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Elle et Moi - PV Prue A. Jones

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Race : Sorcier - Aethernam Mens
Date de Naissance : 10/10/1991
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Message par Lance C. Fairshield le Dim 18 Oct - 0:26

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"It was a world full of kings and queeeeen" Thousdand Foot Krutch, Fly on the wall. Une musique véritablement géniale pour réfléchir sur la vie et se motiver à marcher dans les rues désertes dans un matin glacial. Bien sûr j'avais jeté un regard autour de moi pour voir si quelqu'un arrivait avant de me mettre à chanter de ma douce voix de soprano.  Bref toujours est-il que j'ai beau connaître cette musique depuis plusieurs mois, j'ai toujours été incapable de comprendre les paroles, ce qui n'enlèvent rien à leur classe.
Aujourd'hui c'est une journée "repos" on va dire. Repos c'est quand je bosse moins de douze heures par jour, ce qui arrive assez peu souvent. En plus de ça le travail que j'effectuais en tant que serveur se révélait beaucoup moins éprouvant que celui d'étudiant à mon université. Ma montre indiquait six heures quand j'arrivais devant la porte du café. Exceptionnellement, on m'avait donné les clés pour que je fasse l'ouverture. Une fois à l'intérieur je devais m'occuper de tout à commencer par allumer le chauffage pour réchauffer l'atmosphère. Ensuite je traversais la salle jusqu'à l'arrière boutique pour aller chercher un balais et passer un coup de nettoyage. En théorie tout est propre, mais c'est une habitude de s'assurer que tout soit parfaitement clean pour l'arrivée des premiers clients. Au même moment, je mettais quelques pâtisseries au four pour les avoir chaudes et croustillantes d'ici une dizaine de minutes. Je me dirige sur la devanture pour mettre en évidence les quelques produits du jour et relève les stores. Voilà, maintenant tout cela semblait très accueillant. En particulier le style de l’établissement. On m'avait expliqué que le côté familial était recherché et surtout que cela puisse être un véritable coin de repos pour celui qui veut venir lire un bouquin tranquille ou bosser son prochain cours. Ah les cours d'arts dramatiques de première année, jamais je ne les regretterai je crois. La porte s'ouvre et un vieil homme en bon point au dos courbé et à l'allure sérieuse s'empresse de rejoindre une banquette solitaire dans un coin de la pièce.

— Comme d'habitude monsieur Smith? Lançais-je tandis que j'essuyais un verre.

Il me signala son approbation d'un pouce levé en ma direction. Smith était son vrai nom, ça m'avait toujours surpris. On parle souvent de la foule de personnes qui porte ce nom, mais en réalité je n'en avais pas vu tant que ça. En tout cas il s'agissait bien d'un habitué de l'établissement qui venait tout les matins prendre un café double sans sucre, sans lait, sans mousse et bien serré. Le but étant d'avoir une tasse avec un liquide noir prononcé avec un goût qui l'était tout autant. Et bien sûr, l'expresso ne lui allait pas à cause de la couche de mousse sur le dessus. Du coup je devais utiliser une autre cafetière juste pour lui. M'approchant avec la tasse, je remarquais sa cravate italienne rouge saillant qui devait bien coûter dans les cent euros. A peine l'avais-je déposée qu'il prit à la parole sur un ton d'énervement bien marqué:

— Regardez ça, s'indigna-t-il en pointant son journal, "A l'occasion des fêtes d'halloween, un jeune homme de onze ans aurait abusé de friandises finissant dans les mains d'un service médical. Un lavage d'estomac fut nécessaire pour restaurer la santé du jeune homme qui serait reparti avec sa famille le soir même." il n'y a même plus de demi-mesures de nos jours.
— Oh vous savez c'est probablement juste une mauvaise indigestion, pas de quoi en faire une histoire et puis si vous voulez mon avis, il ne recommencera pas de sitôt, annonçais-je en riant.


Il me remercia pour son breuvage tandis que je reprenais ma place au sein du bar en passant un coup de serviette sur le comptoir.


Une petite heure s'était écoulée et à présent les chaises vides se comptaient sur les doigts de la main. Heureusement mon collègue nous honora de sa présence  au bon moment pour venir dégrossir ma charge de travail. Nous étions multifonctions, chacun prenait les commandes et les remplissait à la fois, mais je me trouvais plus souvent au bar et lui à gérer le reste. Dans l'urgence et l'occupation, j'avais oublié une jeune femme assise près de moi qui semblait trop polie pour me le faire remarquer

— Oh bonjour, désolé pour l'attente. Je finis juste de servir ça et je suis à vous.

