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« Victime ou accusée ? » ft. Alice

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Date d'inscription : 21/08/2015
Mon personnage :
Race : Lycan
Groupe sociétal ou indépendant : La Garde
Âge actuel : 34 ans
Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Ven 30 Oct - 12:05

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Victime ou accusée ?
Alice & Aodh
“La victime meurt face à un assassin. L'assassin, lui, meurt face au monde entier.” ▬ Victoria Thérame

C'était une journée comme les autres. Aodh était au Bridewell Garda, un des commissariats de Cabra, Chancery Street, où il travaillait en tant que lieutenant. Si cette profession n'avait, au départ, été qu'une couverture pour pouvoir surveiller de près les citoyens de Dublin et même des touristes suspects, au profit de la Garde, Aodh appréciait de pouvoir avoir encore un peu plus de pouvoir en ce bas monde. Il avait commencé jeune, en tant que simple gendarme, puis comme policier coltiné derrière un bureau à s'occuper de la paperasse. Mordu par l'ambition, fort heureusement, il n'avait plus été obligé de faire ça très longtemps ; on remarqua rapidement qu'il était bien plus efficace sur le terrain ou dans l'action qu'assis à un table derrière un ordinateur. Certes, il se devait encore de devoir faire ça de temps à autre, mais ce n'était plus là sa fonction globale. Il pouvait, maintenant, aller sur des lieux de crime, interroger des gens ou partir en traque organisée, le genre de choses qu'il aimait faire. Et à chaque fois qu'il faisait telle ou telle chose de cette nature, s'il donnait l'impression de mener une enquête strictement policière, il inspectait les lieux et les personnes avec le regard d'un Spécialiste de la Garde. Que du bénéfice.

Aujourd'hui, ceci dit, avait été très calme. En ce mois d'octobre, la nuit tombait vite, et il faisait déjà noir à six heures du soir. Aodh devait veiller tard, mais ne s'en plaignait nullement ; il aimait bien avoir la main mise sur toutes les affaires le plus longuement possible et, pour cela, il ne dormait que très peu. Seules des affaires urgentes à régler dans sa Famille lycane le pousserait à abandonner son job le temps d'une journée, ou une mission importante ordonnée par le Conseil. Sinon, il était la majorité du temps au commissariat, quitte à s'ennuyer de longues heures d'inactivité en attendant quelque chose. Impossible et tout bonnement inacceptable de rater quoique ce soit où il pourrait être utile et imposer son autorité. Pas loin de minuit, il s'apprêtait cependant à s'octroyer quelques heures de repos - le temps de rentrer, de manger, de dormir quatre ou cinq heures, et il serait de retour au poste de police - et enfilait sa veste noire coupée parfaitement pour sa carrure sportive. Il sortit de son bureau personnel, s'engageant dans les allées sinuant entre les bureaux individuels des autres agents, les saluant d'un murmure ou d'un simple hochement de tête. Tous le lui répondirent poliment, mais sans chaleur ; Aodh était un bon chef, efficace, mais au tempérament volcanique et intransigeant, ce qui ne lui valait pas la sympathie de ses collègues. Néanmoins, ce genre de détails le laissaient totalement de glace. Aodh Ó Murchadah n'était pas né pour se faire des amis. Il était né pour faire régner l'ordre et la discipline dans ce monde de dégénérés.

Enroulant son écharpe de laine grise autour de son cou, il sortit du poste et le froid automnal de ce pays du nord le percuta en plein visage. Il eut un frisson, rentra la tête dans ses épaules et fouilla dans ses poches à la recherche de son paquet de cigarettes et de son zippo. Il porta une cigarette à ses lèvres, l'alluma et inspira goulûment la première bouffée. Aodh jeta un regard circulaire aux alentours, d'un air blasé, avant de se mettre à marcher en direction de l'Ouest pour rejoindre son domicile, un appartement de bon goût avec vue sur la Liffey River. A peine eut-il fait quelques pas qu'il entendit quelqu'un d'autre, ce qui l'étonna dans ce quartier à une heure aussi tardive. Intrigué, il regarda derrière lui et vit une jeune femme, le visage tiré et titubant légèrement, le pied mal assuré, se dirigeant vers le commissariat d'où il venait de sortir. Le lieutenant la regarda, fronçant les sourcils en se demandant si elle était bourrée ou choquée. Alors que la silhouette de la femme disparut derrière la porte du poste de police, il décida de reporter son retour chez lui et de rentrer à sa suite. A l'intérieur, il la vit discuter avec un simple agent, une nouvelle recrue encore trop gentille, et Aodh en fut agacé - il avait du mal avec les petits nouveaux qui prenaient un temps précieux pour écouter les plaintes des gens. Le voyant s'éterniser à parler avec la jeune femme, il décida d'intervenir et les rejoignit en quelques foulées.

« Que se passe-t-il ? »

« Ah, Lieutenant ! Je vous croyais parti ! Cette jeune femme a eu un problème, elle... »

« Un problème d'alcool ? » fit Aodh, cassant, à l'adresse de l'arrivante et ignorant superbement son sous-fifre.





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The Caterpillar and Alice looked at each other for some time in silence: at least the Caterpillar took the hookah out of its mouth, and adressed her in a languid, sleepy voice.
'who are you?' said the Caterpillar.-byendlesslove
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Age : 26
Mon personnage :
Race : Humaine, possédée par Charles Dodgson a.k.a Lewis Carroll
Date de Naissance : 12/07/1985
Âge actuel : 30 ans
Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Chef comptable dans une université
Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Ven 30 Oct - 16:25

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Quand on est perdu, le mieux à faire c’est de rester où on est et d’attendre qu’on vienne vous chercher.
Victime ou accusée ?

23 heures et les rues de la ville restaient animés par bon nombre de fêtards regroupés dans les pubs, chantant sur les airs traditionnels Irlandais. Là était l’âme du pays, les échos de leurs sons transperçaient les murs et donnaient aux rues un fond musical qui contait ces histoires et ces légendes que l’on connaissait tous ici. Une bonne ambiance régnait, comme chaque soir et marcher au travers de ces pubs éclairant les trottoirs n’était jamais désagréable, bien au contraire ; voir les sourires et entendre les rires même si enroués d’alcool était quelque chose d’amusant, du moins lorsqu’on ne venait pas jusque vers elle pour l’inviter à les rejoindre. Car comme à son habitude, Alice n’était qu’une passante, enroulée dans son manteau et le pas pressé puisque les températures étaient bien descendues entre l’heure à laquelle était entrée au cinéma et celle à laquelle elle était sortie. Du coup c’est surtout par frilosité qu’elle s’empressait de traverser la ville jusqu’à chez elle.

Alice connaissait le chemin et avait préféré le faire à pieds plutôt que de prendre un taxi puisque ce n’était pas long. Elle emprunta deux trois rues avant de s’éloigner un peu pour prendre un raccourci. Il y avait clairement moins de monde, voire pas du tout suivant les ruelles qu’elle empruntait. Le froid s’engouffrait dans ses vêtements à mesure qu’elle marchait et très vite on entendait plus que ses pas résonner contre les murs des habitations. Les bras croisés surs sa poitrine, claquant des dents, Alice avait hâte d’arriver chez elle, bien au chaud.

C’était sans compter l’impression vertigineuse qu’on vous observe. Souvent être seul amène à avoir des idées un peu délirantes et l’obligea à tourner la tête pour regarder derrière elle sans qu’elle ne cesse de marcher. Il n’y avait rien, juste elle et son trop plein de films d’horreur alors elle continua de marcher durant quelques minutes jusqu’à ce qu’elle se sentie tirée en arrière. Quelqu’un l’avait brutalement empoignée par l’épaule pour la jeter contre un mur. A moitié assommée, Alice glissa le long du mur jusqu’à se retrouver à même le sol. Usant de son incapacité à bouger, la personne l’agrippa par les vêtements pour l’emmener dans un coin à l’abri de regards passants. Elle avait tout juste la force de pousser quelques plaintes de gênes jusqu’à ce que son dos rencontre un mur et qu’elle vit le visage de son agresseur. Elle vit dans ses yeux ce regard félin affamé, soudainement prise d’angoisse alors qu’elle avait réussi à reprendre usage de son corps, Alice se débâtit et ouvrit la bouche pour hurler à l’aide mais son agresseur eu bien vite fait de l’empêcher. L’agresseur lui retira son écharpe et tira sur les pans de son manteau pour l’ouvrir. Les premiers boutons sautèrent, alors qu’il maintenait fermement la jeune femme.

Une véritable vision d’horreur qui se déroba sous sa vue.

Les instants qui suivirent furent un black out total, elle se réveilla avec de vives douleurs à la tête appuyée sur un mur, assise et complètement perdue. Elle avait déjà les yeux ouverts, c’était comme si sa vue s’était débarrassée d’un voile épais alors que le bruit du vent lui revint aux oreilles. Elle se secoua subitement, se souvenant de ce qu’il s’était passé et s’empressa de sortir des lieux tout en remarquant quelle était couverte de blessures et de sang. Alice pressa trop vite le pas, elle trébucha et se tordit la cheville mais l’empressement et l’angoisse la poussa à se relever sans en prendre compte. Fort heureusement elle connaissait le quartier et savait qu’il y avait un commissariat pas loin. Elle ignorait ce qu’il s’était passé et jusqu’où avait été son agresseur. Quoi qu’il en soit il l’avait bien maltraitée et elle ne comptait pas laisser les choses comme cela.
Alice tituba jusqu’au commissariat ou elle entra en prenant sur elle pour ne pas s’écrouler. Elle s’appuya sur le comptoir de l’accueil pour ne pas tomber et sollicita l’aide d’un homme.

« Bonsoir…Je viens de me faire agresser, j’ai perdu connaissance, je… »

Un autre homme fit son entrée, visiblement un de ses collègues qui semblait plus expérimenté que celui à qui elle venait de s’adresser. Le fameux lieutenant termina sa phrase empli d’ironie en observant Alice qui le comprit très bien. Ce fut comme un coup de poignard que l’on met à une victime au sol, alors qu’il l’accusait ouvertement d’avoir bu.

Alice était choquée de voir autant de médisance et de méchanceté sans avoir pris la peine de regarder plus en détail qu’elle n’avait rien d’une ivrogne alors qu’elle était marquée de coups et qu’il y avait des taches de sang sur son chemisier à moitié déchiré. Son teint était livide, elle avait des sueurs froides, épuisée et clairement elle avait été victime et non responsable. Elle se contenta d’observer son interlocuteur, plissant les yeux alors que ses maux de tête en devenaient insupportables. Elle se demandait s’il était réellement sérieux en l’ayant sous les yeux ou si c‘était sa manière à lui d’accueillir les personnes en détresse. Quoi qu’il en soit elle ne fit pas suite et prit une longue inspiration avant de déclarer.

« Je viens porter plainte…J’ai été attagress-… Agressée. »

Elle s’était reprise rapidement, observant que cela arrivait souvent après ces moments d’absence où lorsqu’elle se sentait secouée et angoissée. Ce n’était pourtant pas le moment de buter sur les mots, surtout face à un individu qui n’avait pas été des plus aimables à priori. Il aurait vite fait de la mettre dehors sans qu’elle puisse déposer plainte contre son agresseur. Elle était arrivée jusque là dans le désespoir, déboussolée comme si elle venait de se réveiller d’un mauvais rêve. Elle boitait parce qu’elle avait trébuché et s’était sans doute fait une entorse, et non pas par un trop plein d’alcool. Aurait il fallut qu’elle se présente dans un état plus terrible pour qu’il ne lui lance pas des aprioris aussi cinglants.


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Message par Aodh Ò Murchadah le Ven 30 Oct - 18:45

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Aodh toisa la jeune femme d'un œil scrutateur, l'observant de bas en haut sans se gêner, profitant de son poste de lieutenant pour se montrer ainsi suspicieux et froid. Ses yeux d'un bleu abyssal semblaient vouloir tout savoir d'elle dans la minute, ce qui n'était évidemment pas possible, les lycans n'ayant pas de tels dons. Il put tout de même voir qu'elle était couverte à certains endroits de sang mais, en vue de ses propres blessures, nombreuses mais bénignes, ce n'était pas son propre sang, et c'était là un détail important. Il arqua tout à coup un sourcil et fronça les narines, comme quelqu'un le ferait en sentant une odeur désagréable sans savoir d'où cela venait. Pour Aodh, cependant, cette odeur-là n'était pas totalement inconnue et était de celles qui lui donnaient envie de vomir littéralement ; l'odeur de vampire. Il poussa un grognement mécontent, sans prendre la peine de se demander à quoi il devait ressembler aux regards de la nouvelle recrue et de la dite victime, et s'écarta en leur tournant le dos, le nez commençant à lui piquer très fortement et pris de hauts-le-cœur. Légèrement penché en avant, comme s'il allait régurgiter son dernier repas, une main sur son estomac, Aodh se demandait ce que foutait l'odeur d'un vampire dans son commissariat. Une idée lui vint. Posant à nouveau le regard sur la jeune femme, un rictus de dégoût sur sa bouche qu'il ne put contenir, il devina la raison de cette présence indésirable ici.

- Vous allez bien, Lieutenant ? Vous êtes malade ?

Prenant conscience de son teint blême tirant sur le verdâtre, Aodh se redressa et fit un grand effort sur lui-même pour garder contenance. Il ne lâchait pas des yeux la jeune femme, faisant sûrement germer des questions indélicates chez le nouvel agent.

- T'occupes, lui dit-il. Amène-la où elle peut se nettoyer tout ce sang et montre-lui mon bureau.

Le jeunot acquiesça, mal à l'aise cependant, et entraîna avec douceur la victime avec lui pour certainement lui montrer le lavabo des toilettes. Pendant ce temps, Aodh retourna à son bureau et se débarrassa de son veston qui alla choir sur un casier, jeté tel un vieux mouchoir usagé et d'un mouvement rageur. Aodh avait une sainte horreur des vampires et il espérait que l'odeur de bétail soit celle de la jeune fille en question, et l'odeur du sang de vampire... et non l'inverse. Pour la Garde, il se devait de protéger quiconque, qu'importe sa race, et il répugnait à devoir le faire quand il s'agissait de venir en aide à un vampire. De toute façon, il le saurait bien assez tôt, dès que la porte se rouvrirait ; il saurait alors laquelle des odeurs était la plus forte.

