Midgard, lui qui doit vaincre le dieu du tonnerre lors du Ragnarök.

Thor, celui-là est pour toi. Thor?


Aucune réponse. Je réitérais l'appel plusieurs fois mais je n'obtins pour seule voix que les sifflements du serpent qui s'approchait. Où es-tu? Je m'étais tellement habitué à la voix du Seigneur des Tempêtes que son absence me terrorisa. Je ne suis pas de taille à affronter cette bête.
Je..Je...Je ne suis rien.
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The Caterpillar and Alice looked at each other for some time in silence: at least the Caterpillar took the hookah out of its mouth, and adressed her in a languid, sleepy voice.
'who are you?' said the Caterpillar.-byendlesslove
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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Lun 2 Nov - 11:04

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Through the looking glass


Il est une chose difficile d’observer l’heure avancer sans pouvoir trouver le sommeil. C’était comme si le tic tac fou du réveil la narguait tandis que le temps avançait et tapait sur ses nerfs à chaque seconde de plus. La soirée avait pourtant été agréable, rien ne l’aurait laissée penser qu’elle peinerait à trouver le sommeil. Il arrive souvent quand on s’y attend le moins, de manière tout à fait improbable et surprenante le temps se figeait et le monde entier sombrait dans un trou. Ou plutôt un terrier de lapin étroit, sombre et boueux. A partir du moment où l’on s’enfonce dans les abysses oniriques, l’entrée du terrier se fait effacer par les borogoves. Pas de place pour le passé ici, il se décorbe et se tordille, à mesure que l’on avance dans les songes. Elle connaissait déjà ces lieux dont les multiples portes menaient aux rêves ou aux cauchemars. Sa seule clef en main aurait eu vite fait de lui montrer quelle porte elle ouvrirait cette fois-ci. Ou du moins c’est ce qu’elle s’apprêtait à faire avant de se trouver face à un miroir derrière cet épais rideau de velours. Un miroir qui reflétait l’opposé de ce qui est, l’inverse des souhaits. C’est amusant a priori de voir son reflet pleurer lorsque l’on sourit, mais qui sait ce qu’il se passe en vrai dans ce monde là ? Toucher la surface glacée avait simplement suffit à ce qu’elle se fasse aspirer et passe de l’autre côté du miroir. Contre son gré naturellement, car le meilleur moyen d’y aller est de ne pas le vouloir. Alice avait beau se débattre, pourtant les couleurs de sa peau, de ses cheveux, se sa robe dégoulinaient comme de la peinture pour traverser le miroir.

Combien de fois lui avait on répété que la curiosité est un vilain défaut ?  Passant au travers elle fut attaquée par une nuée de papillons bleus lui volant dans les cheveux. Quelques gestes avaient suffit à les chasser et Alice pu ainsi observer les alentours. Ce n’était pas ce même pays qu’elle avait vu quelques fois en rêve, si d’hors et déjà celui-ci avait l’air fou, celui dans lequel elle se tenait à présent semblait bien plus curieux. Comment évaluer la folie d’un lieu ? Ce n’était pas chose difficile en soit, il suffisait d’observer un peu. Il n’y avait pas d’arbignons multicoulfoques où s’accrochaient les toves. Le sol était un échiquier géant sur lequel poussait une dense végétation qui ne laissait pas deviner ce qu’il se passait devant elle et pourtant elle n’avait rien bu qui aurait pu la rétrécir cette fois. Elle fut surprise par l’arrivée d’un cavalier géant et tomba à la renverse, fort heureusement elle était sur la bonne case car il écrasait tout sur son passage et balaya un pion qui devint poussière. Plus elle avançait, plus elle reculait, tout était sens dessus-dessous et il était alors difficile pour elle à priori de comprendre comment tout cela fonctionnait. Il faisait jour mais dans le ciel résidait nul soleil, seule la lune dans sa brume mystérieuse restait brillante et souriante, veillant à chaque pas qu’elle faisait sur l’échiquier et à chaque mauvaise case elle semblait rire. Alice se fia à elle et continua d’évoluer à la recherche de la sortie.

Mais les plantes autour d’elle se recroquevillèrent, les quelques petits animaux étranges se terrèrent dans leurs maisonnettes à l’approche d’un grondement de tonnerre. Alice sentit son sang se glacer en comprenant qu’il ne s’agissait pas là d’un fait météorologique mais bien du grognement cruel et sanguinaire d’une créature. C’était comme si l’enfer avait pris possession des lieux, annonçant qu’elle n’était pas la bienvenue ici. Elle entendit très vite les mâchoires frumieuses du Bandersnatch claquer tandis que ses pas véloces faisaient tellement vibrer le sol qu’il fit tomber une tour avant qu’un fou ne s’en empare. Alice commença dès lors sa course, tentant tant bien que mal de ne pas être à sa portée lorsqu’il allongerait son cou pour l’attraper.



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Enter Sandman
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Informations : Originaire du pays de Galles, Eden a coupé les ponts avec sa famille après une adolescence houleuse. Elle s'était installée à Londres avant que l'arrivée du Marchand de Sable ne vienne perturber sa vie. Elle est à présent une ancienne membre du Conclave en fuite et tente de se tenir aussi éloignée que possible des organisations.

Message par Eden Fehrenbach le Lun 2 Nov - 13:44

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Intrigue Halloween - Enter Sandman



Elle rêvait. Elle n'aurait pas du. Depuis combien de temps n'avait-elle pas dormi suffisamment profondément pour faire des rêves? Mais tout ceci Eden n'y pensait pas encore, profondément assoupie. Une journée à l'ensoleillement radieusement suspect avait établie ses quartiers sur la ville et elle profitait de ces quelques heures de tranquillité. L'herbe du parc lui chatouillait la nuque alors qu'elle observait le ciel bleu, paresseusement allongée. Des cris joyeux de gens qui ne se préoccupaient pas d'elle, aucun menace à l'horizon, pas même la sensation fantôme du bracelet qui avait quitté son poignet pour disparaître on ne sait où. Qu'importe! Pourquoi s'inquiéter de cela, comment imaginer qu'elle courre le moindre risque par une si belle journée? Et quel genre de risque au juste?

