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Mist and Sunshine [ft Olive ♥]

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Ange
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My Sweet summer child





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Date d'inscription : 14/02/2015
Age : 22
Mon personnage :
Race : Possession fusionnelle du célèbre Arthur Pendragon, Seigneur de Camelot et Roi de Bretagne, du moins, à l'aube de son existence.
Date de Naissance : 03/09/1982
Âge actuel : 33 ans, comme le Christ.
Situation amoureuse : Célibataire endurci depuis quelques années, à croire que l'amour courtois ne soit plus réellement d'actualité et l'empêche de concrétiser quoique ce soit. A moins que cela soit lié à une certaine timidité avec la gente féminine pouvant l'intéresser.
Emploi dans le monde des humains : Professeur d'Histoire spécialisé dans l'Antiquité et le Moyen-Âge.
Informations : Il est britannique ↂ Il a été élevé par son grand-père ↂ Il aime lire, il a d'ailleurs une énorme bibliothèque.ↂ Il aime la musique classique et l'opéra ↂ Il ne boit pas d'alcool ↂ Il fait partie de la Garde ↂ Il déteste l'Injustice ↂ

Message par David Gustavson le Lun 5 Oct - 18:12

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Mist and Sunshine







Le bruit de leur pas claquait sur le carrelage du centre, les petits talons de Miss Willerby sonnaient, tintaient deux fois plus vite que les empreintes douces des grandes enjambés de l'ange de la Garde.

« Comprenez bien qu'en dépit de votre dossier des plus exemplaires, c'est votre premier contact avec l'enfant qui sera déterminant. »

Il hocha la tête, avec raideur, afin de signifier à son interlocutrice qu'il avait parfaitement compris ses propos. Il priait intérieurement que ce premier contact ne se révèle pas être un désastre. Il se connaissait, il savait qu'il était parfois bien maladroit lorsque les choses prenaient des tournures qu'il ne maîtrisait pas, surtout en matière d'enfant et de paternité. Il souffla néanmoins une réponse à sa vis à vis.

« Bien entendu.... »

Ils continuèrent d'avancer, Miss Willerby refaisant son chignon déjà si serré. Ils arrivèrent devant une salle qui semblait fort colorée depuis l’extérieur, emplie de jeux. David compris que c'est là qu'il attendrait l'enfant. La directrice de l'établissement s'excusa auprès de lui, lui laissant le libre choix de s'installer où il le souhaitait.
David entra alors, cachant ses mains derrière son dos pour s'assurer ainsi une contenance droite et confiante, mais il était en réalité aussi terrifié que stressé. Cela n'avait rien de commun à ce qu'il avait ou vivre à ce que Arthur avait pu vivre lui aussi. C'était profondément, différent, perturbant, il entrait là dans un domaine qu'il ne maîtrisait pas et cette absence de contrôle le rendait anxieux. Loin de lui l'idée de regretter son acte ou sa décision mais il se savait à la fois horrible et légèrement impatient. Comment pouvait-il choisir un enfant alors que tous auraient mérité d'être adoptés ? De nombreux doutes l'assaillaient de nouveau. Serait-il suffisamment doué dans son rôle de père ? Ne lui reprocherait-on pas l'absence d'une épouse ? L'enfant se plaisait-il avec lui et s'entendraient-il tout deux ? Il ne savait que penser..


La directrice de ce centre, de cet orphelinat lui avait décrit chaque enfant comme on décrirait un chien ou un chat d'un centre d'adoption. Elle n'était pas dénuée de sentiments envers ses protégés mais elle essayait de se montrer la plus objective possible, du moins l'anglais préférait le voir ainsi. Sur certains enfants il y avait eu plus à dire que sur d'autre et David avait aider la principale à réduire le nombre d'enfant à décrire. Ce n'était pas par pitié qu'il avait demandé à ce qu'on lui présenta les plus vieux pensionnaire, ceux qui avait habité cet établissement depuis le jour de leur naissance ou presque, ou peut-être en était-ce finalement, dans le but de contrer le sort qui s'acharnait sur eux. David aurait aimé, s'il avait été à leur place, qu'on ne le laisse pas sur le carreau, trop de famille espérait des enfants en bas-âge pour en faire devenir "leur" enfant et il comprenait, respectait ce choix . Pourtant ce n'était pas ce qu'il désirait, lui, cela ne le dérangeait pas d'avoir un enfant de ceux avec des histoires. Puis il y avait eu ces anecdotes rapportées qui avait éveillé son intérêt un peu plus. Tant et si bien qu'il avait finis par faire un choix, car il fallait en faire un.

Il laissa son regard se promener sur les jeux, les jouets qui trônaient dans la pièce, les coloriages accrochés aux murs. Des dessins d'enfants qui n'étaient peut-être même plus là... Il finit par s'asseoir à une table minuscule, comme toutes celles qui se trouvaient dans la pièce, ses mains croisées devant lui a fixer la porte, attendant qu'elle s'ouvre.

La directrice était partie chercher l'enfant, allant la trouver dans la cour sans doute puisqu'il faisait beau. Après tout, on était encore en été, la rentrée des classes n'avait pas encore été effectués donc les enfants pouvaient se permettre de jouer, insouciants et libres loin des cahiers.

«Olive, quelqu'un est là pour toi. C'est un monsieur, il est professeur à l'Université, pas d'épouse, pas d'enfant ni même d'animal de compagnie. Tâche donc te montrer polie et correcte avec lui, sait-on jamais....»

Il n'avait aucune idée de ce que pouvait bien raconter Miss Willerby à l'enfant, après tout, elle avait bien lu son dossier, peut-être le connaissait-elle par cœur, mais il était de ces choses qu'elle ignorait et qu'elle ne saurait jamais.
L'attente lui paru longue, interminable, il essaya au moins de trouver des réponses aux questions que l'enfant risquerait de lui poser. Lorsque la porte s'ouvrit enfin sur  lui,  assis à cette petite table de jeux dont ses genoux dépassaient , il su que le moment était venu. Il se redressa, manquant de se cogner à la table et de renverser la chaise sur laquelle il était assis. Il n'avait rien apporté, pas même un cadeau, il n'aurait pas du venir les mains vides, cela n'était pas correct mais il n'avait aucune idée de ce que la jeune fille pouvait aimer. Au moins cela aurait-il empêché le dilemme qui suivit.
Il hésitait, devait-il lui serrer la main ? L'embrasser sur les joues ? Ne rien faire ? Lui offrir un "check" comme le faisait certains jeunes ? Il demeura figé ne sachant quoi faire, il eût au moins la décence de fermer sa bouche pour ne pas s'affliger d'un masque de poisson essayant de respirer hors de l'eau, laissant à la directrice le loisir de briser le silence en faisant les présentations.

«Olive, voici Monsieur Gustavson, Monsieur Gustavson, Olive.»

Olive, il connaissait son prénom, il avait vu sa photo mais cela n'avait rien de comparable à la voir en chaire et en os devant lui. Olive, c'était étrange comme prénom mais cela lui allait bien. Peut-être à cause de ces deux billes sombres, profondes qui lui servaient à voir dans lesquelles flottaient un brin d'espièglerie, du moins en avait-il l'impression.
La directrice le tira de ses pensées. L'obligeant à détourner son regard céruléen de la demoiselle afin qu'il puisse suivre ses paroles.
Elle s'adressa cependant non à lui, mais  à la jeune fille:

« Je vous laisse discuter tranquillement. Je ne suis pas loin, si jamais tu veux t'en aller avant...»

Elle planta une dernière fois son regard dans celui de David avant de s'en aller, tirant la porte derrière et laissant le professeur seul avec l'enfant.


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Groupe sociétal ou indépendant : Ce n'est pas vraiment à l'ordre de ses préoccupations journalières
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Âge actuel : 13 ans et toutes ses dents -ou presque, il lui manque les dents de sagesse pour le moins qu'on puisse dire-
Situation amoureuse : Entretient une relation particulière avec une peluche qui comble un manque flagrant d'affection, ne dites pas que vous n'avez jamais eu de doudou affublé d'un nom ridicule
Emploi dans le monde des humains : Ce serait de l'esclavagisme vous savez, je pourrais en référer aux autorités mais vous en feriez autant avec une fillette qui prend un malin plaisir à vous faire tourner en bourrique
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Message par Olive Cadigan le Lun 5 Oct - 19:11

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Mist and Sunshine
Olive avait pour habitude de compter les années passées à l'Institut qui était devenu son foyer comme un condamné compte les jours qu'il passe en prison. Ce n'était pas bien difficile vu qu'elle y était depuis la naissance. Chacun de ses anniversaires marquaient le jour où sa mère l'avait abandonnée et chaque année, elle faisait le vœux de trouver une famille pour l'aimer. Il n'y avait rien de joyeux dans ces anniversaires mais chaque enfants ici, souhaitaient ardemment voir ce vœux se réaliser. Les premières années, elle avait fait le vœux que sa mère vienne la chercher, qu'elle réalise tout à coup son erreur et que prise d'un élan d'affection, elle revienne pour elle. Dans ses rêves enfantins et pleins d'espoirs, cela se serait passé le jour de son anniversaire, un jour spécial qui aurait résonné dans leurs cœurs et elles auraient retrouvé le reste de leur famille, ses grands-parents et son père. Mais les années passaient, toutes plus décevantes les unes que les autres et si elle ne voulait simplement plus l'attendre, une part d'elle espérait encore que son rêve se réalise.

Dans deux mois, elle aurait 13 ans, elle aurait été abandonnée depuis déjà 13 longues années. Il était véritablement temps pour elle d'oublier cette génitrice et d'avancer, d'autant plus que plus les années passaient et plus il lui serait difficile de trouver une famille. Les gens aimaient les jeunes enfants mignons et innocents, ceux qui pouvaient les appeler papa ou maman sans arrière pensée et avec qui ils pourraient jouer à la poupée en l'habillant. Olive était déjà bien assez grande pour pouvoir s'habiller toute seule, pas comme certains bébés du centre et si elle ne manquait pas de charme, elle perdait peu à peu les rondeurs de la tendre enfance pour entrer dans l'adolescence. Personne ne voulait s'encombrer d'un adolescent pour se confronter à sa crise.
Cela faisait maintenant deux ans qu'elle n'avait pas été l'objet d'une tentative d'adoption. La fillette soupçonnait que son dossier y soit pour beaucoup, surtout s'ils y avaient mentionné ses soi-disant hallucinations qui l'avaient bien souvent fait punir sous prétexte qu'il n'était pas beau de mentir mais aujourd'hui encore, elle avait ces choses qui la dérangeaient du coin de l’œil. Levant le nez, elle regarda la personne qui les observait depuis la fenêtre, sentant le poids de son regard sur sa petite personne. C'était devenu une habitude que d'être ainsi observé par une fenêtre tandis qu'ils jouaient dans la cour, comme les animaux dans les zoo qu'elle avait eu l'occasion de voir l'une des rares fois où elle avait eu la chance d'y aller. Elle avait bien conscience, à son grand regret, qu'elle était ici l'animal en cage et même si cela lui faisait un pincement au cœur, ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait changer. Avec humeur, elle lui tira brusquement la langue avant de se détourner pour  jouer à la marelle avec ses camarades qui attendaient son tour. Mais elle était sûre d'avoir vu cette même chose indescriptible, cette chose flou qu'elle avait mainte fois décrite aux adultes avant qu'on ne la traite de menteuse et qu'on ne la fasse consulter le psychiatre du centre.

