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Any Kind of Happy Ending || Alice H.

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christmas
are you my santa ? i've been good this year

Messages : 389
Date d'inscription : 15/02/2015
Age : 27
Mon personnage :
Race : Petit "spectre" (booh !) aussi dit sorcière de type Servarum (ce qui sonne un peu comme sérum vous trouvez pas ?)
Groupe sociétal ou indépendant : Ce n'est pas vraiment à l'ordre de ses préoccupations journalières
Date de Naissance : 17/08/2002
Âge actuel : 13 ans et toutes ses dents -ou presque, il lui manque les dents de sagesse pour le moins qu'on puisse dire-
Situation amoureuse : Entretient une relation particulière avec une peluche qui comble un manque flagrant d'affection, ne dites pas que vous n'avez jamais eu de doudou affublé d'un nom ridicule
Emploi dans le monde des humains : Ce serait de l'esclavagisme vous savez, je pourrais en référer aux autorités mais vous en feriez autant avec une fillette qui prend un malin plaisir à vous faire tourner en bourrique
Informations :

Message par Olive Cadigan le Lun 5 Oct - 18:12

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Any Kind of Happy Ending
Alors que la nuit venait de tomber, les lampadaires jetant une lumière irréelle sur les bâtiments, formant des cercles de lumière jaune pareils à des soucoupes sur le trottoir, la ville était cependant bien loin d'être prête à dormir et alors que toutes personnes bien comme il faut se préparait malgré tout à aller se coucher, alors que les enfants sages et obéissants avaient fini par disparaître sous leurs couvertures pour rejoindre les bras de Morphée, les yeux d'une petite fille demeuraient grand ouvert. Olive, âgée d'un peu moins de 10 ans, n'opposait que peu de résistance à un sommeil qui la fuyait tant elle était préoccupée. Perdues dans ses pensées, elle n'ajoutait qu'un détail supplémentaire à un plan déjà particulièrement bien ficelé pour une enfant de son âge, celui de son évasion.
Depuis maintenant près de dix ans, elle vivait dans cette institution qui lui offrait gîte et couvert ainsi que de nombreux autres services jusqu'à ce qu'elle ne les quitte pour un monde meilleur, dans tout les sens du terme. Elle avait connu plusieurs familles prêtes à l'accueillir. Plus ou moins bonnes, peu d'entre elles seraient révélées prêtes à aller jusqu'à l'adoption mais plus encore, peu d'entre elles lui avaient convenues. Elle caressait toujours au fond d'elle même l'espoir que sa mère vienne la chercher, se mordant les doigts de l'avoir ainsi abandonnée. La petite fille qu'elle était avait même rêvé de voir son père venir la chercher, mais seulement une fois. Oui, elle avait souvent rêvé quitter cette institution pour retrouver des gens aimant, un rêve loin d'être une réalité.
Alors la solution serait imposée d'elle-même.. si la famille idéale ne venait pas à elle, elle ferait tout le chemin pour venir à sa rencontre. Si on lui avait refusé le droit d'en apprendre plus sur ses parents, simplement parce qu'elle n'était pas encore en âge d'apprendre la vérité, elle les retrouverait d'elle-même, comme une grande.
Il lui avait fallu du temps pour mettre en place ce plan, il était surtout difficile de sortir sans se faire repérer, d'autant plus qu'ils étaient bien surveillés. Elle avait tout d'abord pensé à profiter de l'école pour prendre la tangente après les cours mais.. le temps avait passé, les jours puis les semaines et les vacances d'été étaient arrivées. À ce moment là, elle passait beaucoup moins de temps en dehors de l'Institut et il lui avait fallu réfléchir à un plan plus ingénieux. Finalement, toutes ces années passées à vivre là, à essayer de se faufiler aux cuisines certains soir pour trouver quelque chose à grignoter, à faire des farces et guetter le surveillant, toutes ces années pouvaient enfin servir à quelque chose. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour établir un schéma des rondes ainsi que du programme de chacun. Au final, c'était comme s'évader de prison, à ceci près qu'elle n'avait rien fait de mal et que le surveillant ne s'attendait pas forcément à voir un poussin faire le mur.

Tout se passa comme elle l'avait prévu, ou presque. Elle peut s'enfuir discrètement et l'on ne la chercherait vraiment que le lendemain matin, son seul regret était de ne pas avoir pu emporter davantage d'affaires, question de priorités. C'était à peine suffisant pour survivre un jour ou deux avec le peu qu'elle possédait. Aussi loin son plan avait-il pu aller, elle n'avait pas envisagé sa première nuit seule dehors, pas le moins du monde mais là encore, sa chance avait joué mais ne souhaitant pas la voir tourner trop rapidement, elle avait faussé compagnie à son refuge d'une nuit.
Dublin était une grande ville, très grande ville. Comment diable allait-elle trouver la famille idéale pour la recueillir ? Là encore, son rêve battait de l'aile.. mais s'il y a une chose que l'on tire de la vie d'une petite orpheline, c'est bien de ne jamais baisser les bras. De toute manière, il n'y avait pas de recette toute fête pour trouver des parents. Des enfants très méchants en trouvaient facilement et des enfants tout mignon pouvaient ne jamais en trouver. C'était un peu comme une loterie à laquelle on joue pour la vie mais où l'on a pas toujours la chance de gagner. Pour le coup, Olive en avait marre d'attendre que son numéro soit tiré, elle était bien décidé à aller chercher le gros lot elle-même. Toute sa vie, elle avait compté sur sa mère, tenu grâce à l'idée qu'elle finirait bien un jour par venir la chercher. Elle n'avait pas encore dix ans que déjà, elle avait compris une chose, on ne peut pas toujours compter sur les autres et l'on a pas toujours ce que l'on veut dans la vie. Attendez, ça en fait deux en fait. Bref.. si sa mère ne venait pas la chercher, et malgré toutes les excuses du genre "elle ne sait peut-être pas où la chercher" qu'elle pouvait se monter, elle, elle allait la trouver. Il y avait cependant un énorme MAIS. C'est que.. elle ne savait pas où et qui chercher. Olive Cadigan ? Cadigan ? Ce n'était pas vraiment un nom.. elle était peut-être brune ou peut-être était-ce son père ? Avait-elle les yeux bleus ou marron ? Non, c'était trop difficile, voir impossible de la trouver.

Assise sur les marches de ce qui était un musée, son sac sur le dos et le menton sur les mains, accoudée à ses genoux, elle soupira profondément, sur le point d'abandonner. Elle ne risquait pas de retrouver sa mère avec aussi peu d'indices.. aucune chance ! Frottant son nez du revers de la main, elle réfléchit à ses alternatives, légèrement dépitée. Soit elle retournait à l'Institut et se faisait gronder sévèrement, soit elle restait dehors en évitant de se faire trouver. Le soucis, c'est qu'elle ne tarderait pas à avoir faim ou froid ou à avoir envie de revoir les autres.. C'était vraiment bête de sa part d'être parti ainsi, juste pour retrouver sa mère alors que si ça se trouve, elle était morte, si elle ne se moquait pas totalement de ce qu'elle était devenu. Mais elle n'avait pas envie de fêter un ultime anniversaire à l'Institut, de faire l'ultime vœux qu'elle revienne pour elle ou de trouver une bonne famille aimante.
Toujours assise sur les marches, elle regarda les passants défiler un moment, juste pour faire passer le temps. Les minutes passèrent et le soleil continua de s'élever dans le ciel, approchant peu à peu du zénith. Son ventre se mit à gargouiller avec grand bruit tandis qu'elle de rongeait les ongles pour calmer le monstre. Éblouie par le soleil suspendu librement dans le ciel bleu, une chevelure resplendissante attira son attention, auréolée. D'un blond magnifique, la jeune femme avançait dans la rue sans prêter attention à la petite fille qui la regardait en souriant, songeant ô combien elle était belle. Tout dans son apparence et sa démarche était beau. Une vraie princesse se dit-elle, comme dans les contes de fées. Elle la suivit du regard un instant avant que ce dernier ne soit attiré par un casque brillant reflétant le soleil. Vêtu de l'uniforme en rigueur dans les forces de l'ordre, l'officier de police avançait derrière la jeune femme à une tout autre allure cependant. Était-il là pour elle ? Avait-on déjà prévenu la police de sa fugue ? La peur étreignit la fillette qui réalisa qu'elle n'avait aucune envie de rentrer finalement. Son regard se reporta sur la belle jeune femme, porteuse d'espoir comme les princesses dans les livres avant de se tourner vers l'agent qui balaya les marches du musée du regard.. Alors ni une, ni deux, sans réfléchir plus avant, la petite fille dévala les marches en courant avant de se jeter sur la jeune femme qu'elle heurta presque trop fort avant de lui attraper le bras en la suppliant.

« Mamaaaaan ! Ça fait une heure que je t'attends ! »


Elle regarda discrètement derrière elles, vérifiant que le policier ne venait pas vers elles avant d’enchaîner rapidement pour s'expliquer en chuchotant, sur le ton de la confidence.

« Aidez moi s'il-vous-plaît ! Un monsieur me suit et j'ai peur ! Ne regardez pas en arrière, il risquerait de voir qu'on a compris ! »


Les larmes lui montèrent aux yeux alors qu'elle s'accrochait au bras de la jeune femme aux beaux cheveux blonds, priant pour qu'elle ne comprenne pas cette supercherie et qu'elle veuille bien l'aider à échapper à son potentiel stalkeur, le policier.
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The Caterpillar and Alice looked at each other for some time in silence: at least the Caterpillar took the hookah out of its mouth, and adressed her in a languid, sleepy voice.
'who are you?' said the Caterpillar.-byendlesslove
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Age : 26
Mon personnage :
Race : Humaine, possédée par Charles Dodgson a.k.a Lewis Carroll
Date de Naissance : 12/07/1985
Âge actuel : 30 ans
Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Chef comptable dans une université
Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Lun 5 Oct - 18:38

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Any Kind of Happy Ending

Olive & Alice


La lumière vacillait, tremblante et fragile, plongeant quelque peu l’endroit dans une pénombre qui aurait pu être là la scène de n’importe quel cauchemar. Le cobalt de ses yeux se ternissait en rythme des baisses de tension de l’ampoule tandis qu’elle avait levé le nez. Alice continuait de passer ses mains sous l’eau chaude, après tout cela arrivait bien assez souvent pour que l’on ne croit pas à ce genre de superstitions annonçant là l’arrivée d’un esprit malfaisant. A peine le repas terminé, ses pensées déjà dans les innombrables dossiers qu’elle allait trier cet après midi. Le regard quelque peu surpris par le grésillement de la lumière, c’est jusqu’à ce qu’elle se fit moins capricieuse que la jeune femme reporta à nouveau son attention sur le miroir contre le mur qui lui faisait face.

La soudaine vision qu’elle eu la tétanisa brutalement alors qu’elle cru voir quelque chose au travers du miroir. Une ombre effrayante, dont les contours indéfinis lui étaient pourtant familiers l’observait depuis ce monde parallèle de la glace. De son sourire détraqué, perfide personnage qui la hantait, il lui faisait part de ses mauvaises intentions à son encontre en venant la voir. Il ne disait mot, mais elle le savait. L’eau devenue rouge écarlate lui brûla les mains, Alice s’empressa de les mettre sur sa bouche pour étouffer le cri provoqué par cette vision d’horreur. C’est une véritable panique qui s’empara d’elle, reculant soudainement pour ne plus voir ce que le miroir lui renvoyait. Dans un souffle coupé par l’angoisse, Alice manqua de trébucher et détourna son regard de la surface miroitante. Un instant de lucidité l’avait seulement ramenée à elle alors qu’elle se pinça violemment le bras pour se souvenir que ce qu’elle voyait n’était en rien la réalité mais que des hallucinations dont elle savait qu’elle était victime en cas de fatigue. Suffocant, adossée contre une porte des toilettes, Alice reprit ses esprits en calmant son rythme respiratoire qui s’était soudainement emballée de frayeur ; ce n’était en rien la réalité, cette pensée tournait en boucle dans son esprit alors qu’elle tentait par tous les moyens de mettre fin à sa crise. Elle arrivait à en garder le contrôle, sentant la menace se terrer. Alice en profita alors pour sortir et s’empressa de retrouver un semblant de stabilité : son bureau. Elle s’y assit glissant ses mains tremblantes entre ses boucles blondes pour se rassurer et se dire que tout était fini.

« Alice ? Tout va bien ? »

La jeune femme tourna subitement la tête vers sa collègue, elle n’avait jamais eu de main salutaire pour l’aider à comprendre ce qu’il se passait chez elle. Ce n’était pas demain la veille que cela allait commencer, elle préférait autant mentir que de dire ce dont elle était victime quotidiennement depuis quelques temps. Car ses précédentes nuits avaient été rongées par des cauchemars les plus étranges et les plus effrayants les uns que les autres. Elle avait passé l’âge de croire à ces images phantasmagoriques défilant devant ses yeux alors qu’elle en subissait les symboles, pourtant Alice ne parvenait jamais à se rendormir après. Seule chez elle, son appartement devenait froid et angoissant. Ces derniers lui semblaient bien trop réels, trop liés pour que cela lui semble normal. A chaque fois qu’elle plongeait dans les abysses du sommeil c’était comme si elle retournait dans ce même monde, orchestré habilement à la pointe de la baguette de cette silhouette sombre et imposante qui lui avait voulu du mal il y a de cela quelques années. Des mystères restaient en suspension, ses rêves dont les coutures sautaient une à une chaque nuit avaient tout pour la rendre complètement dingue et lui indiquer que quelque chose n’allait clairement pas chez elle. La toile onirique devenait menaçante pour sa santé mentale lorsque leurs sombres tisseuses venaient dévorer jusqu’à son âme, pauvre victime.

Certaines de ses années passées à l’adolescence revenaient la hanter, elle espérait alors ne pas sombrer de nouveau dans les ténèbres de son esprit torturé. Même le travail ne semblait plus la ramener à la réalité, elle était épuisée et avait cette nette impression que les choses n’allaient pas aller en s’arrangeant. Lorsqu’elle rentrait chez elle, elle avait peur, peur de croiser cette ombre qui la poursuivait depuis de longues années. Les médicaments que lui avaient donné les infirmiers à l’hôpital n’avaient jamais eu d’effets sur ses visions, à ajouter à cela qu’elle ne souhaitait plus approcher de ce milieu qui avait fait d’elle une malade mentale camisolée au fond d’une cellule. Sa vie s’était enfin stabilisée, elle ne voyait pas pourquoi tout recommencerait de nouveau. Refusant d’y croire, la jeune femme fronça les sourcils et se concentra sur ses feuilles de calcul affichées sur l’écran de son ordinateur.