La brise jusque là joueuse se fit un peu plus froide, soulevant les feuilles pour les emporter dans son ballet sans queue ni tête. Et Eden observa curieusement les nuages se faire plus nombreux et plus denses. Le soleil disparu et avec lui la chaleur. Il faisait froid à présent et un mugissement lointain se leva, gronda et menaçant, se rapprochant sans cesse. La jeune femme se releva subitement. Oubliée la belle journée, oublié l'insouciance du moment, au loin, un nuage noire et inquiétant se mouvait à une vitesse folle, emportant tout sur son sillage dans un rugissement fracassant. Tempête de sable. Elle aurait voulu fuir, se mettre à l'abri, n'importe où. Mais il lui sembla que ses pieds étaient rivés au sol et elle ne pu qu'observer sans pouvoir rien faire, tétanisée. Et bientôt la tempête fut sur elle. Le vent lui fouetta le visage cruellement, le sable lui brûlant les yeux et s'infiltrant partout, l'empêchant de respirer. Nulle part où aller pour échapper à ça. Et Eden se senti bientôt prisonnière de la tempête, malmenée par le vent, ballottée de toute part, haletante et à bout de souffle. Cela sembla durer une éternité, jusqu'à ce qu'enfin tout se calme aussi subitement que c'était apparu.

Ils étaient là, tous, observant la pauvre petite chose échevelée et stupéfaite qu'elle était. Des silhouettes sombres et méconnaissables, menaçante, prête à se saisir d'elle. Les chaînes lui enserrèrent les poignets, mordant sa chair et bientôt ce fut l'obscurité totale. Un noir d'encre qui lui arracha un frisson d'horreur. Et une voix à son oreille, mélange à la fois familier mais sur lequel elle n'arrivait pas à remettre un nom.

« Bon retour à la maison petit marchand de sable, cela fait longtemps que nous te cherchons. Nous pensons que tu n'as pas été très sage durant ton absence n'est-ce pas? Mais le Conclave s'occupe toujours de ses disciples désobéissants. »
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Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Jeu 5 Nov - 22:53

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Foutu cauchemar...
Aodh
“D'être hanté par mes vieilles obsessions, cela me rassure. Mieux vaut un cauchemar apprivoisé que la blessure à vif d'un souvenir récent.” ▬ Daniel Sernine

Aodh était éreinté. En temps de fête, seuls les citoyens lambdas se réjouissaient comme le voulaient de tels événements ; pour les flics, c'était une toute autre affaire. Les rixes dans les bars, les bagarres de rues, les viols, les agressions en tout genre alors que les gens se noyaient dans leur propre alcoolémie, tout ça devait être géré au mieux. En tant que lieutenant dans la police d'un des quartiers ouest, Aodh n'avait pas une seule minute pour lui. La soirée avait été longue pour lui et, les traits tirés, il s'était octroyé quelques minutes de repos, au calme, dans son bureau privé. Sur sa chaise à roulettes de cuir noir, confortable, il laissa choir son visage sur son poing, le coude posé sur la table, et ses paupières lourdes finirent par s'écrouler devant ses yeux. Il n'en fallut pas plus pour envoyer le lycan dans les limbes d'un étrange sommeil.

Les rues de Dublin étaient désertes. Seul le vent répondait aux appels péremptoires d'Aodh qui déambulait, se dissimulant dans les ombres, un 9mm tenu fermement dans sa main droite. Il se sentait effrayé, mais était incapable d'en trouver la raison ; son coeur manquait de rompre ses cotes à chaque battement, tant il cognait fort dans sa poitrine qui manquait d'air, comprimée par une angoisse qui sourdait dans chacune de ses veines. Lui qui avait tellement de sang-froid se sentait envahi par une peur obscure. Il continua de marcher, regardant tout autour de lui comme si le monstre du Lochness pouvait surgir de n'importe où et le dévorer, prêt à cribler de balles la première ombre trahissant la présence de quiconque. Il finit par se retrouver sur les docks, au port de Dublin, et à sinuer parmi des grands conteneurs de tôle ondulée. Chacun étendait un peu plus d'obscurité, engloutissant totalement le policier solitaire aux habits déjà noirs. Ombre parmi les ombres. Pas un bruit. Même le vent semblait ne plus exister, les couleurs s'étaient effacées du monde, ne le laissant plus que lui, seul, entouré de silence et de pénombre à vous rendre fou.

Il finit par voir une porte d'un des conteneurs entrouvertes, et il pénétra à l'intérieur. Ses yeux de loup purent voir dans le noir d'encre à l'intérieur et ce qu'il vit le fit grimacer de dégoût, son cœur manquant de battre durant quelques secondes. Tels des carcasses de porcs ou de bœufs, des cadavres humains pendaient à des crochets, la pièce étant un immense frigidaire. Il s'avança, ses bottes crissant sur le givre rosé de sang qui collait au sol, son bras toujours levé, son doigt sur la gâchette, prêt à tirer. Sur les murs d'une blancheur laiteuse, des taches d'un rouge pâle éclaboussaient ici et là ; sur le dallage d'un blanc douteux s'étalaient des monticules d'intestins gelés, des organes à moitié décomposés, des mains ou des mollets orphelins ainsi qu'une tête sans nom. Un oeil abandonné roula vers Aodh, telle une bille de verre, et le lieutenant l'écrasa d'un coup de talon, se demandant ce qu'il foutait ici.

Dans la quiétude des lieux, le murmure qui lui parvint le fit sursauter. Il se tourna vivement vers la source de cette voix.

- Des animaux... Tu nous traites comme des animaux, tous...

Les yeux agrandis d'effroi d'Aodh croisèrent le regard vitreux d'Adhaman, le parrain qui avait été comme un père pour lui. Il se rua vers lui, lâchant son flingue qui glissa sur le glace, et prit entre ses mains le visage à l'envers d'une des rares personnes qu'il ait aimé. Il l'approcha du sien, arrachant une plainte désespérée à l'autre homme. Levant son regard, il vit que le crochet transperçait de part en part sa cheville, faisant ressortir l'os principal du pied.

- Non, non, toi, je t'ai toujours adoré ! geignit-il, sincèrement alarmé qu'Adhaman pense cela de lui. Je vais te sortir d'ici !

- Non... Tous... Nous ne sommes que des chiens pour toi... répondit le cadavre du parrain.

- Tous... firent plusieurs autres voix, en écho.

Aodh, sans lâcher la tête chérie de son parrain, regarda autour de lui, reconnaissant alors plusieurs traits familiers. Son souffle se coupa.





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Message par Stregheria le Lun 16 Nov - 21:55

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When the autumn leaves fall from the trees





Le bambin ricane doucement ainsi penché au-dessus du berceau, il prend le vrai petit Jamie dans ses bras avant de disparaître pour mieux réapparaitre devant Jake et de recommencer son manège pour l'appeler dans une autre partie de la maison, puis une autre, changeant de place pour mieux perdre Jake. Finalement, la chose qui s'est emparé du fils du sorcier réparait sur le toit et alors qu'il s'approche du bord, le vrai Jamie ne lui échappe des mains.