Une dizaine de minutes plus tard, quelques coups légers à la porte lui indiqua l'arrivée de celle qui désirait porter plainte, selon ses propres propos. Il clama haut et fort qu'elle pouvait entrer, ce qu'elle fit, et lui indiqua d'un geste vif la chaise en face de lui, de l'autre côté de son bureau de travail où s'amoncelait une pile de paperasse et un PC. Il renifla discrètement l'air et fut soulagé et satisfait ; le parfum de pourriture persistait, mais bien plus léger, et celui de l'humaine enveloppait totalement la pièce exiguë dans laquelle il travaillait chaque jour. Malgré ce changement d'émotions chez Aodh, il n'en montra rien, restant aussi stoïque que d'habitude, son regard sombre planté sur la demoiselle. Mignonne. Ce serait presque cruel de la dévorer... Enfin, en de telles circonstances, avec cette "sauce vampire" qui l'avait souillée, il n'avait clairement pas envie de goûter sa chair ni même de la toucher. L'idée même le fit frissonner.

- Alors... Vous avez été agressée, dites-vous ? Racontez-moi, fit-il d'un ton péremptoire, ses doigts déjà au-dessus du clavier pour rédiger sa plainte selon les normes en vigueur.





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Message par Alice S. Hargreaves le Ven 30 Oct - 21:24

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I've turned into a monster, and it keeps getting stronger
Victime ou accusée ?

Le lieutenant aussi désagréable soit il ne sourcilla pas devant sa déclaration et ne lui montra pas al moindre compassion. Elle pouvait comprendre, beaucoup pouvaient venir clamer avoir été agressés alors que ce n’était qu’une ruse pour se protéger du contraire. Quand bien même l’état livide dans lequel elle était témoignait bien qu’il ne s’agissait pas de faux témoignage. Mais elle n’en dit pas plus et l’observa soudainement pâlir avant de lui tourner le dos. Fronçant les sourcils, Alice se demanda ce qu’il pouvait bien lui arriver et se retenait de lui dire que la plus ivrogne des deux n’était certainement pas elle. Elle comprit encore moins le rictus qu’il eu tout en l’observant, ne trouvant absolument pas envie d’en rire. Enfin le lieutenant sembla se remettre de ses émotions et demanda à l’autre agent de l’emmener dans un coin pour qu’elle puisse se décrasser. Chose qu’il fit et elle le suivit sans poser la moindre question.

Alice profita d’être seule pour retirer son manteau et sa chemise qu’elle passa sous l’eau dans le lavabo. Il lui faudrait bien plus d’un simple rinçage pour faire partir ces tâches. Elle fronça les sourcils, se demandant pourquoi c’était nécessaire de se décrasser en sachant qu’elle était déjà bien assez désespérée. Tout ce qu’elle souhaitait c’était déposer plainte le plus rapidement possible et rentrer chez elle. Essorant le tissu après avoir débarrassé le sang de celle-ci, Alice leva les yeux sur le miroir, affrontant son regard elle constata bien vite les dégâts engendrés. Des griffures parsemaient sa peau mais ce sont ces deux trous au niveau de son cou qui attirèrent son attention. Alice s’approcha du miroir pour observer de plus près et vit que les plaies n’étaient pas très profondes mais l’un des deux l’était suffisamment et son sang ruisselait faiblement le long de son cou. Une vision d’horreur s’empara d’elle tandis qu’elle se souvenait des paroles de Danner qui lui avait clairement sous-entendu que beaucoup de personnes dans le monde n’étaient pas simplement humaines. Cela ressemblait bien à une morsure de vampire mais il n’avait pas eu le temps de s’en servir manifestement. Fronçant les sourcils, Alice se demandait alors ce qu’il s’était passé durant cet instant qui ne lui renvoyait aucun souvenir et comment elle s’en était sortie sans plus de mal.

« Madame ? »

Alice plaqua soudainement sa main contre la plaie, dans un réflexe tout en sursautant en entendant le jeune policier l’appeler au travers de la porte des toilettes, ramenée à terre.

« J-j’arri-J’arrive.» Fit-elle difficilement.

Alice secoua sa chemise pour retirer le surplus d’eau et l’enfila, ne désirant pas se présenter au lieutenant à moitié nue. Elle enfila son manteau après l’avoir lui aussi passé sous l’eau afin de ne pas attraper froid et sorti des toilettes. Elle fut alors dirigée par le jeune homme jusqu’au bureau du lieutenant qui l’attendait visiblement. Elle tapa et attendit d’être autorisé à entrer avant de montrer son minois dans l’embrasure de la porte. Toujours titubante à cause de son entorse elle prit place sur la chaise qu’il lui indiqua et l’observa silencieusement. Après quelques secondes d’échanges de regards, le lieutenant lui demanda de raconter ce qu’il lui était arrivé.

« J’étais sur May Lane je rentrais chez moi à pieds. Arrivé à hauteur du croisement avec Bereford Street quelqu’un m’a attrapée par l’épaule et m’a jetée contre un mur.... »

Les souvenirs des premiers moments de l’agression étaient tout à faits clairs mais elle était encore sous le choc et peinait à parler tant le choc fut d’une rare violence pour elle.

« Je n’ai pas perdu connaissance mais j’étais déboussolée et il m’a trainée sur quelques mètres je crois le temps de se planquer sans doute…Il m’a soulevée et plaquée, j’ai pu voir son visage. »

Alice marqua une pause, se remémorant les moindres traits de son visage pour être la plus précise possible. Puis elle releva ses yeux bleus sur le lieutenant, déclarant alors avec grand sérieux.

« Il était grand, je dirais entre 1m80 et 1m90, il avait les yeux marrons noisette, les cheveux châtains clairs portés courts et un peu de barbe. Il avait une doudoune noire et une chemise rouge. »

Elle prit une grande inspiration et continua alors sur le déroulement des faits.

« Il m’a enlevé mon écharpe, j’ai voulu crier mais il m’en a empêchée et puis il a tiré sur mon manteau pour l’ouvrir et sur le haut de ma chemise. »

A priori c’était le parfait scénario pour une tentative de viol. Mais c’en était tout autrement, elle n’était pas au bout de ses surprises lorsqu’elle fut comme projetée dans les tréfonds de ses souvenirs et se vit se débattre furieusement contre son agresseur, il avait tenté de la maintenir mais elle avait réussi à s’extirper par un coup bien placé et l’avait déstabilisé. Elle se vit ensuite s’approcher de lui qui était tombé par terre et lui asséner un violent coup à la tête avant de l’attraper par le col de sa chemise. Elle l’avait soulevé sur quelques mètres et l’avait violement planté sur les pics d’une barrière, le visage tourné vers le ciel. Bien que ces pics n’étaient pas pointus, elle avait réussi à faire en sorte que cela le transperce et s’en était allée, faiblissant quelques mètres plus loin. Ces flashs n’étaient définitivement pas de sa volonté mais elle avait la nette impression que cela était tout à fait réel. Alice sursauta soudainement, relevant les yeux vers le lieutenant qui devait sans doute s’attendre à ce qu’elle lui raconte la suite.

Elle ne devait pas porter plainte, elle avait sans doute tué son agresseur ou plutôt l’esprit qui la possédait en avait profité pour prendre le contrôle et avait fait les choses à sa manière. Alice ignorait si ce genre de chose serait pris en compte pour assurer son innocence puisqu’elle ne l’avait pas voulu et qu’elle n’avait pas agi. Elle en fut soudainement effrayée et se redressa sur sa place.

« J’ai réussi à m’en aller, il y a eu plus de peur que de mal en fait. Je ne vais pas porter plainte, excusez moi pour le dérangement. » Fit elle dans un large sourire gêné

La jeune femme se leva soudainement, sans prendre le temps d’en ajouter ni sans attendre qu’il lui pose d’autres questions. Elle sorti du bureau, prise de vertiges et d’angoisse et salua rapidement le jeune homme à l’accueil avant de sortir du commissariat. Elle se dépêcha de marcher dans la direction par laquelle elle était arrivée,  et arriva après quelques minutes de marche affolée là où elle s’était réveillée. Elle remarqua qu’elle était à côté de l’église et si ses visions étaient exactes, elle savait où se trouvait cette barrière de pics. Alice priait pour que tout cela soit faux, peinant à respirer correctement, elle se précipita et vit le corps de son agresseur planté sur la barrière en arrière.

Alice fut prise de panique, poussa un cri tout en posant ses mains devant sa bouche et perdit pieds. Elle se laissa tomber au sol sans détourner ses yeux horrifiés. Choquée, ahurie, Alice se demandait comment elle allait faire pour se sortir de là sachant qu’elle n’était pas la véritable responsable de ces faits, se montrer comme la criminelle lui était tout simplement impensable. Les larmes lui montaient déjà aux yeux, trouvant injuste d’être celle qui avait été attaquée pour finir en agresseur, elle se redressa doucement, peinant à respirer et blotti son visage entre ses mains, désespérée.

C’est alors qu’un bruit l’interpella, une plainte qui l’obligea à relever les yeux pour voir que sa victime vivait encore faiblement. Le cœur de son agresseur n’avait pas été touché, ce qui expliquait qu’il vivait encore mais la position dans laquelle elle l’avait planté lui compliquait la tâche pour s’extirper. Prise d’angoisse, Alice stoppa ses hoquets et essuya ses larmes, prise au dépourvu, elle ne savait pas quoi faire.




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Message par Aodh Ò Murchadah le Mer 4 Nov - 20:34

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Au rythme des paroles de la jeune femme, les doigts du lieutenant pianotèrent sur le clavier avec frénésie, ses yeux suivant les lettres noires sur le fond blanc de la page Word. D'habitude, ce n'était pas lui qui se chargeait personnellement de ce genre d'affaire, toutefois, dans le cas présent - cette odeur de vampire sur l'humaine - le poussait à vouloir savoir lui-même directement quelle histoire était derrière tout ça. Elle lui raconta avec une précision qui l'étonna ; lors d'une agression, les victimes étaient en général si paniquées qu'en reparler après relevait du véritable défi, comme si leur mémoire avait refusé d'enregistrer tous les détails d'un épisode aussi difficile à se souvenir. Choquées, les femmes ayant subi une agression sexuelle n'en gardaient pourtant que des ombres et des couleurs dans un décor flou, et bafouillaient une description loin d'être satisfaisante. La plupart du temps, même le visage de l'homme ne pouvait être dépeint et Aodh se retrouvait avec un simulacre d'indices pouvant retrouver le criminel, ce qui, en dépit du fait qu'il ne pouvait assouvir ses pulsions de justicier, ce qui le foutait en rogne, se révélait inutile aussi pour la pauvre femme. Bref, une perte de temps. Au final, cela ne servait qu'à consoler un peu la victime qui se rattachait à l'espoir que son violeur serait puni, chose qui restait relativement rare, contrairement à ce qu'on pouvait voir dans les films.

Cette fois-ci, Aodh restait pendu aux lèvres de celle présente en face de lui, assez ravi s'il pouvait foutre la main sur ce vampire, et continuait d'écrire. Deux petites plaies à son cou confirmait ce qui aurait du se passer et Aodh aurait adoré pouvoir jurer tout son soûl. Enfoiré de vampire. Il espérait qu'elle pourrait ensuite décrire encore mieux le visage de ce cadavre ambulant et qu'il pourrait en faire un portrait-robot, histoire de mettre toutes ses chances de son côté. En plus de servir la police et, en quelque sorte, la Garde, cette fois, il pourrait se faire bien plaisir. Aodh n'avait cure de la détresse de la jeune femme qui continuait de parler d'une voix ténue, les yeux vagues tandis qu'elle devait se remémorer chaque image de son agression avec une certaine terreur, malgré son sang-froid apparent ; Aodh ne se préoccupait quasiment, en cet instant, que de son propre plaisir dans l'affaire. Son sourire, quoique léger, ne se fit pas discret, ce qui était totalement déplacé dans de telles circonstances. Il crut d'ailleurs, de prime abord, que c'était ce manque évident de retenue de sa part qui fit que la jeune femme se rétracta d'un coup, après quelques longues secondes sans parler, et qu'elle se leva d'un bond sans demander son reste.

Aodh ne réagit pas tout de suite, ne sachant point trop que penser. Était-ce sa faute ? Juste pour un sourire, elle se serait barrée ? Ses sourcils se froncèrent au-dessus de ses yeux assombris, braqués sur la porte qui s'était refermée en claquant derrière la demoiselle. Elle n'avait pas eu l'air offusquée en partant, ce n'était pas l'émotion dominante sur ses traits ; elle semblait plutôt indécise, apeurée et méfiante. Surtout apeurée. A bien y penser, il se demandait même si elle avait fait attention au fait qu'il puisse sourire ou même loucher ; à vrai dire, elle ne devait pas avoir relevé le regard sur lui de tout son témoignage. Autre chose l'avait fait fuir, mais quoi ? Aodh, tel l'animal habitant en lui, avait du flair dans ce genre de moment, et son intuition lui disait qu'il devait avoir des doutes sur cette gamine. Même si, en apparence, elle paraissait être l'innocence réincarnée, elle ne devait pas être toute blanche. Il n'avait aucune idée de quoi elle pouvait être coupable, mais son attitude était celle d'une bête traquée mise en cage et qui voulait fuir avant que ce ne soit trop tard. Peut-être protégeait-elle quelqu'un... Elle voulait dénoncer ce qu'elle pensait être mal mais les sentiments envers un proche l'avait dissuadées de tout déballer. Peut-être. Il devait en avoir le cœur net.

Evidemment, pas question de garder sa peau de flic pour la pister. Il sortit du commissariat en disant au revoir au jeunot qui restait toute la nuit, et qui lui offrit un bâillement en guise de réponse, enfila son veston d'un mouvement d'épaule et sortit d'un pas pressé. Son écharpe se colla à sa bouche, ne laissant voir que ses deux yeux de la couleur d'une nuit sans étoiles, et prit aussitôt à gauche, son nez hors de la laine flairant les alentours. Il suivit le parfum de l'humaine, celui-ci n'étant pas dur à repérer puisqu'il avait envahi son bureau plusieurs minutes et lui collait aux vêtements, et marcha tel un automate, frétillant des narines et ne s'arrêtant que rarement pour s'assurer d'avoir pris la bonne direction, pareil à un chien pisteur. Au détour d'une rue finalement, il sentit l'odeur s'intensifier et sut qu'il devait arriver bientôt à son but ; au détour du coin de la rue, il tourna encore et arriva au début d'une petite ruelle sombre, digne des pires scénarios de films d'angoisse. Il eut un rictus amusé à cette pensée, sourire une fois de plus déplacé. Il s'avança parmi les ombres, y voyant aussi bien qu'en plein jour, et s'approcha de la jeune femme qui lui tournait le dos.