Mais très vite la panique s’empara à nouveau d’elle.

Elle manquait d’air, elle étouffait et sentait déjà des sueurs froides l’envahir sans qu’elle ne puisse en déterminer les réelles raisons. Surmenage ? baisse de tension ? Hypoglycémie ? S’éventant malgré la non présence de chaleur, la jeune femme attira l’attention tous ses collègues présents cette fois-ci qui s’empressèrent de lui proposer médicaments et conseils d’arrêt maladie. Acquiesçant machinalement pour ne pas attirer plus d’attention sur elle et les rassurer de son état, Alice se leva et enfila son manteau, proposant pour aller chercher des boissons chaudes à sa voisine de bureau puisque leur pause touchait à sa fin. Marchant dans les couloirs, elle tenta de ne pas trébucher, perchée sur ses talons à cause de ce tournis incessant depuis quelques minutes. Elle salua d’un regard vif l’un de ses collègues, ne souhaitant pas s’attarder à des discussions alors qu’elle pouvait sentir d’ici l’air frais de l’extérieur. Les rayons du soleil traversaient les portes vitrées, lorsqu’elle appuya sur la poignée elle sentit le vent frais s’engouffrer dans son manteau et la faire frissonner. Ni d’une ni de deux, Alice se dirigea vers le magasin tout près qui faisait de très bonnes boissons chaudes et des cafés exotiques. L’air de l’extérieur lui avait fait le plus grand bien, mais aussi changer ne serait ce qu’un temps oit peu d’environnement l’avait aidée à retrouver quelques couleurs et ce radieux sourire qu’elle offrit au serveur lorsqu’il lui donna sa commande avant qu’elle ne s’en aille.

Prise au dépourvu, tenant ses deux gobelets, Alice papillonna un instant des yeux dans un instant de surprise en découvrant une petite fille accrochée à elle qui l’avait appelée maman. Ne comprenant pas ce qu’il arrivait à cette petite, elle détailla un instant l’enfant comme si cela allait a priori l’aider à comprendre une telle confusion. Elle ne connaissait pas d’enfants, n’en avait pas non plus, et au premier abord elle pensa qu’il s’agissait d’une belle erreur. Gênée mais tout aussi amusée, la jeune femme conserva son regard sur la petite qui la serrait, suppliante avant d’entendre le pourquoi d’une telle réaction. Son sourire s’effaça instantanément, abasourdie par de tels aveux. Ce sont les yeux larmoyants de la petite qui la poussa à agir sans attendre plus longtemps. Ainsi Alice évita de se retourner et se baissa vers la fillette, elle lui accorda un clin d’œil afin de lui faire comprendre qu’elle allait l’aider et qu’elle jouerait le jeu sans hésiter.

« J’étais avec Annelise, tiens je t’ai pris un chocolat chaud ! »

Alice lui offrit l’un des gobelets avant de se relever et de lui prendre la main pour l’emmener loin de la menace qui l’avait guettée. Marchand le long du trottoir, Alice profita d’un feu vert pour traverser et prétendre vérifier la route pour regarder quel homme l’avait suivie. Elle le vit alors, d’un regard en biais sans le regarder directement ; l’homme s’était arrêté, les observant s’éloigner d’un air sceptique. Bien entendu il ne pouvait plus rien faire, elle le vit d’ailleurs s’effacer dans l’angle d’une rue tandis qu’elles progressaient dans le sens inverse, un policier, rien de très alarmant en fin de compte. Elle devait néanmoins avoir une bonne raison de le fuir et ne voulait pas la trahir. Alice ne relâcha pas l’enfant pour autant, tenant sa main comme s’il s’agissait de la sienne, elle l’emmena jusque sur une place et lui indiqua de s’asseoir.

« Je m’appelle Alice, et toi ? »

La jeune femme se baissa à nouveau devant elle, pour se mettre à sa hauteur et l’inspecter d’un vif regard. Elle n’avait pas été agressée, ses vêtements étaient impeccables, ce qui était déjà un point très rassurant quand à sa condition. Quoi qu’il en soit, elle ne pouvait pas laisser trainer cette histoire, se demandant ce qui avait bien pu pousser cette enfant à fuir les forces de l’ordre qui manifestement ne pourraient jamais lui vouloir de mak. Son regard se perdit dès lors sur le gobelet contenant le chocolat chaud destiné à sa collègue que la petite tenait encore entre ses mains.

« Tu peux le boire ! Je te l’offre ! » Fit elle avec un doux sourire.

Bien évidemment elle semblait encore perturbée par l’expérience qu’elle venait de vivre, un bon chocolat chaud lui ferait alors le plus grand bien et l’aiderait sans doute à être plus à l’aise avec elle. Après tout n’était elle pas une inconnue pour elle aussi ? Une chance pour elle qu’Alice ne soit pas pleine de mauvaises intentions, elle avait bien choisi sa cible. Mais elle ne pouvait pas rester avec elle plus longtemps, une enfant de cet âge là ne pouvait pas se promener seule sans qu’il y ait les parents quelque part dans le coin. Ils étaient sans doute en train de la chercher, qui sait depuis combien de temps elle s’était perdue ?





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Message par Olive Cadigan le Lun 5 Oct - 18:45

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Any Kind of Happy Ending
La petite fille était paniquée, au bord de l'hystérie mais en même temps tellement calme, difficile de savoir ce qui venait du personnage qu'elle interprétait pour échapper à la vigilance de l'officier de police et ce qu'elle ressentait réellement. Mais aux grands maux les grands remèdes et elle ne voulait pas retourner de si tôt à l'orphelinat tout compte fait et pour cela, elle avait tout intérêt à jouer les fillettes apeurées pour sauver sa peau. Le seul hic étant que, si la jeune femme réalisait qu'elle parlait d'un agent de police, la supercherie serait vite dévoilée et la fillette renvoyée à la case "prison". Qui aurait cru qu'un agent des forces de l'ordre en voudrait à une enfant ? N'étaient-ils pas au service du bien ? Mais c'était trop tôt, cette nuit passée dehors ne l'avait pas suffisamment refroidie dans sa quête à la recherche de sa mère ou d'une potentielle famille et elle n'était pas prête à retrouver l'enceinte sécurisante de l'Institut où elle avait passé sa vie.
Mais les larmes qui coulaient sur ses joues étaient toutes sauf feintes, de la même façon qu'elle ressentait réellement de la peur à la perspective de retourner au centre encadrée par un policier. Miss Willerby ne serait certainement pas contente de la retrouver et elle savait bien ce qu'on faisait aux enfants qui avaient pris la fuite. La directrice était tout sauf un monstre, bien au contraire elle prenait ses enfants très à cœur mais elle avait aussi le sens des règles et des punitions rondement menées, Olive n'échapperait pas à la règle, aussi mignonne était-elle. Sans doute que rentrer rapidement allégerait son supplice mais la petite n'était pas prête intérieurement, elle ne voulait pas rentrer, pas tout de suite. Cette fugue était en quelque sorte une façon de se libérer plutôt qu'une véritable quête ou une façon de se rebeller contre les autorités supérieures.

Agrippée au bras de la belle jeune femme aux cheveux d'or, Olive reniflait bruyamment, de façon tout à fait inélégante. Les larmes emplissant sa bouche d'un goût salé mélangé à son nez qui coulait, il lui était très facile de lâcher les vannes pour se mettre à pleurer de tout son saoul. Les raisons ne manquaient pas et le simple fait de penser qu'il lui était impossible de retrouver sa mère, qu'elle s'était mise en danger pour rien, que tout ce qu'elle faisait ne menait à rien et qu'elle n'était de toute manière pas voulue sur cette terre, suffisait à former une énorme boule au fond de sa gorge, lui faisant monter des larmes brûlantes aux yeux. Elle ne pleurait jamais sur son malheur mais cela ne l'empêchait pas d'en ressentir parfois le besoin sans toutefois y répondre.
La jeune femme qui la regardait d'un air confus semblait légèrement perdue par la tournure que prenait les événements, la regardant comme une étrangère complète. Elle n'était pas sa fille et peut-être n'avait-elle même pas d'enfant. Il était difficile pour la fillette de lui donner un âge cohérent tant pour elle un adulte était simplement un adulte mais elle n'avait pas besoin de connaître son âge pour savoir que la jeune femme était dépassée par les événements, à raison. Mais elle n'attendit pas plus longtemps avant de lui expliquer la raison de son geste auquel la belle blonde répondit plus rapidement encore, lui tendant l'un des gobelets qu'elle tenait à la main avec un petit clin d’œil complice. Légèrement surprise, Olive le prit entre ses deux mains, lâchant sur le coup la jeune femme en bafouillant un remerciement. Elle était elle-même quelque peu prise au dépourvue mais en même temps soulagée de voir son plan fonctionner. Trop bien fonctionner même.

Main dans la main avec la jeune femme, tenant le gobelet bien chaud de l'autre, elle se laissait guider loin de l'officier de police dont elle sentait le regard lourd de curiosité les suivre tranquillement. L'avait-il reconnue ? Avait-il eu un doute en la voyant tout à coup se ruer sur une personne qu'elle appela maman ? Allait-il réaliser la supercherie ? Ou n'avait-il seulement pas d'idée de l'identité de la fillette, les enfants se ressemblant tous au fond.
S'arrêtant à un passage piéton, elle vit le regard en arrière de la blonde qu'elle suivit rapidement pour voir l'officier de police s'éloigner d'elles et tourner à l'angle d'une rue. En son fort intérieur, elle fut soulagée d'être en sécurité mais son cœur se serra soudainement d'appréhension à l'idée qu'elle ait compris qu'elle fuyait un officier des forces de l'ordre. Mais le danger ainsi écarté, sa main ne fut pas pour autant libérée et elle commença à s'inquiéter. Ne devait-on pas ne pas parler aux inconnus ? On ne savait jamais ce que les gens cachaient derrière leur sourire. Sa main commençant  à devenir moite à l'idée qu'elle se soit jetée dans les bras de l'un de ces kidnappeurs, elle songea qu'elle devrait peut-être se mettre à crier avant qu'on ne l'invite à s'asseoir, au milieu d'une place gentiment fréquentée. Docile, la fillette s'installa alors que la jeune femme s'accroupit devant elle non sans s'être présentée avant. Un petit poids s’ôta de ses épaules alors qu'elle se réconfortait en se disant qu'un kidnappeur ne prendrait pas la peine de se présenter avant de lui faire du mal mais elle ne lui répondait pas tout de suite, l'observant tandis qu'elle se faisait détailler avec attention.
Alice, c'était un très joli prénom pour une très joli femme, elle avait vraiment l'air d'une princesse avec ses longs cheveux blonds, cela lui rappelait un peu le personnage du Pays des Merveilles qui suivait un lapin dans une course effrénée, mais elle garda cette pensée pour elle, se contentant de poursuivre ses observations de son côté. Cette Alice était un personnage de conte alors que celle qui lui faisait face était faite de chaire et d'os et bien plus belle que n'importe quel dessin. Olive aimait beaucoup les contes, les histoires, les récits en tout genre, elle adorait passer des heures à la bibliothèque de l'école et à celle de l'orphelinat pour dévorer des pages de manière chronophage mais le conte d'Alice était loin d'être son préféré, elle aimait beaucoup plus celui de Raiponce et ses longs cheveux ou encore les histoires de fées, même si la fée Clochette était vilaine et que la Marraine la Bonne Fée ne répondait jamais à ses vœux.
Soudainement tirée de sa réflexion par Alice qui l'invitait avec un doux sourire à entamer la boisson qu'elle tenait toujours, elle se frotta le nez de sa main valide dans ce tic qu'elle avait lorsqu'elle se sentait légèrement gênée. Alors elle prit une gorgée du chocolat encore bien assez chaud après l'avoir remerciée brièvement avant de se rappeler qu'elle ne s'était pas elle-même présentée.

« Olive, moi c'est Olive. »


Elle s'attendait à ce qu'on se moque légèrement de son prénom qui était tout sauf commun, habituée à la réaction qu'il provoquait mais défiant en même temps la jeune femme d'agir ainsi en la fixant de ses grands yeux noisette par dessus le gobelet qu'elle avait reporté à sa bouche. Le chocolat chaud lui fit le plus grand bien, tant à son estomac et son petit corps refroidit qu'à son petit cœur blessé. Le silence s'installait doucement entre les deux filles, Olive hésitant fortement à confier les raisons de son geste un peu plus tôt. Balançant les pieds dans le vide du banc tout en sirotant sa boisson, son mal-être se faisait croissant avant qu'elle ne craque et ne s'excuse platement.

« Je n'ai pas envie d'y retourner. »


Presque dans un murmure, elle soupira lourdement à la perspective de devoir bientôt retourner à l'orphelinat car bien qu'Alice l'ait aidée à échapper au policier, elle n'allait certainement pas accepter de la laisser seule dans la rue et à moins de faire faux bond à la demoiselle, elle ne pourrait s'enfuir comme cela, surtout qu'Alice en profiterait sans doute pour avertir les forces de l'ordre et le lien se ferait de lui-même. Olive se trouvait dans une impasse, coincée entre le besoin d'expliquer à la jeune femme qu'elle avait fuit un orphelinat et qu'elle ne voulait pas y retourner ainsi que sa réticence à étaler ainsi sa pauvre petite vie. Qui lui disait qu'elle ne la ramènerait pas d'office auprès de Miss Willerby une fois sa version des faits entendue ?
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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Mar 6 Oct - 11:02

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Olive & Alice


Que ce soit le destin ou le parfait hasard, il y a certains signes qui ne doivent pas être pris à la légère. C’est d’hors et déjà ce que son instinct l’avait poussée à faire, malgré la présence du gendarme que cette enfant essayait de fuir. Alice avait finalement décidé d’entrer dans le jeu de l’enfant, afin de lui venir en aide de sa propre manière plutôt que la laisser se faire embarquer. Même en l’ayant installée sur ce banc, elle se demandait encore si elle avait fait le bon choix. Pourtant le chocolat réchauffant ses petites mains lui prouvaient le contraire. La fillette se présenta à la demande de son accompagnatrice, lui arrachant un sourire en dévoilant les notes chantantes et originales de son prénom. Elle avait de la chance d’avoir un prénom attirant de la sympathie, ce don n’est pas offert à tout le monde et Alice s’empressa donc de le complimenter.