« Oups »

Jake n'est pas le seul à rêver en cette nuit si charmante d'Halloween. Ceux qui ont des choses à se reprocher sont là aussi. Cela est d'ailleurs bien ironique pour le marchand de sable de succomber à l'emprise de ses rêves mais ça évidemment, il ne le sait pas, sinon, il en aurait joué.
Les liens sur ses poignets ont dessiné des marques cuisantes, rouges, au fond de son lit, endormie, sa peau brûle à son tour. Le rêve prend forme sur la peau de celle qui s'est enfuie.
Fuir, voilà bien là une marque de la plus pure lâcheté. Alors qu'Alice fuit une voix semble vouloir lui faire rebrousser chemin « Tick Tock Tick Tock tu vas être en retard Alice ! ». La voix la poursuit alors que celle de Thor reste muette. Thor n’est plus là, il t’a abandonné chuchote-t-on à l’oreille d’Haraldson. « Tu n’étais pas digne de lui, tu lui faisais honte… Tu n’es même pas de taille à affronter Jörmungandr… » Les voix ricanent, encore, exactement comme le faisait le petit Jamie dans le rêve de Jake. Un ricanement douloureux et crissant, qui suinte de malice, doublé d’une respiration sifflante. La même que celle de ces cadavres agonisants découpés par un boucher hideux qui s’approche vers le mignon petit lieutenant. Les ricanements s’amplifie, une litanie dérangeante qui tape contre leurs tempes.

Le bruit devient assourdissant, comme une musique jouée beaucoup trop forte. Puis tout à coup, tout s'éteint, comme si leur cœur cessait de battre, le silence, la nuit noire, complète, étouffante. Les lumières se rallument, comme des projecteurs sur le devant d'une scène.
Ils sont tous réunis, les pauvres petits prisonniers de leurs rêves. Mais ils ne sont pas seuls. Ils ont devant eux leur pire cauchemars, ils les ont amenés avec eux, il est temps de le combattre. Il est temps de faire face à ce qui les hantent, mais qu'ils ne croient pas la tâche si facile. Il ne suffira pas de peindre en bleu ce qui leur fait peur afin qu'il disparaisse, après, ils ont déjà un avantage, ils ne sont pas si seul, une entraide, une solidarité naïve dont les hommes sont capables lors d'évènements majeurs, lorsqu'ils ont l'impression d'être atteint à un plus profond de leur chair. Cela formera un spectacle si émouvant, qui lui redonnerait sans doute foi en l'humanité s'il avait eu un cœur.  Un micro descend au milieu d'eux, Il arrive au centre et Stregheria prend la parole dissimulé sous ses tatouages, une voix suave, envoûtante. Presque séduisante, une voix de serpents qui va les faire sortir du paradis où ils croyaient encore évoluer, car même si leur existence n'ont rien d'ordinaire, elles sont douces par rapport à l'enfer qu'il leur réserve.

« Je suis heureux de vous présenter... Vos pires cauchemars. »


Les Ombres bougent autour d'eux, la nuit tremble alors que des respirations puissantes emplissent l'air. Tous peuvent sentir l'haleine chaude et pestilentielle des créatures qui se tapissent dans les ténèbres. Les lumières se rallument deviennent aveuglantes avant que la salle onirique où ils se trouvent se révèle d'une blancheur éclatante. Les monstres, les choses qui les ont suivis sont tous là, nulles chaines ne les maintiens. Ils attendent, les yeux rougeoyant et les corps tendu à l'extrême, à l'affût du moindre mouvement, prêts à se saisir de leur proie.

Le petit Jamie si terrifiant qui n'a plus rien du bambin, le serpent du grand Ragnarök et son cousin merveilleux le Bandersnatch,  les visages et les corps découpés qui laissent entrevoir leur meurtrier, celui qui les as toujours considéré comme des animaux, un homme qui remplace fortement à celui qui lui fait face mais dans une version plus bestiale, plus sauvage et sanguinaire et la foule, la foule sans visage, accusatrice dont les voix menaçantes ne sont dirigées que vers une unique personne. Ils sont les instigateurs de leur propre perdition.

Les créatures suivent du regard l'homme qui les a menés ici, ils respirent en même temps que lui, comme s'il avait été des bestioles de sa création, des golems de rêves. Stregheria annonce à ses amis un sourire malsain aux lèvres : « Avancez ! ».

Le premier tour des pauvres petits pions emprisonnés sur l'échiquier a commencé.

...:
[Vous répondrez donc selon l'ordre de vos précédents posts soit: Jake, Thorvald, Alice, Eden, Aodh - Vous combattez vos cauchemars, Stregheria ne manquera pas d'intervenir.]
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Message par Jake Mitchell le Lun 16 Nov - 23:12

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Les traces de couleurs quittaient totalement le visage de Jake en voyant le monstre-Jamie prendre dans ses bras le vrai, celui qui dormait du sommeil du juste, innocent. Il voulu lui crier de laisser son fils tranquille, mais les mots mourraient dans sa gorge en le voyant disparaître, puis revenir devant lui. Juste devant lui. Évidemment, son réflexe fût de bondir pour se saisir de l'enfant, des deux enfants, mais il ne rencontrait que du vide avant d'être appelé ailleurs, encore et encore. Il courrait de pièce en pièce, se surprenait à sentir quelques choses d'inhabituel à couler sur ses joues... bien... il réagissait comme une fillette... en plus de se payer les meubles à force de courir de pièce en pièce... c'était tout pour plaire.

Au bout d'un moment, l'irlandais se trouvait essoufflé comme après un marathon, ça fatigue ce genre de connerie, surtout quand il doit monter les escaliers quatre à quatre, en entendant les ricanements du petit démon s'éloigner toujours plus haut. Jusque sur le toit de l'immeuble.

« Laisse-le... laisse le petit... s'il te plaît... »

Ce gosse s'en fichait, le vrai Jamie s'agitait dans ses bras, en proie à un rêve ou dérangé par l'air de l'extérieur... il n'aimait pas le froid... et il tombait.

« NON ! »

Rien ne servait de s'élancer, de tendre le bras pour tenter de l'attraper... il entendit le bruit du corps sur le sol... il vit la tâche informe que cela créait en bas, avec que son regard ne soit voilé par des larmes et une rage qui se muait en un désespoir qu'il n'avait jamais connu dans ses heures les plus sombres.