Je terminais d'apporter à un couple leurs expressos confectionnés avec notre magnifique machine,  et m'empressais de m'atteler à leurs viennoiseries. Pour la brioche, rien de plus simple. Je me décalais légèrement pour sortir du four qui maintenait au chaud certaines d'entre elles et j'en plaçais une sur une petite assiette blanche aux motifs floraux. Quant au chocolat que demandait leur petit garçon, il m'en restait une cuve à moitié pleine, préparation secrète de la maison avec du véritable chocolat à l'intérieur et aussi un soupçon de miel. Rien de mieux dans tout le quartier, voire dans toute la ville !

— Toutes mes excuses, je suis tout à vous ! Qu'est-ce que je vous sers ?

Rare étaient les visages qui me marquaient sur le coup et pourtant elle venait de le faire. Je ne sais pas bien comment l'expliquer mais entre le moment où je l'ai priée d'attendre et maintenant j'ai l'impression de la voir différemment. Oh oui, il fallait que j'en sache un peu plus sur cette magnifique demoiselle.

— Je m'appelle Lance au fait. Rien à voir avec votre commande mais, puis-je vous demander votre nom ? Demandais-je le visage souriant.
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Mon personnage : Prue Abigail Jones
Race : Possession fusionnelle de John Smith, un médium
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Emploi dans le monde des humains : Étudiante en Philosophie, dernière année de master
Informations : Prue vient d'intégrer la Garde et est encore en plein entraînement, cherchant ses marques.
Elle ne vient pas d'Irlande.

Message par Prue A. Jones le Jeu 12 Nov - 14:13

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Lui et Moi
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And when we first came here, we were cold and we were clear with no colors in our skin. Until we let the spectrum in... Say my name and every color illuminates. We are shining and we will never be afraid again.


Il était près de huit heures du matin et il était temps pour Prue d'aller en cours. Mais tout d'abord, en réalité, elle avait débuté un tout nouveau rituel du matin: aller au café, pour en prendre un. Pourquoi cette nouveauté? C'était en réalité, pour trouver un tout nouveau coffee shop favori, car lorsqu'elle était rentrée en Irlande, elle avait découvert que celui où elle allait souvent avec son frère Erec avait tout simplement fermé. Apparemment, le vieil homme qui tenait la boutique se faisait trop vieux, commençait à perdre le sens du goût et préférait fermer avant que la cuisine et tout le reste ne se dégrade trop. Personne dans sa famille n'avait eu envie de reprendre et du coup ça avait fermé et avait été remplacé par un énième Starbucks.
Prue n'avait rien contre la marque, mais en soi ce n'est pas vraiment ce qu'elle recherchait. Parfois, bien sûr, elle y allait avec des amis, découvrir de nouvelles saveurs, mais pour ce qui était de son endroit favori... elle n'en avait plus. Pourtant, elle se rappelait les heures passées, chocolat chaud, thé ou café dans la main, passés dans un fauteuil à lire un livre d'auteur ou de philosophie. La jeune femme tentait donc de retrouver la même ambiance cosy et chaleureuse qu'il y avait là-bas.
Ainsi, depuis plusieurs semaines, elle c'était fait une liste des cafés autour de son université et de chez elle, qui pourraient potentiellement lui redonner cette impression. Alors, tous les matins, parfois un peu plus tôt, elle allait dans un nouveau café, tester un peu les boissons de chacun, tâter l’ambiance, se faire une idée... Un nouveau rituel avant les cours qui, aujourd'hui, ne commençaient qu'à neuf heures.

En arrivant dans l'échoppe, c'est avant tout la chaleur qui frappa Prue, qui était alors encore emmitouflée dans son manteau d'automne beige pour lui tenir chaud. Elle dû alors le retirer alors qu'elle cherchait encore une place, balançant son sac d'une épaule à l'autre en se faisant. Le manteau alors posé sur le brase, ses yeux filaient sur la salle avant qu'elle ne se résigne à se poser au bar, où de hautes chaises de bar sans dossiers s'y trouvaient. Les banquettes étaient toutes prises, et il n'y avait pas vraiment de table où on pouvait être seul de libre, et Prue n'avait pas envie de prendre pour elle seule une table à plusieurs, pour ne pas voler la place à un groupe qui voudrait s'assoir ensemble.
En toute franchise, elle détestait ce genre de chaises, trouvant qu'on y était toujours mal assis et qu'on avait surtout pas de place pour mettre ses affaires comme son manteau, obligé de s'assoir dessus en le posant sur la chaise ou le pose au sol. C'est la première variante que Prue choisit, posant son manteau sur le tabouret-haut et s’asseyant dessus, posant ses affaires à ses pieds et sortant presque tout de suite un livre.