« Olive ? C’est vraiment très joli comme prénom ! »

Même si la petite ne souriait pas, Alice tentait d’être la plus rassurante possible, histoire de la mettre en confiance et pouvoir lui apporter convenablement son aide. D’hors et déjà elle semblait apprécier le chocolat chaud qu’elle venait de lui offrir, Alice s’en voyait honorée et en oubliait complètement sa propre boisson. Elle le posa sur le banc, bien trop occuper à se demander ce qu’elle allait bien pouvoir faire. Jusqu’à ce que la jeune fille poussa un soupir entre deux mots, exprimant son souhait de « ne pas y retourner ». Elle attira son attention, Alice entrouvrit les lèvres mais ne trouva rien à lui dire, stoppée dans son élan par d’autres questionnements à son sujet.

C’est au travers de ses yeux qu’elle se vit en miroir, tandis que son désir de fuir un endroit lui renvoyait cette image d’elle il y a de cela quelques années mais dans un contexte bien moins habituel qu’une rencontre en pleine rue ; elle se souvenait dès lors qu’elle aussi il y avait de ces endroits où elle refusait d’aller quitte à en déverser toutes les larmes de son corps. Un véritable traumatisme, on l’avait forcée, soulevée, même attachée pour l’y contraindre et donc Alice ne pouvait tout simplement pas faire subir cela à cette fille. La jeune femme observa sa nouvelle petite protégée un instant, décelant au travers de ses prunelles ses craintes et ses peurs qui s’étaient distillées au travers de ses larmes. Les ruissèlements secs sur ses joues rougies comme les traces d’un conflit l’empêchaient encore d’emmener cette petite au post de police pour qu’elle puisse retrouver son foyer qu’elle ne pouvait s’empêcher d’assimiler à ce fameux endroit qu’elle rejettait. Néanmoins elle avait compris que quelque chose clochait puisqu’elle était trop jeune pour se balader sans personne adulte. Or il n’y en avait pas avec elle manifestement. Est-ce ses parents qui faisaient l’objet de sa fuite ? Ou oserait elle penser qu’il s‘agisse d’un endroit non propice à l’épanouissement complet d’un enfant ?  Ayant connu de terribles passes, Alice était tout à fait bien placée pour imaginer le pire ; le monde dans lequel on vit n’est pas fait de coutures dorées et de confort constant et souvent ce sont ceux qui méritent le moins qui subissent ces aléas. Quoi qu’il en soit Alice ne souhaitait pas tirer des conclusions hâtives, mais s’en voudrait de la trainer de force, au risque de trahir celle qu’elle avait été. Elle se permit d’instaurer quelques secondes de silence afin de réfléchir aux meilleures solutions possibles pour elle,  au risque que cela lui retombe dessus et qu’on l’accuse de l’avoir kidnappée. Mais ce dont elle était sure, elle entendait la fillette qu’elle était autrefois dire « je ne veux pas y aller » et cette même enfant avait envie de lui répondre

« Alors on ira pas tout de suite. »

Alice se pinça les lèvres, ne croyant pas à ses propres paroles alors que sa raison lui suppliait de faire ce qu’il était demandé dans ce genre de situation. Elle allait sans doute s’attirer des problèmes mais elle ne pouvait oublier la manière dont elle avait eue de s’accrocher à elle, effrayée et désespérée. Alice refusait de revenir sur ses mots, tandis que le conflit entre différents principes dans son esprit lui faisait papillonner nerveusement des yeux. Elle fuyait a priori le regard de la jeune fille qui devait sans doute la trouver bien étrange ; oh elle ne serait sans doute pas la première, néanmoins c’était la même panique qu’elle pouvait constater. Alice posa sa main sur l’épaule de la fillette dans le but de la rassurer au même moment qu’elle entreprit de sortir son téléphone portable. Un numéro composé dans l’habitude et la voix familière qu’elle eu au bout du fil la rassura sur la décision qu’elle venait de prendre. Alice était malade, feignant un violent mal de tête qui l’avait contrainte à rentrer chez elle et ne retournerait donc pas travailler cet après midi. L’excuse passait sans problème au vu de l’état d’angoisse dans lequel elle était avant de sortir de son bureau, aussi on connaissait le sérieux d’Alice lorsqu’il s’agissait de son travail, même si pour une fois c’était un mensonge, Alice ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle n’avait pas d’autres choix que de rester avec elle. En raccrochant, Alice osa enfin lever les yeux vers l’enfant, comme libérée de ses chaines et de ses obligations et lui adressa un large sourire. Elle pouvait désormais lui consacrer tout son temps, comme une nourrice.

Elle ne lui avait toujours pas demandé quel était cet endroit dans lequel elle ne voulait pas aller, là n’était pas le plus important. Sa priorité était de rendre son sourire à cette fillette avant les principes.

« Tu as vu qu’il y avait une vogue en ville en ce moment ? Et si on y allait ? »

Cette enfant saurait sans doute lui rendre son sourire à elle aussi, si elle acceptait de prendre la main qu’elle lui offrait dans l’attente de son accord. Alice n’avait jamais été dans ce genre de lieu festif, elle n’était pas sure d’être l’accompagnatrice la plus amusante mais savait qu’il était facile d’y puiser sa joie.



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Situation amoureuse : Entretient une relation particulière avec une peluche qui comble un manque flagrant d'affection, ne dites pas que vous n'avez jamais eu de doudou affublé d'un nom ridicule
Emploi dans le monde des humains : Ce serait de l'esclavagisme vous savez, je pourrais en référer aux autorités mais vous en feriez autant avec une fillette qui prend un malin plaisir à vous faire tourner en bourrique
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Message par Olive Cadigan le Mar 13 Oct - 22:33

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Any Kind of Happy Ending
Assise au milieu d'une place légèrement fréquentée en cette matinée, Olive tenait le gobelet maintenant refroidit entre ses deux mains qui lui avait été gracieusement offert par la jeune femme en face elle, et bien qu'elle fixa un point devant elle, la petite fille ne voyait aucunement Alice en cet instant. Le regard perdu dans le vague, toute à ses pensées, elle n'était que regret mais aussi conviction, résolution. Elle ne retournerait pas à l'orphelinat, quand bien même elle appréciait fortement Miss Willerby pour tout ce qu'elle faisait pour eux. Non, elle n'y retournerait pas de si tôt et elle était prête à faire n'importe quoi contre cela. Ce n'était pas une situation définitive, Olive avait bien conscience qu'elle ne pourrait demeurer longtemps seule dans les rues, surtout à son âge, mais elle pouvait toujours retourner à la planque où elle avait dormi, celle du grand blond à l'air sombre. Cependant, si elle avait pu choisir, son cœur aurait penché en faveur de la jolie blonde devant elle dont les sourires avaient le don de faire fondre la glace.
Mais une ombre obscurcissait le cœur de la gamine encore troublée par les derniers événements qui baissa la tête, comme vaincue. Elle avait bien conscience des tentatives de la jeune femme pour la réconforter et si une part d'elle appréciait ce geste, une autre part d'elle s'interrogeait sur ces motivations, peu habituée à recevoir ce genre de cadeau. Olive savait que ce n'était que pitié et qu'elle représentait un poids en cet instant ; elle en avait la certitude. Alice ne pouvait décemment pas la laisser seule, pas en tant qu'adulte responsable et son bon cœur l'empêchait de prendre la fillette larmoyante pour la remettre aux autorités. Elle venait seulement de la rencontrer mais déjà, elle avait une image bien définie dans sa tête, de ces jugements que l'on se fait d'un simple coup d’œil à une personne. C'était une bonne personne et ce n'était là pas un simple préjugé, c'était bien plus son instinct qui lui dictait cette impression et après avoir côtoyé un bon nombre de personnes de toutes sortes, elle possédait un bon instinct pour ces choses là.
Ses cheveux rabattus devant son visage comme un rideau masquant un triste paysage, elle essuya son nez du revers de sa manche avant de relever la tête. Fronçant les sourcils pour préciser sa vision, elle frotta ses yeux pour tarir ses larmes qui obscurcissait sa vue. Il lui avait semblé apercevoir quelque chose bouger près du visage de la jeune femme, comme une ombre qui s'était estompée aussi vite qu'elle était apparue mais laissant de côté l'impression étrange d'être observée, elle mit cela sur le compte de l'eau qui s'accumulait sous ses paupières. Pourtant, elle aurait aimé que le chocolat soit encore chaud quand elle but une autre gorgée dans la tentative de se réchauffer. C'était comme si son âme se retrouvait glacée par le frisson dans le dos qu'elle avait ressenti. Mais Alice parvint à réchauffer la petite fille d'un sourire, d'une parole, bien plus que toutes les boissons chaudes de la terre (ou du moins de Dublin) et d'ailleurs, l'enthousiasme qu'elle avait montré à la révélation du prénom de la fillette finit par faire apparaître un sourire sur son visage.

« Joli ? Je ne sais pas. Je préfère dire qu'il est original ! Tout comme moi ! »


Elle ne faisait pas preuve de modestie mais ce n'était pas non plus par orgueil qu'elle se vantait ainsi. Il fallait bien avouer qu'elle était originale comme petite fille et pour une fois, cela n'avait rien de péjoratif. En son sens, il n'y avait rien de mieux que l'excentricité, l'originalité, un trait de caractère précieux, surtout dans son environnement de vie. Se démarquer des autres était important à ses yeux et Alice se démarquait tout à fait de part sa beauté, même si ce n'était que le point de vue d'une fillette de 10 ans. Toute à sa joie retrouvée, soulagée, elle se leva d'un bond pour passer ses bras autour du coup de la jeune femme qu'elle enlaça tendrement, la chose qu'elle avait vu comme déjà oubliée.

« Merci. »


Comme un murmure, elle avait soufflé sa gratitude dans ses cheveux balayés par le vent. Reconnaissante, elle l'était et même si ce n'était qu'un répit temporaire, c'était toujours cela de gagné pour elle ; aussi sauta-t-elle sur cette occasion, même si elle avait été ponctuée d'un pas tout de suite. Elle n'avait cependant pu s'empêcher de remarquer, ressentir un petit changement chez elle, comme si sa lumière intérieure avait brusquement déclinée comme oscillé. C'était comme une baisse de tension mais chez l'être humain et elle n'avait pu s'empêcher de faire le lien avec sa réponse inattendue, comme si la pitié avait laissé la place à quelque chose de plus profond. Pourtant, tout ce qu'elle put penser fut comme balayé alors qu'elle sortait son téléphone de sa poche, excusant son absence en prétextant se sentir mal. Ce n'était pourtant pas qu'un prétexte, elle en avait le sentiment et une légère pointe d'inquiétude vint obscurcir son visage. Comme si elle tentait de fixer son regard sur quelque chose de flou, elle avait du mal à cerner ce qui se passait, discerner ses impressions de ce qu'elle voyait ; pourtant elle choisit pour une fois de faire confiance à autre chose que son instinct et de le faire taire en misant sur le sourire rassurant de la jeune femme qui retrouvait soudainement sa légèreté. Il fallait bien avouer que sa proposition était alléchante et qu'elle tombait à point nommé. Il était évident que la fillette comme la plus grande auraient besoin d'une distraction même si c'est ce qu'elles représentaient déjà l'une pour l'autre. Hochant la tête, un sourire fleurit à nouveau sur ses lèvres rose pâle.

« Je n'ai jamais mangé de marrons chauds. »


A vrai dire, elle n'avait même jamais été à une fête foraine. L'orphelinat n'avait pas les moyens de payer ce genre de divertissements aux enfants, c'était déjà tout juste s'ils arrivaient à payer les fêtes habituelles comme celle de noël grâce aux dons qu'ils recevaient ; et elle n'avait jamais passé assez de temps pour se sentir assez à l'aise à aller en faire la demande à l'une de ses familles, ni assez longtemps pour qu'ils l'y emmènent d'eux-même. Heureusement, et grâce à la télévision, elle savait de quoi il s'agissait et ne passait pas pour une parfaite ignare en la matière ; elle savait aussi que c'était le lieu idéal pour se changer les idées.
Debout sur ses deux pieds, le gobelet presque vide dans une main, elle attrapa la main d'Alice de l'autre en tirant légèrement dessus comme on tire une sonnette pour signifier qu'elle était prête à partir.

« Où est-ce que la fête se tient ? Pas chez les pingouins, ils sont pince-sans-rire ! »

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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Ven 16 Oct - 19:54

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Olive & Alice


C’est un timide remerciement qui parvint jusqu’à ses oreilles, un doux son qui arracha un sourire empli de tendresse à Alice. Cette dernière n’en fit cependant rien, parce qu’elle n’avait pas à la remercier ; c’était tout à fait normal pour elle d’aider une petite fille qui pleure à retrouver un semblant de sourire quitte à ne pas aller au travail. Drôles de priorités direz vous, le fait est qu’Alice n’a jamais privilégié sa carrière professionnelle au reste même si elle a toujours donné cette image d’employée modèle. Elle n’avait pas vraiment l’occasion de montrer ces autres facettes d’elle-même bien qu’elle soit une personne que l’on nomme généralement discrète et gentille malgré tout. Alice avait longtemps érigé des barrières qui la protégeaient du reste du monde et s’était enfermée dans cette routine en rêvant à plus coloré comme vie. Elle n’en était pas malheureuse, mais avait décidé de ne pas se presser en sortant de l’hôpital et après le scandale qui avait ébranlé sa situation. Ne dit on pas qu’il faut se mouiller la nuque avant d’entrer dans l’eau ? Et bien c’était cela même, et il avait suffit qu’une petite fille lui demande de l’aide pour qu’elle se montre moins banale, moins discrète.
En lui proposant d’aller à la fête foraine, cela semblait déjà avoir eu son effet alors qu’elle eut enfin droit à un joli sourire de la part de la petite, sans doute le premier depuis qu’elles avaient fait connaissance. Elle fut touchée de voir la sincérité de celui-ci ; Qu’elle avait l’air adorable ainsi ! Ses sourires étaient réellement contagieux et si elle se sentait heureuse à l’idée d’aller se balader à la vogue, alors Alice l’était aussi. Ca tombait bien, son idée aussi farfelue soit elle avait eu son effet ! Qui n’aime pas les idées folles ? Sur un coup de tête ? D’ailleurs en réfléchissant à la remarque d’Olive, Alice non plus n’avait jamais eu l’occasion de gouter à des marrons chauds dont les senteurs hivernales l’avaient pourtant plus d’une fois séduite.