Sautant à cloche-pied au milieu d'une forme tracée à la craie sur le bitume de la cour extérieure, luttant pour conserver son équilibre tout en ramassant le caillou qu'elle avait jeté à terre.

« OLIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVE !! »


Déjà dans une situation précaire ainsi perchée sur un pied, elle manqua tomber alors qu'elle fut mise en péril par la voix forte de Miss Willerby qui trouva un écho dans les appels de ses camarades plus jeunes.

« Olive, on t'appelle ! »


Peu décidée à abandonner son jeu au milieu de la partie, elle attrapa le caillou d'un geste fluide avant de reprendre sa course en bondissant de carré en carré avant d'atterrir à pied joint au milieu de ses amis d'un air triomphant. Mais elle était attendue et alors qu'on criait encore son prénom dans la cour, elle courut en direction de la porte, grommelant.

« J'aimerais bien avoir un autre prénom, celui-ci est tout usé à force d'être crié ainsi. »


Sourcils froncés, elle fit face à Miss Willerby, les poings sur les hanches, prête à répliquer qu'elle était en train de jouer avant qu'on ne vienne la déranger pour rien, supposait-elle. Mais Miss Willy -comme les enfants l'appelaient-, n'était autre que la directrice de l'établissement. Au delà de son chignon impeccable et son corps boudiné dans son tailleur, toujours tirée à quatre épingles, elle se chargeait des adoptions. Olive ne pouvait être appelée que pour une seule chose, ou deux. Soit elle avait fait une terrible bêtise, soit quelqu'un avait été intéressé par son dossier. Elle savait pertinemment qu'elle n'avait rien fait de mal, à moins qu'elle ne soit somnambule et si elle n'avait pas fait l'objet d'un procédure depuis longtemps, elle n'avait cependant pas oublié comment cela fonctionnait.
Dépitée, elle remarqua l'état dans lequel elle était et regretta aussitôt de ne pas avoir mis de plus beaux vêtements ce matin. Sans doute la directrice remarqua-t-elle son soudain changement d'attitude et d'un air sévère mais pourtant empli d'une affection sous-jacente, l'envoya se changer. Miss Willerby sur ses talons, la fillette se dépêcha vers les dortoirs, ouvrant son armoire à la volée pour en sortir une petite robe droite aux imprimés écossais bordeaux et bleu marine avant de se presser jusqu'à la salle de bain où elle se débarbouilla tandis que la directrice lui faisait les recommandations d'usage.

« Soit polie. N'oublie pas de sourire. Ne crie pas, ne parle pas trop fort et surtout, soit sage. Ne t'excite pas, parle calmement et articule bien. Le Monsieur que tu vas rencontrer est professeur à l'Université, ce n'est pas n'importe qui. Il a un bon dossier et c'est une chance inopinée pour toi. Agit comme on le dit et tout se passera bien, pour le reste tu connais la marche à suivre, tu n'es pas nouvelle ici. »


Hochant la tête tout en se frictionnant le visage pour ôter les dernière traces de saleté, la petite fille écouta avec attention les conseils qu'on lui prodiguait. C'était en quelque sorte, sa dernière chance de trouver une famille. Les personnes qui souhaitaient voir une pré-ado ne courraient pas les rues. Une fois prête en un temps record d'une dizaine de minutes -record pour elle- elle emboîta le pas à la directrice qui l'amena jusqu'à la petite salle de jeu où elle était attendue.
Devant la porte encore fermée, Olive lança un regret plein d'inquiétude à la femme à ses côtés avant de souffler doucement par la bouche tout en passant ses doigts dans ses longs cheveux qu'elle avait omis de coiffer. Au moins ne portait-elle plus son vieux pantalon troué et ses baskets dégueulasses qu'elle avait remplacé par sa robe, un collant et de petit soulier. Elle était toujours légèrement stressée par une première rencontre, légèrement intimidée par la personne qu'elle allait rencontrer alors qu'elle ne l'avait pas encore vu. Sans attendre plus longtemps, les choses devant se faire plus naturellement, sans trop se donner le temps de penser, elle ouvrir la porte, laissant Olive passer devant. La petite fille se faufila dans l’embrasure de la porte, ne s'avançant pas davantage vers le monsieur debout derrière la table d'enfant. Il lui paraissait particulièrement grand, une impression accentuée en comparaison du mobilier qui composait la pièce, et pas franchement plus à l'aise qu'elle, ce qui la rassura grandement. La directrice ne laissa pas le silence s'installer plus longtemps tandis qu'Olive observait le monsieur, amorçant les présentations.

« Olive, voici Monsieur Gustavson, Monsieur Gustavson, Olive. »


Olive lui sourit timidement, faisant un pas dans sa direction pour s'approcher de la table. Elle ne savait pas beaucoup de choses sur lui, si ce n'était son nom de famille et qu'il vivait seul. Beaucoup de questions s'accumulaient dans son esprit à mesure que les secondes passaient, à commencer par son prénom mais il lui faudrait attendre qu'ils soient seuls. La directrice lui fit ses dernières recommandations avant de les quitter, les laissant enfin en tête à tête dans la pièce surchargées.

«  Je vous laisse discuter tranquillement. Je ne suis pas loin, si jamais tu veux t'en aller avant.. »


Debout, plantée entre la porte et la table, elle promena son regard autour d'eux. C'était toujours là qu'avait lieu la première rencontre, comme si cela pour aider à détendre l'atmosphère. Elle la connaissait par cœur avec ses jouets, ses dessins parmi lesquels figuraient quelques uns des siens. Généralement l'enfant attendait ici en jouant avant d'être approché par un potentiel parent, c'était plus facile ainsi quand on était plus jeune et on faisait connaissance autour d'un jeu. Mais Olive était grande maintenant, presque trop grande pour s'asseoir elle-même à la petite table dont elle s'approcha tout de même, faisant face à celui qui portait un intérêt particulier pour son dossier. Elle eut envie de lui demander ce qui y figurait, si on y disait qu'elle était folle mais ce n'était pas une question à poser, alors elle se contenta de s'asseoir, manquant de se cogner les genoux au bord de la table. Ce ne devait pas être très confortable pour un homme dans la fleur de l'âge aussi attendit-elle qu'il prenne place à son tour.

Il n'y avait pas vraiment de mode d'emploi pour faire connaissance avec un potentiel futur parent. Parfois l'adulte prenait la parole en premier, parfois c'était à l'enfant de faire le premier pas mais il était toujours affaire de commencer une discussion. Alors, son regard se posant sur une peluche dans le coin de la pièce, elle dit la première chose qui lui passa par la tête.

« Vous aimez les girafes ? »
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Âge actuel : 33 ans, comme le Christ.
Situation amoureuse : Célibataire endurci depuis quelques années, à croire que l'amour courtois ne soit plus réellement d'actualité et l'empêche de concrétiser quoique ce soit. A moins que cela soit lié à une certaine timidité avec la gente féminine pouvant l'intéresser.
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Message par David Gustavson le Lun 5 Oct - 20:36

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Mist and Sunshine







Il avait attendu, ce qui lui avait semblé une éternité sans vraiment l’être et lorsqu’il avait entendu les talons de Miss Willerby battre de nouveau le couloir il n’avait pu empêcher son cœur de battre plus fortement de sa poitrine. Olive était alors apparue. Elle avait passé sa tête, puis son corps dans l’embrasure de la porte, des cheveux encore emmêlés des jeux extérieurs sur une tenue d’enfant modèle, mais elle ne trompait personne, il l’avait vu s’amuser dehors avec ses jeunes amies du centre alors qu’il était dans le bureau de la directrice. Il songea en cet instant que ce n’était pas aux enfants de se montrer présentable face aux parents, plutôt le contraire et il espéra ne pas paraître trop dépareillé, ni trop sévère.
Elle lui sourit, timidement et il eut à cet instant l’impression que c’était là, le plus beau sourire qui soit. Miss Willerby fit ses dernières recommandations à sa protégée avant de les laisser seuls. Il devait paraître bien austère sans cet environnement plein de couleur. Quelques instants plus tôt, le brun courbé sur sa chaise trop petite aurait pu donner l’impression d'être un corbeau, désormais qu'il s'était redressé avec hâte en la voyant passer l'embrasure de la porte il devait avoir l'air plus stupide qu'autre chose. Comment les autres parents qui venaient adopter des enfants faisaient-ils ? S'empressaient-ils de se lancer dans des babillages incessants ou bien l'accord se faisait dès la porte franchie ? Les enfants faisaient-ils passer des tests aux parents ? Il se souvenait de celui que lui avait fait passer sa petite cousine alors qu'il était déjà bien grand et qui avait consisté à être capable de retrouver le trésor perdu dans le ruisseau gelé. Il avait réussi au prix d'un gros rhume et depuis plus de vingt-ans il savait qu'il était demeuré dans son cœur si' cousin préféré. Mais là, devant olive, c'était tout autre chose.
Ils étaient restés debout, planté comme deux piquets, il suivit son regard alors qu'elle promenait ce dernier sur la salle, endroit qu'elle devait bien connaître et qui autour d'elle semblait bien trop enfantin. Elle n'avait plus cinq ans et peut-être ne les avait-elle jamais vraiment t eu mais cela n'empêchait pas qu'elle puisse les retrouver un jour. David savait qu'ils ne feraient pas connaissance autour d'un jeu, elle n'alla même pas en chercher un alors qu'elle s'avançait pour s'asseoir.