Le ricanement ne semblait jamais s'arrêter, devenant entêtant jusqu'à ce que le monde plonge dans un blackout total. Quand la lumière revenait, ils étaient plusieurs dans un endroit qui n'était plus le toit... il y avait des personnes étrangères mais pas que... il reconnaissait aussi sa collègue et s'en étonnait :

« Eden... ? Qu'est-ce que tu fout là... ? Et c'est quoi 'là' justement ? »

C'était où en fait... sa réflexion se coupait pourtant en voyant un micro descendre du milieu de nul part, puis un homme approcher et... leur présenter leurs pires cauchemar ? Est-ce que cela avait un lien avec les sons... ? La lumière apportait la réponse... la pleine lumière, pas celle partielle du début de leur arrivée ici... ils étaient tous là. Bien entendu, il reconnaissait sans peine l'enfant-monstre qui se tenait devant lui, avec des yeux rougeoyant qui le glaçait sur place... mais les autres ? Ils étaient un mystère pour lui, même s'il se mettait à penser, vu leur nombre, que cela n'était pas étrangers aux autres. L'homme les ayant accueillit repris alors la parole... demandant aux créatures d'avancer et c'est ce qu'elles firent... le regard sombre de Jake ne quittait pas la forme de Jamie, il se sentait comme paralysé sur place, comme si ses jambes se refusaient à bouger, même d'un millimètre... et l'autre progressait, son bras minuscule pointé dans sa direction, son rire glaçant toujours présent... mais aussi les images de ce qu'il s'était passé un peu plus tôt, qui revenaient à la charge dans son esprit.

« Reste loin de moi... » parvenait-il tout de même à souffler, un pas en arrière acceptant enfin de se faire alors que la Chose était trop proche. « Putain dégage ! » et un coup de pied partait dans le petit corps... qu'est-ce qu'il venait de faire ? Il était coupable, n'est-ce pas ? Non... c'était l'autre... est-ce qu'il était capable de frapper et tuer son fils... oui ? Non ? Il était perdu et paniqué, tout à la fois... il le sentait clairement, dans sa respiration et les rythmes de son cœur... et les autres ? Comment se débrouillaient-ils face aux monstres ? Ce n'est qu'en relevant la tête qu'il le découvrait, même s'il tentait aussi de se débarrasser de son propre Démon, bien plus coriace qu'il en avait l'air.

   
   
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Message par Invité le Mar 17 Nov - 21:45

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Thorvald Haraldssonft. Johan HeggOrganisation: Indépendant - SyndicatRace: Possession bénéfique de Thor Voir sa présentation

Ex-militaire suédois tourné mercenaire ayant plus de la quarantaine, Thorvald est possédé par le dieu Thor, qui refuse pourtant de lui dire où se trouve son fameux marteau. Il suit une philosophie: les Forts protègent les Faibles.
Actuellement, Thorvald a décidé de tenter ses chances ailleurs qu'à Dublin et se trouve en Europe de l'Est.



J'entendis une voix, mais pas celle que je voulais entendre. Pas digne? Honte? Qui est là? Qui parle? Le serpent se tortille devant moi, me narguant de toute sa grandeur. Je n'ai que mon marteau, et rien d'autre...comment je pourrais lui faire face? C'est Thor qui est destiné à le terrasser, pas moi. Je ne sais même pas quel sera mon rôle durant le Ragnarök. Les paroles du fantôme me tournent dans la tête, me la faisant tourner de manière insupportable. Je chancèle, titube, avant que tout ne devienne noir.

Combien de temps ai-je passé dans les ténèbres? Une seconde? Un mois? Un siècle? Impossible à dire. Tout ce que je sais, c'est que les paroles du fantôme résonnent encore dans mon crâne, telle une malédiction venue d'un autre âge. Mais, très vite, la lumière revient et je ne suis plus seul. Non, nous étions 5. 5 âmes qui se retrouve dans le même cauchemar. Il n'y en a qu'une qui me semble familière, mais je me sens tellement bizarre que je n'ai pas vraiment le temps de l'analyser que la même voix fantômatique reprend son discours. Je relève la tête et peut constater que Jörmungandr n'est plus seul et que d'autres abominations se trouvent face à nous.

Pas digne...au moment où ces mots me reviennent en tête, cela provoque comme un électrochoc en moi. Pas digne? J'ai été choisi! Je lui ai été offert! Je suis le serviteur du Seigneur des Tempêtes et il a daigné me faire don de sa puissance. Je raffermis ma prise sur mon marteau et redresse la tête en lançant, à l'attention de la voix.

Je vais t'en offrir de la dignité!

Je fis un moulinet avec mon arme avant de me camper sur mes positions. 5 contre 5. Avec moi dans les rangs, on les a submergés!

Hey tout l'monde! Faut qu'on agisse ensemble. J'attaque de front, essayez de les déborder! Appelez pour du renfort et maintenez une communication forte! POUR ASGAARD!!

Je m'élance alors, empli d'une rage et d'une frénésie guerrière en direction de Jörmungandr, effectue une roulade avant de le frapper en plein...thorax? J'y connais que dalle en anatomie serpentine moi! Je finis en lâchant, avec un cri de guerre.

Tu vas bouffer de l'acier mon gros!

Tu vas voir si je ne suis pas digne du Dieu de la Foudre, fantôme de mes deux.
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'who are you?' said the Caterpillar.-byendlesslove
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Mon personnage :
Race : Humaine, possédée par Charles Dodgson a.k.a Lewis Carroll
Date de Naissance : 12/07/1985
Âge actuel : 30 ans
Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Chef comptable dans une université
Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Mar 17 Nov - 22:47

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Through the looking glass


Les sillons d’un cauchemar trop douloureux pour ne pas être réel s’étaient emparés de ses songes. Elle avait déjà eu cette sensation, d’être coincée par les abysses oniriques et qui la poussaient à fuir. Mais ce monde ne ressemblait pas à celui qu’elle avait déjà traversé de long et en large en suivant les pas d’une personne déjà passée avant elle. La mauvaise Alice ? Qui est tu ? Des questionnements qu’on lui posait souvent lorsqu’elle se retrouvait dans ce monde là, mais dans celui-ci, c’était complètement différent. Et l’immense horloge du temps battait les secondes, faisant trembler le sol à mesure qu’elle prenait du retard. Cette voix le lui rappelait alors constamment mais plus elle avançait plus ses pieds reculaient.

Alors elle arriva finalement dans ce jardin alors que le temps mesquin lui faisait défaut. L’endroit était vaporeux, embuée d’une épaisse fumée dans laquelle naissait des papillons. Là, au travers de l’épaisse vapeur bleutée aux senteurs d’orient était présentée cette fine lame pointue comme attendant sagement que l’on vienne la récupérer. Essouflée mais sentant la menace grandir, Alice s’en empara. Le glaive vorpalin avait déjà servi et resservirait une nouvelle fois entre les mains d’une autre personne.