Sans grande surprise, Aodh remarqua lui aussi le cadavre accroché de façon vulgaire au-dessus d'une barrière, et le fixa d'un air songeur. Il était resté silencieux, assez pour ne pas être repéré par l'humaine tout de suite, laissant son visage dans l'obscurité que lui offrait un mur, et put observer à son aise la scène de crime. Même s'il aurait aimé s'en foutre, il ne pouvait décemment pas ignorer la dépouille et il devrait en faire quelque chose à un moment ou l'autre. Il préviendrait la Garde dès ce soir pour recevoir les directives adaptées. En attendant, il était face à une vraie énigme ; était-ce cette fille qui l'avait tué ? Si oui, comment aurait-elle pu en tant que simple humaine ? Dans le cas contraire, ce qui était plus probable, qui a pu faire une telle chose et dans quel but ? Pour la sauver ? Un tas de questions défilaient dans sa tête et Aodh sut ne pas avoir trente-six mille solutions pour avoir les réponses. Il dévoila enfin son visage à la lumière blafarde du réverbère et fit quelques pas vers la jeune femme, qui regardait toujours le cadavre d'un air hébété ; à un pas derrière elle seulement, il se racla doucement la gorge, la faisant sursauter de surprise.

- Qui a fait ça ? fit-il, sa voix ressemblant à un grognement sourd.



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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Mer 4 Nov - 23:23

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Victime ou accusée ?

Tandis que toute vie quittait ce corps embroché, c’est les parcelles d’humanité restant en Alice qui sombraient dans les plus profonds ténèbres. Elle avait beau subir, elle se sentait forcément coupable puisque ces actes de barbarie avaient lieux à travers elle. Elle avait été ce dernier visage qu’il avait vu, qui sait quel sourire cet esprit lui aurait offert au moment où il avait basculé de l’autre côté du monde ? Paniquée, suffocante, Alice avait observé le cadavre sans savoir ce qu’elle pourrait faire. Se dénoncer ? Le dissimuler ? Ne rien faire et attendre ? Chercher de l’aide ? Elle évoluait encore timidement dans ce nouveau monde qui s’était finalement dépeint sous les yeux ; certaines question demeuraient sans réponses et elle peinait à visualiser les limites de sa condition de possession. Elle ne savait pas qui serait en mesure de le comprendre, qui serait en mesure de la prendre pour une folle encore une fois. Alice ne souhaitait pas retourner en asile pour des faits qui n’étaient pas siens, ce n’était pas écrit sur les fronts des gens s’ils étaient au courant de ce qu’il se passait dans ce monde ou pas.

Alice essuya les quelques larmes perlant au coin de ses yeux. Il avait beau l’avoir agressée, jamais elle n’aurait souhaité sa mort, elle n’était pas ce genre de personne et c’était blessant de savoir que quelqu’un d’autre profitait d’elle pour le faire sans en payer les conséquences. Car Alice seule répondrait de ces actes, si elle fini devant un juge, cet esprit resterait terré dans ses entrailles à profiter du spectacle ainsi qu’il l’avait été avant qu’elle ne finisse camisolée. Ses sanglots trouvèrent fin malgré tout, car elle se trouvait en extérieur, dans un lieu public et ce n’était sans doute qu’une question de temps avant qu’un passant ne la surprenne ou ne remarque la scène de crime. A vrai dire, cela était déjà le cas.

C’est cette voix qui l’arracha de ses innombrables pensées se bousculant dans son esprit torturé et la força à faire volte-face dans un sursaut. Elle reconnu bien vite le lieutenant, ses prunelles transparentes et sévères observaient le corps derrière elle, lui demandant qui était responsable de cet acte barbare. Alice était coincée, complètement et ne se voyait pas mentir en sachant qu’une enquête serait forcément menée et qu’il y aurait toutes les preuves contre elle pour la faire accuser directement. Elle eu soudainement conscience de la situation délicate dans laquelle elle était, une pression soudaine s’empara d’elle alors qu’elle l’observait au travers de ses yeux rougis par l’angoisse. Choisirait-elle de garder la transparence ou dirait-elle la vérité ?

« Ce n’est pas moi… »

La panique la rendait muette, le reste était coincé au travers de sa gorge tandis qu’elle tentait tant bien que mal de dissimuler le stress dû à son pénible choix. Alice observa frénétiquement la victime et le lieutenant qui s’attendait sans doute à ce qu’elle développe un peu plus.

« C’est…c’est compliqué à expliquer. »

C’était déjà un bon début, mais c’était bien trop vague et il allait sans doute finir par perdre patience. Alice inspira difficilement avant de se lancer complètement, tâtonnant le chemin ;

« C’est une personne qui me manipule, qui me force à faire certaines choses sans que j’y sois consentante.» Fit Alice encore hésitante

Elle avait habilement tourné les choses, réelles sans pour autant dire explicitement qu’elle était une possession. Une personne au courant ferait sans doute vite le lien et elle serait fixée sur la connaissance de ce lieutenant à propos des surnaturels. Mais jamais elle n’avait imaginé que ses rapports avec le monde serait davantage compliqué avec cela en plus sur le dos. De quoi la rendre plus renfermée à vrai dire. Elle espérait qu’il n’essaierait pas d’en savoir plus sur son passé, où elle se verrait dans l’obligation de mentir. Certaines choses enterrées ne peuvent pas être redévoilées. Il en allait pour sa sécurité à elle. Quoi qu’il en soit ils avaient déjà bien à faire pour ce soucier de cela et elle espérait de tout cœur qu’il serait de son côté et qu’il ne la jugerait pas trop vite. IL était évident qu’elle n’était pas dans son état normal, elle n’aurait pas pu en venir à bout seule, alors cet esprit sommeillant en elle avait agit avec ruse afin de la délivrer de cette emprise qui aurait pu lui être fatale.

« Je ne suis pas cette personne, je vous en prie, j’ai besoin d’aide. »

Jouer les supplications n’était pas valeur sure, elle en avait conscience, mais elle n’avait pas d’autre choix que de se remettre à son autorité.


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Message par Aodh Ò Murchadah le Jeu 5 Nov - 23:45

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“La victime meurt face à un assassin. L'assassin, lui, meurt face au monde entier.” ▬ Victoria Thérame

La voilà qu'elle le suppliait. Elle s'était légèrement approchée de lui, dans un désir tout évident de lui transmettre physiquement sa détresse, mais Aodh resta de marbre, son regard hautain baissé sur le tendre visage aux yeux larmoyants. Alors que les regards aux longs cils restaient fixés sur son visage, les siens se braquèrent sur le cadavre gisant empalé comme une vulgaire poupée de chiffon, un râle léger mais perceptible s'échappant de la gorge largement découverte vers le ciel. La nuque était à deux doigts de se briser. Aodh se demanda comment ce vampire pouvait encore rester en vie malgré sa blessure atroce et sa position si délicate. Les mauvaises herbes sont décidément très tenaces, c'est bien connu.

D'un mouvement sec, il s'écarta de la jeune femme qui tentait de le convaincre de son innocence. A bien y penser, lorsqu'elle parla de quelqu'un la manipulant, une idée lui fut venue. Peut-être était-elle possédée. Ce ne serait pas étonnant, ce genre de phénomène arrivait assez fréquemment, les serial killers étant souvent des âmes possédées par une autre, assoiffées de meurtres. Mais Aodh ne se pouvait pas de la laisser filer. Toutefois, il ne pouvait agir dans l'immédiat, ne pouvait ni la mettre aux fers ni l'exécuter sans en tenir un mot au Conseil. Tout d'abord, en bon homme de terrain qu'il était, il devait s'assurer que la véritable victime ne devienne pas un témoin. Avec l'agilité surhumaine dont il était naturellement doté, il bondit sur une benne à ordure fermée, s'agrippa à la grille et escalada pour enfin se retrouver à hauteur du mourant. Il se tint comme le put, coinçant ses pieds et ses genoux de façon à se tenir fermement par la seule force de ses jambes, et ses deux mains vinrent prendre l'arrière du crâne du vampire. Celui-ci lui jeta un regard rouge de fureur et il parut à Aodh qu'il aurait adoré pouvoir le mettre en charpie. Le lycan lui offrit un sourire carnassier avant de tordre violemment son cou, anéantissant définitivement le peu de vie qui lui restait.

Il descendit alors de son perchoir et revint près de l'humaine. Sans s'arrêter de marcher, il l'attrapa par les épaules, malgré sa répugnance, et la força à le suivre, collée à lui.

- Je peux vous aider, lui dit-il sans une once de douceur dans sa voix.

A moins qu'on ne m'ordonne de vous éliminer, pensa-t-il, avec aucune émotion ne venant effleurer cette pensée. Il devait, en tout cas, recueillir un minimum d'informations sur elle pour les transmettre au Conseil qui ferait alors ses recherches, établirait certainement une surveillance rapprochée de la jeune femme pour ensuite prendre sa décision la concernant. Ses actes seuls détermineront si elle vivra ou non, que cela soit de sa volonté ou de celle de sa possession, si cela était bel et bien une possédée, car Aodh ne pouvait pas l'assurer à l'heure actuelle. Alors qu'il l'embarquait avec lui sur le chemin inverse, voulant la ramener au commissariat pour lui arracher des informations sur elle, il sortit son portable de sa poche et composa un numéro. Au téléphone, il ne salua pas son interlocuteur et indiqua aussitôt avec une précision impeccable l'emplacement du cadavre avant de raccrocher.




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Message par Alice S. Hargreaves le Ven 6 Nov - 17:06

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Victime ou accusée ?

C’est sans un mot de partage en plus que le lieutenant la frôla pour aller en direction de la victime. Elle le suivit du regard, impressionnée par ses prouesses d’équilibriste avant de se demander si une telle agilité relevait de traits humains. Elle s’attendait à ce qu’il aide cet homme mais c’est dans un dernier sourire de sa part qu’elle le vit tordre la nuque du corps agonisant. Alice sursauta, son cœur se mit à trembler d’angoisse alors qu’elle se demandait dans quoi elle était réellement tombée. Elle fit quelques pas de recul en le voyant revenir vers elle, craignant soudainement qu’il ne lui réserve le même sort. Elle fut dès lors entrainée, de nouveau surprise et fut a priori réticente à ce qu’il exerce autant de pression sur elle. Mais Alice ne tenta pas de se dégager alors qu’il lui annonçait ensuite être en mesure de pouvoir l’aider. Elle ne comprenait pas, il l’avait achevé, il n’avait pas essayé de l’arrêter ou d’appeler les renforts pour la mettre en cellule et l’accuser d’homicide.

Les premières craintes qu’elle avait eues semblaient dès lors avoir disparues face à ces réactions ; se pourrait il qu’il l’ait comprise et qu’il sache de quoi elle avait voulu parler ? Ca ne lui faisait pas le moindre doute, car une personne n’ayant pas conscience de ces choses là n’aurait pas agit de cette manière. Et pourtant Alice ne pouvait pas lui offrir sa pleine confiance même en ayant sollicité son aide, tout simplement parce qu’elle représentait un potentiel danger, qu’elle ait agit en défense ou pas et qu’elle allait sans doute devoir payer pour cela. Néanmoins pour le moment les tournures des événements lui convenaient mieux ainsi, alors elle suivit l’homme sans rien dire durant quelques minutes de marche, jusqu’à ce qu’ils rentrent à nouveau dans le commissariat.

Elle vit de nouveau l’autre homme, qui fut étonné de la voir revenir et lança un regard interrogateur à son supérieur. Alice demeura silencieuse, encore sous le choc des événements. Elle déglutit, se demandant ce qu’il allait se passer à présent mais aussi quelles avaient été les motivations d’un représentant de l’ordre à masquer un tel crime ? Au lieu d’aider cet homme, il l’avait achevé, elle l’avait vu de ses propres yeux et ne pensait pas un jour voir tel acte venant d’un ressortissant de ce métier là. Elle devait être patiente, car elle allait avoir sous peu les réponses. En attendant elle tentait d’effacer ces horribles images de la tête, le teint livide et froid alors qu’une violente migraine s’était emparée d’elle. C’était comme si elle était réduite à l’état de pantin soudainement, n’ayant d’autre choix que de subir et attendre. Alice fut ainsi emmenée à nouveau dans le bureau du lieutenant, ce qui la rassura puisque cela annonçait plus de discussions que d’agissements.

Néanmoins elle savait qu’elle aurait du mal à briser les murs qu’elle avait gardé autour d’elle s’il tentait d’en savoir davantage sur elle si savoir qu’elle était novice dans ce monde ne lui suffirait pas. Elle allait devoir répondre à un bon nombre de questions et espérait avoir plus d’explications de son côté également, car puisqu’elle n’était pas la seule dans cette situation d’ignorance, il en avait sans doute vu d’autres. Elle rajusta machinalement sa veste en la maintenant fermée de ses mains par un sentiment d’auto-protection. Puis, elle leva les yeux vers l’homme tandis qu’il avait pris place en face d’elle comme il l’avait fait plus tôt, Alice l’observa, intriguée.

« Qu’est ce que vous êtes ? »

Tout l’avait laissée penser qu’il n’était pas simplement un homme lambda comme elle croyait en croiser jusqu’à ce qu’on lui ouvre les yeux. Et bien qu’elle était très mal placée pour poser les questions, elle avait besoin de savoir d’abord à qui ou à quoi elle s’adressait.  Alice se remémorait les paroles de Danner lorsqu’il lui avait expliqué par quelques flash d’images que la société regorgeait de faits.



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Message par Aodh Ò Murchadah le Ven 6 Nov - 19:51

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La jeune femme ne se débattit pas, ne sembla même pas chercher à se retirer de son emprise, car c'était bien là ce que faisait Aodh. Il l'avait enveloppée de son bras gauche, la tenant fermement contre lui, et ce tout le long du court trajet qui les menèrent dans le commissariat à nouveau. Si, d'un point de vue extérieur, cela pouvait ressembler au comportement d'un homme tout simplement très protecteur, il en était tout autre en vérité ; cette attitude n'avait que le seul but de l'empêcher de s'en aller sur un coup de tête. Aodh ne savait pas si ce qu'elle était avait une importance capitale ou moindre, toutefois, il se devait de la répertorier dans ses fichiers de façon à la retrouver facilement si besoin. Elle pouvait être une menace, non seulement pour les citoyens de Dublin, mais, par extension, des membres de sa famille. Pas question, de ce fait, de la laisser s'échapper alors qu'il avait la main dessus.