Il sourit alors qu'elle manqua de se cogner les genoux contre les bords de la table, elle aussi était devenu trop grande pour cet endroit, pour cet institut tout entier en vérité.
Il était temps qu'elle en sorte et elle espérait que la main qu'il lui tendait lui suffise. Il n'avait rien du parent idéal, mais il savait qu'il ferait de son mieux. Il râlerait parfois, il se fâcherait mais bien moins qu'il rirait ou qu'il jouerait avec elle si elle en exprimait le désir. Mais peut-être s'avançait-il déjà trop, après tout, ils n'avaient pas encore échangé le moindre mot. Il s'assit tout de même à sa suite, ses genoux dépassant avec ridicule, sa chaise manquant de crisser sous son poids, après tout, si elle cassait, il mettrait ça sur le compte d'Arthur, intérieurement.
Ils espéraient qu'ils ne se regarderaient pas en chien de faïence longtemps, mais il était incapable de prononcer le moindre mot. Il faillit pousser un soupir de soulagement lorsqu'elle s'adressa à lui. La question semblerait farfelue mais la réponse qu'il lui offrit du tac au tac si rapidement après qu'elle eut fermé la bouche l'était encore plus.

« Pas spécialement. Je préfère les frites.»

Il ne savait pas ce qui lui était passé par la tête pour lui offrir une réponse pareille, il ne lui avait même pas dit qu'elle pouvait le tutoyer il préférait au contraire lui offrir une réponse saugrenue qui ne conviendrait peut-être pas. Mais n'avait-il pas raison après tout de lui répondre qu'il préférait les frites aux girafes ? Après tout, cela était l'entière vérité, tout cela parce qu’enfant, lorsque son grand-père l’emmenait au parc zoologique, seul endroit où il pouvait admirer des girafes, ce qu’il préférait, c’était le moment où ils s’asseyaient sur un banc, devant l’enclos des loups à déguster un fish & chips dans les papiers journaux ou lorsqu'ils en avaient assez de simple saucisses frites avec beaucoup de ketchup faisaient l'affaire ? Certain auraient vu là une caricature de la coutume anglaise dans le premier cas, si prévisibles...Mais il n’y avait rien de meilleur que ces repas-là, ceux où l’on prenait le temps de manger, de discuter et de rire, ceux qui avaient le goût de l'instant infini et des souvenirs impérissables, ceux qui demeuraient qu'importe le temps, l'instant où il revenait. Il espérait pouvoir transmettre ces souvenirs, les faire partager, que l'enfant qui ne serait jamais issue de sa chaire mais qu'il aimerait tout autant puisse connaître ce que tout enfant devrait vivre, parce qu'après tout. Il avait reçu suffisamment d'amour pour pouvoir en donner tout autant à quelqu'un qui n'en avait pas reçu assez. Il espérait ardemment que ce soit-elle, ce soir cette jeune fille au prénom si particulier et à la robe à carreau. Il se fichait bien de ce que son dossier disait, elle avait ces traits plein d'espièglerie, ces grands yeux immenses, il se fichait qu'elle soit déjà grande du moment qu'il lui convenait, qu'elle décidait que le professeur d'histoire semblait suffisamment bon pour remplir un rôle dont elle ne pouvait connaître que des esquisses.

Il essaya de lui sourire, conscient qu’il passerait sûrement pour un grand benêt cinglé, après tout, qui répondait à côté à la question d'une enfant ? Il essaya cependant de ne pas arrêter là la conversation, cela n’aurait en aucun cas arrangé son affaire et bien qu'elle ait pris une tournure étrange, comme s'il avait fallu répondre à des questions qui ne correspondaient pas, il avait l'impression qu'ils pourraient bien s'entendre. Il lui retourna la question, curieux de savoir ce qu'elle pourrait bien lui rétorquer.

« Et toi, t'en penses quoi des girafes ?»

Peut-être lui dirait-elle qu'elle préférait les glaces à la pistache ou qu'elle haïssait les brocolis. Il pourrait comprendre, puisque lui avait mis un temps avant de les aimer. Elle pouvait bien lui répondre n'importe quoi, il tacherait de s'en souvenir et de ne pas oublier ce qu'elle lui dirait, les parents étaient censés faire cela et s'il souhaitait qu'elle le choisisse, il devait tâcher d'être le plus exemplaire possible. Mais pour le moment, les questions venaient de commencer et elles n'avaient rien d'ordinaires
Mais après tout, cette rencontre qu'ils venaient d'amorcer était encore pleine de mystères et c'était sans doute ce qui la rendait si importante.



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Message par Olive Cadigan le Lun 5 Oct - 23:35

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En ce levant ce matin là, Olive s'était attendue à tout sauf à faire l'objet d'une visite. C'était ainsi que ça s'appelait, quand un potentiel parent adoptant venait voir un enfant pour faire connaissance avec lui et pourquoi pas à terme, l'emmener avec lui. Cela ressemblait vraiment à l'adoption d'un chiot en animalerie, en plus compliqué toutefois mais elle ne s'y connaissait que trop peu en adoption de chiots et elle s'y connaissait encore moins pour ce qui se passait dans le bureau de Miss Willerby. Tout ce qu'elle savait, reposait sur ce qu'on avait bien voulu lui expliquer au cours de ses nombreuses et trop longues séances d'interrogation où elle ne lâchait le morceau que si l'on avait répondu à ses questions. Ainsi, elle savait vaguement qu'on présentait les dossiers en fonction des exigences des parents et que malheureusement, le plus souvent, ils demandaient à voir les enfants les plus jeunes. Elle ne se faisait pas d'illusion, elle ne faisait depuis longtemps plus partie de la catégorie des enfants petits et mignons, même si elle restait mignonne quand même à certains points de vue. Elle était assez grande pour s'habiller seule, savait lire, compter et écrire, elle savait même parler un petit peu le français. A son âge, on ne se faisait plus porter dans les bras, chanter de berceuse et on ne gazouillait pas, on mettait plus de temps à appeler les gens papa ou maman et d'ailleurs, à son âge, beaucoup faisait ce qu'on appelait la crise d'adolescence. Ce n'était pas que Olive n'était pas dans cet âge là mais elle ressentait relativement moins le besoin de se rebeller juste pour le plaisir de s'opposer à une personne plus âgée, ce n'était pas comme si elle n'avait pas fugué de l'orphelinat en signe de protestation contre les mensonges qu'on lui servait à chaque repas.
Mais d'une certaine façon, Olive était touchée par cette dur réalité. Elle avait depuis longtemps dépassé la prime jeunesse et comme un chiot qui n'a pas été vendu en animalerie, elle se retrouvait reléguée en arrière boutique, regardant chaque semaine des enfants quitter la cour pour ne plus revenir. Elle avait eu sa chance pourtant, SES chances. Plusieurs fois déjà, elle était partie main dans la main avec des parents qui ne voulaient qu'un enfant pour combler leur bonheur, plusieurs fois, elle avait failli trouver LA famille qu'il lui fallait mais chaque fois, elle s'était retrouvée à la case départ, derrière les grilles de l'orphelinat. C'était un peu aigrie maintenant qu'elle voyait ses camarades de jeu partir, se demandant quand viendrait son tour mais souhaitant sincèrement que tout se passe bien pour eux. Chaque fois, ils se souhaitaient adieu, parce qu'un au revoir aurait nuis à leurs espoirs et sonnait trop comme une possibilité de se revoir. L'espoir, elle l'avait presque totalement perdu et cela se voyait, dans sa façon de se coiffer, de s'habiller, de se comporter. Elle était comme ces prisonniers qui savent qu'ils ne reverront plus le soleil sous un jour de liberté. Miss Willerby faisait beaucoup pour ses petits protégés, petits comme grands, mais il était des choses qu'elle ne pouvait influencer et c'était à regret qu'elle voyait certains pensionnaires se renfermer sur eux-même et se murer dans ce qu'ils appelaient la crise d'adolescence. C'était bien sûr pire que ce qu'on pouvait trouver ailleurs mais il lui arrivait parfois de se dire que les gens avaient raison sur le sort des orphelins qui ne trouvent pas de parents.

Mais tout à coup, la vie d'Olive avait pris un tour nouveau et étonnant alors que jouant dans la cour comme il lui arrivait très souvent, elle entendit son nom se faire appeler. Qu'avait-elle encore fait ? Elle ne comprit de quoi il s'agissait que quand elle vit Miss Willy sur le parvis, l'attendant les mains sur les hanches. Il fallait dire qu'elle avait traîné à répondre à cet appel mais elle ne s'était pas particulièrement attendue à ce qu'on l'appelle ainsi, une journée comme celle-là. Miss Willerby était la directrice depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvenait. Plus grosse que grande, elle n'était pas non plus une baleine même si son surnom rappelait celui de l'orque du film éponyme. Elle avait surtout les rondeurs d'une bonne mère et c'était ce qu'elle était pour eux, en quelque sorte. Malheureusement, sa place et sa profession lui interdisaient de s'impliquer sentimentalement avec les enfants qu'elle côtoyait mais c'était plus facile avec certains plus que d'autres. Avec Olive, c'était plus compliqué. Voilà presque 13 ans déjà qu'elle était à l'orphelinat. Elle l'avait vu grandir, s'épanouir et puis finalement son sourire se flétrir mais elle avait déjà fait tout ce qu'elle pouvait, ce qui était déjà beaucoup trop. Il lui était arrivé une fois de se mettre à genoux et de la prendre dans ses bras, quand pour la énième fois, elle avait été rejetée par la famille qui l'avait accueillit mais parfois, un peu d'affection peut faire plus de mal que de bien, elle ne le savait que trop bien.
Son prénom résonnant dans la cour, Olive s'était ainsi tout de suite interrogée en voyant la directrice. Elle était bien certaine de ne pas avoir fait de bêtise, tout de même, elle n'aurait pu l'oublier. Cela aurait pu être tout autre chose mais après avoir passé tant de temps ici, elle savait reconnaître ce regard qui en disait long, quelqu'un était venu en visite et ce n'était pas Alice. Cette dernière venait aussi souvent qu'elle le pouvait et ne manquait aucun de ses anniversaires. Cela les rendait plus supportables en quelque sorte mais d'une certaine façon, le poids de sa tristesse se faisait plus difficile à supporter. Elle aurait bien aimé qu'elle essaye de l'adopter mais elle n'avait pas essayé et Olive ne savait ni ne comprenait pour quoi. Cependant, cela ne changeait pas ses sentiments pour la jeune femme qui était une amie secourable. Miss Willerby approuvait cette relation complice entre les deux filles de deux générations différentes. Pour elle, l'influence d'Alice ne pouvait être que bénéfique pour la petite fille qui trouvait ainsi un modèle féminin autre que ceux qu'elle côtoyait au jour le jour dans l'enceinte de l'orphelinat et qui, il fallait bien l'avouer, avait tout sauf le profil de la belle jeune femme. Alors elle avait interrogé la directrice du regard avant de filer se changer, regrettant intérieurement de s'être ainsi relâchée. Elle n'eut pas beaucoup de temps pour s'interroger, pour douter avec Miss Willy dans son dos qui ne lui laissait pas le temps de se perdre dans ses pensées. Mais s'il trouvait l'attente trop longue ? Si finalement, il la trouvait trop grande ? Et s'il la trouvait pas assez bien habillée ? Et puis, et s'il la trouvait pas assez mignonne ? Avec autant de si, on aurait pu mettre Paris en bouteille et ça, la directrice le savait bien. Elle connaissait suffisamment bien les rouages de son métier pour savoir qu'il ne fallait pas laisser le temps au doute de s'installer et qu'il fallait permettre aux choses d'aller naturellement. C'est ainsi que Olive se retrouva seule en compagnie de Monsieur Gustavson dont la seule information qu'elle possédait, était qu'il n'avait pas de compagne et qu'il était le fils d'un certain Gustav.
D'ailleurs, en parlant de nom, cela aurait certainement dû être la première question qu'elle aurait du lui poser mais en lieu et place de présentations plus poussée, la fillette demanda la première chose qui lui passa par la tête, à savoir s'il aimait les girafes. Ce n'était pas qu'elle les aimait particulièrement mais son regard avait été attiré par la peluche qui avait été rangée dans un coin, les quatre fers en l'air et le cou tordu dans sa direction avec un sourire étrange. Mais se concentrer sur autre chose lui permettait d'oublier ce qu'elle avait vu dans la cour et ce qu'elle voyait en ce moment du coin de l’œil.