Une fois qu’elle pu se saisir de l’arme, l’obscurité l’entoura et l’obligea à se retourner encore et encore, comme si depuis ces ténèbres pouvaient surgir de n’importe où ce terrible mal qui la poursuivait. Puis la lumière éclaira les alentours qui semblaient s’être métamorphosés. Il y avait d’autres personnes, dont son voisin qu’elle observa avec surprise tout comme ce lieutenant qu’elle avait croisé quelques semaines plus tôt. Qu’est ce que cela voulait dire ?  Etaient-ils les victimes d’une malédiction ? Se  savoir entourée dans cette situation la rassurait quelque peu, mais jusqu’à ce que ces monstres furent amenés par une autre personne ayant visiblement de mauvaises intentions envers eux. Pas le temps de poser plus d’interrogations sur la situation. Elle ne pouvait pas prendre le temps de le détailler car une bête frumieuse qu’elle connaissait bien sollicitait bien plus son attention ; Le Bandersnatch la transperçait de ses yeux vicieux, ses crocs acérés souhaitant sentir les os de sa proie se briser sous sa force. Alice fit quelques pas de recul, sans lâcher la lame vorpaline qui était seul instrument à pouvoir lui assurer un combat équitable si elle devait réellement affronter comme le disait cet homme.

Cognant dans sa poitrine, alors que les battements de son cœur résonnaient jusqu’à ses oreilles, elle tentait de ne pas céder à la panique en voyant la créature arriver vers elle. C’est là qu’elle entendit Thorvald les inciter à être courageux tandis qu’il s’élançait contre ce monstre. Serrant les dents, Alice pouvait déjà sentir l’haleine putride et infecte du Bandersnatch tandis qu’il avançait dans sa direction en grogissant. Il attaque une fois, tentant de la neutralayer d’un revers de sa lourde patte qu’Alice évita en se mettant à plat ventre. Elle se releva alors, et sa lame trancha l’air, obligeant le monstre à faire un pas de recul alors qu’il connaissait bien évidemment cette arme. Elle ne s’était jamais battue auparavant mais le glaive vorpalin n’apparaissait pas à ceux qui ne pourraient s’en servir, ainsi qu’il l’avait été écrit. Hurlant contre sa proie, le Bandersnatch étendit son long coup dans le but de croquer la jeune femme qui lui administra une vive entaille sur l’une de ses babines, l’obligeant à refermer la gueule avant qu’il ne soit fatal.



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Message par Eden Fehrenbach le Jeu 19 Nov - 19:40

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Intrigue Halloween - Enter Sandman



Nausée terrible et la gorge qui se serre, le souffle court et le sang qui bat à ses tempes au rythme des accusations qui résonnent à ses oreilles. Et ses liens qui se resserrent à ses poignets et autour de sa gorge, lui coupant le souffle. Eden met de longues secondes à émerge de sa vision de cauchemar, ne se rendant pas compte au départ de ce qui était en train de se dérouler autour d'elle, trop prisonnière de ses propres peurs pour percevoir l'agitation autour. Des chuchotements trop nombreux pour qu'elle comprenne ce qu'on lui dit, la jeune femme est submergée par toutes ces sensations, ne sachant pas démêler l'ensemble. Tout ce qu'elle comprend, c'est qu'elle est la fautive dans tout ça. Et si elle ne parvient pas à se libérer, elle finira prisonnière pour toujours, enfermée sans jamais plus pouvoir retrouver les siens. Quelqu'un parle, mais c'est la voix d'un autre homme qui parvient à la sortir de sa léthargie. L'exhortation à se sortir de là. La brune parvient à comprendre qu'elle n'est pas seule ici et le brouillard de son esprit s'estompe doucement pour qu'elle puisse entrevoir d'autres malheureux qui comme elle n'ont pas l'air de comprendre ce qui est en train de leur arriver. Jake? Que fait-il là? Son regard stupéfait croise le sien, tout aussi défait. Ses cauchemars?


Terrifiée, Eden n'a d'autre choix que de réagir. Elle ne veut pas finir prisonnière, elle ne veut pas perdre sa liberté. Non. Pas après tous ces efforts, pas après tous ces sacrifices. Le marchand de sable se réveille, le marchand de sable hurle à la vengeance. La colère bouillonne en elle, submergeant la terreur et l'apathie. Malgré les fers à ses poignets, la jeune femme toise les ombres fantomatiques qui l'entourent. Elle a presque l'impression que leurs ricanements ont baissé d'un ton. Le vent jusque là retombé se relève violemment et la jeune femme se remet debout. Une rafale brutale se soulève autour d'elle avant d'aller frapper le mur de ses assaillants d'une vague de sable cinglante. Elle est de retour. Enchaînée mais pas brisée.

« Approchez, gronde-t-elle menaçante, je n'attend que ça. »

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Message par Stregheria le Dim 29 Nov - 21:39

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When the autumn leaves fall from the trees





C’est fou ce qu’ils étaient idiots ces petits pantins. Il leur laissait une chance de s’entraider et ils s’évertuaient à affronter leurs cauchemars seuls, sans s’allier. Il lâcha un rire sans joie, lugubre, qu’ils étaient bêtes et naïfs, ce petit jeu ne l’amusait plus du tout, les cobayes qu’ils avaient tirés au hasard ne lui plaisait pas. Il s’était sans doute fourvoyé et la prochaine fois il choisirait soigneusement. Là, ils allaient abîmer ses jouets. Ses petits cauchemars dont il prenait grand soin, maintenant le sommeil de ceux qui combattait durant suffisamment de temps afin que cette joute ait pu avoir lieu. Mais il regrettait déjà toute cette mise en scène. Ils étaient incapables d’apprécier le spectacle et cela l’agaçait prodigieusement en vérité. Les pauvres hères avaient peut-être peur, mais ils arrivaient à retrouver du courage dans le malheur, cela n’allait pas du tout. Cela lui avait coûté deux jours de sa vie à être obligé de les suivre dans leurs cauchemars, il n’était même pas certain de pouvoir les aider à se réveiller et cela le chagrinait un peu, il n’y avait même pas eu de mort et si ses cobayes ne se réveillaient pas il ne pourrait pas guetter leurs réactions. Il espérait alors que ses nouveaux amis le surprennent.
D’un geste il balaya les monstres qui se retrouvèrent remplacés par des choses qui n’avaient absolument rien de terrifiant. Puisque la peur ne fonctionnait pas, il fallait verser dans le sentiment.
Les os du poupon se brisèrent brutalement sous le coup de pied alors que le bébé se mettait à pleurer, à hurler comme l’enfant, le bambin qu’il était. Il n’avait plus rien de démoniaque, c’était le tout petit Jamie, le pauvre petit bébé innocent et il était tout cassé. Il hurlait, hurlait de douleur et ses cris en stridulations agaçantes étaient en train de dissimuler la toux croissante et drôle qui emplissait à son tour la pièce.
Une jeune femme qui semblait s’étouffer, du sable sortant de sa bouche et fur et à mesure qu’elle toussait, des grains qui s’amoncelaient autour d’elle sans vouloir se stopper alors qu’elle titubait. Un sable brûlant qui avait déjà fait se craqueler sa peau. La pauvre demoiselle innocente, si chère au cœur de celle qui s’appelait Eden.
La jeune fille l’appelait, croassant alors que le sable sortait de sa bouche.
« Ed… Eden.. »
Evidemment, les quelques syllabes rauques qui sortaient, étaient incompréhensibles.La pauvre demoiselle s’étouffait encore, incapable de demander à son bourreau d’avoir de la pitié, rampant presque jusqu’aux pieds de celle qui la tuait, essayant de lui attraper les chevilles pour qu’elle la sauve. Le sable continuait de s’écouler pour se mêler à une tâche rougeâtre. Du sang qui n’appartenait pas à la pauvre petite étudiante en philosophie qu’Eden tuait.
Une fillette, le vermeil visqueux et ferrique était celui d’une fillette qui saignait à l’exact endroit où le glaive Vorpalin avait transpercé le Bandersnatch. Une toute petite fillette d’une douzaine d’années aux longs cheveux d’effets qui saignait. Le liquide vermeil colorant ses vêtements alors qu’elle regardait en pleurant et en hurlant la si jolie et mièvre demoiselle aux cheveux blonds. La fillette hurlait, se débattait pour sortir de la gage exigüe où elle était enfermée, suppliant celle qui l’avait enfermée de l’en sortir.
« Alice je t’en priiiiie ! Aliiice, j’ai mal ! »