En tout qu'étudiante en Philosophie, on aurait pu imaginer qu'elle sorte un livre d'un Philosophe, et bien qu'elle ait un livre de Freud dans son sac, vu qu'elle était actuellement plongée dans sa philosophie et sa psychanalyse qui était extrêmement pertinente parfois (bien qu'à d'autres occasions bien trop abracadabrante), c'était un livre de Dan Brown qu'elle sortit et se mit à lire.
Il fallait avouer que Prue n'avait pas du tout été intéressée par cet auteur auparavant, trouvant son style d'écriture insupportable à lire, avec ces chapitres trop courts et avec ses idées de conspiration, mais à présent, elle voulait lire ce qu'il écrivait, simplement pour voir ce qu'il savait, si tout ceci ne parlait pas d'eux, du Cercle, e la Garde, du Conclave... C'était une lecture intéressante, et Prue tentait tant bien que mal de regarder entre les lignes, si la grande conspiration ne serait pas ce qui se passe derrière ce fameux "Voile" dont les entraîneurs parlaient si souvent, mais pour l'instant, elle ne voyait là que les élucubrations d'un homme qui était tombé dans les pièges du Conclave et des fausses conspirations qu'ils aimaient tant lancer au publique. Dans un sens cela permettait aux surnaturels de survivre dans l'ombre, d'un autre... elle ne savait pas trop quoi penser.

Ainsi, plongée dans sa lecture, la jeune Jones n'avait pas remarqué que le serveur au bar n'avait toujours pas prit sa commande après près de quinze minutes d'attentes. Cependant, il la sortit de sa lecture ne lui demandant ce qu'elle voulait commander. Quelque peu surprise, Prue releva soudainement la tête vers le visage du serveur, se perdant quelques secondes dans ses yeux bleus, comme si elle ne se souvenait plus vraiment d'où elle était, avant de se reprendre et de regarder rapidement le grand menu qui s'étalait derrière le comptoir et dans grandes lettres blanches sur un tableau noir, énumérant toutes les boissons qu'offraient l'établissement.
Elle allait prendre un thé, un peu comme à son habitude, et commença alors sa phrase:

« Je vais prendre un... »


Prue ne la termina pas, le serveur la coupant dans son élan en lui demandant son nom. Cela l'arrêta alors dans sa phrase qu'elle laissa en suspens, sa bouche encore légèrement entrouverte alors qu'elle le dévisageait interloquée. Il fallait dire qu'elle ne s'y attendait pas vraiment. Est-ce qu'il flirtait avec elle? Cela faisait un moment qu'on ne l'avait plus abordée ainsi mais il fallait avouer que ce n’était pas désagréable, bien qu'inattendu. Il fallait dire qu'à force de courir dans tous les sens et repousser pendant près de deux ans tous ceux qui voulaient s'approcher un peu trop d'elle n'avait pas aidé...
Donc Prue devait avoir l'air fort maligne à garder la bouche ouverte comme une truite perdue dans des eaux bleues qu'elle ne connaissait pas, avant de secouer la tête, en secouant légèrement la tête comme pour se reprendre. Elle répondit en balbutiant un tout petit peu:

« ...Prue. Mon nom, pas ce que je vais prendre. Et je prendrais un cappuccino, merci. »


Elle ne prenait jamais de cappuccino. Ce n'était même pas ce qu'elle voulait prendre à la base. La jeune femme se mit alors à rougir, se passant une main dans les cheveux les remettant quelque peu en arrière en se demandant ce qu'elle était en train de faire. Une bêtise, certainement. Et en tout cas, elle se comportait comme une idiote, ou en tout cas une personne qui ne savait pas comment se comporter dans un milieu social. Mais quand on est rouillé...
Elle reprit cependant un peu de contenance en retournant poser ses yeux sur son livre, alors qu'elle plaçait son marque page, un vieux bout de bois dont les motifs s'était peu à peu effacés, qui appartenait à sa mère, et le ferma en le posant en face d'elle. Elle releva alors la tête avec un sourire avant de sortir:

« Vous abordez toutes les filles qui se mettent au bar comme ça? Très subtile. »


Prue se permit un petit gloussement, alors qu'elle observait le serveur s’affairer à préparer son cappuccino, avec beaucoup de mousse et de la poudre de chocolat. Elle n'y connaissait rien, après tout elle n'en commandait jamais et ses amis prenaient également toujours autre chose, mais à vrai dire cela avait l'air bon. Comme quoi il suffisait parfois de sortir un peu de ses habitudes...