Les frites. Surprise, elle tourna brusquement la tête pour dévisager l'homme face à elle, plongeant ses grands yeux noisettes dans le regard d'un bleu profond de son vis à vis. Ses joues se colorèrent doucement tandis que sa bouche tremblait légèrement alors qu'elle se retenait de sourire.

« Les frites ? »
Répéta-t-elle, incrédule.

Alors là, elle n'y tint plus et un grand sourire vint illuminer son visage alors qu'un rire léger et plein de joie éclata dans la pièce. Les frites ? Qu'est-ce que cela avait à voir avec les girafes ? Elle faillit bien lui poser la question quand il lui renvoya à son tour son intérêt pour les girafes. Elle n'eut que peu de temps pour reprendre contenance mais sa réponse lui plaisait. Il était intéressant et puis plutôt drôle aussi.
Haussant les épaules, son regard passa de la forme indistincte qui lui rappelait le phénomène qu'elle avait observé autour de son amie Alice, à la peluche abandonnée sur le sol dans un coin. Sans doute était-elle tombée du tas de la caisse où elles étaient rangées à côté mais elle avait une position loufoque et avec un petit sourire mutin, elle répondit tout sérieusement.

« Je pense qu'elles ne sont pas capables de faire du roller, c'est ridicule ! Et j'aime bien les frites au vinaigre. »


Elle gratifia sa réponse d'un grand sourire innocent, se demandant si elle aurait l'occasion de passer suffisamment de temps en sa compagnie pour manger du fish&chips un jour. Plus elle passait de temps à le regarder et plus elle avait de mal à détacher son regard de ce qu'elle voyait mais elle avait conscience que son regard se faisait trop insistant. Maintenant que les questions, aussi bizarres étaient-elles, avaient bien commencé, il était temps de passer aux choses sérieuses. Il lui fallait quand même connaître le prénom de son interlocuteur, même si savoir qu'il préférait les frites aux girafes était bien plus drôle. De toute manière, ils avaient encore beaucoup de temps devant eux, aussi longtemps qu'ils voulaient et elle aurait l'occasion d'en apprendre plus sur cette histoire de frites une fois qu'elle saurait son prénom.

« Et sinon, on vous appelle comment ? »


La question était formulée de façon bien étrange mais il y avait tout un monde entre le nom donné par nos parents et celui donné par notre entourage. Restait à voir lequel il préférait.
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Situation amoureuse : Célibataire endurci depuis quelques années, à croire que l'amour courtois ne soit plus réellement d'actualité et l'empêche de concrétiser quoique ce soit. A moins que cela soit lié à une certaine timidité avec la gente féminine pouvant l'intéresser.
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Informations : Il est britannique ↂ Il a été élevé par son grand-père ↂ Il aime lire, il a d'ailleurs une énorme bibliothèque.ↂ Il aime la musique classique et l'opéra ↂ Il ne boit pas d'alcool ↂ Il fait partie de la Garde ↂ Il déteste l'Injustice ↂ

Message par David Gustavson le Mar 6 Oct - 10:29

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Mist and Sunshine






Il savait depuis longtemps que cela serait l’unique solution valable. Il savait depuis qu’Arthur lui avait transmis ses souvenirs sur ses hôtes précédents, il savait depuis le résultat l'analyse qui était tombée, froidement, depuis que le glas avait résonné dans son esprit comme un coup de tonnerre au loin. Il avait eu mal, pas comme un coup, une plaie, une déchirure, comme quelque chose de profondément injuste, comme quelques choses de sourds qui venait de l’intérieur et la douleur latente, physique qui avait envahi son corps avait disparu, à l’instant où la sentence était devenu irrévocable. On lui avait retiré son droit à la paternité comme il avait autrefois retiré les leurs à des pères innocents. Il avait payé pour cela et il continuerait de le faire, jusqu’à ce que les dieux lui pardonnent, jusqu’à ce qu’Arthur se pardonne à lui-même. Le déclin de son monde, de son règne avait commencé à cet instant-là, parce qu’il avait rejeté le fruit de ses entrailles, la chaire de sa chaire et désormais, cela lui serait impossible. Mais cela était-il si terrible ? Après tout, dans le contexte actuel, aux vues de l’avancée du monde et du déclin de chaque chose, peut-être était-il tout simplement égoïste de vouloir un enfant à son image alors que l’on condamnait peut-être ce dernier à un avenir détestable, à des désillusions immenses, à la tristesse de voir ses rêves s’écrouler comme le reste. Alors finalement, vouloir être parents était un problème que l’on pouvait résoudre habilement et il était un nombre détestable d’enfants orphelins, abandonnés par leurs parents, privés d’eux par un triste sort, comme lui l’avait été. Ainsi, il avait décidé qu’il adopterait, il adopterait un enfant à qu’il offrirait ce qu’il n’avait pu totalement connaître, à qui il offrirait des jours heureux, radieux qu’importe son âge, son histoire et il l’aimerait, comme il aurait aimé cet enfant biologique qu’il n’aurait jamais, il l’aimerait comme ses parents, il en était certain, l’aurait aimé.

Il avait donc commencé, arrivé à Dublin, à se rapprocher de ce centre d’adoption, à participer autant qu’il le pouvait au maintien en l’état des quelques soirées heureuses offertes aux enfants, il était devenu un bienfaiteur de l’institut avant d’oser finalement sauter le pas sur une proposition de Miss Willerby qui en avait assez de le voir attendre avant de soumettre son dossier. C’était pourquoi il se retrouvait la, dans cette minuscule salle de jeux pour enfants, à répondre à côté de la question de la fillette, lui révélant un amour certain pour les frites. Elle avait tourné la tête brusquement en l’entendant, pour le dévisager, plongeant ses yeux noisettes profonds dans les orbes azures de David. Les joues de la demoiselle se colorèrent, doucement, alors qu’elle essayait vaillamment de ne pas se moquer de lui. Elle répéta la question.

Il était ridicule, stupide, elle le regardait avec incrédulité et il se maudissait d’avoir répondu à côté de la plaque. Miss Willerby lui retirerait ses possibilités d’adoptions. Comment pouvait-on confier un enfant à quelqu’un de complètement siphonné ? Il était heureux pour lui que son côté surnaturel n’apparaisse pas aux yeux des gens que l’on pouvait honteusement qualifier d’ordinaires. Evidemment, tout le monde pouvait faire des choses extraordinaires, chacun à son niveau mais là, il était extraordinaire de stupidité. Pour quoi allait-il passer ? Cependant, il balaya les malédictions qu’il s’affligeait lorsqu’un sourire lumineux vint se peindre sur le visage d’Olive et qu’un rire ne lui échappe. Finalement cela valait toutes les bêtises qu’il pouvait dire.

Il la vit hausser les épaules, regarda dans sa direction sans vraiment poser son regard sur lui, plus sur quelque chose qu’il aurait eu. Avait-il un épi ? Un truc noir sur le front ? Ou bien était-ce lié à ce qu’il avait lu dans le dossier d’Olive, qui concernait des petites hallucinations ophtalmiques qu’on avait essayé de compenser par un port de lunettes ? Se pouvait-elle qu’elle soit… Après tout, cela ne pourrait être que positif pour elle d’avoir quelqu’un qui savait ce qui se trouvait derrière le voile. Mais elle n’avait pas eu l’air de voir Arthur. Peut-être s’était-il trompé et avait-il cru qu’elle pouvait percevoir ce qu’il était réellement. Elle laissa son regard dérivé vers la peluche qui avait permis le début de leur discussion, tombée malencontreusement de la caisse où elle aurait dû dormir.
Elle répondit avec sérieux, tout comme il l’avait été et il sourit. Ils allaient vraiment bien s’entendre. Il répondit à sa suite, trop heureux d’avoir là une conversation qui n’avait de sens que pour eux.

« Elles ne savent pas très bien nager non plus, le derrière remonte pour les faire flotter… Avec du poisson, évidemment. »

Il lui fit un clin d’œil, les frites au vinaigre ne pouvaient être décemment mangées qu’avec du poisson frit, sinon, cela n’avait aucun intérêt. Il espéra qu’elle le considère suffisamment bien pour devenir son tuteur et alors ils pourraient partager cet amour pour le fish&chip, que cela soit du fait maison ou bien acheté dans un pub sur le haut des falaises de Moher entre Galway et Limerick. Elle lui offrit un sourire innocent et il espérait que ses derniers vœux se réalisent. Son regard se posa de nouveau sur lui, comme la fois précédente, sans vraiment le regarder et il balaya les doutes qu’il avait à son sujet, cependant, il n’était pas temps de parler de cela, ce n’était ni le lieu, ni le moment. Ils auraient tout le temps qu’il leur faudrait pour en discuter s’ils se convenaient l’un à l’autre et il avait l’impression que cela était en bonne voie.