Ils pénétrèrent dans la chaleur du poste de police ensemble, et ce fut qu'à ce moment-là qu'il la lâcha d'un mouvement brusque. Il lui fit un signe de le suivre, sans piper mot, et ne donna aucune explication à l'agent de garde qui les regarda d'un oeil rond de surprise, se demandant certainement pourquoi il avait été la chercher pour la ramener. Il fixa en biais la jeune femme qui ne lui accorda cependant aucune attention, suivant Aodh dans son sillage. La porte du bureau privé du lieutenant se referma en claquant, l'homme allant ensuite s'asseoir à sa place habituelle, débarrassé de sa veste. A peine fut-il installé que la jeune inconnue lui posa une question de but en blanc. Aodh arqua un sourcil, étonné, puis poussa un soupir de gorge, rocailleux.

- C'est moi qui pose les questions, ici, répondit-il en lui offrant un regard sévère.

Étonnant qu'elle ne l'ait pas deviné... Elle ne savait peut-être rien sur la race lycane, elle ignorait peut-être jusqu'à son existence. Il s'était peut-être trompé. Elle n'était pas possédée, n'était qu'une simple humaine. Difficile de le savoir rien qu'en regardant une personne, les possessions n'étant qu'un chamboulement entre deux âmes dans le même corps. Après l'avoir regardé longuement, il alluma son PC, ouvrit une nouvelle page Word et s'apprêta à écrire.

- Votre nom. Date et lieu de naissance. Domicile. Profession, demanda-t-il de façon laconique.




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Message par Alice S. Hargreaves le Ven 6 Nov - 21:36

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C’est une réponse cinglante dont elle écopa et qui ne fut à vrai dire, pas surprenante pour un sou. Au vu de l’amabilité dont il faisait preuve, c’était une réponse qu’elle aurait largement pu prévoir. Mais elle avait essayé au moins, Alice était tout de même choquée qu’il lève le ton comme on réprimande une petite fille mais se contenta de son air outré et garda ses commentaires pour elle.

Ainsi ce serait clair pour le reste de leur entretient Alice n’avait d’autre choix que de plier à sa volonté avant de tenter d’en savoir plus sur lui et les motivations qui l’avaient poussé à l’aider plutôt que de l’arrêter directement. Il lui demanda donc quelques informations personnelles, sans doute les plus basiques avant d’entamer les questions plus approfondies à son sujet. Alice avait son nom de famille répertorié dans les dossiers de la police à cause du scandale de sa famille, de sa mère ayant tué son père avant d’avoir séquestré sa fille. C’était du moins les informations officielles mais depuis qu’elle se savait possédée, Alice savait que c’était cet esprit vivant en elle qui avait tout manigancé. Elle ignorait s’il allait directement chercher les faits se relatant à son nom, quoi qu’il en soit elle n’était pas préparée à en parler et c’est avec grande difficulté qu’elle commença à lui répondre.

« Ali-Alice Hagreaves…Je suis née de 14 Mai 1985 à Dublin. »

Elle dû se maitriser pour ne pas bégayer, le choc qu’avait provoqué les événements dissimulerait son stress latent de devoir trop parler d’elle. Ses yeux étaient rougis de fatigue et la migraine sévissant en elle faisait bourdonner chaque son que percevaient ses oreilles. Alice observa le lieutenant relever ces premières informations, alors que ses doigts tapant le clavier résonnaient dans la pièce. Elle soupira doucement l’angoisse accumulée et la tension de ses épaules avant de laisser fuir son regard à travers la pièce. Elle appréhendait, elle ne savait pas dans quoi elle s’embarquait et avait folle envie d’appeler quelqu’un en soutien, un appui, quelque chose qui la rassurerait et la guiderait dans la pénombre.

Laissée dans ses pensées durant quelques secondes, une nouvelle éventualité se dessina alors qu’elle repensait à ce pauvre homme embroché. Car si cet esprit se sentait menacé par le lieutenant, rien ne pourrait l’empêcher de le laisser prendre contrôle sur elle. Etant épuisée, elle ignorait si elle serait capable de le maitriser alors qu’il apparaissait de plus en plus pour la tourmenter ou pour éradiquer les personnes qui menaceraient sa personne. Pouvait-il voir ce lieutenant comme un problème à son évolution à éradiquer ? Le risque était tout à fait possible puisqu’il aurait les pouvoirs de le stopper. Dans le doute que cela puisse arriver, elle ne craignait qu’il lui réserve le même sort que ce type qui l’avait agressé. Alors, lorsque le lieutenant eu terminé d’écrire, elle l’observa longuement. Puis, dans un geste brusque, alors qu’elle eu longtemps hésité, elle s’empara des menottes posées sur le bureau et s’empressa de se menotter une main à la chaise avant de poser les clefs sur le meuble afin de l’inciter à les prendre. Alice soupira une nouvelle fois, comme rassurée ainsi.

Elle allait sans doute passer pour une demeurée, mais elle préférait mille fois cela que de revoir se réitérer la scène précédente et se prendre davantage d’obstacles puisque ce serait bien plus grave cette fois-ci et qu’il y avait un témoin de sa présence ici. Alice leva les yeux, étirant un sourire crispé et tenta de détourner les questionnements avant qu’elles ne tombent et continua à répondre à ses questions une fois qu’il eu noté toutes les premières informations

« Je suis comptable à la fac de Dublin et je vis à Dollymount. »



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Message par Aodh Ò Murchadah le Ven 6 Nov - 23:22

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Il ne savait pas deviner ce qui se passait sous le crâne de cette jeune femme, dénommée Alice, mais elle ne fit que l'étonner davantage. Sa réaction de se menotter elle-même à sa chaise le prit au dépourvu et il entrouvrit les lèvres dans le but de lui balancer quelque chose mais, ne sachant quoi, il se tut, se contentant de la regarder de travers pendant un moment. Elle finit par lui lâcher les dernières informations dont il avait besoin, ce qu'il nota rapidement sur son ordinateur avant d'enregistrer le document dans ses dossiers adaptés. Après avoir jeté une œillade en biais à la demoiselle, il se mit à chercher son nom de famille dans ses fichiers, faisant défiler des pages et des pages de fiches de personnes portant ce même nom, dans toute l'Irlande mais aussi des anglais, des islandais et des écossais, qui pouvaient souvent venir sur le territoire dublinois. Il ne trouva pas de fameuse Alice, enfin, si, mais pas avec le visage de celle en face de lui. Ce n'était qu'une homonyme qui ne lui ressemblait guère. D'ailleurs, il faudrait qu'il la photographie également, qu'elle le veuille ou non, histoire de compléter totalement sa propre fiche. Un souci à la fois.

Il recula sur sa chaise, s'éloignant de l'écran, et poussa un profond soupir. Son doigt continuait cependant à faire rouler le curseur sur l'écran, faisant toujours plus défiler de photos de personnes fichées, de tout le nord de l'Europe. Il finit par tomber sur un visage qui avait des traits similaires à celui en face de lui. Il posa ses yeux furtivement sur Alice avant de loucher sur le portrait ; oui, il y avait un air de famille... Pouvait-il cependant confirmer un lien du sang ? Malgré le même nom, rien ne pouvait être assuré sur un coup de tête, chez les flics. Pas sans le lui demander. Mais il ne désirait pas entamer cette partie-là du sujet tout de suite et se contenta de noter avec un bic rouge un petit rappel pour vérifier plus tard si cette Sylvia Hagreaves était un parent d'Alice, et si elles entretenaient une relation. Ou plutôt avaient entretenu car, en vue de ce qu'il lisait à l'instant, la pauvre Sylvia était enfermée depuis belle lurette dans un asile. De plus en plus de ressemblance avec sa chère victime, on dirait... Il reporta son attention sur elle.

- Mademoiselle Hagreaves, je voudrais que vous me racontez exactement ce qui s'est passé.

Son ton restait autoritaire, mais il était conscient que cela ne risquait pas de suffire pour qu'elle lui balance toute la vérité, une vérité dont il ne pouvait faire que deviner la globalité. Il se pencha en avant, le buste presque posé sur le bureau, ses coudes sur le plan de travail et ses doigts entrelacés. Il soupira à nouveau.

- Je vais vous répondre. Il planta ses yeux dans ceux de son vis-à-vis, des yeux à la dureté de l'acier. Je suis le Lieutenant Ó Murchadah. Et je suis... un lycan.

Il prit entre ses doigts la clef des menottes et la fit jouer entre ses doigts, ne lâchant pas du regard la jeune femme. Si elle prenait peur, à présent, elle ne pouvait s'en vouloir qu'à elle-même de ne pas pouvoir fuir. En tout cas, cette réaction serait justifiée et compréhensible. Il eut un semi-rictus, ressemblant presque à un sourire amusé.




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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Sam 7 Nov - 0:31

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I've turned into a monster, and it keeps getting stronger
Victime ou accusée ?

Ainsi attachée, Alice avait l’assurance que la soirée n’irait pas de pire en pire. Du moins elle en avait eu trop vite l’espoir tandis que le lieutenant lui demanda une nouvelle fois de raconter ce qu’il s’était passé en ajoutant une nouvelle facette à leur entretient. Un lycan donc, elle avait retenu ceci mieux que son nom de famille et lorsqu’elle entrevit un certain sadisme mêlé a de l’ironie face à ce qu’elle venait de faire, la jeune femme en fut profondément secouée. Alice entrouvrit les lèvres, ahurie une nouvelle fois alors que la situation prenait une toute autre tournure. Si elle avait eu un avant gout de vampire, elle n’était pas certaine de vouloir savoir de quoi était capable un lycan et en lui faisant cette révélation ornée d’un joli sourire elle pouvait clairement comprendre là où il voulait en venir. Les histoires et les légendes que tout le monde connaissaient suffisaient à cet instant pour qu’elle prenne peur et sente son cœur soudainement s’emballer d’angoisse alors qu’elle était complètement dépassée. Alice déglutit difficilement mais ne rompit pas le contact visuel, fixant ses prunelles lunaires avec autant de froideur que lui. Ainsi elle lui répliqua avec un ton sérieux, dissimulant sa crainte derrière une certaine détermination.

« Est-ce que vous avez pour habitude de menacer après avoir proposé votre aide Lieutenant Ó Murchadah? »

Elle n’avait pas aimé la manière dont il avait profité de la situation alors qu’elle avait tout simplement cherché à sécuriser en cas de débordement. Si elle avait voulu éviter celui-ci, maintenant elle devait faire en sorte que les choses ne tournent pas au vinaigre dans la conversation. Alice prit alors sur elle, respirant calmement pour ne pas le mettre au pied du mur, envenimer les choses avec la susceptibilité de cet esprit et tout faire basculer sans le vouloir parce que se battre avec un lycan lui montrait d’hors et déjà de quelle manière finirait le duel – c’était peine perdue donc. Mais il était inutile de souligner a quel point elle aurait eu envie de traiter ce profiteur comme il le mériterait. Alors elle se plia une nouvelle fois à sa requête et commença par ce qu’il s’était passé afin que de ce côté-ci tout soit clair :

« Je vous ai déjà tout raconté tout à l’heure, je n’ai aucun souvenir de ce qu’il a fait quand j’ai perdu le contrôle.»

C’était vrai, du moins les images qu’il lui avait été permis de voir n’était pas une preuve suffisante pour témoigner de cette agression et des faits puisque cet esprit manipulait son esprit comme bon lui semblait. Elle ne pouvait pas faire confiance à cela jusqu’à ce qu’elle soit en mesure de saisir parfaitement ce dont elle était victime. Alice observa d’un coup d’œil discret ses menottes, dans l’espoir de trouver comment s’en extirper au cas où il souhaiterait lui montrer ses capacités de lycan. Une chose était sure elle n’avait pas envie de le savoir et voulait a tout prix rester en vie. Pour ce faire,  elle se devait de coopérer plus que tout, alors elle prit à nouveau sur elle et continua sur ce qui la concernait plus personnellement maintenant que les masques étaient tombés.

« Je suis une possession, j’ignore de qui, depuis quand, quels sont ses objectifs mais j’en ai pris conscience il y a quelques semaines et vous avez vu aussi bien que moi qu’il n’est pas très diplomate... »

C’était d’une évidence même au vu de l’état dans lequel elle avait retrouvé le corps de son agresseur. Rien qu’en revoir les images lui donnait la nausée. Ainsi il était horrible de savoir qu’il en était arrivé là de ses propres mains mais qu’il ne s’agissait pas d’elle. De quoi la frustrer davantage, pour sûr elle aurait du mal à dormir tranquillement sur les jours à venir et allait tout faire pour trouver une solution. Même en lui avouant cela, elle n’avait pas l’impression de parler pour elle, qu’il s’agisse de défense ou pas, jamais elle n’aurait souhaité qu’une telle chose se produise. Alice ne réalisait pas complètement ce qu’il lui arrivait et se contentait de citer bêtement les mots qu’on lui avait dits et sur les faits accomplis. Elle aurait sans doute besoin d’un autre sorcier ayant les capacités de Danner pour parvenir à trouver l’identité de cet esprit car elle n’était pas certaine de le trouver d’elle-même.








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Message par Aodh Ò Murchadah le Sam 7 Nov - 18:08

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Alice & Aodh
“La victime meurt face à un assassin. L'assassin, lui, meurt face au monde entier.” ▬ Victoria Thérame

Aodh ignora totalement la question d'Alice, ne lui offrant qu'un regard plus sévère encore, destiné à lui faire comprendre dans quelle position elle se trouvait par rapport à lui. Sauf que, de toute évidence, cette jeune femme ne manquait pas de cran. Elle n'eut pas l'air de s'en formaliser ni de s'en inquiéter outre mesure et se mit à lui répondre avec une sincérité étonnante. Elle était donc bien consciente d'être possédée et, sur ce point, Aodh se félicita d'avoir vu juste. Il l'écouta attentivement, ses mains toujours enlacées sous son menton, le regard plus pénétrant que jamais. Une mèche durcie par le gel vint lui chatouiller le front ; il la dégagea d'une pichenette agacée sans même la quitter des yeux. Il espérait qu'elle lui dise de qui elle était possédée, cela le rendait extrêmement curieux. Néanmoins, elle ne put le lui dire. Aodh se releva d'un coup sec, le dos contre le dossier, haussa les épaules, déçu, puis regarda son écran avant de reporter toute son attention sur elle.