« Moi non plus figure toi ! Ce sera l’occasion comme ça ! »

Dans cet élan de motivation qui les avaient pris toutes les deux, Alice prit doucement la main de la petite dans la sienne avant de l’entrainer vers la place où était installée la fête foraine. Outre les pancartes multicolores, on pouvait sentir flotter dans l’air les premières senteurs sucrées et colorées de barbe à papa et de pommes d’amour. Il avait suffit de quelques minutes de marche seulement pour qu’elles puissent être perçues par n’importe quel habitant de Dublin. Un parfum qui laissait forcément laisser trainer de joyeux souvenirs, du moins si l’on avait eu une enfance heureuse. Alice n’avait jamais fait que passer à côté, laissant des regards curieux se poser sur les différents manèges et les sourires enfantins affichés sur les visages de ces gens là. Pour la première fois elle s’y dirigeait avec l’intention de découvrir et non simplement observer, et elle était en bonne compagnie pour cela, car Olive semblait être ce genre d’enfant capable de trouver de l’amusement dans tout ce qu’elle voit. Mieux vaut tard que jamais dira t-on, Alice ne s’en est jamais plaint, ayant toujours été persuadée que son tour allait forcément finir par arriver, comme pour tout. Elle n’aurait pas mieux espérer que d’y aller en offrant cette opportunité à une jeune fille qui semblait perdue et qui lui avait versé de chaudes larmes. Une expérience enrichissante qui ne lui ferait jamais regretter sa décision d’avoir abandonné ses calculs et son ordinateur.

Aussitôt qu’elles eurent traversé la rue pour se retrouver sur la place, Alice ne savait pas où donner de l’œil ; il y avait tant de choses, tant de monde qu’elle se demandait par où commencer. Alors elles marchèrent un peu entre les stands, le temps qu’elle puisse repérer deux trois manèges et choses sympa à faire, ayant surtout ses pensées tournées vers l’amusement d’Olive plutôt que le sien. Elles avaient l’air de deux touristes, deux âmes égarées dans un grand parc qui laissaient trainer leurs yeux curieux sur chaque détail. C’est alors que le regard de la jeune femme fut attiré par les nombreuses peluches bariolées accrochées à un stand. Le principe était simplement de lancer des balles sur des boites de conserve pour espérer en dénicher une. Alice se stoppa devant le stand, sans doute les peluches qui y étaient pour beaucoup, puisqu’elle n’en avait jamais vu d’aussi grosses. Elle observa Olive un moment et lui adressa un large sourire.

« On essaye ? »

Alice donna le nécessaire d’Argent au forain pour leur permettre de jouer et il leur confia trois balles de tennis chacune, leur annonçant donc qu’elles avaient droit à trois essais pour tenter de gagner l’une de ces peluches. Alice étira un petit sourire à l’attention d’Olive avant de lui souhaiter bon courage et commença à lancer les balles sur les boites de conserves peintes. Elle se doutait bien que ces jeux là n’étaient pas faits pour gagner du premier coup à moins d’avoir de la chance. Pour sa part après la troisième balle il restait encore une conserve debout. Maos la déception fut de courte durée lorsqu’elle reporta son attention sur la petite fille qui l’accompagnait et qui avait encore entre ses petites mains une balle de tennis et donc encore un dernier tour à jouer. Aussitôt, le visage d’Alice s’était éclairci, elle lui offrit un sourire encourageant.

« Allez Olive, gagne la cette peluche !! »

C’était rien, ce n’était pas non plus gagner la guerre mais Alice avait fini par s’attacher à cette petite et espérait vraiment qu’elle puisse remporter une peluche qui lui ferait sans doute un très beau souvenir de leur rencontre. Si avoir un gros ours en peluche pouvait lui faire oublier cet endroit qu’elle fuyait, Alice était prête à débourser encore de l’argent pour qu’elle puisse s’amuser encore. Alice se plaça donc aux côtés de la fillette qui était en pleine concentration. Elle demeura silencieuse, fixant ces boites de conserve comme si elle aurait pu la menacer de terribles choses si celles-ci avaient le malheur de décevoir Olive.



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Message par Olive Cadigan le Dim 18 Oct - 0:23

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Cheveux défaits, vêtements étriqués et parsemés de plis en tout genre, un vieux sac bien rebondit sur le dos ; malgré les apparences qui auraient pu laisser croire -et à raison- qu'elle avait passé la nuit loin de son lit, cela ne changeait pas de son aspect habituelle. Olive avait beau être une fille dans le sens biologique du terme, elle manquait de ce côté fillette coquette qui se pouponne et dont la couleur préférée est unanimement le rose comme si on l'avait lobotomisée à coup de poupée Barbie. C'était bien entendu, un point de vue très stéréotypé mais la fillette tenait beaucoup plus du garçon manqué que de la fille propre sur elle et coquette. Les bâtons en guise d'armes à la place des poupées, les ballons à la place des cerceaux colorés, les billes à la place des histoires de garçons. La moitié de ses pantalons étaient troués au niveau des genoux à force de se traîner à terre et de tomber, ses manches trop courtes voir déchirées, son postérieur usé à tel point qu'il avait pris une couleur plus pâle. Mais ç'aurait été mentir que de dire qu'elle n'était pas une fille pour autant, d'autant que c'était ce que la nature avait choisi pour elle. Olive aimait les robes et les petites jupes qui volent quand on tourne sur soi-même, elle aimait les poupées, les histoires de fées et de prince charmant et aussi les coiffures compliquées tout en se racontant des histoires au cœur de la nuit, il se trouvait juste qu'il était difficile de concilier ces deux choses à son âge et encore plus dans l'environnement qui l'entourait. Qu'est-ce que c'était, être une fille ? Elle avait beau observer les adultes qui l'entouraient, se baser sur ce qu'on lui enseignait et écouter les dires des filles plus âgées, l'idée qu'elle s'en faisait était plutôt particulière voir faussé par le merchandising habituel des lobbies bien décidés à vendre un maximum d'articles de genre. Ce qui lui manquait, de façon cruelle, c'était une présence féminine digne de ce nom, une présence naturelle et somme toute maternelle.

La jeune femme qui lui faisait face était un parfait spécimen de la gente féminine dans le sens propre du terme. De belles courbes, un visage fin et bien maquillé, de longs cheveux bien entretenus, en résumer, un soin de sa personne résultant d'une certaine estime personnelle. Olive était charmée, obnubilée. Elle l'avait remarqué dès qu'elle s'était approchée pour lui prendre le bras, ce doux parfum qui se dégageait d'elle et main dans la main, elle ferma un instant les yeux pour en humer l'odeur, emplissant ses poumons lentement et profondément. Cela lui évoquait quelque chose de singulier, comme un sentiment lointain qui s'éveillait en elle et sur lequel elle ne parvenait à mettre le doigt mais cette simple odeur, parfumée et fleurit, avait eu le don de la faire voyager dans le temps comme dans l'espace. Cela n'était pas comparable aux parfums portés par les autres, comme celui de Miss Willerby qui cocotait un peu et donnait envie d'éternuer le matin. Non, ce parfum, il aurait pu être celui de sa maman et bien qu'elle ne l'avait jamais imaginée de cette façon, elle savait maintenant qu'elle aurait porté un parfum particulier auquel elle aurait pu l'associer.
Mais Alice n'était pas sa maman et son parfum ne lui rappelait rien d'autre que des souvenirs lointains et insaisissables tout en lui faisant rêver à un futur lumineux et agréable ; elle se prit à rêver à la vitesse d'un battement de cil qui l'a propulsa au pied de la fête foraine alors que l'odeur du sucre et la musique parvenaient à ses sens en éveils. Les manèges, les stands divers et variés, l'odeur de nourriture flottant dans l'air, tellement chargée de sucre qu'elle aurait pu donner des caries à quiconque humait l'air, sans oublier les cris, les interpellations et la musique assourdissante, les lumières éblouissantes. Olive n'avait jamais eu l'occasion de se rendre à une fête foraine mais il fallait avouer que c'était un divertissement bien onéreux pour des orphelins, un divertissement dans lequel l'état était peu enclin à investir. Alors, comme tout un chacun, elle s'était contentée d'observer la fête de loin, enviant les enfants qu'elle entendait rire tout en se demandant ce qu'ils trouvaient de si drôle. Elle ressentait cette étrange jalousie qui nous pousse à envier autant qu'à détester les personnes que nous observons sous ce mauvais jour ; jusqu'à ce qu'elle se fasse une raison et accepte la fatalité qu'était la sienne. Au fond d'elle, la fillette se répétait sans cesse la même chose ; un jour, tu pourras, un jour, ce sera à toi. Un message plein d'espoir qui lui apprenait la patience et à raison ; aujourd'hui, elle était à une fête foraine pour s'amuser plutôt que regarder les autres en profiter à sa place. La roue avait tourné.

Olive devait beaucoup à Alice en si peu de temps mais le sentiment qui l'animait s'éloignait peu à peu de la culpabilité pour profiter pleinement de l'instant présent en cette charmante compagnie. Il ne leur avait fallu que quelques minutes avant d'arriver sur les lieux, minutes qu'elle ne vit pas passer avec l'esprit accaparé pour un rêve olfactif mais dès que son esprit se focalisa sur ce qui l'entourait, ses yeux se mirent à briller de milles feux, comme animés par les lumières qui les entouraient. Les joues roses et le sourire aux lèvres, elle ne savait où donner de la tête et le simple fait d'être sur les lieux suffisait finalement à la combler, juste parce qu'elle se trouvait ici dans un tout autre état d'esprit. Barbe-à-papa, manège à vous retourner la tête, stands de tir, tout l'émerveillait et elle aurait été bien en peine de choisir si on lui avait donné le choix. Les nuages rose l'intriguaient tout particulièrement, tentée qu'elle était pas l'odeur qui lui parvenait mais son attention fut attirée par autre chose alors qu'elle fut stoppée en pleine de marche. Tournant la tête, elle suivit le regard de sa nouvelle amie qui regardait un stand enfouit sous les peluches de tailles diverses et variées. Certaines étaient si grosses qu'elles faisaient largement la taille de la fillette et le double de sa largeur, de couleurs invraisemblables pour des animaux comme s'ils sortaient tout droit d'un monde imaginaire où ils auraient abusé de barbe-à-papa.
Sa joie était à son comble quand on lui proposa de jouer au jeu proposé, même si elle ressentait une pointe d'appréhension. D'une part, elle était légèrement mal à l'aise à l'idée de laisser Alice dépenser de l'argent pour elle et d'autre part, elle craignait de se ridiculiser et qu'ainsi, elle l'ait fait pour rien. C'eut été encore pire que d'échouer dans le jeu et gâcher ses sous mais déjà, avant qu'elle n'ait pu émettre une quelconque opposition, trois balles furent posées devant son nez, à son intention. Prenant une balle entre ses doigts, elle la malaxa un peu en se concentrant sur la cible qui s'offrait à elle. Des boîtes de conserve. Ce n'était pas la première fois qu'elle se livrait à ce jeu tant il était populaire aux kermesses de l'école comme à celles de l'Institut. Le but du jeu était de les renverser toutes à l'aide des trois balles à sa disposition, ce qui aurait du être un jeu d'enfant. Mais les boîtes de conserve étaient traîtres, elle le savait parfaitement. Continuant de malaxer sa balle entre ses petits doigts, elle regarda tour à tour Alice et la personne du stand avant de se décider à imiter sa voisine et de lancer sa balle. Inspirant profondément, elle arma son bras avec le plus grand sérieux du monde avant de lancer la balle le plus fort possible en direction des boîtes qui formaient la base mais celle-ci n'atteignit pas la cible escomptée et heurta la rangée supérieure, envoyant voler quelques boîtes dans un son ravageur. Attrapant la seconde balle, elle réitéra son geste en modifiant un peu l'angle de tir qui atteignit parfaitement sa cible cette fois. Souriant de toutes ses dents, fière de cet exploit, elle attrapa la dernière balle en vue de se débarrasser de l'ultime barrière face à la peluche. S'éleva alors la voix de son amie qui l'encouragea avec enthousiasme. Cette dernière n'avait plus de balle en sa possession, elle était donc l'unique chance de remporter un lot ! La pression était forte et elle sentit ses mains devenir moites mais heureusement pour elle, la balle de tennis absorba une partie de l'humidité. Ce n'était qu'un jeu d'enfant, rien qu'elle n'ait pas déjà reproduit plusieurs fois déjà et son entraînement rigoureux à la marelle avait forgé son sens du lancé comme sa maîtrise du visé. Gratifiant la jeune femme d'un sourire légèrement intimidé dont les coins tombaient vers le sol, elle reporta son attention sur sa cible, fronçant les sourcils. Cette fois-ci, elle prit bien garde à la façon dont elle tenait sa balle, ne lâchant pas son but des yeux et inspirant doucement, elle attendit de relâcher peu à peu sa respiration avant d'armer son bras et de lancer la balle. Cette dernière fut empreinte d'une trajectoire courbe avant de s'écraser avec fracas contre l'étagère sur laquelle reposait l'ultime boîte, ne la manquant que de très peu. Déjà, la défaite et la tristesse se peignait sur son visage quand l'impensable se produisit. La balle, en heurtant l'étagère avec force, avec provoqué une vague de vibration qui envoya l'obstacle rouler derrière son support et tintant sa victoire en atterrissant sur ses voisines dans un grand bruit.

Bouche bée, la fillette n'en croyait pas ses yeux, fixant l'endroit où c'était trouvé la cannette avant qu'elle ne tombe comme les autres. Elle avait réussi ! Le temps que l'information parvienne à son cerveau, elle se mit à sautiller de joie en claquant dans ses mains, un immense sourire illuminant son visage.

« On a gagné !! » s'exclama-t-elle en se tournant vers Alice. « On a gagné la peluche !! »
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Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Dim 18 Oct - 21:21

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Olive & Alice


Croisant les doigts tandis qu’elle observait les boites de conserve avec attention, Alice fixa la balle qui alla s’écraser sur celles-ci afin qu’elles ne tombent toutes complètement, laissant le plateau libre et témoignant de la victoire d’Olive. Alice étira soudainement un large sourire et reporta son attention sur la jeune fille qui avait l’air complètement ravie. Elle sautillait, exprimant sa joie tout en applaudissant cet exploit. La fillette arracha un rire à Alice qui même si elle ne s’exprimait pas comme elle n’éprouvait pas moins de joie de la voir s’amuser comme cela. Elle espérait que ce soit qu’un début de cette belle journée et qu’à la fin de celle-ci elle puisse avoir en tête nombre de souvenirs de cette dame qui avait décidé de l’emmener à la fête foraine juste pour lui rendre le sourire.