Sa question faillit le faire rougir, il n’avait même pas pensé à donner son prénom, de but en blanc avant que la question sur la girafe n’arrive. Il était vraiment loin des règles de politesse qu’il aurait dû respecter. La question qu’elle lui posa avait une tournure particulière mais elle n’était en aucun cas stupide. Après tout, il pouvait bien avoir choisis un autre prénom, il pouvait avoir décidé que celui que ses parents lui avaient donné ne lui convenait pas, mais ce n’était pas le cas. Cependant, il ne répondit pas en premier lieu à sa question, il avait tiqué, une nouvelle fois sur le vouvoiement qu’elle employait. S’ils étaient amenés à se côtoyer longtemps, il était préférable de le bannir.

« Tu peux me tutoyer tu sais, sinon, je te vouvoie mais cela risque d’être très étrange. Quoique…pourquoi l’on tutoierait toujours les enfants d’ailleurs ? »

Après tout, pourquoi donnait-on plus particulièrement du « tu » aux enfants, ils étaient après tout des adultes en devenir et méritaient le même respect que ceux que l’on considérait comme grands. Il sourit encore une fois avant de continuer sa phrase, moqueur, imitant le ton pompeux de grands Lords anglais.

« Auriez-vous donc Miss Cadigan l’extrême et exquise amabilité de me tutoyer avant que je ne meurs de vieillesse sous les coups de votre vouvoiement ? »

Il laissa un rire silencieux secouer ses épaules avant de reposer son regard sur Olive pour cette fois-ci, de sa voix grave répondre réellement à sa question.

« Sinon, je m’appelle David, comme David et Goliath ou David Copperfield, tout le monde m’appelle ainsi et je ne changerai de prénom pour rien au monde. Après, j’ai quelques surnoms, que ce soit au rugby, à l’université lorsque j’étais plus jeune mais je préfère David je crois. »

Oui, il préférait son véritable prénom, parce que ses parents n’avaient eu le temps de lui en donner un autre, de lui donner un surnom, il ne savait même pas quel surnom affectueux il avait pu recevoir. Heureusement pour lui, Asriel avait été là et il l’avait couvé de surnom affectueux, de petit nom d’animaux et autres signes d’amour. Il retourna une nouvelle fois la question vers la fillette, lui laissant néanmoins le temps rebondir sur ses propos. Il lui sourit, une nouvelle fois, il espérait qu’Olive était bien son vrai prénom et qu’elle l’appréciait, parce qu’il était très joli, original et prometteur. Cependant, elle pouvait avoir des surnoms tout de même et il la questionna la dessus.


« Et toi tu as des surnoms ? »


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Message par Olive Cadigan le Dim 11 Oct - 20:02

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Olive s'était vu donner ce prénom à la naissance comme on peut faire un cadeau à une personne que l'on ne connaît pas encore, en se basant sur ses propres goûts avant ceux du bénéficiaire. Il avait été choisi par sa mère qui l'affectionnait tout particulièrement pour avoir nommé ainsi nombre de ses poupées et baigneurs qu'elle considérait comme ses enfants ; un choix bien immature. Et sans chercher à savoir si cela conviendrait à sa fille, elle avait juste répondu à la question de l'infirmière sans se projeter plus avant dans l'avenir du petit être auquel elle avait donné naissance ; un avenir dans lequel elle ne figurerait pas de toute manière, elle le savait. C'était d'une certaine façon, un cadeau qu'elle lui faisait là, le seul et unique gage d'amour sincère, la seul et unique part d'elle-même qu'elle lui donnait ; et il faisait parti d'un tout avec le nom de famille appartenant à son père.
Olive Cadigan. Il n'y avait qu'un être parfaitement désintéressé ou quelqu'un avec un humour particulier qui pouvait ainsi associer deux noms mais elle ne l'avait jamais vu comme cela de la part de celle qui l'avait mise au monde. Quand son prénom était celui d'un fruit méditerranéen, quand il était l'objet de moqueries et de jeux de mots stupides, quand on la critiquait elle et celle qui l'avait nommé avec autant de mauvais goût, la petite fille n'avait fait que l'aimer davantage alors que beaucoup l'auraient détesté pour moins que ça. Jamais elle n'avait douté de ce gage d'amour de la part sa mère, le chérissant plutôt toujours plus ; une confiance qui n'avait jamais faibli malgré l'évidente déception liée à son abandon.
En grandissant, la petite fille avait appris à vivre avec un tel prénom, en faisant sa propre marque de fabrique, jouant même avec d'elle-même. Ce prénom, c'était elle, sa force, son arme de défense et le meilleur outil pour les jeux de mots. Elle passait pour une petite fille un peu siphonnée, avec beaucoup d'imagination mais généralement, l'attaque est la meilleur des défenses et se jouer d'elle avant les autres était ce qu'elle avait trouvé de mieux dans ce monde cruel.

Être orphelin, c'était être propulsé contre le mur de la dur réalité le jour même de sa naissance sans avoir droit au doux cocon de la parentalité pour être protégé. Être orphelin, c'était n'avoir que l'enceinte d'une prison pour être gardé de la cruauté du monde, n'avoir que les bras des grilles en guise d'affection. Être orphelin, c'était se forger une carapace en guise d'armure, faire preuve d'humour en guise de lame et attaquer le premier en guise de défense. Sa vie n'avait pas été très longue mais elle connaissait bien les ficelles qui contrôlaient ce monde sans toutefois les comprendre. Elle avait été témoin de bien des choses et beaucoup d'autres étaient contées, murmurées dans l'enceinte de l'orphelinat ; des histoires qui donnaient des cauchemars aux plus jeunes et impressionnables. Ils n'étaient pas nés pour être d'abord aimés mais pour être rejetés, ce n'était pas quelque chose que l'on apprend sur les bancs de l'école mais quelque chose que l'on vit à ses dépends et Olive ne cherchait qu'une chose, trouver sa place dans ce monde. Sa petite expérience lui avait forgé des griffes mais c'est avec du miel que l'on attrape les insectes et malgré tout ce qu'elle avait pu subir et voir, elle croyait encore à l'existence de l'amour ; elle n'en manquait pas d'ailleurs, elle en avait à revendre. David était là sa chance d'en recevoir et d'en donner en retour, sa dernière chance, elle en avait bien conscience. Mais cela ne perçait pas dans ses sourires, cette peur de l'échec, de voir sa dernière chance s'envoler. Olive n'était pas le genre d'enfant à donner tout ce qu'elle avait juste pour se trouver un foyer, à changer son comportement pour se faire accepter. Elle était une petite fille sincère qui derrière cela, voyait surtout un échange mais voulait être acceptée pour ce qu'elle était. Bizarre, siphonnée, lunatique, immature, elle n'était qu'une enfant en quête de l'amour sincère. Être aimée pour aimer en retour. Bien sûr, dire qu'elle ne voulait pas que cela fonctionne entre eux aurait été un mensonge mais elle laissait son naturel faire le travail et pour ce qu'elle voyait là, c'était efficace.

Leur échange n'avait pas duré plus de quelques minutes mais elle l'appréciait déjà tout en émettant une réserve à ce sujet. Il était drôle, très drôle, même si cela était un peu à ses dépends, et il avait l'air de l'apprécier jusque là, mais elle avait peur de voir ses espoirs réduits à néant par une fausse impression menant à une énorme déception. Si son expérience lui avait appris une chose, même si les premières minutes sont déterminantes dans une conversation, tout peut encore changer au dernier moment ; il suffit d'un mot, d'un geste, pour que tout éclate.
Mais elle avait tellement envie d'y croire, en ces signes qui ne trompent pas. La réponse à sa question avait certes été un peu étrange, mais elle avait été si spontanée, tellement teintée de vérité que même ce petit côté loufoque était vite oublié, ou pas. Elle avait ris presque instantanément, ne pouvant résister très longtemps à l'envie qui lui prit. Ce n'était pas pour se moquer mais elle avait été à la fois surprise et amusée de sa réponse si naturelle en quelque sorte. Mais qu'y avait-il de naturel à répondre que l'on préférait les frites aux girafes ? Dans sa tête, il y en avait. Il ne s'était pas forcé à dire qu'il les aimait pour lui faire plaisir, il lui avait dit ce que cela éveillait en lui, peu d'adultes auraient répondu aussi juste, certains ne prenaient même pas la peine de répondre à ce genre de questions. Sa réponse à elle aussi avait été sincère, dans ce rire dont elle l'avait gratifié de manière spontanée mais alors qu'elle avait détourné le regard un instant, son attention pleine et entière avait été ramené sur sa personne, ou plutôt sur cette chose qui semblait comme la regarder par dessus son épaule. Elle avait beau la fixer, froncer ses sourcils, elle ne parvenait jamais à distinguer parfaitement ce que c'était mais la mère de son ancienne famille avait qualifié ça de démoniaque, ou peut-être était-ce elle qu'on avait qualifié ainsi de démon ; elle ne savait pas trop. Se retenant de frissonner en s'imaginant le pire sur l'origine de ce qu'elle avait vu là, son regard dévia à nouveau vers la peluche abandonnée au sol, pour une courte durée seulement alors qu'elle rougissait soudainement. Le tutoyer ? Elle ? Sa bouche murmura un étrange mélange phonétique très proche d'un « vbnrtghpodkfjb » alors que son cœur battait la chamade dans sa poitrine. C'était précisément ce qu'elle pensait du vouvoiement et jamais elle n'aurait songé entendre pareils propos dans la bouche d'un adulte, c'était comme un signe du destin ! Elle fit cependant de son mieux pour reprendre contenance, riant encore et encore aux plaisanteries lancées coup sur coup par David comme des attaques pour fendiller la petite carapace qu'elle essayait de conserver. Cette chose flou qui lui tournait autour et qu'elle apercevait de temps à autre la perturbait au plus au point et une voix au fond d'elle lui disait de s'en garder, d'y faire attention mais une autre part d'elle avait envie de l'ignorer et de simplement se concentrer sur l'homme en lui-même. Mais avait-il conscience de cette chose, de ce phénomène ? L'envie de l'interroger à ce sujet lui brûlait les lèvres mais elle s'en garda bien de peur d'être prise pour une folle. Elle choisit donc de l'ignorer car l'occasion d'aborder le sujet viendrait toujours un jour ou l'autre si..