- Sylvia... Ce nom vous dit-il quelque chose ?

Il prit la peine de tourner l'écran pour montrer la fiche de ladite Sylvia Hargreaves à son interlocutrice avant de continuer, la laissant examiner les inscriptions à son aise.

- Elle vous ressemble, porte le même nom que vous. Et semble prédisposée également à quelques troubles... Voyez vous-même.

Le lieutenant mit son doigt sur une note tout en bas de la fiche, où on décrivait l'entrée de cette femme dans un asile psychiatrique. Des détails de l'affaire ayant précédé cette incarcération étaient lisibles, de quoi donner des frissons dans le dos à une personne ordinaire. Il laissa tout le loisir à Alice de lire ce qui y était écrit, si cela lui chantait, avant de reprendre la parole, toujours avec ce ton inflexible.

- Vous êtes parents ? La gamine qui est décrite dans cette sordide histoire, serait-ce vous ?

Chaque détail comptait, chaque miette d'un bout d'histoire d'un individu comptait, les uns reliés aux autres formant alors une chaîne d'événements pouvant conduire à une chronologie criminelle tout à fait logique, plus globale, d'une importance plus capitale. Cette affaire avait été très étrange et même si l'inculpation de cette Sylvia, selon les documents, avait été légitime et jugée comme le mieux à faire, un doute avait persisté parmi les enquêteurs chargés de cette affaire. Des indices avaient été pris comme tels, mais beaucoup savaient qu'ils manquaient de véracité... On avait bâclé cette enquête car elle prenait un temps fou, inutile, empêchant d'autres affaires d'être prises, et on s'était contenté de ce qu'on avait trouvé sans creuser davantage. Une belle erreur justicière, pouvait-on croire, mais il aurait été imprudent de relâcher Sylvia alors que tant de choses lui retombaient sur les épaules. Beaucoup de soi-disant preuves rendaient Sylvia Hargreaves totalement coupable de ces faits, c'était ainsi que cela avait été noté, toutefois, il en était tout autre au sein même de l'équipe policière de l'époque. Les doutes n'avaient pas leur place quand un potentiel danger pour les citoyens était en vie. Et cela, seuls certains policiers encore aujourd'hui était au courant, Aodh en faisant partie.



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Message par Alice S. Hargreaves le Sam 7 Nov - 20:22

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On peut dire qu’elle avait connu plus aimable et plus compatissant mais depuis le début ce lieutenant s’évertuait à voi en elle une autre personne que ce qu’elle semblait être. Ou bien elle se méprenait totalement et il agissait comme cela avec tout le monde. Si c’était le cas, elle avait enfin trouvé pire asocial qu’elle. Tout compte fait elle se demandait ce qui lui avait pris de le suivre, jusqu’à ce que ce dernier n’évoque un nom qui fut l’effet d’un tremblement de terre. Alice fut parcourue d’un désagréable frisson pareil à l’électrochoc provoquant un spasme ; elle leva soudainement les yeux sur le lieutenant et ne répondit rien, attendant de savoir ce qu’il voulait dire par là et où il voulait en venir exactement. Ainsi les pensées qu’il avait à priori dans le fond la choqua davantage. Elle ne se priva d’ailleurs pas de l’exprimer, oser la comparer à sa mère était l’insulter de la manière la plus ignoble possible. Elle allait lui répondre, mais ce dernier continua sur sa lancée en lui demandant si elle était cette petite fille que l’on lisait sur l’article.

Rien qu’en l’évoquant elle se souvenait de ce qu’on avait dit sur elle ; l’image d’une jeune femme choquée, couverte de blessures et profondément traumatisée. Elle pouvait se souvenir clairement de ce jour là, de sa sortie et de sa prise ne charge par de nombreux psychiatres pour qu’elle puisse leur raconter ce qu’il s’était passé. Il s’était avéré qu’elle avait sombré dans une mutité d’un choc émotionnel et n’avait pas pu leur raconter tout ce qu’elle avait vécu. Néanmoins les preuves sur elle et sur sa mère avaient fini par trancher. Une sordide histoire, c’était exactement ce terme là. Et tandis qu’elle observait dans un instant de faiblesse l’article affiché, qu’elle avait lu et relu. Alice détourna finalement son attention de l’écran et posa son dos contre le dossier de la chaise, l’air en ces lieux lui manquait, elle étouffait et la fatigue la prenant n’aidait pas. Elle n’avait plus assez de larmes pour déplorer cet événement dont les coutures recelaient bien plus de mystère qu’il n’y paraissait. Alice s’était efforcée jour et nuit d’oublier ce qu’elle savait au risque d’être remise en cause. Jouer la traumatisée lui avait rendu service mais si elle se souvenait de ce qu’il s’était passé, cela allait changer bien des choses.

Elle tenta de ne pas se faire de mauvais films, se persuadant que cela faisait parti des procédures et que forcément il essaierait d’en savoir un maximum sur elle. Une autre manière de l’aider ? Alice ignorait si il y avait encore en lui cette envie de l’aider, probablement qu’il en avait déjà fait beaucoup en tuant la victime et en faisant en sorte que son corps disparaisse de manière peu formelle contrairement à ce que l’on avait l’habitude de voir. La jeune femme déglutit, le visage fissuré tandis qu’elle tentait de contrôler cette envie de partir autant que cette colère qui montait doucement. Bon de toute manière elle ne pouvait pas.

« Oui c’est moi. » Fit-elle, tremblante.

Alice leva ensuite les yeux vers le lieutenant soudainement recouverts d’un épais voile de ténèbres. La haine qu’elle avait longtemps éprouvée pour ses parents était totalement justifiée, les faits étaient clairs et nets. Cette affaire était classée et archivée définitivement, il n’y avait nul besoin d’en parler plus et elle voulait à tout prix ne plus avoir cette image sous les yeux provenant de l’écran de son ordinateur. Il verrait bien assez vite que cette histoire la mettrait mal à l’aise, malgré elle.

« Mais je ne vois pas ce que cela a à faire dans ce qu’il vient de se passer, ce qu’elle a et ce que j’ai n’ont strictement rien à voir. » continua t-elle sur un ton sévère.

Alice l’avait réellement mal pris mais tenta de calmer sa colère. Elle se replaça alors correctement sur sa chaise et s’était retenue de lui adresser un regard lourd de reproches. Plutôt ne pas énerver le lycan, ces menottes à ses mains le lui rappelaient d’ailleurs. Mais il y avait certaines choses qu’elle ne pouvait tout simplement pas laisser passer. Qu’il l’arrête tout de suite si tel était son but final, au lieu de parler de choses qui fachent.




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Message par Aodh Ò Murchadah le Dim 8 Nov - 22:28

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Alice lui répondit, et Aodh claqua de la langue avec énervement lorsqu'elle lui soumit son incompréhension. Passablement agacé par son attitude désinvolte, ceci dit, il n'était pas dupe et voyait qu'elle ressentait un certain embarras, surtout à l'énonce du nom de cette Sylvia. S'il devait s'en référer à ce qu'il lisait, sa mère, car cette Sylvia n'était autre que sa génitrice, n'avait aucun antécédent de folie, même douce ou passagère, ni même d'une possession. Quelques notes que seul lui put lire, ce qu'il fit à l'instant en laissant la jeune femme, la "victime", dans l'inattention, décrivait la mère de famille comme une femme plutôt ordinaire, qui n'avait du avoir qu'une crise d'agressivité extrême furtive, car, à présent, le personnel de l'hôpital la décrivait comme quelqu'un d'à moitié mort, ayant perdu toute capacité à s'occuper d'elle-même, un vrai légume. Un cas bien singulier, quand on connaissait la plupart des pathologies mentales qu'on pouvait rencontrer. Ce petit détail, qui ne devait pas en être un au final, garda un intérêt tout particulier pour Aodh. Le visage toujours comme taillé dans le marbre, il transperça de ses yeux la jeune femme avant de se lever et de se mettre à arpenter la pièce. Sa voix avait la froideur des hivers du grand Nord.

- Il ne vous revient pas de choisir si cette ancienne histoire a un lien ou non avec celle d'aujourd'hui, dit-il, tordant sa bouche en un signe désapprobateur. Il s'approcha d'Alice, par derrière, et plaça ses mains sur ses épaules sans crier gare. Voyez-vous, votre mère a tout l'air d'une mère modèle jusqu'à cet incident. Ou tout simplement d'une citoyenne exemplaire. Aucun crime, même mineur, des études normales, un travail de bon irlandaise active, un mariage réussi... jusqu'à cette histoire. Et puis, d'un coup, il lui vient l'envie soudaine de faire une telle chose à sa propre petite fille... Elle est enfermée, et n'est plus que l'ombre d'elle-même. Sa fille, Alice, susurra-t-il en prenant une mèche de cheveux qu'il fit glisser doucement entre ses doigts, lui chatouillant la nuque, pour sa part, se retrouve empêtrée dans un meurtre qu'elle dit ne pas avoir voulu commettre... à cause d'une possession.

Les derniers mots furent lâchés avec une certaine fureur, difficilement contenue ; le mouvement de corps d'Aodh bouscula la chaise où se tenait Alice, la faisant tanguer un très court moment. Le lieutenant vint se tenir en face d'elle, les traits tirés par son désir de lui faire cracher le morceau.

- Ce vampire, est-ce votre unique meurtre ? Entre votre propre mère et lui, qu'avez-vous pu donc commettre d'aussi ignoble ? beugla-t-il.

Il s'efforça de s'apaiser, mais Aodh n'y pouvait rien, il était comme ça. Depuis son entrée dans la Garde, savoir tout sur tout était devenu presque une obsession, surtout lorsqu'il s'agissait de connaître les crimes et autres méfaits d'éventuels coupables. Il avait en face de lui une femme d'apparence fragile et innocente, toutefois, il savait, grâce à elle, qu'elle était habitée par un fou dangereux en puissance. Évidemment, elle n'y était pour rien, cela dit, Aodh était loin d'être un sentimental et à se formaliser du fait qu'une innocente doive subir le châtiment d'un autre, tout simplement car elle a eu la malchance d'en être possédée. Ce n'était pas son problème. Le sien était d'annihiler toute forme de criminalité sur cette terre, à Dublin plus précisément, sans aucun état d'âme permis. Il comptait bien arracher la moindre chose pouvant être utile au Conseil à cette jeune femme, de gré ou de force, et qu'elle puisse lui tenir tête le foutait en rogne. S'il avait une certaine admiration, cela contrecarrait son but et le rendait nerveux. Sa mâchoire se crispa fortement, faisant voir les tensions derrière ses oreilles, et il lâcha :

- Si vous ne savez pas qui vous habite, croyez-moi, je ferais tout pour le savoir.



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Message par Alice S. Hargreaves le Lun 9 Nov - 18:49

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Encore une fois ce qu’elle disait semblait passer à la trappe, c’était à croire qu’il refusait de l’écouter tant qu’elle n’avait pas dit ce qu’il voulait entendre. Alice ne souhaitait rien dire, rien dévoiler car ces visions n’étaient en rien des preuves qu’elle avait été au centre d’une histoire bien plus complexe. Ainsi Aodh sembla trouver un malin plaisir à la tourmenter davantage en évoquant sa mère et sa condition. Bien sûr certains rapports ne disaient pas qu’elle avait été battue plusieurs fois dans sa jeunesse autant qu’on lui interdisait de fréquenter des enfants de son âge. A ajouter à cela qu’ils avaient soudoyé l’hôpital pour qu’elle y reste le plus longtemps possible et qu’ils n’avaient jamais été la voir la réconforter ou la soutenir quand elle était enfermée avec une quantité incroyable de cachets à manger chaque jours. C’était à se demander s’ils pouvaient imaginer ces longues années de détresse qu’elle avait ressentie et dont seuls ces quatre murs blancs furent témoins. Elle comprenait que l’on puisse facilement retourner la situation contre elle au vu du manque d’informations et de trous noirs dans les enquêtes menées. Un frisson d’horreur s’empara d’elle lorsqu’il glissa ses doigts sur sa chevelure blonde, alors qu’elle se demandait à quoi il jouait et pourquoi vouloir lui mettre autant de pression. Visiblement cela semblait l’agacer, il faisait preuve de violence dans ses gestes, ses mots et son regard.

Dans cette histoire Alice n’avait fait que subir et même si elle avait vu des flashs de ce qui avait été fait elle estimait ne pas être complice au vu qu’elle n’est que très récemment au courant de sa condition. Savoir qu’elle était possédée l’avait d’hors et déjà innocentée, mais là c’était tout le contraire qu’il se passait. L’esprit qui l’habitait en revanche profitait de son innocence pour toujours faire ce que bon lui semble. Ainsi chaque mot qu’il lui adressait avait cet effet d’éboulement de rochers massifs tandis qu’on l’enfonçait peu à peu dans les abysses. Alice ne serait plus la même en sortant de ces lieux, il lui avait semblé voir tout espoir d’être un jour tranquille soudainement éteint d’un simple souffle, c’était à croire que les dieux se plaisaient à la noyer dès qu’elle sortait enfin la tête de l’eau.

Quoi qu’il en soit, elle ne pouvait davantage se contenir de commentaires, bien qu’elle avait cru cette affaire définitivement enterrée, visiblement elle restait toujours aussi trouble pour la justice.

« Une mère exemplaire ? Elle m’a battue toute mon enfance, ils m’ont envoyé en hôpital psychiatrique et j’suis restée parce qu’ils payaient grassement pour que je n’en sorte jamais! » S’étrangla t-elle avec un surplus d’émotions.

Il avait ensuite suffit de quelques secondes pour qu’une brèche s’ouvre. La rage contenue pour deux âmes en conflits dans un même corps explosa soudainement, tandis qu’elle n’était plus maitresse de ses émotions. Ses yeux aux couleurs pures s’assombrirent soudainement d’un voile de folie sanguinare lorsqu’elle serra ses mains sur les accoudoirs de sa chaise.

« Ces orflures n’on eu que c-ce qu’ils mé-méritaient. » Déclara-t-elle en serrant les dents.