[HJ: Bon c'est pas génial et bien en retard, désolée ^^"]
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Message par Lance C. Fairshield le Ven 3 Juin - 22:09

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Prue. Pas un prénom des plus communs. M'enfin, qui étais-je moi pour parler de prénom commun. Un Lance Cain Fairshield né en France. Autant dire un joueur de foot avec des pompes de ski. Mais contrairement à moi, son prénom arborait une certaine douceur qui coïncidait parfaitement avec la finesse de son visage. C'est marrant, plutôt que de jeter un œil sur les tables du fond, surveiller l'entrée et rester attentif au reste des clients comme à mon habitude, mon regard se fixait sur son visage orné de ses deux pommettes rebondies.

J'en avais même oublié sa commande, pour la deuxième fois. Je souffle un bon coup, faut que je me reprenne. Depuis quand je perds mes moyens à la vue d'une jolie femme. Mes mains attrapèrent mécaniquement une tasse en porcelaine blanche sous le comptoir et hop, 25cl de café brûlant tout frais sorti et je récupère mon siphon pour coiffer le tout d'une bonne mousse de lait. Un petit peu de poudre de cacao pour rendre le tout plus sexy et on envoie le tout. J'avais chopé tout un tas d'automatismes dans ce travail. Faut dire qu'à certaines heures de pointes t'as pas le choix, les commandes s'accumulent et si t'es pas capable d'expédier les plus simples rapidement, tu te retrouves déborder en moins de temps qu'il en faut pour dire "oups".

— Vous abordez toutes les filles qui se mettent au bar comme ça? Très subtile.

Pour un peu j'aurais cru qu'elle était sérieuse. Mais non, le gloussement qu'elle laissa s'échapper me conforta dans l'idée qu'il s'agissait d'une jeune femme tout à fait sympathique. Les gens d'aujourd'hui ont tendance à être trop susceptibles au quotidien. Ça entraîne des petites histoires qui sapent notre moral alors que si chacun prenait un peu sur soi, on  finirait tous notre journée avec un sourire jusqu'aux oreilles.

— Non, bien sûr que non. Je ne suis pas un mec facile, répondis-je tout en lui tendant son cappucino avec un grand sourire.

Un petit clin d’œil à Ethel – mon collège – pour lui indiquer que je prenais ma pause et je vins récupérer une chaise haute pour m'asseoir face à elle.

— C'est le meilleur de toute la ville, dis-je en pointant la tasse. Du moins c'est ce que me disent les clients. J'ai horreur du café, j'arrive à en boire qu'à partir du moment où la concentration en sucre et en lait est suffisamment haute pour me faire oublier ce que je bois.

Je la contemplai pendant un instant, appréciant la courbe de ses cheveux lisses qui plongeaient sur ses épaules. Un moment magique. Et pourtant quelque chose n'allait pas. Elle semblait ailleurs.

— Toi, repris-je, quelque chose te tracasse. Ça fait déjà un certain temps que je travaille ici et j'ai jamais vu quelqu'un attendre cinq minutes au comptoir sans s'insurger sur le fait que personne n'ait pris sa commande. Encore moins en début de journée. Toi tu es restée un bon quart d'heure sans même lever le petit doigt, et quelque chose me dit que si je m'en étais pas rendu compte tu serais restée muette pendant un bon moment déjà. Ce serait quand même pas un problème de cœur ?

Pendant ma petite tirade, j'avais noté un curieux marque-page dépassant de son livre, le genre unique qu'on garde précieusement et qu'on utilise pour absolument tous les bouquins. Si je me perds pas dans la conversation faudra que je pense à lui demander d'où il vient.
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Elle ne vient pas d'Irlande.