« Vous.. je voulais dire TU.. fais du rugby ? Tu ressembles pas beaucoup à un géant des montagnes. »

Elle ne connaissait pas David & Goliath, à peine plus David Copperfield s'il parlait du magicien plutôt que du roman éponyme mais elle était contente qu'il aime autant son prénom qu'elle aimait le sien. Par contre, elle ne l'imaginait que très mal jouer au rugby, peut-être sa qualité de professeur à l'université qui concordait assez mal avec le sport, mais malgré son analogie sur les géants des montagnes, elle ne souhaitait pas vraiment le froisser à ce sujet. Elle les imaginait simplement toujours comme ceux qu'on pouvait voir à la télévision dans la salle commune, grands, larges et imposants, quelques peu effrayants. Il n'y avait rien d'effrayant chez lui, si on oubliait cette chose. Elle allait lui demander quels étaient ses surnoms au rugby, assez curieuse de savoir comment on pouvait bien l'appeler dans ce sport quand il lui retourna la question. Alors elle renifla non-nonchalamment en haussant à nouveau les épaules dans ce geste tellement française.

« Je préfère qu'on m'appelle Olive, parce que c'est comme ça que je m'appelle bien sûr ! Mais des fois on m'appelle EH TOI LA ! »

Et elle se leva d'un bond de sa chaise en tendant le bras vers les peluches en prenant un air mauvais, l'autre poing sur la hanche.

« Morveuse, sale mioche, la naine, schtroumpf des bois.. ou de façon plus classique, Olivette, Cardigan vert, .. c'est toi qui choisit ! Mais je préfère celui qu'on m'a donné à la naissance. »

Elle gratifia David d'un immense sourire avant de se rasseoir calmement. Elle ne lui demandait bien entendu pas de choisir entre ces surnoms que les autres lui donnaient mais bien de lui en trouver un si l'envie lui prenait. N'était-ce pas une marque d'affection que de donner un gentil petit surnom à quelqu'un ? Elle lui en aurait bien trouvé un comme elle allait finir par trouver un surnom à ces choses qu'elle voyait. Plutôt que des visions ou des choses, elle les aurait bien appelé des impressions ou des nuages..
Se penchant en avant, elle lui demanda sur le ton de la confidence.

« Comment on t'appelle en rugby ? »

Elle pensait bien à Prof, ce qui manqua de la faire rire mais cela ressemblait trop à une référence aux sept nains.
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Message par David Gustavson le Ven 13 Nov - 18:37

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Mist and Sunshine






Ils avaient abordé les prénoms. Cette appellation qui définit un être. La coïncidence malheureuse qui les liait dans l'infortune d'avoir reçu un prénom dont nul parent n'avait pu en prononcer les sonorités les faisait être semblables plus qu'il ne l'étaient sûrement déjà. Mais en dépit du caractère triste qu'aurait u revêtir cette interrogation. Ils avaient su rebondir, pour trouver de la joie et de la lumière dans l'ombre de l'absence qui leur collait à la peau. Exactement comme ce qu'elle semblait percevoir autour de lui, comme l’existence d'une chose qu'elle n'arrivait pas à déterminer. David avait perçu son regard, elle n'était pas encore tout à fait prête songeait-il, bien trop tôt viendrait le moment où il devrait lui expliquer s'ils s’apprivoisaient, pour le moment, elle devait lui faire confiance et ce qui le rendait différent n'était pas le plus déterminant. Alors il essaya de détourner son attention, pour se concentrer uniquement sur l'essentiel. Elle.

Elle riait à ses plaisanteries, les blagues qu'il faisait, agissant de manière comique et légèrement théâtrale. Il avait toujours adorer endosser ces rôles d'adultes pompeux, ses neveux et nièces semblaient adorer cela, il n'avait donc eu a espérer seulement qu'Olive trouve cela amusant aussi et il avait tapé dans le mile.
Il sourit alors qu'elle s'apprêtait encore à le vouvoyer avant de se reprendre et de lui dire qu'il n'avait en aucun cas la ressemblance avec un troll des montagne ce qui lui fit lâcher un rire qui vint secouer ses épaules avant de reprendre un peu de contenance pour mieux lui répondre.

« Oui, je fais du rugby. J'ai commencé tardivement et on engage pas de trolls ni des géants des montagnes pour jouer, ils finissent toujours pas manger le ballon ou les spectateurs et c'est fatiguant de l'expliquer aux familles. »

Il souriait alors qu'il continuait de déballer son ânerie, comme si cela avait été une vérité connue de tous et intégrée.

Il ne lui laissa guère le temps de le questionner en retour, lui demandant si elle avait des surnoms et elle renifla, de la même manière que lorsque l'on s’apprête à énoncer quelque chose qui nous déplaît.
S'il n'avait pas été habitué aux situations surprenantes, il aurait pu sursauter lorsqu'elle s'était écriée en se levant pour donner son premier pseudonyme, pointant du doigts les pauvres animaux remplis de mousse qui gisaient dans le bac à peluche.
Il accusa le coup de tout les surnoms qu'elle avait eu, soupirant intérieurement à l'encontre des ces enfants qui se montraient bien trop méchant entre eux et de ces adultes et adolescents qui lui avaient permis de croire que morveuse et sale mioche permettait de la définir. Cela n'avait rien de surnoms bien agréables et David n'avait pas pour envie de les utiliser, surtout pas après l'air mauvais qu'Olive avait pris en pointant ces peluches innocentes pour mimer ceux qui la nommaient ainsi.

« Je crois que je me contenterai d'Olive pour le moment alors »

Elle l'avait gratifié d'un immense sourire et il lui en offrit un en même temps qu'un clin d’œil rieur. Il lui en trouverait un tout particulier lorsque le moment serait venu si elle désirait poursuivre l'aventure qu'ils venaient d'entreprendre avec lui, pour le moment, Olive lui suffirait. Après tout, elle avait un prénom tut à fait charmant mais il savait qu'il était important de nommer les choses, de trouver des surnoms aux gens , cela les rendait plus réelles, plus vivantes et pour ceux que l'on aimait, cela permettait le témoignage d'une affection particulière. Le surnom viendrait, plus tard,cela était l'une des choses pour laquelle il fallait être patient. Elle finit par se pencher vers lui, s'adressant au professeur d'histoire sur le ton de la confidence, du murmure des secrets offerts à quelqu'un en qui on a confiance afin de lui demander comment on l'appelait au rugby. Il avait tendu la perche pour cette question, il était donc naturel qu’il y réponde, cela permettrait d'engager le sujet de conversation sur les activités qu'elle aimait pratiquer, après tout, ce n'était pas parce qu'Olive était une demoiselle qu'elle pouvait désirer faire des bracelets en macramé ou tout autres activités que la société dévouaient aux femmes. Elle aurait très bien pu avoir envie de faire de l'aviron et de jouer aux échecs, tout en se passionnant pour la danse. Mais il était dans un coin de son esprit une petite étincelle qui aurait apprécié de savoir qu'elle appréciait le rugby, cela aurait pu leur faire un point commun, en plus du goût pour les question-réponse farfelues.

Lorsqu'elle lui posa la question, un son auquel il espérait pouvoir s'habituer tout en étant heureux de l'entendre chaque jour lui parvint aux oreilles. Olive riait déjà en imaginant les noms qu'on avait bien pu lui donner mais elle ne pouvait les deviner, du moins le deviner.Il avait un surnom qui lui collait à la peau depuis de nombreuses années, depuis qu'il avait commencé le rugby et ses nouveaux coéquipiers irlandais avaient tôt fait de remettre la main dessus .
Il dû donc donner, un sourire étirant ses lèvres, amusé le surnom qu'on lui affublait depuis longtemps :

« Bustavson. Parce qu'il semblerait que j'ai tout l'air d'un bus qui rencontre un piéton lorsque je décide d'avancer.  »

Cela n'avait rien de très drôle en vérité, du moins pour ceux qui subissait ce genre d'accident mais il préférait le bus au tank ou au bulldozer, puis avec son nom, son poste le pseudonyme avait été vite trouvé. Il avait laissé une seconde de flottement avant d'ajouter une explication à ce surnom et alors qu'il attendait une réaction de sa part, il se remit à sourire.



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Message par Olive Cadigan le Sam 14 Nov - 0:30

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Mist and Sunshine
Olive avait vu défiler des adultes dans cette petite pièce qui rappelait trop les échecs qu'elle avait dû encaisser dans sa courte vie. Cette pièce avait tout d'une salle de jeu faite pour et décorée par des enfants. Entre les dessins collés sur les murs peints dans des tons pastels et enfantins, les montagnes de jouets débordants des boîtes dans lesquels ils étaient rangés, les pots remplis de crayons et de feutres de toutes les couleurs et placés stratégiquement au milieu des tables par dessus un tas de feuilles blanches, sans parler des dites tables à hauteur d'enfant et bien trop petite pour les adultes entrant dans la pièce. Mais il y avait en même temps quelque chose de peu naturel dans cette pièce, comme un sentiment froid et dérangeant dans la façon que ces jouets avaient d'être si bien rangés dans des boîtes. Quiconque a ou a eu des enfants sait que des jouets ne restent pas longtemps à leur place quand des enfants passent du temps dans une pièce mais dans celle-ci, ils avaient une organisation presque médicale, comme dans un hôpital. Les enfants jouaient ici le temps de montrer aux gens comment ils étaient heureux dans l'orphelinat, puis ils étaient remis à leur place en attendant qu'une nouvelle démonstration soit nécessaire. Des tables à hauteur d'adulte auraient été plus proche de la vérité finalement, mais tellement peu confortable pour mettre à l'aise un enfant. C'était son univers avant tout que l'on cherchait à recréer ici.

Mais malgré toute l'aversion qu'elle en était venue à éprouver pour cette salle, elle était heureuse d'y être en cet instant. Il y avait comme un courant qui passait bien entre le monsieur et elle. David et elle. Rien à voir avec une quelconque énergie bien sûr, juste un bon feeling entre l'adulte et l'enfant, comme elle en avait rarement vécu d'ailleurs. Ç’aurait pourtant pu être différent. Après tout, elle était encore sujette à ses espèces de vision ; et ce en sa présence. Ce n'était pas très positif, surtout si elle devait vivre avec ce genre de chose toute sa vie. Est-ce qu'elle finirait folle ? Mais à mesure que son regard se fixait à répétition sur l'apparition avant qu'elle ne décide une énième fois de l'ignorer pour se concentrer sur l'homme en lui-même plutôt que ce qui lui flottait autour, elle sentit que la curiosité qui la gagnait était plus forte. David était la deuxième personne touchée par ce phénomène qu'elle rencontrait, la deuxième personne avec qui elle était même en contact direct. Une occasion lui apparut soudainement, la possibilité de découvrir un jour leur point commun, ce qui les liait. Après tout, cela ne touchait pas tout le monde et pas toujours de la même façon.