C’était un état de semi-conscience dans lequel l’esprit qui l’habitait en avait profité pour la manipuler agilement telle une marionnette alors que l’on n’entrevoyait pas les ficelles tirées à bout de doigts. Néanmoins elle retomba soudainement, comme ayant atteint le fond d’un puits et fut parcourue d’un désagréable frisson. Alice se montra de nouveau elle-même, la respiration soudainement frénétique d’angoisse tandis qu’elle leva les yeux vers le lieutenant. Ces mots là n’avaient pas été les siens, elle avait lutté et avait réussi à prendre le dessus avant qu’il n’en fasse trop. Elle ne savait pas s’il allait s’en rendre compte ou si cela allait calmer le ton qu’il employait avec elle. Hélas clamer haut et fort que ce n’était pas elle qui avait dit cela ne rimait à rien puisqu’il ne pouvait pas ressentir ce qui l’avait brusquement traversée. Alice était complètement épuisée, ce conflit opposait le lieutenant à cet esprit et une fois de plus elle se recevait les éclaboussures qui la noircissait davantage.

Alice se laissa glisser dans sa chaise tandis qu’elle passait sa main sur son front bouillant, affaiblie. La migraine tapait, elle avait fini par en faire des sueurs froides et tentait encore de se maitriser pour ne pas laisser une nouvelle fois cet esprit user de son corps.

« Je n’ai tué personne, lieutenant je vous le jure. »

Alice se redressa dans un dernier espoir de conserver un tant soit peu de sang froid et continua.

« Moi aussi j’aimerais savoir qui est cet individu car je suis la première que ça ennuie. »



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Message par Aodh Ò Murchadah le Mar 10 Nov - 10:22

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Aodh s'était écarté d'elle à mesure que son venin s'écoulait d'entre ses lèvres, de plus en plus perplexe. La jeune femme semblait contenir en elle du ressentiment envers ses parents, et la raison de cette furieuse rage fut décrite sous les vibrations de la colère dans sa voix... Le policier arqua son éternel sourcil face à une situation intrigante. Disait-elle la vérité ? Était-elle vraiment une enfant battue ? Rien dans ses dossiers ne mentionnait une quelconque maltraitance envers la gamine qu'avait été Alice mais Aodh savait que, malgré son amour de la justice, celle gérée par les simples humains manquait cruellement de précisions et de justesse, dans la majorité des cas. Le lieutenant se retrouvait alors confronté à une situation délicate, très délicate ; il était en face d'une femme ayant certainement tué un homme - qu'il soit vampire ou non n'y changeait rien, qu'importe son aversion strictement personnelle - mais qui, de toute évidence, n'en était pas totalement coupable puisqu'elle était possédée, ce qui toutefois n'allait pas changer sa décision finale. Mais il n'appréciait pas de devoir punir quelqu'un ayant souffert. En vue de la rage qui avait déformé les traits d'Alice en parlant de ses parents, il avait du mal à ne pas la croire. Il ouvrit la bouche, prêt à dire ce qu'il comptait faire d'elle, quand le ton de la jeune femme changea, sensiblement mais suffisamment pour qu'Aodh en ressente un frisson désagréable. Sa possession prenait le dessus.

Ce qu'elle dit fut tout simplement un aveu. Si Aodh n'avait eu jusque là que des doutes, ceux-ci s'évaporèrent aussitôt. Le lieutenant eut un sourire satisfait, plongeant un regard triomphant dans ceux d'Alice qui brillaient d'un éclat qu'il ne lui avait encore jamais vu depuis le début de l'entretien. Seul un idiot ne comprendrait pas ce qu'il venait de se passer. Sous l'accès de colère qu'elle venait d'avoir, Alice avait perdu le contrôle de ses nerfs et, apparemment, laisser libre place à la personne la possédant. Celle-ci s'était alors manifestée à lui, crachant une parole qu'il ne pensait pas qu'Alice aurait pu dire, surtout pas avec cette haine féroce. Aodh observa avec attention le changement qui continua d'opérer, sa vis-à-vis reprenant aussi vite la pleine domination de son corps. La pauvre, elle paraissait visiblement lutter contre cet... envahisseur. Néanmoins, incapable de ressentir aucune pitié pour un humain, Aodh ne se retint pas et ne désirait pas la ménager. Il éclata d'un rire bref, rocailleux, dénué de tout humour.

- Ils ont eu ce qu'ils méritaient... répéta-t-il.

Aodh alla ouvrir la fenêtre, faisant entrer un courant d'air glacé, digne de l'Irlande, à l'intérieur de la petite pièce. Il sortit une cigarette et l'alluma, ignorant les consignes qui l'interdisait en temps normal. Revenant près d'Alice, dans son dos, tournant autour d'elle comme un fauve prêt à sauter sur sa proie, il la lorgna, imposant un lourd regard sur elle sans daigner parler, inspectant le moindre de ses traits et essayant de déceler en elle la plus infime trace de perte de contrôle. La fumée odorante du tabac caressa le visage de la jeune femme. Il ne soucia aucunement de savoir si elle avait froid. Il n'était pas sûr que ce qu'il faisait allait fonctionner. La mettre à bout, de façon insidieuse, pouvait faire en sorte que sa possession se révèle à lui, mais ce n'était là qu'une hypothèse. Il connaissait le phénomène d'une âme s'incrustant auprès d'une autre, se partageant un seul et même corps, mais ses connaissances restaient assez limitées. Aodh allait pouvoir expérimenter tout ça.

- Vous savez ce qu'il va se passer, Mlle Hargreaves ? Vous irez en prison. Vous avez avoué être à l'origine de la folie de votre mère. Si celle-ci pourra être jugée sur ce que vous témoignerez, vous devrez répondre également de vos actes répréhensibles. Surtout qu'à cela nous ajouterons le meurtre de l'homme, dans cette ruelle.

Ce n'était là que des mensonges. Rien d'assez tangible ne pourrait faire en sorte qu'on reprenne cette vieille enquête ; la mère était tout bonnement incapable de se défendre ni même de choisir un avocat, la jeune femme ne semblait pas vouloir que la justice se mêle de son histoire et l'assassinat du vampire tomberait dans l'oubli. Si un médecin légiste tombait sur le corps d'un vampire, il remarquerait rapidement l'état étrange du cadavre, et pourrait trouver des réponses que le monde du surnaturel ne désirait pas qu'il trouve. Aodh avait aussitôt appelé un gars de son équipe, à la Garde, pour qu'il s'occupe de faire disparaître le cadavre et qu'il fasse tout pour qu'il n'ait jamais existé. Alice ne serait donc jamais jugée pour cet homicide, qu'il soit volontaire ou non, puisque sa victime n'aurait tout simplement jamais vécu... Aodh souhaitait simplement qu'elle panique.    




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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Mer 11 Nov - 13:11

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Victime ou accusée ?

Alice sentait le stress nouer ses entrailles tandis que les objectifs du lieutenant la concernant se clarifiaient soudainement. Quand avait elle avoué avoir été  à l’origine de la folie de sa mère ? Est-ce que de simples paroles provenant d’un fou furieux vivant au fond d’elle suffisamment pour la faire inculper ? Alice refusait catégoriquement ce destin qu’elle ne souhaitait pas avoir. Elle s’était privée de bien des choses pour ne pas laisser ce malade mental pourrir sa route. Visiblement elle était tombé sur un bel enfoiré qui ne connaissait pas le sens du mot « compassion » ou « aide » car il n’avait fait que l’enfoncer. Elle pouvait concevoir qu’ilfaisait cela pour respecter la population mais méritait elle encore une fois d’être donnée en sacrifice ? Ses parents l’avaient fait pour veiller à ce que Lewis reste enfermé au détriment de leur fille. Le même schéma se reproduisait et elle se doutait désormais que les choses allaient être pires que la première. Passer la moitié de sa vie entourée de murs sans la moindre émotion n’en valait pas la peine. Alice se devait de trouver un exorciste qui lui permettrait de témoigner sur sa situation pour ce procès dont elle ne pouvait désormais éviter.

Ce fut pourtant l’effet d’un coup de poignard de plus dans le dos, la déchirant de toutes part alors qu’elle perdait tout espoir qu’u jour la roue tourne en sa faveur. Alice ploya le visage, retenant ses larmes alors qu’elle cachait son visage entre ses mains. Raisonner cet homme était vain, elle allait alors devoir attendre de pouvoir se défendre devant moins agressif. Son pouls cognait jusque dans ses tempes tandis que le voile de ses mains la transporta dans les tréfonds abyssaux de son inconscient. Touchant le fond, Alice se laisse que trop submerger par l’émotion. Le tonnerre de la tempête gronda alors, noyant sa volonté une fois de plus défaite par cet homme qui l’avait complètement poussée à bout.

Alors il n’était pas chose difficile pour Lewis de reparaitre, un esprit diabolique sous la peau pure et innocente d’une pauvre victime dont il usait sans en payer les conséquences directement. Puisqu’elle ne se voyait plus se défendre, Lewis quand à lui n’avait pas dit son dernier mot et la réduisi au silence dans un conflit invisible sous jacent. Lui aussi refusait l’enfermement mais contrairement à Alice, il n’avait que faire des procédures judiciaires. Ainsi l’on pouvait de nouveau voir ses traits angéliques se consumer depuis les enfers, elle retira ses mains de devant son visage, et au bord de son regard la tristesse avait laissé place à une certaine détermination. Enfin il était là, voilà bien longtemps qu’il n’avait pas eu l’occasion de discuter cordialement avec une personne au travers de sa marionette.

« Vous êtes mal placé pour me dire que je suis un meurtrier. Un loup ne peu-peut protéger les moutons sans éprouver la faim. Vous tournez, qu’attendez vous pour m-mordre ?» Fit-il en percevant le bruit de pas de son interlocuteur.

Evoquer sa nature de lycanthrope était d’une facilité déconcertante et d’une évidence ennuyeuse. Lewis était suffisamment fasciné par les créatures mythiques qu’il en avait forcément lu sur ces bestioles hurlant quand la lune montrait sa face. Sans oublier que bon nombre d’entre elles avaient inspiré ses histoires, il lui rappelait ce bon vieux Bandersnatch féroce et à l’allure cauchemardesque et lorsqu’il revint devant Lewis eu tout loisir à le contempler de son air moqueur. Un esprit grossier peu apte à lire l’âme simple et pure d’Alice ce lieutenant. Pauvre fillette effrayée, encore une fois elle allait les conduire droit à l’enfermement ; chose que Lewis ne pouvait envisager et par ce fait là il avait décidé de se montrer.

« T-Techniquement ce n’est pas moi qui l’ai tué, souvenez vous cher com-complotice vous avez aidé cette pauvre Alice. »

Ils étaient deux à l’avoir vus, ils seraient deux à témoigner. Mais il ne souhaitait pas non plus en arriver là, sans doute en ne se rendant pas compte de ce que cela impliquait et avec quelle facilité une possession prend le contrôle d’un humain.

« Ne vous laissez p-pas distromper par ma loufoquerie, Alice n’est qu’un co-corps dont j’use. Vous acharner sur elle n-ne m’emprivera pas d’aller au bout de mes objectifs. Tout est une question de temps. »

Intouchable, Lewis est une âme vagabonde qui aura tout loisir de se faire extraire pour réapparaitre et frapper plus fort encore car Lewis faisait preuve de sagesse comparé à ce dont il était capable.


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Message par Aodh Ò Murchadah le Mer 11 Nov - 20:17

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Enfin. Aodh n'aurait jamais cru que ce put être aussi facile mais, il faut croire, la jeune femme avait déjà atteint son maximum et ne pouvait endurer davantage. Sa cigarette coincée au bord de sa bouche, dont la moitié n'était qu'un tube de cendres tenant en équilibre, le lieutenant regardait le phénomène qui se déroulait sous ses yeux. Sur son visage se lisaient de multiples émotions, s'alternant ou s'entremêlant, tandis que la possession d'Alice se révélait : le triomphe, l'ébahissement mêlé de satisfaction extrême, la curiosité, tout cela se lisait derrière son grand sourire et ses yeux agrandis. La cendre chuta, salissant sa chemise noire, mais Aodh n'en eut cure et continua de dévisager Alice, qui n'avait plus rien d'une jeune fille naïve et fragile. Ses prunelles luisaient d'une malice malfaisante, d'un besoin évident de lui faire avaler ses paroles, ce qui amusa Aodh à un tel point qu'il en aurait volontiers ri. Il se retint cependant, écoutant ce qu'avait à dire cet étranger.

A sa petite provocation qu'Aodh trouva puéril, il poussa un ricanement bref, narquois, haussant les épaules et levant les yeux au plafond, se moquant ouvertement. De toute évidence, cette foutue possession n'en pensait pas moins et lui offrait une façade goguenarde, qu'en temps normal Aodh aurait trouvé insultant, mais la situation lui plaisait tant qu'il n'avait pas le cœur à s'offusquer. Tout cela prenait une tournure inattendue, titillait ses désirs d'action et de découvertes en tout genre, ne lui faisait voir ce tête-à-tête d'esprits butés que comme un jeu auquel il comptait bien gagné. Lorsque l'esprit possédant Alice reprit la parole, suggérant que le meurtrier n'était pas nécessairement lui-même, Aodh haussa les sourcils et fit une moue feignant la culpabilité avant de pousser un grognement qui n'avait rien d'humain, ressemblant à un rire mesquin.

- Ne jouez pas au plus fin avec moi. Je n'ai fait qu'accélérer sa mort. Son supplice aurait duré, et il serait décédé dans tous les cas ; on ne guérit pas de ce genre... d'accident.

Malgré ses paroles qui suggérait sans subtilité qu'il avait fait ce soir-là un acte de générosité en abrégeant les souffrance de la victime, Aodh avait bien évidemment pris un certain plaisir à briser la nuque de cette créature cadavérique et suceuse de sang. L'image du vampire empalé lui revint et il dut refréner, à nouveau, un sourire satisfait. Cette possession devait avoir une sacrée force pour avoir pu envoyer un corps aussi haut et le mettre dans un tel état, pensa-t-il soudainement. Encore une chose qu'il ignorait au sujet des possessions ; conféraient-elles plus de force aux corps ainsi pris ? Aodh sut qu'il le saurait tôt ou tard. En attendant, "Alice" parla à nouveau, en des termes cassants, bourrés d'obstination, sous-entendant des choses peu agréables en ce qui concernait la pauvre demoiselle, inconsciente de ce qui lui arrivait. Aodh s'installa sur son bureau, ne décrochant pas son air suffisant de son visage.