La fillette était totalement hystérique, les larmes brouillaient sa vue, inondait son visage, cela en était bien pitoyable et aurait pu attrister les autres individus ici présents si devant eux, le spectacle n’avait pas été aussi semblable.
Le grand serpent du Rägnarok, Jörmungandr, avait lui aussi disparu, remplacé par un colosse à la chevelure doré. Un colosse qui saignait aussi, comme la petite fille et qui disparut, silhouette fantomatique abandonnant le navire. Ils l’avaient tous dit, il n’était pas digne de lui, il n’était pas digne de Thor et en plus, il le blessait. Cela n’allait en rien arranger les affaires de celui qui avait le premier poussé un cri de rage. Que serait-il, que ferait-il ? Tout seul devant le silence abyssal de son corps, de son esprit qu’il pensait partager ? Il était tout seul, avec pour unique ami le silence, exactement comme le troisième homme qui était ici.
La meute du petit chien baignait dans son sang, ces mêmes qu’on avait découpés comme l’aurait fait un boucher maladroit et sadique. Dévorer plutôt, là était le bon terme Comment pouvait-on s’en prendre à sa propre famille ? De la part d’un petit toutou cela était répugnant. Le sang qui maculait les mains de celui qui rêvait de boucherie ne laissait pas de place au doute, c’était bien lui qui avait fait tout cela. L’expression « avoir du sang sur les mains » prenait d’ailleurs tout son sens et cela était d’ailleurs fort comique.

Riant à s’en tenir les côtes, chassant une larme d’un revers de main, celui qui les avait mis dans une telle situation repris la parole. Il était fort possible qu’à leur réveil, s’ils parvenaient à se réveiller, ils éprouvent de grosses frayeurs. Comme s’il avait été derrière chacun d’entre eux et partout à la fois. Sa voix raisonnant dans tout l’espace où ils se trouvaient.
« Je vous ai dit que ce qu’y se passait ici est réel ? »
Et le noir se fit, une dernière fois, alors que Stregharia s’éloignait en riant. Il avait seulement oublié de préciser pour qui cela était réel, mais cela n’avait pas vraiment d’importance.


...:
[Vous choisissez la durée pendant laquelle votre personnage à dormi mais cela a duré au moins deux jours, vous pouvez répondre après ce post mais celui-ci fait office de conclusion. Il ne devait pas durer aussi longtemps, du coup ça cut assez vite,navrée]
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Message par Jake Mitchell le Lun 30 Nov - 12:33

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Jake n'avait même pas prêté attention au blond qui s'était apparemment autoproclamé chef de leur petit groupe d'infortunés. Il n'aimait pas les ordres, c'est bien pour cela qu'il ferait un terrible militaire... incapable d'accepter l'autorité de manière générale en plus... alors oui, il avait agit en solitaire, comme les autres apparemment, mais les choses ne s'étaient pas passées comme il le pensait... le petit démon semblait s'être envolé en même temps qu'il avait cogné dedans de toutes ses forces pour l'éloigner. Il entendit distinctement le bruit des os qui se brisent et une grimace passait sur ses traits... à cet instant, il n'éprouvait encore que peu de remord, pensant que c'était le Monstre. Cet espoir s'envolait rapidement en entendant les pleurs déchirants qui suivirent. Ce n'était pas le ricanement tout bonnement flippant, ni ce qui semblait être un piège pour l'attendrir – en même temps, avec Jamie dans l'équation, même des pancartes lumineuses indiquant 'ceci est un piège' n'aurait que peu d'effet sur lui. Bref... tout le monde semblait dans le même bateau, tous les monstres s'en était allé et laissaient derrière eux des personnes en souffrance, des innocents, mais Jake ne s'occupait que du plus jeune dont le corps avait pris un drôle d'angle suite à ses os brisés et le père, celui qui se demandait encore (très souvent) s'il était capable de bien s'en occuper et s'il n'était voué qu'à faire de sa courte vie un enfant, prenait le petit corps dans ses bras, plus mortifié que jamais au constat de ce qu'il venait de faire.

« J'suis désolé... logh dom Jamie...ná caoin. »

Il devait trouver un moyen, quelque chose pour effacer ça comme on oubliait un mauvais rêve... cette formulation était ironique en étant justement dans un monde chimérique, ça ne servait à rien de simplement s'excuser et dire au petit de ne pas pleurer. Il devait sortir d'ici, trouver un moyen, n'importe lequel... mais... quoi ? Revoilà l'homme étrange, celui qui semblait être comme à la maison dans cet endroit. Il riait comme un damné, comme un dément plutôt, et Jake dardait sur lui un regard noir en tenant contre lui l'amas d'os brisés qu'était l'enfant qui hurlait. Réel ? Tout était réel ? Comment ça ? Pourquoi ? Est-ce que cela voulait dire qu'il avait réellement fait du mal au petit ? Qu'une fille était vraiment morte à cause d'une quantité énorme de sable ? Que le monsieur muscles blond avait buté un autre type ? De même pour les autres ?