« Bravo Olive !! » Fit Alice aussi radieuse qu’elle

Le forain s’approcha de la fillette afin de lui demander quel serait son choix parmi les peluches accrochées. Alice laissa donc sa petite protégée choisir tranquillement tout en gardant un œil sur la qualité de celles-ci ; ce serait dommage d’en avoir une déjà abimée ou trouée. Ceci fait, elles s’éloignèrent ensemble du stand alors qu’Alice avait repris la petite par la main, si on la cherchait encore elle pouvait toujours prétendre être sa mère de cette façon et parce qu’elle s’était rendue responsable d’elle. Il avait suffit de quelques secondes de marche, puis elles  allèrent vers un premier manège qui avait pas mal de succès après qu’Alice ait demandé à Olive si ça lui plairait d’y monter. Elles avaient sans doute la même appréhension de l’inconnu mais au vu des sourires étirés sur les visages des personnes et des enfants qui en sortaient c’était surement quelque chose à tester. Une fois installées dans les wagons, Alice aida Olive à disposer la peluche entre elles deux comme si elle profitait aussi du manège.

« Il faudra que tu lui trouves un nom ! »

Une clochette retentit avant qu’elles n’aient pu débattre du prénom de la peluche, interrompant leur conversation à l’annonce du commencement du manège. Les wagons étaient lâchés, sur des plateaux tournants et se levaient et s’abaissaient afin de diversifier les sensations et de ne pas avoir l’impression d’un manège qui ne fasse que tourner jusqu’à vous en donner mal au cœur.  Alice offrit un large sourire à Olive ; même si elle n’extériorisait pas vraiment ce qu’elle ressentait elle était complètement impatiente de voir ce que donnait ce manège et si Olive apprécierait autant que le stand de tir.

Aussitôt que les petits wagons se mirent à bouger, ils s’élevèrent, arrachant déjà quelques rires à la jeune femme qui s’accrochait. Le vent s’engouffra dans ses boucles blondes et comme le parcours était assez aléatoire, elle dû s’y prendre à plusieurs fois pour dégager son visage de ses boucles blondes.  Quoi qu’il en soit elle appréciait la sensation, parfois il est agréable de se laisser porter sans avoir le moindre contrôle et avait même fini par y prendre gout alors qu’elle se sentait bien plus à l’aise malgré que le manège aille de plus en plus vite. Alice lança un regard à Olive et entreprit de prendre un des bras de la peluche, comme si cette dernière profitait également du manège, dans le but de faire rire Olive de plus belle. Il y avait une complicité naturelle entre elles qui fleurissait doucement et promettait dès lors de beaux souvenirs partagés.

Alice essayait toutefois de ne pas trop s’emballer, elle ne connaissait d’elle que son prénom et serait sans doute amenée à ne plus la voir si ses parents ou autre personne ayant sa responsabilité savait qu’on l’avait emmenée à la fête foraine au lieu de la ramener là où elle devait être. Alice ne regretterait pas ce geste, quitte à ne plus pouvoir la voir, elle aura été heureuse d’illuminer sa journée. Cela dura quelques minutes à peine, le temps que les rires s’élèvent haut et en chœurs ainsi ce même refrain que l’on entendait résonner sur toute la place. Lorsque le wagon se stoppa  et que le manège eu son quota de fou-rires et de surprises au complet, Alice aida Olive et sa peluche à descendre avant de replacer ses cheveux correctement.

« Ca t’a plu ? Et si on essayait les marrons chauds maintenant ? »

Puisqu’elles n’étaient pas loin et que l’odeur alléchante flottait dans l’air et lui mettait l’eau à la bouche, c’était sans doute la meilleure chose à faire ! Elles pourraient ensuite profiter de la vigue sans plus de frustration olfactive. Alice lui commanda donc deux cornets au vendeur. Pliant de journal de sorte d’en faire un cône dans lequel il versa les marrons, ce derneir donna d’abord les marrons à Olive. Alice la débarrassa de sa peluche, la prenant sous le bras afin que celle-ci ne la gêne pas.

« Tiens pour toi mademoiselle ! » Lui fit-il avec un large sourire.

Puis il en donna un à Alice, lui adressant également un sourire qu’elle n’osa lui rendre complètement.

« Elle est bien sage votre petite ! »

C’était tout à fait mignon et amusant de savoir qu’elles formaient une photo de famille parfaite alors qu’elles venaient tout juste de se rencontrer. Alice emmena donc Olive s’asseoir sur un banc tandis qu’elles goutaient leurs premiers marrons chauds.
« C’est pas mauvais du tout ! » Fit Alice, agréablement surprise.


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Âge actuel : 13 ans et toutes ses dents -ou presque, il lui manque les dents de sagesse pour le moins qu'on puisse dire-
Situation amoureuse : Entretient une relation particulière avec une peluche qui comble un manque flagrant d'affection, ne dites pas que vous n'avez jamais eu de doudou affublé d'un nom ridicule
Emploi dans le monde des humains : Ce serait de l'esclavagisme vous savez, je pourrais en référer aux autorités mais vous en feriez autant avec une fillette qui prend un malin plaisir à vous faire tourner en bourrique
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Message par Olive Cadigan le Ven 23 Oct - 19:09

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Any Kind of Happy Ending
Concentrée, balle de tennis en main, la fillette passa sa langue sur ses lèvres sèches en coinçant une longue mèche de cheveux derrière son oreille gauche, dégageant ainsi ses yeux qui ne manquaient pas leur cible. Droit devant elle, les dernières boîtes de conserve se dressaient fièrement sur leur plateau comme ultime barrière avant la peluche offerte en lot. Tirant légèrement la langue sous l'effet de la concentration, elle arma son bras en arrière avant de lancer la balle de toutes ses forces, l'envoyant rebondir sur le bord de l'étagère. Les boîtes demeurèrent, l'espace d'une seconde, provoquant la déception dans son petit cœur. Baissant la tête de dépit, elle la releva brutalement alors que le bruit caractéristique du métal heurtant une surface similaire se fit entendre. La fillette avait envoyé les boîtes comme de la vulgaire pâtée pour chien !

Olive n'avait jamais été aussi fière, sautillant sur place en frappant dans ses mains, ses longs cheveux battant en rythme dans son dos tandis qu'elle improvisait une danse de la joie sans se soucier du regard des autres. Elle avait gagné, c'était la première fois qu'elle gagnait un lot de cette taille mais elle avait gagné et elle était en cet instant au comble de la joie. Félicitée par sa nouvelle amie plus mesurée dans l'expression de sa joie mais pas moins heureuse pour elle, la fillette sauta sur l'occasion de choisir la peluche, portant son regard sur l'étendue qui s'offrait à elle. Il y avait trop de choix à son goût, deux sortes auraient été plus simple et elle faillit bien en perdre le sourire de sérieux. Elles étaient toutes parfaites en soit mais elle finit par porter son choix sur l'animal le plus étrange et le plus laid qui soit, seul dans un coin. Lui, il serait parfait. Le croisement entre un kangourou et un canard dopé à la barbe-à-papa était particulièrement singulier avec ses couleurs pâles entrelacées et son drôle d'air. Il était évident qu'il n'était pas le favori des enfants mais elle aimait particulièrement les objets mal aimés et d'un côté, il était assez mignon avec ses pâtes palmées et sa queue orange clémentine. Ravie de son choix, elle la brandit en direction d'Alice pour la lui montrer, guettant sa réaction face à son choix avant de hausser les épaules en souriant de toutes ses dents.

« Merci de m'avoir invitée, je l'adore ! »

Remerciant la jeune femme, toute à sa joie qu'elle était. Cette dernière lui attrapa à nouveau la main que la petite fille serra fermement de sa petite mimine. Elle aimait bien cette sensation quand elle lui prenait la main, comme si elle ne voulait pas la lui lâcher et qu'elle comptait quelque part, elle se sentait apaisée, protégée ; une sensation trop peu familière pour elle. Après le stand de boîte de pâté pour chien, on l'emmena à un manège et après une courte hésitation devant la proposition d'y monter, elle hocha la tête brièvement. Elle avait un peu peur de sa première fois, après tout, cela semblait effrayant vu comment les gens criaient mais après réflexion, il s'agissait davantage de cris d'excitation que de peur, ce qui la rassura quelque peu. De toute manière, elle n'était pas seule et malgré le peu de temps passé en compagnie de la belle blonde, elle lui faisait confiance pour savoir ce qui était possible à son âge. Installées dans la nacelle, la peluche soigneusement placées entre elles, Olive sourit à Alice. Le nom pour la peluche, elle l'avait trouvé dès qu'elle était entrée en contact avec ses bras. Mais elle ne fut interrompue avant de répondre, un son de cloche retentissant alors que le manège se mettait en branle. Le reste de ses propos se perdit dans un long cri strident, surprise par la sensation. Elle tourna la tête pour regarder sa voisine, lui souriant ouvertement avant de crier à nouveau, s'accrochant à la barre tandis que ses cheveux battaient le vent dans son dos, fouettant alternativement son visage en lui masquant la vue.
Elle passait la meilleure journée de sa vie entière !! Ou autant pensait-elle en cet instant. Ce n'était pas pour le peu d'années qu'elle avait vécu jusque là mais elle passait un très bon moment qui resterait à jamais gravé dans sa mémoire ; un moment qui prit fin trop rapidement à son goût. Mais tous les bons moments ont une fin, raison pour laquelle ils sont si bons. Finalement descendue, elle se vit proposer des marrons chauds et l'absence de petit déjeuner ce matin se faisant sentir, elle se vit bien obligée d'accepter la proposition. Alice se montrait très attentionnée à son égard et si elle avait pu nourrir quelques doutes et appréhensions à l'idée de dépendre de quelqu'un après tout cela, elle était là capable d'apprécier ce qu'on faisait pour elle, profitant de chaque instants avant de retourner à l'orphelinat. La jeune femme n'avait pas conscience de son enfance, elles ne savaient mutuellement rien de plus l'une de l'autre que leur prénom respectifs mais cela suffisait, elles n'avaient pas besoin de plus pour passer un agréable moment. Olive appréciait aussi cette anonymisation, de ne pas être considérée comme une orpheline mais comme une petite fille comme les autres et de pouvoir vivre une journée sans ce poids sur les épaules ; elle appréciait également l'absence de questions à son sujet, même si elle savait que ces dernières finiraient par venir. Suivant la jeune femme en sautillant légèrement en direction du marchand de marrons chauds, elle lui annonça joyeusement.

« J'ai déjà ma petite idée pour son nom ! Pourquoi pas Simili-canard ? »

Ce n'était pas un canard entier et pas un kangourou entier, ni même l'un ou l'autre à vrai dire mais avec ses palmes, elle trouvait le nom parfaitement approprié pour l'étrange personnage. Mais elle fut interrompue par le monsieur du stand qui les servit tour à tour, le remerciant poliment avec un sourire. Attrapant son cornet tout chaud après avoir été délestée de la peluche, elle souffla dessus en se régalant de leur douce odeur alors que leur chaleur réchauffait ses mains. Cela faisait du bien d'avoir à manger entre les mains et elle savait maintenant que si leur bonne odeur la narguait jusque là, le supplice serait moindre une fois qu'elle y aurait goûté. Tout à ses marrons, elle n'entendit pas la remarque du monsieur sur son comportement et suivit plutôt la jeune femme les emmenant à un banc pour savourer plus tranquillement les petites douceurs. La petite fille soufflait toujours dessus quand elle observa Alice en manger un avec une mine ravie, poussant une exclamation contentée. Il ne lui en fallut pas plus pour braver leur chaleur et enfourner un marron tout chaud dans sa bouche, gonflant sa joue. Jetant un regard vers sa voisine, elle lui sourit avant de se mettre à mâcher comme un hamster avant d'avaler tout rond, poussant un soupire comblé.

« C'est trooooop bon ! Merci beaucoup Alice. »

Elle enfourna deux autres marrons, peinant à les mâcher tous les deux pour finalement se décider à y aller progressivement avant de s'étouffer sottement. Mais une question lui brûlait les lèvres plus fortement que n'importe quel marron chaud et elle ne résista pas longtemps à l'envie de la poser.

« Tu as des enfants ? »

Elle était sûre qu'elle ferait une merveilleuse maman.
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Race : Humaine, possédée par Charles Dodgson a.k.a Lewis Carroll
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Âge actuel : 30 ans
Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Chef comptable dans une université
Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Ven 30 Oct - 19:23

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Any Kind of Happy Ending

Olive & Alice


C’était avec un immense sourire qu’Alice se remémorait les moments passés dans l’attraction avec la jeune fille. Cette dernière avait beaucoup aimé et l’avait même remerciée. Alice aussi s’était beaucoup amusée, cette journée allait longtemps lui rester en mémoire aussi bien pour le sourire qu’elle avait semé sur le visage de cette petite fille venant en pleurant vers elle que pour cet air pur et frais qu’elle lui avait apporté en cette journée qui n’aurait pas dû tourner ainsi. Le hasard fait bien les choses, Alice avait fait le bon choix en préférant s’occuper de la jeune fille plutôt que de retourner derrière son ordinateur. Elle s’en serait sans doute voulu, elle se serait inquiété même si elle avait choisi de l’emmener à un poste de police pour retrouver ses parents ou son responsable légal.

Alice avait alors choisi ce moment pour lui offrir ces fameux marrons chauds qu’elles découvraient ensemble pour la première fois après qu’elle lui ait annoncé le prénom de la peluche. « Simili-canard » A priori le nom l’avait bien fait rire, un large sourire s’étira sur ses lèvres tandis qu’elle approuvait ce nom. Il lui rappelait le nom d’un personnage d’un conte dont son arrière grand-mère avait été la muse et qu’on lui avait lu étant enfant, sauf que c’était une simili-tortue.

« C’est un nom rigolo, j’aime beaucoup ! »

Alice qui s‘était assise aux côtés d’Olive observa son cornet de marrons chauds d’un air intéressé. Après avoir maintes fois reniflé l’odeur s’était lancée à la dégustation et avait beaucoup aimé. Il en allait de même pour Olive visiblement, mais il fallait faire attention parce que c’était chaud. Alice ne voulait pas qu’elle se brûle le palais. Mais il ne s’agissait pas de brûlures dont elle aurait dû se méfier car la petite se mit à tousser. Alice cessa donc de manger et posa sa main sur le dos de la jeune fille. Puisqu’elle arrivait encore à respirer il était inutile de taper entre les omoplates pour faire passer. Néanmoins elle laissa sa main pour apaiser la petite et ce jusqu’à ce que ça passe. Alice lui adressa alors un doux sourire et mangea un autre marron chaud, se concentrant à nouveau sur son cornet.

Alice aimait cette ambiance, elle avait l’impression d’être en congé et de passer un bon moment avec une personne qu’elle connaissait depuis longtemps. Un sentiment de sérénité l’avait envahie, alors que les marrons la réchauffaient. Même en plein mois d’Octobre il faisait un peu froid, le vent soufflait, balayant les feuilles mortes sous ses bourrasques. La voix fluette de la jeune Olive attira à nouveau son attention alors que celle-ci lui demandait si elle avait des enfants. Une question qui lui arracha un bref rire, un peu gênée mais elle ne laissa pas de silence s’installer et n’hésita pas à lui répondre.