- J'ai cru le comprendre, dit-il en réponse à sa précision dont Aodh se fichait éperdument. Et, croyez-moi, vous n'êtes pas ici pour que je vous exorcise ou quoique ce soit mais pour vous empêcher de commettre d'autres méfaits, qu'ils soient de la volonté d'Alice ou de la vôtre n'y change rien. Je vous empêcherai de nuire.

Il croisa les bras. Ses lèvres s'affaissèrent comme neige au soleil, il reprit un certain sérieux, les derniers mots de cet imposteur lui restant en tête.

- Vos objectifs ? Intéressant. Et qu'en est-il ?  




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Message par Alice S. Hargreaves le Mer 11 Nov - 23:53

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Ainsi qu’il avait été prévisible, pas le moindre de ses mots, la le moindre son n’était pris au sérieux. Et pourtant le lieutenant avait porté toute son attention sur Lewis dès son éveil, admirant au travers d’un visage sans démons une vile vermine capable des pires tortures qu’il soit. Un véritable tortionaire avec des doigts innocents, c’est ce qu’il avait voulu, se donner en spectacle au travers une femme qui lui rappelait sa muse et dont le même sang coulait dans ses veines avait été jusque là sa plus belle réussite de vengeance. A présent Lewis attendait que l’heure arrive, il attendait patiemment que revienne son tour et avec des ennemis comme lui, il était possible qu’il arrive plus vite qu’il n’y paraisse. Les choses étaient devenues divertissantes à vrai dire, quoi qu’il en dise il l’avait achevé et s’était proposé complice, pénalement il encourait tout autant que cette pauvre Alice qu’il souhaitait voir pleurer derrière des barreaux pour un crime dont elle n’était pas responsable pour l’empêcher de commettre des méfaits.

Lewis ne comptait pas avoir quelqu’un comme lui en travers de son chemin. Il ferait sa justice lui-même coute que coute, ce n’était qu’une question de temps. Lewis lui ria donc au nez, d’un large sourire fou à l’écoute de ces paroles comme s’il était un valeureux justicier en possession de la vorpaline épée allant tuer le Jabberwoocky.

« Rien de cela, vos menaces ne m'effraient pas. »

Qu’allait-il bien pouvoir raconter sans témoins ? Alice n’avait que des brides de souvenirs de ce qu’il s’était passé et sa simple parole dans un tribunal ne suffirait pas à la faire inculper. En revanche en ce qui concernait les traces ADN laissées dessus, elles auraient bien vite fait de dire que le lieutenant avait participé au meurtre. Lieutenant ou pas, face à la loi, il n’était pas immunisé. Lewis était tout de même fort contrarié, tandis que son regard noir transperçait celui de son interlocuteur, il étira un large sourire lorsqu’il lui demanda de raconter plus en détail ses projets. Puisqu’ils n’étaient pas mis en place, en réalité il n’aurait pas grand-chose à lui dire, Lewis se terrait dans l’ombre telle une bête dans sa grotte. Il n’en sortait que lorsqu’il se sentait menacé, autrement il avait laissé Alice plus ou moins tranquille durant quelques années le temps que les choses se tassent après ce scandale. Intuile de poser la question, puisqu’il n’obtiendrait pas la moindre réponse de gré ou de force.

« Vous n’aimeriez pas savoir. »Fit-il simplement, le ton rieur.

Soudainement, alors qu’il avait pris totale possession du corps d’Alice, Lewis se leva de sa chaise. Y étant menotté il n’avait d’autre choix de s’en emparer et avec vitesse s’empressa de la brandir au dessus de sa tête pour aller directement attaquer le Lycan par-dessus le bureau. Lewis semblait à son tour s’être rendu compte qu’il était vain de marchander avec ce frustrant personnage. Il l’avait même compris plus vite qu’Alice et envisageait désormais de s’enfuir. Mais étant menotté il n’aurait pas pu simplement se lever et s’en aller en courant. Son objectif était alors d’abord de l’assommer pour extraire les clefs et se faire la malle tranquillement. Suit à quoi Alice devrait sans doute quitter le pays, changer de nom et faire en sorte de se faire oublier puisqu’elle serait sur les listes des recherchés.

Encore une fois qu’avait elle fait pour que l’on lui impose une vie de vagabonde à cause des pulsions meurtrières d’un psychopathe ? Si lui n’était pas en mesure de comprendre, personne ne le serait et encore moins en ce qui concernait ses objectifs. Pourquoi perdre alors du temps à lui dévoiler ses desseins alors qu’il ne serait qu’un bâton dans ses roues. Bon nombres de choses tombèrent du bureau sous la violence dont Lewis fit preuve. Les choses allaient vite s’enchainer, et il savait que face à un lycan il n’aurait pas la moindre chance s’il ne calculait pas tout au millimètre près ainsi qu’il l’avait fait avec ce vampire. L’audace, le surprise, voilà la clef contre ces monstres aux capacités surnaturelles et surhumaines.



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Message par Aodh Ò Murchadah le Ven 13 Nov - 14:29

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Il n'y a aucune façon de savoir avec sûreté ce qui se passe dans l'esprit de quelqu'un d'autre que soi, à moins d'avoir ce pouvoir rare et précieux en étant un sorcier. Mais, même parmi ces êtres aux pouvoirs originaux, cette faculté restait peu répandu. La plupart des mortels - et des moins mortels - étaient dans l'incapacité de détecter les idées d'autrui et, de ce fait, d'en prévoir les agissements à l'avance. Aodh, bien évidemment, ne pouvait pas le faire. Cela ne l'empêcha pas de déceler les minuscules indices qui précédaient un acte agressif. Ses yeux attentifs à force d'années d'entraînement purent voir cette crispation aux coins des yeux du visage d'Alice et qui lui indiquèrent qu'il allait tenter quelque de désespéré, en vue de sa situation. Les lycanthropes étaient rapides, aussi rapides si non plus que les vampires, et leur force purement physique avait peu d'équivalence dans les autres races surnaturelles, en là résidait la puissance brute de cette espèce mi-homme mi-bête. Il vit comme au ralentis le corps d'Alice se lever d'un bond et faire un mouvement ample avec son bras encore rattaché à la chaise.

Bon sang. D'habitude, les sièges des bureaux de police étaient soudées au sol, justement pour éviter que ce genre d'accès de colère et de violence ne dégénère. Il n'était pas rare qu'une personne convoquée pète tout à coup les plombs et c'était une mesure de sécurité presque réglementaire. Sauf qu'Aodh ne l'avait jamais voulu et n'avait jamais cru cela nécessaire, en général parce que ses paroles et sa posture menaçante suffisaient à calmer les plus téméraires, et à imposer aux plus récalcitrants sa totale domination. Il faut croire que ce psychopathe sans visage n'en avait que faire de sa voix grondante, de sa nature d'homme-loup et de la possibilité qu'il puisse le mettre en charpie si cela lui chantait. C'était une tête dure, plus dure que n'importe quel foutu type qui avait un jour poser ses fesses sur cette chaise qui, malheureusement, n'avait de ce fait jamais été soudée...

Et qui fut envoyé en l'air, brandie telle une massue bizarroïde, les quatre fers allant cogner les néons du plafond. Le tube LED se brisa en une multitude de petits morceaux de verre, plongeant la pièce dans une semi-pénombre, les seuls réverbères de la rue éclairant la pièce à travers les stores à moitié baissés. La vitesse et la nyctalopie conférées aux lycanthropes trouvèrent toute leur utilité en cet instant ; Aodh put se baisser à temps sur le côté, évitant que le pied du meuble vienne lui défoncer la tempe, un coup qui l'aurait assommé sans aucun doute. D'un mouvement souple de son bras droit, il attrapa le bout de bois qui lui aurait valu un aller direct à l'hôpital, le tordit, tordant par extension le bras de l'agresseur. Celui-ci fit une embardée sur le côté, maladroite, telle un spaghetti trop cuit, et s'éclata au sol.

D'un bond, le lycan surgit de l'autre côté du bureau et se posta au-dessus de la jeune femme à terre, les deux jambes de par et d'autres de sa poitrine, et s'accroupit. Ses deux bras vinrent coller avec brusquerie ceux de la possédée, qui se mit à gigoter en tous sens et à le ruer de coups [HRP : je change ce détail si tu veux ^^ !]. Aodh tint bon, insensible à ces frappes plus agitées que réellement douloureuses, mais cela l'agaçait. Il finit par attraper le maigre cou dans sa poigne, avec une force surhumaine, manquant de lui dévisser carrément le crâne. Ses traits n'avaient plus rien d'un humain civilisé ; ils étaient déformés à tel point qu'on pouvait clairement voir le loup tapi au fond de lui. Un grondement faisait vibrer ses cordes vocales, lourd de menaces, et ses ongles s'enfonçaient dans la chair tendre telles des griffes. Sa voix avait perdu le calme précédent, le timbre qu'avaient les hommes en général. Elle était à présent si grave qu'on aurait pu la croire sorti du fond d'une grotte, rocailleuse comme un éboulement de montagnes.

- Je te déconseille de refaire ça ! Il libéra quelque peu son emprise, histoire de permettre à "Alice" de pouvoir répondre à la question suivante : Comptes-tu te calmer ou dois-je appeler du renfort ? Je te promets que ce ne sera pas plaisant si mes collègues doivent intervenir.

Son ouïe fine lui permit d'entendre, de l'autre côté de la porte, au bout du couloir, une chaise raclant le sol. Quelqu'un se levait de son bureau, abandonnait son travail et, comme il s'y était attendu, des pas se firent entendre, se dirigeant vers son propre bureau. Alerté par le remue-ménage, le jeunot devait avoir envie de savoir si tout se passait bien. Aodh jeta un regard circulaire dans la pièce, jaugeant la situation ; du verre brisé, une semi-obscurité, leurs positions respectives indiquant clairement qu'ils s'étaient battus, à peu de choses près.

- Quelqu'un arrive. S'il nous voit ainsi, il n'hésitera pas et appellera d'autres flics. C'est ça que tu veux, dis-moi ? lui dit-il, le secouant avec vigueur. Coopère ! Et peut-être que nous pourrions trouver un terrain d'entendre.




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Message par Alice S. Hargreaves le Dim 15 Nov - 13:24

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Un rire moqueur s’éleva dans la pièce après la vague de vacarme tranchant la quiétude. Le lieutenant avait été bien plus rapide pour le maitriser et l’avait propulsé au sol avant de l’empêcher de faire tout mouvement. Etalé au sol, neutralisé, le lieutenant menaça Lewis entre ses grognements de lycan pour lui ordonner de cesser de se débattre. Chose qu’il avait fait du coup avant de lui rire au nez lorsqu’il décela la colère au fond de ses prunelles lunaires. Une certaine férocité qui le pousserait sans doute à commettre un meurtre s’il ne parvenait pas à se contrôler.

« Tu ne peux p-pas me tuer ni m’enfermer n-ni rien, aussitôt cette envel-enveloppe charnelle détruite je peux revenir hanter quelqu’un d’autre. »

C’était facile pour lui, il profitait simplement de l’habitat et se retranchait pour laisser à Alice tout loisir de payer ses actes à sa place. Ainsi le voir énervé ne l’avait nullement effrayé. Pourtant il y avait de quoi ; il laissait transparaitre sa nature animale et sanguinaire cela se voyait dans son comportement qui n’avait presque plus rien d’humain à ce moment là. C’était absolument fascinant, il avait l’impression de voir l’une des créatures cauchemardesques du pays des merveilles en chair et en os. Il aurait bien fait de lui rendre service s’il s’était complètement métamorphosé, au moins le spectacle aurait valu le coup d’en être arrivé jusque là. Lewis observait son interlocuteur qui avait entreprit de le saisir à la gorge alors que le corps frêle d’Alice souffrait déjà de contusions. Lorsque le lieutenant souhaita qu’il coopère sous menace de le dénoncer aux renforts qui arrivaient, Lewis laissa échapper un nouveau rire, ou plutôt un fou-rire.

« Que tu me dénonce ou p-pas, ça ne ch-change rien en fait. »

Maintenant qu’il y pensait, si jusque là il avait voulu éviter la mort à Alice, l’envisager demeurait une solution de plus en plus probable pour lui. Alors il avait cessé de se débattre, même quasi détendu sous sa maitrise.

« M-Mais vas y, défoule toi sur elle, plus elle sera fragile plus je pourrais faire ce-ce que j’en veux. Et puis s-si elle meurt… Bonne chance pour me ret-retrouver » Fit Lewis en ricanant.

Quoi qu’il en soit dans cette histoire, il n’avait absolument rien à perdre. Posséder Alice était surtout un trophée qu’il s’était octroyé en visant la descendante de cette garce d’Alice Liddel. Parce que Lewis n’avait nul intention de coopérer, tout simplement parce que ses plans ne pourraient être réalisés avec une telle alliance que l’était la police. Il pouvait très bien relâcher sa colère envers Lewis sur Alice, quitte à l’enfermer, la juger, il n’aurait qu’à la pousser au suicide pour s’en aller et aller posséder quelqu’un d’autre pour continuer tranquillement ses petites affaires. Quoi que la perspective lui avait soudainement parut plus intéressante car cela lui permettrait de tout recommencer à zéro et si là il l’avait sous la main, le retrouver par une nouvelle possession serait un échec total pour ce lieutenant.

« At-tends je vais le faire à ta place. »

Puis qu’il s’était occupé de chopper Lewis par la gorge, ce dernier même coincé au sol avait tout loisir d’étendre l’un de ses bras pour aller attraper le flingue que le flic portait à sa ceinture en alliant rapidité et surprise. Ceci fait, alors qu’un large sourire malsain fissurait ce visage angélique, il posa soudainement le bout de l’arme sur sa propre tempe, actionnant l’arme et l’index alla se caler sans la moindre hésitation sur la détente.