Message par Prue A. Jones le Mer 8 Juin - 16:52

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Prue se met à rire un peu plus fort, cachant rapidement son éclat d'une main timide devant sa bouche, tout en acceptant le cappuccino que le serveur lui tend. Non pas qu'elle tente de cacher son amusement face à lui, mais elle a toujours été du genre à ne pas aimer ceux qui faisaient trop de bruits dans les lieux publiques. En général, elle n'aimait pas non plus se faire trop remarquer. Donc forcément, rire aux éclats dans un café n'était pas de son style.
Néanmoins, elle apprécie la tentative de flirt du serveur, et en réalité, elle n'est pas mécontente d'avoir de la compagnie. Elle est peut-être un peu décontenancée de le voir prendre sa pause et de s’asseoir face à elle au bar, mais ce n'est pas elle qui va se plaindre. Surtout qu'avouons-le, même si elle sera probablement un peu prudente et ne voudra pas s'avancer trop vite, elle est flattée de l'intérêt qu'on lui porte. Et il lui semble que ça fait bien trop longtemps que quiconque lui a porté ce genre d'intérêt. Et que l'intérêt est partagé.

Elle ne fait tout d'abord pas de commentaire sur la qualité du café ici, étant entré pour la première fois dans ce café ce matin et surtout, n'en buvant que trop rarement par elle-même. La jeune femme est plutôt du genre à boire du thé, le plus souvent du Earl Grey, mais quelque chose l'a poussé à changer ses habitudes. Probablement le garçon devant elle.
Avec un mouvement hésitant, elle porte la tasse à ses lèvres et boit une gorge, fermant doucement les yeux pour sentir l'arôme et la torréfaction dans sa bouche. C'est effectivement un café délicieux.
Avec un petit bruit d'appréciation, elle repose sa tasse, avant de retirer la mousse qui s'est collé à sa lèvre supérieur d'un doigt, en rougissant quelque peu.

« Je bois du thé le plus souvent, mais c'est vrai qu'il est très bon. Mais je suis loin d'être experte. »


Elle lui offre son commentaire avec un petit sourire, se penchant quelque peu en avance sur son tabouret pour mieux entendre le serveur, utilisant une de ses mains pour jouer avec les mèches de ses cheveux et gardant l'autre à côté de sa tasse.
L'étudiante lève un sourcil lorsqu'il lui demande ce qui la tracasse. Elle suppose qu'effectivement elle n'est pas le genre de cliente énervante qui veut toujours tout tout de suite. En général, elle est assez patiente, assez calme et assez timide pour ne pas trop tenter d'attirer l'attention sur elle ou pour harceler les serveurs. Probablement que la plupart des gens ne sont pas comme ça. Mais la jeune femme comprend bien le principe d'heure de pointe et que parfois on est trop occupé.


Et bien qu'il y ait bien quelque chose qui la turlupine en ce moment et la laisse souvent en train de réfléchir. Mais ce n'est pas vraiment quelque chose que l'on raconte à un inconnu. Surtout à quelqu'un qui ne fait peut-être pas partie du monde surnaturel. Et même s'il en faisait partie, quand bien même il serait de la Garde, Prue ne lui en parlerait pas non plus. Ses tracas ne concernent actuellement qu'elle, et en parler mettrait en danger deux de ses amis au moins.
La brune décide donc de simplement sourire et de partir sur la première excuse qui lui vient, bien que cela reste une vérité. Elle ne dit simplement pas tout, et bien qu'elle n'aime pas trop ça, elle commence à avoir l'habitude de ne dire que des demi-vérités. C'est toujours mieux qu'un mensonge total.

« Je ne suis pas vraiment du genre pressée. J'ai le temps avant mes cours et puis j'avais de la lecture. »


Elle tapote doucement la couverture de son livre, comme pour appuyer ses propos.

« Même si ce n'était pas de la bonne lecture. Mais une fois que j'ai commencé, il faut bien que je finisse. »


Prue lui offre une légère grimace, avant de rire doucement, reprenant encore une gorgée et essuyant à nouveau le peu de mousse qui reste sur ses lèvres d'un geste distrait. Elle l'observe encore un moment, essaie de deviner son âge, s'il fait des études à côté de ce travail, s'il est comme Eden à accumuler les petits boulots... La brune se rend compte alors qu'elle n'a toujours pas de nom à mettre sur ce visage.