« Non, malheureusement je n’en ai pas. »

Elle espérait bien en avoir, mais pour cela elle devait trouver quelqu’un avec qui faire sa vie. Ce n’était pas chose simple pour elle, ayant passé la plupart des années de sa jeunesse enfermée, elle était passée à côté d’un bon nombre de choses qu’elle aurait voulu connaitre. Privée de sa jeunesse, Alice avait cette attitude détachée des autres qui l’empêchait souvent d’aller plus loin dans ses relations. Un besoin contant de se protéger de peur qu’on ne la juge, de peur qu’on finisse effrayé même si tout la positionnait comme une victime dans cette tragédie avec ses parents. Enfin, elle ne l’avait pas trouvé cet homme qui ferait la différence et qui l’aiderait à surpasser ces craintes et l’autoriserait à vivre comme n’importe quelle femme.

Alice souhaitait silencieusement que si un jour elle aurait la chance d’avoir des enfants, ils soient aussi adorables qu’Olive.

« Tu pourras ramener Simili-Canard chez toi ! Je suis sure qu’il sera très bien dans ta chambre ! »

En parlant de chez elle, le sujet foyer familial allait dès lors la mener à poser cette question qui ne pourrait manifestement pas être retenue plus longtemps. Alors qu’Alice mangeait le dernier marron chaud, elle mit en boule le papier journal avant de reporter son regard sur l’enfant.

« Et tes parents ? Qu’est ce qu’ils font ? » Fit-elle doucement.

Elle se doutait qu’ils étaient potentiellement ce qu’elle essayait de fuir, autrement elle les lui aurait déjà réclamés ou aller vers cet agent de police n’aurait pas été un problème. Puisque ce n’était pas le cas elle soupçonnait qu’il y ait un problème ; une fugue de sa part ou autre chose qu’elle se devait de découvrir si elle voulait l’aider car elle n’avait aucun droit de la garder avec elle ou Alice allait réellement finir par s’attirer des problèmes voire se faire accuser d’enlèvement. Elle espérait simplement que la concernée ne se braque pas et qu’elle ne le prenne pas comme si elle avait pour objectif de lui faire la morale, parce que ce n’était pas le cas. La journée avait beau être idéale, toutes les bonnes choses ont malheureusement une fin et avant qu’elle ne l’emmène ailleurs, elle aimerait pouvoir être au courant de sa situation au cas où on l’interpelle et qu’elle puisse donner des explications.



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Message par Olive Cadigan le Sam 7 Nov - 17:54

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Simili-canard, joyeux croisement entre un kangourou et un canard mais tenant plus de monsieur canard que d'une potentielle dame kangourou, trônait fièrement sur le banc où étaient assises les deux filles mangeant des marrons chaud. Abandonné à son insu pendant cette dégustation, cette découverte d'un nouveau délice culinaire, il fixait bêtement le vide face à lui sans parvenir à focaliser les deux billes noires qui lui servait de yeux. Dans sa position, le dos tourné aux demoiselles trop occupées pour lui accorder la moindre attention en cet instant, il semblait les bouder alors qu'il était simplement inapte à s'asseoir correctement de par la queue démesurée qui s'étendait dans son dos. Coloré, doux et surtout, potentiellement laid, il avait conquis le cœur de la gamine occupée à se repaître du fruit du châtaigner et s'était ainsi vu affublé d'un nom étrange mais pas moins affectueux par cette dernière. Mais leur tournant le dos, il ne pouvait être témoin de la scène qui se déroulait derrière lui que par le dialogue qui s'effectuait entre les deux filles.

Il ne lui avait jamais été donné de manger une telle chose avant ce jour, non pas que ce fut réservé aux fêtes foraines mais parce que les marrons sont une chose que l'on partage avec amour, pour se tenir chaud. Mais sans n'avoir jamais été à une vogue, elle n'avait jamais partagé ce genre de moment où l'on vous offre un bon repas après une journée agréable. La journée n'était cependant pas achevée qu'elle pouvait d'hors et déjà goûter à cette délicieuse sensation qui fit naître un sentiment de bonheur en son petit cœur ; et tout cela, elle le devait à Alice.
La jeune femme avait fait beaucoup pour une étrangère, enfant ou non, des choses que beaucoup n'aurait pas fait. Les gens ont cette capacité d'ignorer les appels à l'aide des autres, de regarder un crime être commis sans rien faire et de ne pas répondre aux appels en détresse quand ils en font l'objet. Alice n'était pas obligée de jouer le jeu de Olive un peu plus tôt quand nombreux auraient été la remettre entre les mains de l'officier des forces de l'ordre, peut-être par curiosité, une curiosité malsaine. Sans doute auraient-ils cherchés à savoir ce qu'elle avait fait, qui elle était et qu'est-ce qu'elle fuyait au-delà de ce policier, mais peu se serrait permis de déjouer un agent des forces de l'ordre et de lui soustraire ainsi la fillette. Bien sûr, cela n'aurait pas été possible s'il n'avait pas été aussi incompétent et s'il avait connu le visage de l'enfant recherché, un visage parmi des milliers d'autres disparus dans une ville comme Dublin. Heureusement pour l'enfant, elle n'était pas en danger et il n'aurait pas été requis pour lui sauver la vie. Bénis soit il.
La chaleur du cornet entre ses petites mains, leur goût sucré dans la bouche et cette sensation de bien-être emplissant son cœur, elle réprima tant bien que mal les larmes qui menaçaient de lui monter aux yeux, laissant échapper une traîtresse qui dévala sa joue pour atteindre ses lèvres, mêlant un petit goût salé à celui des marrons grillés. Gênée, elle essuya bien vite le sillage qu'elle avait créé du revers de sa main en reniflant profondément, étalant inconsciemment une traînée de suie sur sa joue en partant de son nez.
Enfournant deux marrons d'un coup dans sa bouche pour vaincre son mal, elle manqua de s'étouffer, attirant la sympathie de la jeune femme qui lui apporta son appuie en posant sa main dans son dos tandis qu'elle reprenait son souffle, Olive en profita alors pour lui poser une question qui la démangeait fortement et à laquelle elle répondit par la négative. La fillette en fut légèrement surprise mais aussi gênée, après tout, elle ne connaissait pas l'âge d'Alice et peut-être était-elle trop jeune pour être mariée et avoir des enfants. Voilà une question qu'elle aurait dû retenir mais la belle blonde ne s'en offusqua point le moins du monde, voyant plutôt là l'occasion d'apprendre à mieux connaître l'enfant assise à ses côtés, au grand regret de cette dernière.

Ce fut un peu maladroit mais Olive ne pouvait lui en vouloir. Elles restaient malgré tout des inconnus et si donner son prénom était le premier pas quand on faisait la connaissance de quelqu'un, celui ci ne livrait pas une personne tout entière comme elles pouvaient en juger. Cela partait d'un bon sentiment et pourtant, la petite fille ne put s'empêcher de grimacer, elle qui avait souvent critiqué les gens qui prenaient des pincettes avec les orphelins sous prétexte qu'ils connaissaient leur passé et ne souhaitaient les blesser. Doucement, sans rien dire, elle secoua la tête, libérant ainsi les cheveux qu'elle avait jeté derrière son épaule en mangeant, ces derniers formant un rideau masquant son visage. D'une main, elle froissa légèrement le papier de son cornet avant de coincer une mèche derrière son oreille. Alors, d'un ton sans sourire, elle répéta ce qu'on venait de lui dire.

« Non, malheureusement je n'en ai pas. »

Ce n'était pas pour se moquer ou plaisanter mais elle qui avait toujours eu l'habitude d'annoncer aux gens qu'elle était orpheline, accusant alors le coup de la pitié qu'ils ressentaient pour elle, avait bien du mal à l'avouer à sa nouvelle amie dont elle ne voulait pas voir l'attitude changer. Répéter mot pour mot la réponse de la jeune femme avait été ce qu'il y avait de plus simple mais déjà, elle se préparait à rentrer à l'orphelinat quand Alice réaliserait d'où elle venait. La tête baissée vers ses chaussures battant l'air devant elle, les épaules contractées et le dos voûté, elle se tendit dans l'attente jusqu'à ce qu'elle n'y tint plus. Cela n'avait duré qu'une demi-seconde mais c'était déjà trop pour cette enfant qui avait attendu toute sa vie pour parvenir à bout de sa patience. D'un mouvement fluide, elle atterrit lourdement sur le sol devant le banc, tenant toujours son cornet à moitié plein dans une main. Elle remonta son sac à dos en se dandinant avant de se tourner vers la jeune femme avec un mince sourire sans joie, sonnant la fin de leur petite journée bien sympathique.

« Merci beaucoup Alice, je me suis bien amusée, mais je crois que je devrais rentrer. »

Cela allait totalement à l'encontre de ce qu'elle avait murmuré plus tôt et bien plus à l'encontre de ce qu'elle avait en tête car elle ne souhaitait pas rentrer, pas le moins du monde mais elle ne souhaitait pas mettre la jeune femme dans l'embarras ; aussi avait elle décidé de couper court. Alice retournerait à son travail ou quelque soit son occupation du jour tandis qu'elle errerait dans les rues de Dublin à la recherche d'un lieu où dormir, peut-être là où elle avait passé la nuit précédente. Son regard se tourna vers la peluche qui leur tournait toujours le dos, tirant un soupire de l'enfant.

« Tu peux garder Simili-canard, il n'a pas sa place d'où je viens. »

La fuite avait toujours été la meilleure des défenses, la meilleur des solutions dans ce genre de situation même si elle s'était attachée à cette peluche mine de rien, implantant ses souvenirs dans son ventre tout moelleux. Elle avait l'habitude des regrets et des séparations déchirantes, c'était souvent plus facile ainsi.
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Message par Alice S. Hargreaves le Ven 13 Nov - 21:10

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Olive & Alice


Lorsqu’Alice posa sa question, elle se fit alors totalement muette, curieuse de savoir enfin un peu plus sur la pette fille qui était venue la voir et surtout de savoir pourquoi elle avait fui. Sa réponse la mit bien évidemment mal à l’aise, non pas qu’elle ait regretté de l’avoir posé puisqu’elle ne pouvait pas savoir mais parce qu’elle réalisait que c’était sans doute l’orphelinat qu’elle avait fuit. Cela pouvait traduire un certain mal-être chez la petite fille et la voir sourire en sa compagnie était d’autant plus honorable pour elle. Elle avait vu ces petites larmes dévaler le long de ses jours mais n’avait rien fait avant d’avoir eu le fin mot de l’histoire. Orpheline, Olive était orpheline. Mais comment pouvait on laisser une enfant aussi adorable qu’elle ? Elle se demandait alors quelles furent les circonstances de sa situation mais ne lui demanda pas, ces choses là n’avaient réellement lieues d’être car le principal était de savoir que cette petite fille ne vivait pas comme toutes celles de son âge.

Olive avait troublée Alice le temps qu’elle lui avoue qu’elle n’avait pas de parents. Elle était triste, non pas de la pitié envers elle mais plus de l’amertume en général. Aucun enfant ne méritait d’être seul. Alice s’était souvent demandé si elle n’aurait pas été plus heureuse sans ses parents, à vivre comme un orpheline mais pouvait tout à fait percevoir la difficulté de se faire une identité sans savoir d’où l’on vient, sans avoir ces bases qui nous disent et qui nous conte de quelle manière l’on vient à exister. Olive lui paraissait alors être une enfant courageuse, au vu de la manière qu’elle avait de lui dire cela, c’était comme si elle avait eu assez de maturité pour l’accepter et de ne pas se morfondre sur son sort. Elle l’admirait énormément, ce petit bout de fille aurait sans doute bien de belles opportunités plus tard. Un jour cette sagesse lui serait bénéfique, sauf pour le fait qu’elle ait manifestement fuit son orphelinat.

Tandis qu’Alice, perdue dans ses pensés et ses réflexions, fut à nouveau arrachée des songes par la voix d’Olive dans laquelle elle avait perçu que sa joie s’était estompée. Aussi éphémères soient ils, ces instants lui seraient sans doute précieux à défaut de ne pas avoir de parents. Alice réalisait là l’ampleur de son action et observa la petite sans dire un seul mot alors qu’elle lui demanda de garder la peluche puisqu’elle ne pourrait pas l’emmener avec elle. Les soupirs soufflés par Olive lui brisaient le cœur, Alice ne comptait pas la laisser partir sur cette note et ce visage décousu. Pourtant il était hors de question de jouer de compassion ou d’empathie car elle devait suffisamment l’avoir vécu pour détester les mots doux suite à ces tristes révélations. Alors Alice, observant la grosse peluche entre ses mains refusa de la laisser partir aussi vite.

« Mais Olive, tu ne peux pas partir aussi vite…»Commença t-elle sur un ton morne

La jeune femme remit la peluche entre les mains de la petite. Si elle ne pouvait pas l’emmener, elle devait la garder près d’elle le temps que la journée entre elles se termine. Parce que celle-ci était loin d’être finie.

« On a pas fait le train fantôme, ni les auto-tamponnantes, ni les grappins… »Continua t-elle avec un large sourire.

Alice se leva alors, glissant affectueusement sa mains dans les cheveux lisses de la jeune fille par un gestes d’affection et lui reprit la main pour qu’elles s’enfoncent à nouveau dans les lumières de la vogue. La musique battait son plein, différente à chaque stand quand le thème changeait. Cherchant une des attractions du regard, elle repéra vite cette grosse maison hantée sur rails où l’on entendait les gens crier de surprise depuis l’extérieur. Elles firent un moment de queue, dans lequel Alice lui raconta un peu les seules expériences qu’elle avait eues dans les manèges. Oh il n’y avait rien de fameux mais elle se souvenait d’avoir beaucoup aimé ces chaises suspendues qui tournaient et qui les envoyaient voler.

Lorsqu’elles furent prises en charge par un forain, on leur expliqua les règles de sécurité et ils activèrent le wagon qui s’enfonça dans l’obscurité après avoir passé des portes automatisées comme étant l’entrée du manoir. Une musique typique d’Halloween faisait office de bruit de fond, tandis que des yeux fluorescents clignotaient frénétiquement. Alice avait le sourire, tout en ayant une certaine appréhension, même en sachant tout cela fait exprès pour les effrayer, les visions qu’offrait ce manoir ressemblaient de près à ce qu’elle avait parfois pu voir en rêve ou plutôt en cauchemar. Alors elle espérait que la suite n’allait pas traumatiser Olive, car là n’était pas son intérêt. Par réflexe et par un instinct maternel refoulé sans doute, Alice glissa son bras autour des épaules de la jeune fille, comme ayant une volonté de protection envers elle. Elle avait un véritable coup de cœur pour cette fillette qui l’avait totalement boulversé.