Mais ses pensées furent bien vite déviée, regroupée sur l'homme qui lui faisait face, souriant. Un sourire qu'elle ne put s'empêcher de lui rendre avant de se mettre à rire, de nouveau. Miss Willerby, patientant dans le couloir, ne put empêcher un sourire de franchir ses lèvres en entendant ce son mélodieux, se faisant parfois -pour ne pas dire bien souvent- trop rare. C'était une bonne chose en effet, et passant sa main sur ses cheveux avant de défroisser sa jupe impeccable, elle s'éloigna doucement.
David était vraiment un drôle d'énergumène et pendant un instant, l'idée qu'il connaisse d'autres enfants qu'elle lui vint à l'esprit. Il savait bien s'y prendre et il fallait bien avouer qu'il avait le trait d'esprit adéquat en sa compagnie. Elle plissa le nez à l'idée du carnage des trolls et géants des montagnes dévorant les spectateurs mais l'idée de voir ces deux espèces de brutes sur un terrain en essayant de se voler un minuscule petit ballon avait quelque chose d'assez comique. Mais l'atmosphère s’alourdit considérablement alors qu'elle bondit sur ses pieds pour énoncer ses propres surnoms avant de se rasseoir plus calmement. Voilà qu'elle craignait d'avoir fait mauvaise impression en cet instant, de l'avoir effrayé par son sursaut d'activité mais comme Miss Willerby n'entrait pas dans la pièce -invitée ou non par l'adulte- elle fut quelque peu rassurée alors qu'il répondait à son sourire, la gratifiant d'un clin d’œil. Son rire fusa à nouveau, légèrement plus strident alors qu'elle se trouvait là un peu gênée mais tout autant amusée. Ses joues piquées de rouge, elle lui rendit son clin d’œil avant de détourner les yeux, regardant le plafond l'espace d'une seconde pour les reposer finalement sur son vis à vis. Quel drôle d'énergumène, vraiment. Mais il avait un très beau sourire, un humour comme il faut et puis, il n'était pas moche, il fallait bien l'avouer.
La fillette se prit alors à rêver. Qu'il était là le bon. Qu'elle avait fini par le trouver et qu'elle repartirait avec lui, pour l'éternité. Il ferait un bon papa ; après tout, il avait un bon dossier et ils partageraient pleins de choses. Si elle ne gâchait pas tout. Elle se demandait s'il aimait d'autres choses que le rugby, comme les petits déjeuners au lit qu'elle avait toujours rêvé de préparer le dimanche, les chocolats chauds avec un bon livre comme on pouvait le voir dans les films ou encore les promenades au parc en automne avec les feuilles balayées par le vent. Beaucoup de choses que l'on voyait dans les films romantiques à vrai dire mais qu'elle aimait beaucoup. Mais aussi bien d'autres choses bien entendu, d'autres questions comme sa couleur préférée, son plat préféré, son livre préféré et toute autre passion dans sa vie. Bien sûr, elle aurait tout le loisir de découvrir les réponses à ses questions, plus tard. Là, elle était bien trop occupée à rire à gorge déployée, se tenant les côtes en manquant de tomber de sa chaise tant elle riait, tant du surnom que de l'image que cela lui renvoyait. Elle ne se moquait pas mais elle trouvait l'image vraiment coquasse et il fallait bien dire que le jeu de mot était bien trouvé.
Bustavson. Parvenant au prix d'un terrible effort à retrouver une certaine contenance, elle partit à rire à nouveau en regardant David au travers des larmes qui montaient à ses yeux alors que le surnom lui revenait. Elle eut vraiment du mal à se calmer pour tout dire, peinant à retrouver son souffle mais l'idée de l'avoir peut-être blessé acheva de lui faire retrouver son calme. La fillette se rassit correctement sur la chaise depuis laquelle elle avait menacé de tomber et essuya ses larmes qui inondait ses joues, reniflant d'un petit coup sec.

« Pardon mais c'est quand même bien trouvé. Mais comme c'est un surnom tout usé, je préfère en trouver un rien que pour moi. »

Mais elle se mordit bien vite les lèvres face à cet aveux. Après tout, elle sous-entendait bien là qu'elle se plaisait suffisamment avec lui pour lui trouver un surnom dans le futur, un surnom pour son usage personnel et ce futur impliquait bien .. un avenir commun.
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Message par David Gustavson le Ven 12 Fév - 21:38

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Il ignorait ce que cela pouvait-être de vivre loin de tout amour, il savait ce qu'était de ne point avoir connu ses parents mais lui avait eu la chance d'avoir une famille aimante pour ce qui lui en restait et c'était déjà suffisant. Ce que lui avait connu lui avait permis d'avoir une enfance suffisamment comblée pour qu'il puisse s'épanouir, c'est ce qu'il voulait transmettre. C'est ce qu'il souhaitait qu'Olive retienne de son enfance et non pas ce qui pourrait la miner.

Il connaissait les brimades et les surnoms peu sympathiques, mais ces derniers finissaient toujours pas disparaître, il suffisait juste d'attendre et de se montrer plus fort, bien que cela ait été bien difficile les premiers temps. Au moins Olive pouvait s'estimer chanceuse, elle ne perdait pas le sourire et continuait de rire, ce qui était une bonne chose.
David lui avait offert un clin d’œil et bientôt le rire de al jeune fille refit surface alors que ses joues se colorait doucement avant qu'elle ne détourne le regard pour contempler le magnifique plafond de la salle durant un court instant. Puis elle s'était remise à rire, à gorge déployée, sans pouvoir s'arrêter à en tomber presque de sa chaise alors qu'il lui révélait son surnom. Il savait que ce n'était pas directement de lui dont elle se moquait mais sans doute ses coéquipiers avaient choisis le bon surnom, celui qui contrastait avec ce qu'il était en dehors du terrain et ce qu'il était au cœur de ce dernier, et puis son nom de famille s'y prêtait bien.
Elle rit pendant un long moment et cette explosion de joie fusant, emplissant la pièce d'un écho bien heureux se révélait être des plus agréable. Le rire se tue néanmoins bien vite alors qu'elle s'excusait déjà pour lui signifier qu’elle trouvait le surnom correctement trouvé. La fillette une fois son souffle retrouvé s'excusa. Elle s'était mordue la lèvre rapidement, comme honteuse de l'aveu qu'elle venait de faire. Cela démontrait-il qu'elle pouvait être à même de le considérer comme un père adoptif. Il sourit doucement, ravi de cette annonce qu'elle souhaitait cacher avant de répondre, un air malicieux dans le regard :

« Parce que tu me destines déjà un surnom alors que je ne sais même pas quel parfum de glace tu aimes ? Je ne fais pas confiance aux gens qui aiment la glace au citron moi ... »

Il dit cela sur le ton de la confidence, comme s'il avait pu y avoir un individu les espionnant et qui se serait vengé car amateur de tarte, glace, bonbons au citron. Heureusement, il semblait que même Miss Willerby ait été d'accord avec cette déclaration puisqu'elle n’apparut en aucun cas au milieu de la pièce.
Il hésitait atrocement entre l'envie de la faire sortir de cette prison qui se voulait sympathique couveuse et l'idée que peut-être ne le souhaitait-elle pas encore. Après tout, il avait tout prévu, une chambre pour elle, des jouets de son age mais c'était comme rencontrer une parfaite inconnu, il leur fallait s’apprivoiser et si cela ne fonctionnait pas, il n'était pas certain de vouloir subir la même tristesse que celle du petit Prince et de son renard.


« J'ai quelque chose pour toi d'ailleurs…»

Il sorti les feuillets qu'il avait plié pour le faire tenir dans la poche de sa veste, ce n'était pas grand-chose en vérité, ou peut-être bien que si. Lui avait eu le droit à la fiche d'Olive, mais elle, avait-elle pu lire quoique ce soit le concernant ? Tout ceci était en vérité un peu comme un entretien d'embauche, sauf que les deux protagonistes devaient se plaire et s'entendre, cela tenait même plus tôt d'un Speed Dating entre parent et enfant, si cela se trouve, elle pouvait le considérer comme un individus tout à fait respectable à son goût de prime abord, mais qu'en serait-il après ? Il ne voulait pas lui donner de faux espoirs alors il avait répertorié tout ce qu'il aimait, savait faire, histoire de pouvoir lui donner un aperçu de la personne qu'il était.
Il avait même amené des lettres de recommandations d'enfant, enfin de Molly sa nièce et de Paddy le fils d'un de ses plus proche amis dont il était le parrain. Il leur avait demandé de les écrire la dernière fois qu'ils s'étaient vu et elles était directement adressée à Olive, il y avait même un dessin de la part de Paddy. Évidemment, la jeune demoiselle pouvait trouver cela un peu bizarre, voire carrément flippant mais David n'avait rien d’autres que tout ceci pour pouvoir lui prouver qu'il n'était pas comme tout les autres parents qu'elle avait pu voir, lui, il le savait, à la seconde où il l'avait vu et aux premières paroles qu'ils avaient échangées, il avait su qu'il ne voudrait adopter d'autres enfants.

Il lui avait tendu les feuillets sur lesquels on pouvait lire son amour pour le thé, les gâteaux, la lecture dans un fauteuil, le fredonnement de chanson dans toute sa maison, le rugby et tout plein d'autre chose encore, ce qu'il n’aimait pas aussi et ce qu'il faisait lorsqu'il avait du temps libre, même ce qu'il pourrait faire si cela la gênait, comme arrêter de porter son jogging moche à fleurs le dimanche lorsqu'il ne voulait pas s'habiller. Dans les lettres de recommandations, elle pouvait lire combien Molly aimait les histoires que pouvait lui raconter David et les parties de chatouilles sans fin où elle finissait par crier grâce et même les histoires d'amours.Paddy, plus petit, parlait surtout du rugby et des combat de chevaliers qu'il faisait mais cela ne pouvait que montrer à olive que David aimait les enfants, du moins ces deux là.