Pas le temps de poser plus de question. Le noir revenait dans cet endroit et c'était comme se retrouver seul. Seul avec soit même, dans son esprit, confronté à ses propres pensées, ses propres angoisses... à se demander ce qui était réel, à quel point la réalité avait agit dans ce monde... hanté par tout cela, Jake avait tenté plusieurs fois d'appeler les autres mais c'était comme s'il était seul, ou qu'ils étaient tous devenus sourds les uns aux autres. Voir les deux à la fois.

Pour ce qui lui sembla être un éternité, Jake marchait dans le noir, cherchait des issues sans jamais en trouver, perdu dans un labyrinthe dont il était le seul à pouvoir se tirer. Un jour, brièvement, il pensa entendre un bruit familier, des gens qui parlaient et le son d'un mobile pour enfant accompagné d'un rire. Il s'y était accroché pour le suivre vers ce qu'il supposa être la sortie, mais ce dernier s'était envolé avant et les ténèbres revinrent. Le même manège se répétait plusieurs fois, à chaque fois, cela le sortait d'une espèce de torpeur dans laquelle il s'enfermait et il se remettait en mouvement en courant. Cette fois, ça devait être la bonne ! Il entendait quelqu'un demander :

« Toujours pas d'évolution ? » une voix de femme, alors que sur lui, quelque chose respirait doucement, sans doute endormi. Un truc qui bavait... petit et qui bave... quelqu'un répondait que non et il cherchait toujours quand cette même personne annonçait qu'il allait falloir y aller et lui retirait le poids qui reposait jusque là sur lui. Pas d'accord, la poussée d'angoisse revenait en même temps que les hurlements familiers se faisaient entendre. Ja'...

Quand il ouvrait les yeux, il n'y avait plus personne autours de lui, ce qui ne l'empêchait de se lever rapidement, complètement hagard en ne reconnaissant rien autours de lui et ne LE trouvant pas. Toutes les portes y passaient, claquaient avec force quand la rage l'emportait sur un échec de plus, jusqu'à ce qu'il tombe sur un visage familier qui rentrait dans l'appartement... les explications allaient être longues... surtout qu'il avait apparemment passé environs une semaine et demie dans cet état.

   
   
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Message par Invité le Mar 1 Déc - 17:08

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Suite à mon assaut, et à celui des autres en parallèle, notre hôte parut...déçu. Comme s'il s'attendait à nous voir nous effondrer de trouille devant nos cauchemars. C'est mal me connaitre. Je réagis rarement bien aux insultes et me balancer à la tête que je ne suis pas digne du Dieu auquel j'ai été offert, ce sont des Fadaises! Je te ferais regretter ça, crois-moi! Tu ne me vaincras pas de cette façon espèce de salopard venu des confins de mon esprit où je ne sais d'où.

Alors? C'est tout ce que tu as dans le ventre gros lézard? Viens! Viens un peu! Je vais te faire chanter moi! On va t'entendre déclamer un Dithyrambique à chaque fois que mon marteau s'écrasera sur ta tronche! Tu...

Alors que je vociférais mes insultes à l'encontre du Serpent de Midgard, je pus le voir disparaitre pour laisser la place à une silhouette humaine. Une silhouette blessée. Un instant, à cause de la luminosité étrange de la pièce, je crus reconnaitre un esprit bien trop familier

Thor? Que...

Il s'apprêta à dire quelque chose lorsque je vis sa chevelure. Blond? Un tilt se fit dans mon esprit. Avant même qu'il ne puisse parler, je frappais à nouveau la silhouette avec autant de rage que s'il s'agissait du fils de Loki puis hurlai à l'attention de notre ravisseur

Thor l'Immense est un colosse à la chevelure de feu et aux yeux d'un bleu éclair! Tu croyais m'avoir avec un subterfuge tel? On voit bien que ce n'est pas Loki qui t'a conseillé!

Alors que je m'apprêtais à lancer une autre bordée d'injures, le temps d'un battement de cil en vérité, je me retrouvais dans mon lit, mon Traversin entre mes mains et quelque peu malmené. Tout ceci n'aurait-il été qu'un rêve? Thor? Si tu es réveillé, tu peux te débrouiller pour aller te faire ton petit déjeuner...moi je dors.

Qu'est-ce que c'était que ce bordel?
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Message par Alice S. Hargreaves le Mer 2 Déc - 19:33

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Through the looking glass


Maudite. Maudite. Maudite Alice, qu’as-tu fait, Alice ? Tombant des nues sous l’apparition, la jeune femme s’était mise à trembler, déglutissant en constatant le sang qu’elle avait sur les mains. La frayeur dans son regard parcourrait la silhouette de cette jeune fille qu’elle affectionnait tant. Les émotions malmenées, Alice se laissa tomber genoux à terre devant cette cage qui renfermait Olive dans cette vision cauchemardesque et n’hésita pas à tendre le bras vers elle afin de constater sa blessure. Le glaive vorpalin était une illusion, se désintégrant pour devenir cendres. Au toucher le sang était chaud, la blessure était là, bien réelle, les cris aussi tandis qu’elle la suppliait de l’aider.

Son prénom fut appelé plusieurs fois, sous la détresse due à la douleur, Alice tira d’un coup sec sur les barreaux de la cage. Que faisait elle, n’était ce pas qu’un rêve ? Il était souvent arrivé qu’Alice confonde rêves et réalité, notamment lorsqu’on la droguait dans cet hôpital, que les murs blancs bougeaient pour essayer de l’écraser. IL était facile d’influencer Alice sur ce genre d’enchantement, quoi qu’il en soit son instinct l’obligeait à tenter le tout pour le tout, ne supportant pas telle vision de voir sa protégée dans un tel état à cause d’elle. Elle ouvrait la bouche, croyant pouvoir s’excuser et tout arranger ainsi. Pas le moindre mot, pas le moindre son n’en passa la barrière, étranglée par les sanglots et les regrets, Alice tenait le visage de la jeune fille entre ses mains comme pour la rassurer de sa présence. La respiration de la jeune femme sous l’angoisse se faisait saccadée, suffocante. Elle ne désirait pas qu’Olive soit blessée par sa faute.