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Âge actuel : 13 ans et toutes ses dents -ou presque, il lui manque les dents de sagesse pour le moins qu'on puisse dire-
Situation amoureuse : Entretient une relation particulière avec une peluche qui comble un manque flagrant d'affection, ne dites pas que vous n'avez jamais eu de doudou affublé d'un nom ridicule
Emploi dans le monde des humains : Ce serait de l'esclavagisme vous savez, je pourrais en référer aux autorités mais vous en feriez autant avec une fillette qui prend un malin plaisir à vous faire tourner en bourrique
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Message par Olive Cadigan le Dim 15 Nov - 0:16

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Any Kind of Happy Ending
Olive avait l'habitude des fins qui ne finissent pas bien. Après tout, elle en était une elle-même, une histoire qui ne finit pas bien. L'histoire de sa naissance s'était soldée par une abandon. Celles de ses tentatives d'adoption s'étaient soldées par des échecs. Aujourd'hui, sa piètre tentative de fugue s’apprêtait à prendre fin alors qu'elle ne faisait que commencer. C'était idiot mais pendant l'espace d'une seconde, elle avait cru qu'il lui arriverait quelque chose de bien et qu'une histoire finirait bien, elle s'était laissé berner par des illusions simplement parce qu'elle passait du bon temps en compagnie de la jeune femme et elle s'en trouvait d'autant plus blessée que si elle avait continué à se méfier de la vie. C'est ainsi qu'elle avait grandit, évolué, sans se faire trop d'espoir pour ne pas les voir déçu. Elle s'était bien protégée ainsi et elle en ressortait presque normale si l'on ne s'intéressait pas de trop près à elle. A vrai dire, la qualité d'orphelin ne se lit pas sur le visage, ce n'est pas quelque chose que l'on voit comme une couleur de cheveux particulière ou une caractéristique physique particulière. A moins de lire les gens comme s'il s'agissait de livres grands ouverts et de posséder un bon sens de l'observation, il est difficile de deviner le passé des gens juste en les regardant.
Alice n'aurait certainement pu deviner d'où venait Olive. Après tout, la petite fille s'était ruée sur elle pour échapper à un policier, elles n'avaient fait qu'échanger leurs prénoms respectifs et elles n'avaient fait que partager un agréable moment ensemble. Rien ne les liait plus que les souvenirs qu'elles s'étaient créés en commun. Qu'est-ce que la jeune femme aurait pu tirer de tout cela ? Que la petite fille fuyait quelqu'un ou quelque chose, peut-être même ses parents, qu'elle défiait les autorités, peut-être avait elle commis un délit ; mais quoique ait pu penser Alice dès l'instant où la petite fille s'était accroché à son bras en pleurant et en la priant de ne pas se retourner, rien n'allait dans ce sens. Peut-être avait elle simplement bon cœur, comme peu de gens aujourd'hui mais la fillette avait eu de la chance de tomber sur elle.

Debout devant le banc, redressant son sac à dos d'un petit tortillement du derrière et des épaules tandis qu'elle tenait encore son cornet de marrons chaud dans une main, elle s'était retournée pour faire face à sa nouvelle amie. Ce qu'elle dit là n'était pas facile et ce encore moins après avoir annoncé à une personne d'apparence si innocente qu'on avait pas de parents. Alice avait tout le loisir de sauter à maintes conclusions tandis qu'elle ne lui laissait pas le temps de s'exprimer à son tour. Elle ne lui en laissait pas le temps. Les regards de pitié, la tristesse, le choc, la compassion, elle avait tout vu, s'était vu tout donner mais elle n'en voulait plus. Aujourd'hui, elle voulait prendre sa vie en main, du haut de ses presque dix ans, elle ne voulait plus être une orpheline que l'on prend en pitié. Mais si elle avait pu, elle aurait choisi sans hésité de poursuivre cette journée comme si de rien était, de partager un bon moment à la vogue et de tenir encore un peu la grosse peluche dans ses bras pour savoir ce que ça faisait, d'avoir quelque chose comme ça. Si seulement il n'y avait pas eu cette question.
Elle s'en voulait d'avoir posé la question la première, elle s'en voulait de ne pas avoir menti mais elle n'en voulait pas à Alice qui n'y était pour rien. Pour une fois, les rôles étaient inversé et elle se prenait à éprouver de la pitié pour la jeune femme qui n'avait pas pensé à mal et qui avait écopé d'une triste vérité. Beaucoup de gens oublient que des enfants sont dans cette situation avant d'en trouver un sur leur chemin. Pour beaucoup d'autres, ils ne sont là que quand un manque d'enfant se fait sentir et qu'ils voient là l'occasion de le combler, comme on peut prendre un chiot pour faire plaisir à ses enfants. Rares étaient ceux qui pensaient vraiment à eux et qui faisaient quelque chose pour eux, comme ces gens qui participaient aux œuvres de charité et aux fêtes pour l'orphelinat.

C'est donc à contrecœur qu'elle avait annoncé sa décision de la quitter, mentant un peu sur le fait qu'elle repartirait à l'orphelinat cependant. Ce faisant, elle ne s'était définitivement pas attendue à cette réaction. Lui ayant tourné le dos en se préparant à retrouver le chemin inverse, elle se figea d'un coup, ses épaules se contractant de surprise. Qu'entendait elle par là ? La petite fille s'interrogeait alors sans vouloir se faire trop d'espoir. Peut-être voulait elle en apprendre plus sur elle, comme une attirance morbide pour ce qui lui était arrivé ou peut-être voulait elle simplement qu'elle l'attende pour l'accompagner, comme tout adulte responsable. Mais la suite ne se fit pas attendre alors qu'elle se retournait pour lui faire face à nouveau et qu'on lui fourrait Simili-canard entre les mains. Accusant le petit poids de l'étrange peluche, elle passa ses bras autour de son gros ventre pour la serrer contre elle, respirant son odeur plastique une dernière fois.
Sa tête se redressa d'un coup tandis qu'elle plongeait son regard dans celui de la jeune femme, cherchant à voir si elle avait bien compris. Pourquoi lui parlait on de train fantôme et d'auto-tamponneuses ? Avec un geste plein d'affection, maternel, elle glissa sa main dans ses longs cheveux avant d'attraper sa main libre pour la tirer vers un nouveau manège. La petite fille trébucha plusieurs fois en se faisant doucement traîné, encore stupéfaite par le tour que prenait les événements. Était ce une plaisanterie ? Elle n'osait pas vraiment y croire, jusqu'à ce qu'elles prennent place dans le wagon du train fantôme. Tout le temps qu'elles faisaient la queue, elle avait retenu ses larmes en écoutant la jeune femme parler, gardant la bouche close, se contentant de finir ses marrons avant le manège. Il était évident qu'elle émettait là quelque réserves. D'un petit coup sec, le train se mit en branle, les faisant pénétrer dans les sombres boyaux du manoir hanté. Olive n'avait pas peur du noir, on ne dormait pas avec une veilleuse à l'orphelinat, pas de scrupule pour les petites peurs enfantines, mais ce n'était pas une véritable obscurité. Les néons, les monstres aux appendices fluorescents, il n'y avait rien d'effrayant là-dedans mais elle profita de la pénombre pour laisser quelques larmes s'échapper de ses yeux. Le bras de sa voisine vint à point apporter son soutien en entourant ses épaules dans un geste essentiellement protecteur et elle lui en fut reconnaissante mais il ne la protégea pas du choc de surprise qu'elle éprouva alors qu'une fausse sorcière était mécaniquement projetée vers elles avec un rire sauvage, lui arrachant un cri strident qui la poussa à se rapprocher d'Alice. Les mains devant ses yeux pour se protéger d'une autre potentielle surprise, elle se mit finalement à rire, se sentant bête d'avoir eu peur comme ça. Mais elle n'esquissa aucun geste pour s'éloigner de la jeune femme, se rapprochant au contraire un peu plus de cette dernière pour se reposer sur elle.

Le manège prit rapidement fin, leur permettant de retrouver l'air libre. Elle leva une main pour protéger ses yeux du soleil avant de s'essuyer rapidement les yeux de l'autre, ne voulant pas qu'on voit qu'elle avait un peu pleuré. Mais elle avait pris une décision en réfléchissant dans le noir et descendant du wagon, elle attrapa la main de son amie, Simili-canard sous le bras avant de la tirer en direction de ce qui devait être les auto-tamponneuses.

« On doit faire toutes les attractions avant que je rentre ! »

Et elle le pensait. D'une certaine façon, si elles ne faisaient pas toutes les attractions, ce qui était quelque peu impossible en raison de son âge, elle avait là une bonne raison à donner pour ne pas avoir à rentrer à l'orphelinat ensuite.
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Race : Humaine, possédée par Charles Dodgson a.k.a Lewis Carroll
Date de Naissance : 12/07/1985
Âge actuel : 30 ans
Situation amoureuse : Célibataire
Emploi dans le monde des humains : Chef comptable dans une université
Informations : Alice est parfaitement ambidextre mais de manière fort étrange. Elle peut parfois se mettre à bégayer sévèrement et cache ce défaut en utilisant des mots valises. Elle a un certain don pour la peinture et l'écriture. Elle possède un dossier psychiatrique. Elle est née à Dublin mais sa famille est d'origine Britannique. Son arrière grand mère s'appelle Alice Liddell, muse d'un livre à grand succès.

Message par Alice S. Hargreaves le Jeu 26 Nov - 9:49

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Any Kind of Happy Ending

Olive & Alice

Entre les fantômes, les yeux brillants dans le noir et les sorcières effryant les passants, Alice eu aussi droit à son moment de frayeur alors qu’un automate les surprirent. Alice laissa échapper un rire,  laissant Olive se blottir contre elle à chaque fois que quelque chose la surprenait. Des nouvelles pensées passaient dans son esprit alors qu’elle constatait l’étendue de leur entente. Elle aurait bien envie de l’adopter, de lui laisser une chance d’avoir un foyer familial et aimant avant qu’elle ne soit trop grande et qu’elle passe à côté de certaines choses. Alice avait toujours désiré avoir un enfant, malheureusement elle n’avait pas trouvé la personne avec qui fonder une famille, sa situation n’ayant pas aidé à ce qu’elle fasse des rencontres et à ce qu’elle s’épanouisse comme toutes les autres jeunes femmes. A vrai dire elle n’avait connu personne dans sa vie sentimentale. C’était une chose complexe pour les autres à comprendre lorsqu’elle l’avouait, mais Alice n’a jamais été mêlée aux enfants dans une école, puis elle est restée enfermée de ses 17  à ses 22 ans, au sortir de l’hôpital il lui a fallut réapprendre à vivre en société et a dû travailler dur pour se trouver une place. Alice profite tout juste de sa liberté, désormais ayant un métier stable et installée. La réalité vint très vite obscurcir ses envies d’adopter cette enfant puisqu’il lui serait sans doute interdit en ayant un dossier en hôpital. Alice soupira, sortant de l’attraction en ayant occulté les derniers effets de celle-ci.

Mais cette petite main revenant prendre la sienne la rappela à l’ordre. Olive avait un sourire qui savait lui mettre du baume au cœur, cette enfant avait changé bien des choses en l’espace de quelques heures. Alice reporta alors son attention sur elle, adressant à la petite un large sourire en voyant qu’elle désirait faire toute les attractions avant de rentrer et qu’elle se dirigeait vers les auto-tamponnantes.

« Bien sûr !!! » Fit-elle en la suivant vers le manège.

Après quelques courts instants de queue, elles furent autorisées à choisir une voiture. Alice la laissa choisir, et comme Olive était trop jeune pour rester seule, Alice monta donc avec elle à l’intérieur mais la laissa à la place du conducteur. Lorsque le manège démarra, Alice se cramponna mais tout en riant aux éclats, elle donnait des conseils de direction jusqu’à ce qu’elle comprenne comment ça fonctionne. Elles heurtèrent plusieurs personnes, en surprirent d’autres et Alice en profita pour en taper cinq à Olive après qu’elles aient réussi leur coup. Simili-Canard installé confortablement entre elles deux profitait aussi du manège, Alice le tenait pour qu’il ne passe pas par-dessus bord et lorsque ce fut terminé, la comptable reprit doucement son souffle après de gros fous-rires. Alice aida Olive à s’extraire du wagon et elles sortirent toutes les deux.

Alors elles se dirigèrent ensuite vers une chenille, où elles purent se laisser transporter par la vitesse tout comme le premier manège. Puis elles gagnèrent une autre petite peluche après maints essais dans une machine pour attraper les peluches. Elles s’étaient énervées à l’unisson et avaient crié victoire ensemble. Elles essayèrent aussi le palais des glaces, Alice retrouva assez vite le chemin, ayant l’habitude de courir les labyrinthes en rêve mais ne manqua pas de s’écraser le visage contre une vitre. Les rires avaient encore été au rendez-vous malheureusement le jour commençait à montrer son déclin et, le soir venu, quelques timides flocons de neige se mirent à tomber. Alice observa le ciel un instant, surprise par cette apparition.

En fin de journée, elles avaient fini par faire le tour. Le temps était alors venu pour Alice de ramener Olive. Elle n’en avait aucune envie, elle avait envie de la ramener chez elle, de lui faire un bon repas et de regarder des classiques Disney avec elle jusqu’à ce qu’elles s’endorment alors que la table du salon serait rempli de papier d’emballages à bonbons. Mais son devoir prit l’emprise sur ses instincts maternels, Alice se baissa vers Olive et lui adressa un large sourire tout en caressant sa joue.

« Je vais te ramener, et je vais les prévenir que je reviendrais souvent te voir ! Je ne pense pas que je puisse te faire sortir seule mais lorsque vous ferez des sorties en groupe, je me débrouillerais pour être là ! D’accord ? »

Alice était profondément triste, mais ne souhaitait pas voir le visage de cette enfant de nouveau s’embrumer d’amertume. La journée avait été positive, elle souhaitait lui insuffler cet espoir, et qu’elle rentre avec le sourire et de beaux souvenirs dans la tête. Alice ajusta le manteau de la jeune fille pour qu’elle n’attrape pas froid.

« Mais pour que je vienne te voir, il faut que tu me montres où c’est d’abord ! Sinon je risque de mettre du temps à te retrouver tu ne crois pas ? Ce serait dommage que les marrons chauds que je t’emmènerais refroidissent ! »

Ainsi une promesse, au fond de ses yeux luisait une sincérité évidente. Alice gardait le sourire alors que son cœur souffrait de devoir la ramener.