Le professeur d'Histoire attendait donc qu'Olive en prenne connaissance, les mains jointes devant lui, espérant que cela puisse suffire à la mettre totalement en confiance. Bien évidemment, il était des choses dont ils parleraient plus tard, plus graves, plus tristes et plus sérieuses, mais cela n'était sans doute pas des sujets que l'on abordait la première fois que l'on rencontrait quelqu'un, à moins d'être complément cintré et de vouloir tout faire rater.

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Message par Olive Cadigan le Lun 22 Fév - 14:07

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Mist and Sunshine
Sans grand effort de mémoire, Olive pouvait affirmer qu'elle n'avait jamais autant ris lors d'une entrevue visant son adoption. Jamais. De mémoire de petite fille, elle ne s'était jamais sentie aussi à l'aise et aucun parent n'avait jamais essayé de la faire rire de la sorte. Cela pouvait pourtant paraître évident et important, de faire rire un enfant, mais en dehors que quelques sourires polis échangés, elle ne s'était jamais ainsi dévoilée. Bon signe ou mauvais signe, elle n'en croyait rien. Des tentatives, elle en avait connu. Certaines avaient fonctionné plus que d'autres, certaines avaient duré plus que d'autres. Elle ne se souvenait pas de la première et on en parlait peu, de toute manière, c'était bien le dernier sujet de conversation ici. Les enfants ne s’appesantissaient pas longtemps sur leurs échecs. Le futur était leur avenir, le soleil leur apportant un jour nouveau, un nouvel espoir de trouver une vie meilleure. Combien de fois Olive avait-elle souhaité être adoptée ? Pendant des années, elle avait soufflé ses bougies en faisant le vœu que sa mère vienne la chercher, chaque année, elle avait écrit une lettre au père noël ne demandant qu'une chose, que sa mère revienne pour elle. Et puis le temps avait passé, à la fois si lentement et si rapidement et ses rêves s'étaient étiolés, son espoir effacé. Ses vœux avaient changé et elle en était venu à souhaiter rencontrer une famille aimante pour l'aimer. Mais l'amour, qu'est-ce que c'est ?
Olive, qui pensait ne jamais le connaître. Olive, qui croyait ne jamais l'avoir rencontré. La petite fille avait de nombreux mots pour le décrire. L'amour c'est, les petites attentions, les sourires, la chaleur, le bonheur. L'amour c'est, être heureux, ne plus se sentir seul, partager. L'amour, c'est une famille pour être entouré et donner en retour ce que l'on reçoit chaque jour. Olive ne manquait pas d'amour, elle n'arrivait même pas à le définir clairement dans sa petite tête mais surtout, il lui arrivait rarement de se poser la question. Qui peut manquer de ce qu'il ne connaît pas ?

En presque 13 ans, Olive avait beaucoup vécu. Elle ne bénéficiait pas d'une possession ou une quelconque expérience extérieure, il s'agissait de la sienne propre. Elle n'avait pas de parents, vivait dans un orphelinat portant le nom d'institution, avait rencontré de nombreuses personnes avec qui elle s'était plus ou moins bien entendu, connaissait d'autant plus d'enfants de tout âge avec qui elle jouait chaque jour en dehors de l'école et elle avait vu et connu le monde extérieur plus que nombre des enfants qui restaient dans l'enceinte de l'institution. Elle avait beaucoup d'amis, des proches et des moins proches, elle s'entendait bien avec tout le monde mais elle devait beaucoup à son caractère facile à vivre, quoiqu'un brin original. Sa dernière aventure remontait à peu, mais suffisamment loin pourtant pour avoir été presque oubliée par Miss Willerby qui n'y faisait plus allusion. Cette dernière avait été très attristée de sa petite fuite mais elle s'était aussi montrée plus attentionnée à son égard, voyant là un appel au secours. Ce n'était pas la première fois qu'un enfant fuguait mais c'était bien la première fois qu'il revenait de lui même le lendemain soir, main dans la main avec une jeune femme aussi charmante que l'amie qu'elle s'était faite alors. Certes, elle avait été quelque peu méfiante à l'égard d'Alice car il faut toujours se méfier des intentions d'un adulte à l'égard d'une enfant mais maintenant, elle pouvait l'appeler quand elle voulait, enfin presque. Alice, c'était la personne qui rendait son emprisonnement un peu moins dramatique, la personne qui illuminait ses journées et rendait son monde meilleur. Elle lui devait beaucoup et attendait chaque fois avec grande impatience le jour où elle lui rendrait visite. Il est vrai qu'elle avait longtemps nourris l'espoir qu'elle vienne un jour l'adopter. Elle voyait en elle la maman qu'elle n'avait jamais eu, la maman qui l'avait adopté et qu'elle avait souhaité voir revenir. Tout était dans sa grâce, sa douceur et sa beauté, le rêve de toute petite fille. Il fallait dire qu'elle avait fait des jalouses à l'orphelinat. Mais ses espoirs avaient été déçus. Elle ne lui en tenait pas rigueur à vrai dire. Si elle n'avait pas voulu d'elle, elle ne s'embarrasserait pas de venir ainsi la voir, du moins c'est ce qu'elle se disait. Mais Olive savait aussi qu'il était difficile de remplir les conditions pour pouvoir adopter, peut-être que cela avait quelque chose à voir avec les yeux qui la fixaient de temps en temps, quand elle regardait son amie. Elle avait chaque fois la chair de poule et elle voyait là une explication plausible. Autant dire qu'elle était étonnée de rencontrer le même phénomène avec David, alors que ce dernier se tenait assis à la petite table dev ant elle, dans le but de l'adopter.

Ses pensées quittèrent à nouveau Alice pour revenir au présent, tandis que ses yeux légèrement humides d'avoir tant ris, se posaient sur David, sans vraiment le voir. La petite fille essayait de voir ce qui ne pouvait être vu, fronçant les sourcils pour se concentrer sans y parvenir. Elle n'aimait pas ça, à vrai dire, elle qui fuyait toute confrontation avec ces étranges visions habituellement, faisant comme si elle ne les voyait pas, comme si elles n'étaient pas là en les évitant du regard. Mais aujourd'hui, elle faisait un effort pour voir.
Retrouvant son souffle après avoir ris de la sorte, le visage légèrement rouge après l'aveu à demi-mot qu'elle venait de lui faire, son visage s'embrasa totalement alors qu'il n'évitait certainement pas la question, mettant les deux pieds dans le plat. Olive aurait aimé disparaître sous terre tellement elle se sentait honteuse de s'être exprimée sans détour comme elle en avait l'habitude. Cela lui jouerait des tours, elle le savait mais elle rougissait d'embarras, sans que ce soit une mauvaise chose car au fond d'elle, elle était contente qu'il insiste. Le visage de la couleur d'une tomate bien mûre, son rire fusa à nouveau, quoique embarrassé, avant qu'elle ne reprenne une teinte normale, sérieuse.

« La glace au citron ? Quelle horreur ! Je préfère encore embrasser une girafe à la pistache et danser la macarena avec un pingouin sur une île flottante ! »

Peut-être était-elle bien immature de répondre de manière aussi farfelue, peut-être était-elle trop couvée ici et vivant dans son petit monde imaginaire, le jour de sa libération n'était pas arrivée. L'orphelinat, elle le connaissait bien. Elle avait vécu ici toute sa vie, c'était une valeur sûre, mais elle qui avait si ardemment souhaité partir d'ici pour toujours et ce avant sa majorité, c'était sûr, allait-elle se dégonfler tout à coup, sous prétexte que l'inconnu l'attendait derrière la porte ? Non ! Certainement pas ! Elle n'avait pas peur de ce qui l'attendait, elle en était terrifiée mais quelque chose chez l'homme lui donnait le courage de garder la tête haute et de sourire au lieu de laisser sa lèvre inférieure trembler. Elle était comme ces oiseaux dont on laisse la porte de la cage ouverte, trop effrayée pour s'envoler quand on lui laisse sa liberté.

David sortit un petit paquet de feuille de sa poche. Pas grand chose mais elle ne fut quelque peu étonnée. Doucement, elle tendit la main pour attraper les feuillets qu'il lui présentait et page après page, elle les feuilleta pour se faire une aperçu de ce qu'il lui donnait avant de les lire plus avant. Il y avait des lettres d'une écriture ronde et enfantine et d'autres couvertes de mots d'une écriture plus adulte et maîtrisée, mais aussi un dessin qui n'était pas de David lui-même, elle l'aurait juré. Sans un mot, elle les posa sur la table pour se concentrer et les lire, levant la tête de temps en temps pour regarder l'homme qui se tenait assis devant elle, les mains jointes sur la table, et que décrivaient ces lettres. Son visage ne montrait pas grand-chose d'autres qu'une immense concentration, comme une directrice des ressources humaines aurait pu étudier avec attention un cv et une lettre de motivation. C'était un peu ça, d'une certaine façon, des lettres de recommandations et elle en était quelque peu troublée. Les feuilles étalées devant elle, elle tenait celle avec la liste qu'elle relisait pour la deuxième fois. Sous ses yeux s'étendait une liste qu'elle aurait pu écrire elle-même si elle avait mis des mots sur son papa parfait. Elle rit, son rire mourant aussi rapidement qu'il avait fusé. Elle croyait à une plaisanterie, regardant son vis-à-vis avant de reporter son attention sur la feuille de papier. Un plis vint barrer son front alors qu'elle secouait la tête pour tenter de remettre ses idées en place. Elle était étonnée, perturbée, choquée, elle avait envie de rire et de pleurer, envie d'y croire et envie de s'en méfier. Figée, elle ne savait comment réagir si ce n'était par un rire un peu idiot.

« Je n'ai rien préparé, moi. »

Elle était un peu tendue et gênée de ne pas avoir pu préparer quelque chose à son encontre. Tenant toujours la feuille, elle réunit les feuillets qu'elle replia soigneusement.

« Je peux les garder pour moi ? »

Elle agita les feuilles entre ses mains qui produisirent un petit bruit caractéristique, avant de les faire disparaître dans la poche de sa robe sans qu'il ait pu s'y opposer, tout contre son cœur. Elle était touchée par son attention. Après tout, il en savait certainement plus sur elle qu'elle n'en avait su sur lui avant de le rencontrer mais la tendance en avait été subitement inversée.

« C'est qui, Paddy et Molly ? Tes enfants ? »

Elle savait bien que non, après tout, c'était écrit mais elle aurait pu se tromper.
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