Alice tenta une nouvelle fois d’ouvrir la cage, dans un élan de détresse tandis que la jeune fille mourrait sous ses yeux par sa faute. Elle appela son nom, des hurlements sourds en constant la vie s’évaporer de ce corps, au travers de ses yeux qui n’avaient pourtant pas perdu cet éclat qu’elle appréciait tant chez elle. Plus rien n’avait d’importance autour, elle avait oublié la présence de ces personnes et focalisait toute son attention sur le souffle de la jeune fille qui s‘écourtait à mesure qu’elle perdait du temps à l’en faire sortir. Il n’y avait pas de verrou, c’était comme si les barreaux s’épaississaient à chaque fois qu’elle tentait de les tordre. Les larmes coulant sur ses joues,  décousue, Alice tenait la main de la jeune fille comme par envie de protection. Une tristesse abominable l’assassinait alors qu’elle entendit cet homme dire que tout était réel. Que croire ? Etait ce un hasard si cette main devenait froide à mesure qu’elle mourrait ?

Le noir se fit à nouveau. Alice n’eut pas la force de constater que tout avait disparu et pleurait sans pouvoir s’arrêter. Peu à peu elle avait fini par se dire que rien de tout ça n’avait été réel, mais les sensations ressenties l’avaient tellement été que c’en était traumatisant. Combien de temps était elle restée, assise là, dans le noir ? Elle n’avait pas tenté de trouver une sortie, ayant cette habitude de transformer toute tentative de sortie en un gigantesque labyrinthe. Puisque ce n’était qu’un rêve, elle allait forcément finir par se réveiller. Elle demeura avec pour seule compagnie son cœur lourd et meurtri et le silence se fit lorsqu’elle cessa enfin de pleurer, coincée au plus profond de l’inconscient, Alice avait pu alors constater qu’elle mettait trop de temps à se réveiller. Essuyant ses yeux, elle vit enfin cette lueur au loin, un signe lui indiquait enfin que out allait bientôt se terminer. Alors elle se leva et traina des pieds jusque vers cette petite lumière. Mais plus elle se rapprochait, plus cette clarté s’éloignait alors elle stoppa sa marche au bout d’un instant.  Alice observa le bout de ce chemin, la fatigue et l’amertume l’empêchait de penser correctement. La lumière s’éleva, prenant une forme de demi-Lune dans un large sourire familier. Même s’il la guidait souvent au travers de ses rêves, elle n’en fut ni soulagée ni rassurée.

« Qu’y a-t-il ? Es tu devenue folle ? » fit cette voix chafouine

Alice demeura silencieuse un instant, le cœur tremblant. Elle déglutit et vit ensuite deux yeux verts surplomber ce large sourire de chat l’observer comme à chaque fois avec cette impression qu’il se moquait d’elle.

« Je voudrais m’en aller. »
« Il n’y a rien d’autre ici ! » Fit-il en riant.
« Comment puis-je me réveiller ? Ca fait des heures que j’attends, il ne se passe rien. »
« Il te suffit de repasser de l’autre côté du miroir ! »
« Mais il n’y a rien ! »
« Il n’y a rien, sauf un miroir !!! » Répondit-il dans un second rire avant de disparaitre derrière un large miroir.

Alice ne posa pas plus d’hésitations et traversa une nouvelle fois le miroir. Un réveil difficile, où elle eu l’impression de sentir chaque pallier de ce trou à mesure qu’elle remontait à la surface. Elle entrouvrit les yeux, perturbée par la lumière l’après midi du sixième jour de sommeil.




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Enter Sandman
Hush little baby, don't say a word and never mind that noise you heard. ©️ Candy Apple
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Mon personnage :
Race : Possession fusionnelle de Rôxánê, dite "Le Marchand de sable"
Groupe sociétal ou indépendant : Avant ou après ma fuite? Etre une fugitive fait-il de moi une indépendante?
Date de Naissance : 16/12/1988
Âge actuel : 27 ans
Situation amoureuse : Célibataire. Ce qui en soit n'est pas plus mal quand on est constamment sur le départ.
Emploi dans le monde des humains : Serveuse, bibliothécaire...Je suis ce que vous voulez que je sois.
Informations : Originaire du pays de Galles, Eden a coupé les ponts avec sa famille après une adolescence houleuse. Elle s'était installée à Londres avant que l'arrivée du Marchand de Sable ne vienne perturber sa vie. Elle est à présent une ancienne membre du Conclave en fuite et tente de se tenir aussi éloignée que possible des organisations.

Message par Eden Fehrenbach le Jeu 3 Déc - 14:33

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Intrigue Halloween - Enter Sandman



Le cri déchira sa poitrine et mourut dans l'air tel une plainte que personne n'était là pour entendre. Figée sur place, incapable de faire le moindre geste, Eden ne pu qu'observer, témoin prisonnier de ses pouvoirs qui se retournaient contre la seule personne qui n'aurait jamais mérité ça. Ses mains se portèrent à son visage, à ses oreille comme si elle aurait pu se cacher de cette vision de cauchemar et la jeune femme retomba à genoux devant la silhouette fantomatique qui lui tendait toujours la main.

« Non...Non...Non... »

Un refus catégorique de voir et d'entendre ce qui était en train de se produire. Ni même d'y croire. Tout ceci n'était qu'une vision dont elle était la victime, tout ça n'était pas vrai. Mais ça n'empêchait pas les larmes de rouler sur ses joues et l'horreur de la ronger. La raison n'y pouvait rien, ça avait l'air particulièrement réel.

C'est le silence qui la poussa à ouvrir les yeux. Mais son regard ne rencontra que du vide. La tempête de sable était retombée aussi soudainement qu'elle s'était levée et autour d'elle ne subsistaient que les ténèbres. Le son qui franchit ses lèvres mourut dans un petit gémissement avorté alors qu'elle se sentait entraînée de nouveau dans le vide. Un vertige s'emparant d'elle comme si elle tombait au fond d'un puis sans fin.

L'éveil la saisit avec la soudaineté d'un choc contre un mur de brique. Les yeux ouverts brutalement sur sa chambre, observant les lieux, haletante, le coeur battant à tout rompre. Que s'était-il passé? De quoi avait-elle été victime? Et pourquoi cet épuisement qui se saisissait d'elle? Elle avait dormi. Elle ne l'avait plus fait depuis des années, pas autant de temps, pas suffisamment pour qu'elle se sente envahie par cette torpeur. Le combien était-on d'ailleurs? Avant d'y avoir réfléchit, la brunette avait tendu la main vers la table de nuit qu'elle n'utilisait jamais, cherchant instinctivement son portable. Il fallait qu'elle appelle, qu'elle vérifie que tout aille bien. Tout de suite, ça ne pouvait pas attendre. Et c'est alors que son regard tomba sur ses poignets, rouges et à vif, comme si quelque chose les avait cruellement enserrés dans une poigne qui avait mordu la chair et fragilisé la peau. Un peu comme si le rêve n'avait jamais été aussi près de devenir la réalité.
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