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Message par Olive Cadigan le Sam 5 Déc - 14:04

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Le tour de manège du petit train fantôme avait été fort en émotion comme si l'obscurité faisait surgir les peurs profondément cachées dans le cœur des gens. Ce n'était pas pour rien que la peur du noir était une peur ancestrale ; c'était comme si qu'une fois que l'obscurité prenait le dessus, une force obscure prenait vie. Ce n'était pas seulement dû au fait que dans le noir, on voit moins bien et que notre imagination nous joue des tours. Peut-être que la nuit, tous les chats sont gris mais surtout, les cauchemars prennent vie. Olive n'avait jamais eu peur du noir, du moins pas en son souvenir, et l'orphelinat laissait peu de place à ce genre de terreur enfantine. Pourtant, il lui arrivait d'avoir la chair de poule en allant se coucher, une mauvaise impression qui la forçait à regarder sous son lit et qui l'empêchait de s'endormir tout de suite, jusqu'à ce que le sommeil n'ait raison d'elle.
Mais ce n'était pas cette impression qui l'avait saisie dans le manège, rien de tout cela ; elle avait simplement été saisie par une peur plus récente. Elle était à la fois reconnaissante envers la jeune femme de prolonger cette journée avant le moment fatidique où elle devrait rentrer et en même temps, ne pouvait que se répéter qu'elle ne voulait pas y retourner. Elle n'avait que 10 ans, mais la liste des lieux où elle ne voulait plus mettre les pieds était longue comme son bras. L'orphelinat semblait être sa seule maison mais ce n'était pas son choix à elle, la petite fille ne considérait pas ce lieu comme un foyer car ce n'était pas non plus son but. Tout ce qu'elle voulait, c'était s'en éloigner, le plus loin possible et trouver une famille pour l'accueillir et l'aimer, comme il était le vœu de tout enfant dans sa situation. Elle avait pris la fuite, fugué pour réaliser ce rêve, au point d'en casser sa tirelire chèrement acquise pour ne pas vivre dans l'illégalité. Cette journée devait tout changer.
Cette journée avait tout changé.

Rencontrer Alice ne faisait certainement pas parti de son plan, même si ce dernier se résumait par : trouver une famille, et donc une maman, et que la jeune femme se montrait tout à fait qualifiée pour occuper ce rôle. Elle ne s'était juste pas imaginer les choses de cette façon. Une fuite, une rencontre, une journée à une fête foraine. Cela avait été beaucoup moins abouti, beaucoup plus enfantin dans son imagination. Comme la rencontre du couple parfait et d'une adoption digne du plus beau mariage d'amour. Il manquait presque les colombes et les ballons pour compléter le tableau idyllique. Pourtant, Olive n'était pas naïve, mais elle s'était donnée à cette affabulation dans le seul but de ne pas perdre espoir. Alice était réelle, tangible, une personne faite de chair et d'os et à la fois une princesse de conte de fée. Si elle n'avait pas imaginé cela ainsi, elle ne regrettait pas de l'avoir rencontrée, même si cela devait se terminer comme ça. Elle avait passé la meilleure journée depuis des lustres et plus le temps passait, plus l'idée de retourner à l'orphelinat lui était moins insupportable, comme si la présence de la jeune femme rendait toute peine, vivable. Certes, Miss Willerby serait extrêmement fâchée et sans doute serait elle sévèrement punie, elle en était convaincue, mais rien n'aurait pu venir ternir cette journée de fête.
Alors elle avait attrapé la main de la belle Alice pour la traîner à l'attraction suivante et elle était devenue la conductrice d'un véhicule lancé à toute allure, tournant sur lui-même et entrant dans des collisions répétées. Simili-canard coincé entre les deux, Olive tenait le volant tandis qu'Alice donnait les instructions, un peu comme si le conducteur aveugle était dirigé par le copilote. Elle eut d'abord du mal à comprendre le fonctionnement des pédales, comme si leur fonction changeait chaque fois qu'elle appuyait dessus. Elles se retrouvèrent plusieurs fois dans le mur, manquant d'être coincées entre deux voitures mais le duo infernal fit bien plus de victimes, célébrant chacune de leurs victoires en tapant dans leurs mains alors qu'elles riaient aux éclats. Mais le tour finit bien trop rapidement à leur goût et il lui fallut de l'aide pour sortir du petit véhicule tant la terre semblait tourner autour d'elle. Attrapant Simili-canard qu'elle ne souhaitait abandonner là, ce dernier lui échappa pour se retrouver par terre, salissant sa belle redingote rose tagada. Elle se pencha pour le ramasser, tenant toujours la main de son amie pour ne pas tomber à son tour, et dit à la peluche d'un ton extrêmement sérieux avant de partir à rire.

« Ta mère t'avait prévenu qu'il y aurait des jours comme celui-ci. Mais elle ne t'a pas dit que lorsque le monde t'aura jeté à genoux, je serai là pour toi. »

Passant son bras autour de son cou, elle le serra contre elle dans une étreinte tandis qu'on la menait à l'attraction suivante. La journée passa, le soleil poursuivant sa course à la vitesse d'un wagon chenille et la fillette qui ne connaissait rien des fêtes foraines jusqu'à ce jour pouvait maintenant dire que son attraction préférée était l'auto-tamponeuse et que sa seconde préférée était le premier manège qu'elle avait fait, simplement parce que c'était le premier et qu'elle ne l'oublierait jamais. Elle avait beaucoup ris et beaucoup moins pleuré, sauf quand elle avait pleuré de rire alors que son amie s'était écrasée contre un miroir au palais des glaces, avant de s'inquiéter de savoir si elle allait bien. Elle n'avait jamais été aussi énervée qu'en voyant les pinces lâcher la peluche qu'elles convoitaient, manquant de donner un coup de pied dans l'automate, le menaçant verbalement jusqu'à ce qu'il daigne leur donner ce qu'elles voulaient. Dur réalité que celle d'un monde d'apparence où certains triches pour ne pas vous voir gagner. Mais dans l'ensemble, elle ne voulait surtout pas que la journée prenne fin.

Se cramponnant à Alice comme elle se cramponnait à sa peluche, son cœur se serra alors qu'elle sentait que le moment de se séparer approchait. Elle avait fini par s'attacher à la jeune femme et l'idée de la quitter faisait poindre des larmes et piquer son bout de nez tandis qu'elle se refusait à pleurer. Levant le nez vers le ciel, un petit flocon vint fondre sur le bout de ce dernier, laissant une vague impression de froid qui parvint jusqu'à son cœur qui se brisa alors qu'on s'accroupissait devant elle.
La fillette savait bien ce que cela signifiait. Les adultes ne se mettent au niveau des enfants que quand ils ont une dur réalité à leur faire accepter, quelque chose à leur annoncer. On s'était accroupie mainte fois devant elle et elle n'aimait pas ça, mais elle ne pouvait pas forcer la jeune femme à se relever, elle devait simplement l'accepter. Baissant la tête sur ses pieds, son nez commençait à couler. Douloureusement, sa poitrine se comprima aux premiers mots. Comment pouvait on lui annoncer ça en souriant comme ça ? Ça lui faisait tellement mal de devoir dire au revoir. Ses yeux s'embrumèrent, les larmes tremblotants au bord de ses cils, n'attendant qu'un clignement des yeux pour être libérer et démarrer leur course le long de ses joues. Elle voulait crier, pleurer et partir en courant sans se retourner. Son corps se tendit comme un arc alors que les mots sonnaient dans son esprit, des reproches. « Pourquoi gâcher une si belle journée ! » avait-elle envie de crier. Elle ne voulait pas rentrer mais que la journée se poursuive éternellement, sans jamais se finir. Mais elle ne voulait pas faire de peine à son amie, elle aurait préféré sourire et ressentir le bonheur qu'Alice cherchait à faire naître, à savoir que ce n'était pas un adieu mais seulement un au revoir. Elle n'avait cependant plus que le goût d'une déchirante séparation en bouche et il lui fallut puiser profondément la force de lui sourire, même si par ce fait les larmes vinrent mouiller ses joues. Au fond, même si elle était anéantie par le fait que ce soit la fin de la journée et qu'elle ne puisse pas rentrer avec Alice, elle était heureuse que cette dernière lui promette de venir la voir, toujours plus reconnaissante envers elle. Jamais elle n'aurait pu lui rendre ne serait ce qu'un centième de ce qu'elle lui avait offert aujourd'hui si ce n'était par un câlin. Pleurant à chaude larme, elle passa ses bras autour de son cou et vint s'écraser contre elle au risque de l'envoyer sur le sol. Son petit corps était secoué de sanglots déchirants qui lui détruisaient la gorge et ses larmes venaient souiller les cheveux de la jeune femme tandis qu'elle la serrait à l'étouffer dans son étreinte.

« Me..er..ci..i.i.. Je v..veux paaaas..y..y.. y'alleeeeeer..On va me gro..gron..ondeeeeeeer.. » sanglota-t-elle en mêlant presque sa bave à ses larmes.

Les vannes avaient été ouverte et à la gratitude qu'elle ressentait pour la belle était mêlée la peur de ce qui l'attendait et toute l'appréhension qu'elle avait pour ce lieu où elle avait grandit. En cet instant, elle n'était qu'une pauvre petite enfant en proie à un terrible chagrin et qui se livrait corps et âme à la personne en qui elle avait confiance.
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Message par Alice S. Hargreaves le Mer 9 Déc - 10:52

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Any Kind of Happy Ending

Olive & Alice

La journée s’achevait sur une note assez mitigée entre les ressentis et les émotions sous-jacents. Alice ne pouvait pas se permettre de garder Olive plus longtemps sous peine d’encourir de violentes conséquences et surement être trainée en justice pour enlèvement. Hors, là n’était pas leur but principal, surtout qu’Alice avait permis à Olive de venir la voir et faire en sorte que cette journée ne soit pas qu’un seul et unique souvenir qu’elles auraient en commun. Sans doute ses instincts maternels avaient jetés leur dévolu sur cette adorable fillette qu’elle se sentait dans l’obligation de préserver et de protéger puisque personne ne le faisait pour elle. Elles s’entendaient bien et Alice ne souhaitait pas voir cela s’effacer d’un revers de main. Et comme elle aurait pu s’y attendre, Olive avait commencé à pleurer, déchirant le cœur de son ami à chaque goutte d’eau ruisselant sur son visage. Elle avait l’impression d’être méchante et pourtant elle essayait de se convaincre que c’était la plus sage des décisions à prendre. Mais Olive avait l’air de comprendre, c’est une fille intelligente et alors, elle la remercia entre les pleurs après l’avoir prie entre ses bras.

Cette étreinte fut certainement la plus touchante qu’on ne lui avait jamais offert jusque là.  Les gestes d’affection étaient aussi quelque chose qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de connaitre malgré le fait qu’elle avait bien eu deux parents. Alors elle senti un lourd pincement de cœur, tandis qu’elle enserra à son tour la jeune fille pour la consoler. Elle ne voulait pas non plus la laisser, mais ne pouvait rien faire de plus pour elle que venir régulièrement la voir et lui apporter un peu de bonheur. Alice ne serait pas autorisée à adopter à moins qu’elle ait un conjoint à cause de son dossier psychiatrique. Une réalité dure à accepter lorsque l’on sait que l’on n’est pas responsable de tout ce qu’il nous est arrivé. Même alors que cette histoire s’était vue achevée elle en gardait de lourdes conséquences sur sa vie. Alice senti les picotements de son nez joindre la tristesse de la fillette alors qu’elle luttait pour ne pas pleurer. Un hoquet avait trahi son état moral avant qu’elle ne prenne une grande inspiration et finalement, elle alla déposer un baiser sur la joue de l’enfant.

Elle craignait de se faire gronder, ce qui était tout à fait normal, puisqu’elle avait fugué. Mais Alice refusait qu’on lui fasse la moindre remarque ou le moindre mal puisque les raisons de sa fuite résultait aussi d’un mal être au sein de son foyer. Alice se détacha de la jeune fille et posa ses mains sur ses joues pour essuyer ses larmes avant de lui offrir un petit sourire.

« Non ne t’inquiète pas, personne ne te grondera, je parlerais avec les responsables. »

Elle ne la lâchait pas du regard, comme pour lui faire comprendre la véracité de ses mots et l’importance pour elle de tenir cette promesse. Elle allait de toute manière faire bien plus que leur parler. Alice se releva donc, prenant Olive par la main et elles quittèrent la vogue avec autant d’étoiles dans les yeux dues à la joie mais aussi à la tristesse. Ce n’était que partie remise, Alice comptait bien l’y emmener encore à l’occasion où dès qu’elle serait permise de la voir.

Sur le chemin, Alice arrêta parfois leur marche, pour faire quelques remarques ou lui raconter quelques anecdotes concernant certains lieux ou certaines personnes. Ce n’était pas forcément dans le but premier de lui faire retrouver le sourire, c’était tout naturel, il  régnait entre elles une véritable complicité qui n’avait pas besoin de faux-semblants et c’est aussi pour cela qu’Alice en était fortement troublée. Elle lui avait beaucoup apporté cette petite en l’espace de quelques heures. Des choses simples et indispensables à une vie et qui lui avait cruellement manquées durant tout le début de sa vie. Avoir dans son entourage des personnes comme Olive lui redonnait alors l’espoir qu’un jour elle puisse réellement dire qu’elle était heureuse de tout ce qu’elle avait accompli et qu’elle n’évoluait pas ici qu’en survivant.

Guidées par Olive qui connaissait bien le chemin, Alice observa avec attention l’orphelinat et nota même l’adresse dans son calepin pour ne pas l’oublier. Elle en profita aussi pour noter son numéro de téléphone sur un bout de papier qu’elle donna à Olive, lui disant qu’elle pouvait l’appeler n’importe quand même en plein milieu de la nuit. Une énième promesse, faite de bon cœur et par réelle envie de ne jamais perdre ce contact avec elle. En arrivant devant les portes, la dame qui leur ouvrit reconnu immédiatement Olive et s’empressa de vérifier qu’elle allait bien, visiblement inquiète pour la demoiselle. Puis elle salua Alice de manière tout à fait froide et la jeune femme demanda à entrer pour discuter avec elle. Miss Willerby accepta avec méfiance et la fit rentrer. Puis, elle demanda à Olive d’aller se coucher, Alice demanda alors à l’y accompagner. Elle sembla réticente, mais Alice ne demandait pas réellement la permission alors qu’elle suivit tout naturellement Olive jusque dans son dortoir.


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