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Message par Aodh Ò Murchadah le Jeu 19 Nov - 16:06

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Comment se fait-il qu'il n'y avait pas pensé avant ? Bien sûr que tout ce que pouvait faire Aodh, tout ce qui était en son pouvoir tout du moins - violence ou mesure judiciaire - ne pouvait atteindre réellement cet esprit qui possédait cette pauvre Alice... Il pouvait frapper ou mettre en cellule la jeune femme, l'homme derrière ce visage n'en serait pas atteint. Ce qu'il ne savait pas, c'était le manque total de compassion pour le corps qu'il possédait. Il le lui confirma cependant et Aodh se retrouva démuni face à lui. En un mouvement rageur, un grondement de colère s'échappant de sa gorge, le lieutenant s'écarta d'Alice, ou de ce qu'il en restait en ce moment, et se mit à faire les cent pas. Pas longtemps, du moins, car il se rendit compte d'une erreur fatale de sa part... Sous le choc précédent et dans sa colère froide, il n'avait pas vu tout de suite que la possession avait pu prendre l'arme à sa ceinture. Durant une fraction de seconde, où il alla rapidement se mettre à couvert, il crut qu'il serait visé. Mais les intentions de l'esprit étaient toutes autres, et terriblement plus effarantes que de mettre sa vie à lui en danger...

Il pointa le canon sur la tempe pâle de la jeune fille. Un sourire mauvais laissant entrevoir ses dents déforma les traits juvéniles, lui donnant un air effrayant, sadique, inadéquat avec le visage de poupée sur lequel ce sourire apparut. Aodh le fixa, stupéfait, révulsé à l'idée qu'il puisse en venir là. Non seulement il tuerait une vie innocente, sans aucun état d'âme visiblement, ce qui était déjà assez horrible en soi, mais il mettait également la réputation de flic d'Aodh en jeu. Lorsque ses collègues arriveront, ils verront un cadavre, le crâne percé d'un trou sanguinolent, et lui, debout, toisant la scène qui venait de se dérouler. En bon policier, jamais il n'aurait du se faire prendre son revolver, et c'était là une faute grave quand on avait son rôle. Aodh se mordit violemment la lèvre et poussa un rugissement de fureur. Derrière la porte, les pas se rapprochaient dangereusement.

En de telles situations critiques, l'entraînement qu'Aodh avait du suivre à la Garde, avant la sélection, y avait tout son intérêt. Sa puissance innée en tant que lycanthrope se voyait décuplée par les rudes exercices qu'il avait du faire durant de longs mois, au quotidien, et avait rendu sa faculté de réflexion plus rapide que la normale. Il réfléchit, vite, pour trouver ce qui serait le moins délicat pour lui tout en pouvant maîtriser ce corps possédé. Non la possession, certes, mais au moins le rendre inapte, provisoirement, à commettre un quelconque méfait... Ce n'était peut-être pas le meilleur sur le long terme, mais dans l'immédiat...

Aodh se rapprocha d'Alice, si vite qu'on eut cru une ombre dans la pièce glissant dans l'atmosphère. Jusqu'à se retrouver debout juste devant le corps à moitié allongé de la véritable victime de toute cette histoire. Sans aucune pitié, il envoya son pied botté dans le poignet tenant l'arme ; il ne chercha pas à retenir sa force surhumaine et, sous le coup précis du talon, on put entendre un craquement sinistre. Les os de l'avant-bras venaient de se briser... Le flingue chuta de la main devenue amorphe et certainement douloureuse au possible, et Aodh s'en empara à la vitesse de l'éclair, le remettant à sa ceinture. Juste à temps. On frappa à la porte et le lieutenant clama :

- Entrez !

Ils entrèrent. Le jeune blond qui était déjà là précédemment ainsi qu'un collègue, la trentaine, les cheveux bruns coupés en brosse et l'air pas commode. Aodh fonça sur Alice, la releva de force et sans aucune douceur la retourna et la plaqua contre le mur, sous les yeux éberlués de ses sous-fifres. Il détacha des menottes qui se trouvaient aussi à sa ceinture et entreprit d'entraver les poignets d'Alice, ignorant le fait qu'il puisse faire souffrir davantage la jeune femme. Sa brusquerie choqua tant la nouvelle recrue qu'il s'avança et montra tout de suite son intention d'intervenir. Aodh, sans daigner le regarder, repoussa avec violence son bras qui s'approchait d'Alice, cherchant certainement à la rassurer ou à la prendre sous sa responsabilité. Il lui fit face, autant que possible se peut en gardant Alice sous son emprise.

- Méfiez-vous d'elle. Elle n'est pas si douce qu'elle le laisse penser.

Il se tourna vers l'autre homme, qu'il connaissait bien et savait aussi dénué d'empathie que lui.

- Vous, prenez-la. En cellule. Je viendrais plus tard la voir mais, pour l'instant, cette jeune demoiselle a besoin de se calmer.





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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Jeu 19 Nov - 21:20

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I've turned into a monster, and it keeps getting stronger
Victime ou accusée ?

Un sourire diabolique sur un visage d'ange, la porcelaine de sa peau se brisait au moindre de ses actes, la rendant affreuse et effrayante à chaque fois que Lwis s'emparait d'elle. La main sur la détente, la pression n'eut pas le temps de se faire qu'il se retrouva désarmé dans un gri de surprise mêlé à de la frustration. Puis la douleur, la vive douleur dans le bras l'envoya se terrer dans les abysses, Alice était sauvée.

C’est un violent choc, lorsque son visage rencontra le mur qu’Alice plissa les yeux, comme dérangée par la lumière tout en se réveillant d’un long traumatisme. Le monde tournait, le moindre bruit lui sifflait dans les oreilles mais elle était prise de vives douleurs de part et d’autres de son corps. Elle ne pouvait bouger ses bras, sentant qu’on les  immobilisait dans son dos alors qu’elle ne comprenait pas ce qu’il se passait. On la força à marcher, sur ses jambes la tenant tout juste, vacilla alors qu’un homme la rattrapa.

Une affreuse migraine explosait dans sa tête alors que les bourdonnements se firent peu à peu moins gênant pour qu’elle puisse comprendre quelque chose. Ce n’est que les ordres d’Aodh qu’elle entendit, comprenant qu’il s’agissait d’elle mais n’ayant pas la force de réagir. Grimaçant  de gêne c’est une fois dans une cellule après quelques minutes de marche qui lui semblèrent interminable qu’elle retrouva ses esprits alors qu’on lui retira les menottes avant de fermer la porte derrière elle. Alice s’écroula sur le sol, se terrant dans un coin avec les mains sur les oreilles, souffrant de cet affreux sifflement.
Quelques minutes suffirent avant qu’elle ne reprenne totalement possession de son corps et de son esprit, réalisant peu à peu qu’il avait dû se passer quelque chose de grave pour qu’elle finisse enfermée ici. Elle avait été destituée de tout bien personnel, y compris de sa veste alors que la froideur des lieux la faisait frissonner. Elle souffrait d’une blessure au bras, celui-ci complètement boursoufflé et douloureux rien qu’au toucher, déjà ayant le visage marqué comme si elle n’avait pas dormi depuis plus de trois jours, cette douleur s’accompagnait à la pâleur de sa peau. Petit à petit les nerfs répondirent, elle avait horriblement mal. Alice demeura tout de même silencieuse, sans doute un réflexe qu’elle avait gardé de l’hôpital où dans le cas qu’elle osait élever la voix, le médecin en charge de la rendre folle grassement payé par ses parents la ruait de coups ou lui administrait des tranquillisants qui la laissaient en état de légume pendant de longues heures. Ces lieux lui rappelaient quelque peu la chambre dans laquelle on l’isolait, à l’exception près qu’on y voyait l’impatience des enfermés dessiné sur les murs alors que l’hôpital l’entouraient de murs tellement blancs que ça agressait ses rétines.  

Tel un animal blessé, en cage, Alice restait assise dans un coin et ne bougeait plus, gardant sa douleur pour elle jusqu’à ce que l’on décide de son sort. Elle était patiente, elle savait attendre de longues heures, de longs jours et même de longues années à attendre qu’on la délivre enfin. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait ici et même avec tous les efforts du monde, elle ne parvenait pas à se souvenir de la moindre chose. Aodh avait souhaité voir Lewis, il l’avait vu et voilà où ça l’avait menée de faire confiance à ce type qui aurait soi-disant voulu lui venir en aide. Elle était tombée bien bas, maintenant son avenir était totalement incertain et elle allait sans doute payer pour les actes de Lewis.

Alice se décrispa, avança dans la cellule et resta assise tout en posant ses mains sur les barreaux pour observer les alentours. Il n’y avait personne, ses collègues étaient sans doute en train de lui demander ce qu’il s’était passé ou à remettre de l’ordre dans la pièce. Ses mains se crispèrent sur les barreaux, murée dans un funeste silence tandis qu’elle perdait tout espoir. Puis le bruit de la porte la fit sursauter, elle vit un agent l’observer sans la moindre émotion sur le visage.

« S’il vous plait, je voudrais téléphoner à quelqu’un, mon chien est tout seul, je voudrais au moins prévenir qu’on puisse s’occuper de lui. »

Peu lui importait le nombre d’heures ou de jours où elle resterait ici le temps que l’on décide, elle voulait au moins être sure que Sirius, son dalmatien ne manquerait ni d’eau, ni de nourriture et qu’il ne reste pas enfermé. Elle aurait aussi voulu qu’on lui raconte ce qu’il s’était passé, pourquoi est ce qu’elle avait mal au bras, les raisons de sa présence derrière ces barreaux mais savait que c’était peine perdue.




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Race : Lycan
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Situation amoureuse : Célibâtard
Emploi dans le monde des humains : Lieutenant dans la police dublinoise, au Bridewell Garda (quartier Cabra)
Informations : Spécialiste dans la Garde ; il est apprécié pour son efficacité mais détesté par certains à cause de son caractère et de ses manières discutables.
Est l'un des parrains de sa Famille et lieutenant dans la police au Bridewell Garda.

Message par Aodh Ò Murchadah le Mer 25 Nov - 18:04

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Victime ou accusée ?
Alice & Aodh
“La victime meurt face à un assassin. L'assassin, lui, meurt face au monde entier.” ▬ Victoria Thérame

Après le tumulte qu'avait causé "Alice", et que ses subalternes aient attrapé la jeune femme toute étourdie - était-ce toujours l'autre ? s'était demandé le lieutenant - le lycan se retrouva seul dans son bureau, ce brusque calme le déroutant après une telle mise en scène. Il resta un instant à lorgner la porte, béat, avant de réagir et de se mettre à ranger les quelques petits dégâts qu'avait causé leur altercation. Toute cette situation était des plus troublantes. Aodh n'avait pas de pitié, et encore moins de sympathie envers la jeune femme ayant eu la bassesse de se laisser pénétrer par un esprit malfaisant, et il n'aurait aucun scrupule à l'envoyer derrière les barreaux pour sa vie entière. Si seulement une telle décision pouvait définitivement neutraliser cette âme pervertie et d'une audace sans pareille... Mais, à en croire ses propres mots, ce qui paraissait tout à fait logique, il restait un esprit, un être sans forme ni aucune limite, et incarcérer le corps lui ayant servi ne l'empêcherait jamais de commettre ses méfaits. Mais quels étaient-ils, ces fameux méfaits ? Que projetait-il de faire et quelle nuissance pourrait-ce apporter aux gens de Dublin ou d'ailleurs ? Aodh n'en savait rien et il se demandait si cette possession ne s'était pas juste foutu de lui et n'avait pas juste cherché à le mousser ou à lui faire peur.

Lui faire peur... Aodh n'avait jamais peur. Il ne craignait pas pour la vie des autres, ni pour la sienne - ce qui lui valait une solide réputation de brave mais de prétentieux également. Il souhaitait juste que rien ne puisse venir troubler la paix du monde et surtout de sa ville. Quoique, initialement, s'il avait eu envie d'intégrer la Garde suite à la proposition de Greg, c'était surtout la possibilité de pouvoir tatanner quelques tronches qui ne lui revenaient pas... Son besoin de cogner et de soumettre son autorité lui collaient au train, pire qu'une tique sur un chien galeux. Aodh n'avait ressenti l'intérêt de préserver les citoyens des malfrats que pendant son entraînement, chose qui, avant ça, n'était qu'une bulle de pensée abstraite. Au sein de la Garde, il avait eu le loisir de discuter avec des fervents défenseurs de la Justice et si Aodh n'était pas de ces gens très influençables, on peut dire que les paroles de ces personnes l'avaient atteint. Depuis, il ne voyait pas poursuivre sa vie sans même essayer à chaque instant de sauvegarder la sérénité dans laquelle baignaient, sans même s'en rendre compte, les habitants de la ville et du pays tout entier. C'était un but, c'était devenu un devoir. Un devoir qu'il ne pouvait ignorer par simple paresse, ce qui était tentant dans l'affaire de cette Alice, possédée par une crapule.

La mettre en prison comportait un risque majeur ; si les mâtons se rendaient compte qu'elle n'avait rien à voir avec le témoignage d'Aodh l'inculpant, l'affaire pouvait prendre une tournure très mauvaise pour lui, et l'histoire se retournait à son désavantage. Il pouvait tout perdre si la Justice humaine se rendait compte qu'il avait fait une erreur inadmissible. Il ne pouvait pas se le permettre, pas au non de la Garde. Le lieutenant n'avait pas non plus le choix de la laisser filer, avec ce qu'elle baladait avec elle. Une vraie bombe à retardement, et une bombe des plus prises de tête. Assis à son bureau, le visage enfoui dans ses mains et pestant contre cette affaire, on frappa à sa porte. Un agent rentra alors et lui communiqua la supplication d'Alice, avec un regard plutôt sombre vis-à-vis d'Aodh. Voilà qu'on commençait déjà à douter de lui, et à le haïr certainement, puisque aux yeux de tous il avait enfermé une pauvre jeune fille innocente et mal en point, sans raison évidente pour le commun des mortels. Le lieutenant ignora cette marque haineuse à son adresse et répondit qu'il allait aller la voir, ce qu'il fit aussitôt, renvoyant l'agent à ses occupations d'un geste impatient.

Il marcha jusqu'aux cellules, où deux seulement n'étaient pas vides ; l'une occupée par un ivrogne qu'on avait chopé en train d'uriner sur une voiture de flic, à l'aube, et l'autre par Alice. Un seul regard vers elle suffit à Aodh pour comprendre qu'elle était elle-même, et non dirigée par l'âme parasite. Il vint se mettre à un pas de distance des barreaux, les mains jointes derrière son dos, et la toisa avec froideur.

- On m'a dit que vous ne teniez pas en place depuis un moment. Que se passe-t-il ? fit-il, simplement.

En réalité, il désirait la faire parler, ne fut-ce qu'une minute, pour être bien sûr d'avoir en face de lui l'innocente, la victime, et non le coupable.





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