« J'ai le droit à un nom, en faite ? Ou je dois continuer à vous appeler "serveur aux yeux bleus" dans mes pensées ?  »


La jeune femme laisse transparaître son amusement dans son ton, haussant un petit sourcil qui se veut un peu accusateur que le serveur ne se soit pas présenté.

« Sinon je vous trouverais d'autres surnoms. Pourquoi pas... "adonis anonyme" ? »


Avec un sourire narquois, elle se penche un peu plus vers lui, jouant avec la cuillère de son café.
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Message par Lance C. Fairshield le Ven 10 Juin - 16:23

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Sur ce point-là, elle et moi étions diamétralement opposés. Quand je profitais de l'un de mes trop rares moments de libres et que je le consacrais à la lecture, c'était pas pour continuer à lire un bouquin dont les premières pages m'ennuyaient déjà. Non, moi je lisais le genre de choses qui me scotchait tellement à l'histoire que j'allais me foutre au plumard dès vingt-et-une heure pour avoir le temps d'en dévorer le plus possible avant de m'endormir.

La courbe de ses lèvres vendait du rêve. J'écoutais son rire, éclipsant le brouhaha ambiant du café. Par quoi une si jolie fille pouvait être si angoissée ? Elle le gardait pour elle sans doute. Qui irait raconter ses soucis quotidiens au premier inconnu croisé au café du coin. Moi, peut-être. Si j'avais le temps.

C'est là qu'elle me demanda mon prénom. Sur le coup mes yeux se levèrent vers le plafond, un tic que j'ai quand je réfléchis. Non pas que je ne m'en souvienne plus, je vous vois venir, mais aurais-je tout simplement oublié de le lui indiquer ? Chaque mot, chaque phrase, chaque rire. Je les repassai dans ma tête comme un magnétophone. Notre conversation était assez courte, pas besoin de me jeter un regard comme si j'étais rainman. Et il se trouve qu'effectivement, je le lui avais bien dit mon prénom. Ça m'aurait étonné. Aborder une femme sans même se présenter, ça rend toujours la suite de la conversation compliquée. Et puis si elle voulait relater toute notre histoire à l'écrit, pour un journal intime par exemple, il lui faudrait trouver des tonnes de synonymes et de surnoms pour ne pas se répéter. Je vous le dis, commencer par se présenter c'est la base de tout.

- Vu ta patience, je pense que tu a droit à un prénom en effet. Tu peux m'appeler Lance. D'ailleurs, continuais-je après quelques secondes de silence, je te l'ai déjà dit tout à l'heure. C'est mes yeux bleus ou le cappucino qui te font cet effet là ?

La phrase était lancée sur le ton de l'humour avec un grand sourire dessiné sur mon visage. Les maîtres mots de ce café avec la qualité. Je croisais mes bras sur le comptoir pour me rapprocher un peu plus d'elle avant de reprendre.

- Enfin, si tu préfères m'appeler le serveur aux yeux bleus, je t'en voudrais pas. Adonis non plus, mais si j'étais le descendant d'un roi je serais pas serveur dans le meilleur café de la ville.

Je jetais un coup d’œil à ma montre, faudrait pas que je dépasse ma pause. Avec Ethel on est plutôt ponctuel sur ce sujet là. C'est dingue comment les minutes défilent. Ah le temps, avec l'argent ils dirigeaient la plus grande partie de ma journée.

- Je vais pas tarder à devoir reprendre mon travail, mais ce que je te propose c'est que je prenne ton numéro et qu'on aille se...

KNOCK KNOCK KNOCK

Le bruit sourds de trois violents coup de poings donnés sur le bar. L'instigateur ? Un type dans la quarantaine à la barbe hirsute, l'air malpropre et plutôt épais. Il était venu se foutre juste à côté de Prue.

- Salut mignonne, fit-il au passage. Un café bien serré le larbin s'il te plaît.
- Désolé monsieur, je suis en pause, mon collègue Ethel est juste là et il pourra...
- Blablabla. T'es derrière le comptoir non ? Bon alors tu vas me chercher mon café et en vitesse. L'autre empoté est en train de faire d'autres trucs ou je sais pas quoi. Je m'en fous complètement à vrai dire.


Les durs moment où t'aimerais vraiment ne pas être un employé pour pouvoir lui apprendre les bonnes manières. Mais le pire dans l'histoire, c'est ce que ce connard a fait ensuite. Il attrapa le tabouret où était assis Prue et le rapprocha encore plus de lui.

- En plus, la madame et moi on va causer. Hein chérie ?
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